LE CLUB MATIN L'élu nîmois Laurent Mespoulet : « Nîmes n'est pas qu'une ville carte postale »

Objectif Gard
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Et ce soir, on reçoit Laurent Mespoulé,
c'est l'adjoint au maire de Nîmes, Vincent Bouger.
Il est chargé du développement économique et du tourisme,
également président de la SPL Éclat,
qui gère notamment le musée de la Romanité et le palais des congrès H2.
Une place importante, bien évidemment,
dans la stratégie d'attractivité de la nouvelle municipalité.
Mais depuis l'arrivée de la gauche à la tête de la ville,
les attentes sont nombreuses.
Comment redynamiser l'économie locale ?
Comment renforcer l'attractivité touristique de la ville ?
Quel avenir pour le commerce, l'emploi, les grands équipements ?
Et surtout, comment donner un nouveau souffle à Nîmes
sans renier ce qui fait son identité ?
Autant de questions qu'on va aborder
avec Aurélie dans quelques instants.
Bonsoir Laurent Mespoulet.
Bonsoir André.
Merci beaucoup d'être avec nous dans l'émission ce soir
et d'avoir accepté le principe de ce direct.
On va donner tout de suite la parole
à Coralie pour les premières questions.
On va commencer à faire connaissance.
Bonsoir, parce que tous les Nîmois
et tous les gardois ne vous connaissent pas.
Quand vous étiez jeune, vous étiez à la LCR,
à la Ligue Communiste Révolutionnaire,
puis au PS dans les Rots, puis chez En Marche, puis de retour au PS.
Alors on a envie de vous demander aujourd'hui,
ce soir, quel est votre boussole politique ?
Quelles sont les valeurs qui vous animent ?
Les valeurs d'humanité, les valeurs de partage,
les valeurs de justice sociale,
C'est vrai que j'ai toujours été engagé et plutôt engagé à gauche.
Mon passage chez En Marche, il faut le remettre
un peu dans le contexte quand même,
de 2017 à 2020.
Rentrer chez En Marche, c'était une chose.
Ce qui était important, c'est qu'il fallait en sortir.
On a effectivement compris que les promesses d'Emmanuel Macron
de campagne 2017 n'étaient que des promesses
et qu'elle n'engageait que lui.
On vous le reproche, aujourd'hui,
vos camarades de gauche, cet engagement chez En Marche ?
Vous avez été aussi collaborateur de l'ancien député Annie Chapelier.
Est-ce qu'on vous le reproche ?
Est-ce qu'on vous taquine aussi, peut-être, sur ça ?
Vous me taquinez, oui. Les journalistes peuvent me taquiner.
Après...
Après, mes camarades socialistes, non, pas spécialement.
Avec Abdel, quand on y réfléchit
et qu'on regarde cette gauche plurielle
au conseil municipal de Nîmes, on a envie de se demander
mais combien de temps ça va tenir ?
Parce que pour l'instant, vous avez un peu l'onction, la bénédiction
après les élections municipales, mais à la présidentielle par exemple.
Est-ce que la ville de Nîmes parlera
d'une seule voix, soutiendra un candidat ?
— Aujourd'hui, si on regarde le contexte politique,
il y a eu une primaire à gauche.
Luxemann est sorti en tête de cette primaire de gauche.
— Mais il n'y avait pas les écolos,
il n'y avait pas les communistes. — Effectivement.
— Et il n'y avait pas Jean-Luc Mélenchon. —
Il n'y avait pas Jean-Luc Mélenchon. Enfin si, il était là.
Soyons un peu patients, aujourd'hui...
Oui, on en parlait beaucoup, il était là
dans les conversations, moins pas...
Aujourd'hui, notre candidat, c'est Raphaël Glucksmann,
j'espère que les communistes...
Le candidat des socialistes, oui.
Oui, j'espère que les communistes, j'espère que...
Vous pensez que Vincent Bouchet pourrait soutenir Raphaël Glucksmann ?
Vous lui poserez la question. Aujourd'hui, les présidentielles,
c'est dans 6 mois, 5 mois, Glucksmann fait campagne.
Je n'ai pas encore vu les écologistes,
je n'ai pas encore vu les communistes. J'espère que ça va discuter.
Avant de rentrer dans les sujets, bien évidemment,
qui vous concernent quand même, malgré tout, la situation nationale,
cette présidentielle qui se profile, ce duo, ce choc qu'on nous annonce
des extrêmes, quel est votre point de vue là-dessus ?
J'ai un point de vue assez radical moi,
entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon,
je voterai à gauche, donc j'ai pas de soucis là-dessus.
Donc vous voterez Mélenchon, c'est ce que vous dites, à gauche ?
Le candidat de gauche qui sera au second tour.
Est-ce que le risque pour votre candidat Raphaël Glucksmann c'est
que finalement le vote utile aujourd'hui
à gauche c'est Jean-Luc Mélenchon ?
Non, je ne regarde pas ça de cette façon-là.
Aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon est en campagne.
Raphaël Glucksmann fait une bonne campagne sur des valeurs de gauche
qu'on peut soutenir, qu'on peut comprendre.
Donc...
Le meilleur candidat à gauche contre Marine Le Pen au second tour,
je ne me poserai pas de questions.
Il y a quelque chose qui fait écho
dans la candidature de Raphaël Glucksmann ?
Une mesure qui parlera aux gens et qui vous a séduite ?
Il faut se rappeler quand même, pendant les européennes,
le Parti Socialiste et puis Place Publique,
on a marché main dans la main, on a fait une belle campagne.
Il faut se rappeler les scores de la gauche,
notamment de Place Publique aux européennes sur Nîmes.
Si ma mémoire est bonne, on est arrivé en tête.
Un chouïa, je crois.
Un chouïa, mais on est arrivé en tête.
Ce que pousse aujourd'hui Raphaël Guzman,
ce sont des valeurs qu'on partage de tout.
L'emploi,
La justice sociale sont des mesures qui sont importantes.
Allez, on parle du tourisme Coralie.
Qu'est-ce qui différencie une politique touristique de droite
et une politique touristique de gauche ?
Parce que vous êtes adjoint à cette délégation.
Alors, si on fait un peu d'histoire, Coralie, effectivement, il y a
une différence entre un tourisme de gauche et un tourisme de droite.
C'est ce
ST'
Un petit rappel historique, en 1936, le Front populaire,
les premiers Français qui sont partis en congé,
501
qu'il s'est
c'est bien la gauche qui l'a mis en place.
Vous voulez dire que c'est la gauche
passé,
qui a initié un peu le tourisme en France ?
Oui, oui, oui, oui, tout à fait.
Et au niveau local ?
c'est ce
Si de 1936, pouf, on passe à 2026.
qu'il s'est
Dans votre gestion, qu'est-ce qui va changer
par rapport à la précédente municipalité ?
Nîmes est une ville touristique.
passé.
Les monuments romains, tous les événements qu'on peut mettre en place.
Ce n'est pas spécialement de droite ou de gauche.
Ce qui est important aujourd'hui,
c'est que l'attractivité de notre territoire puisse perdurer
et on va tout faire pour que ça puisse continuer.
Il n'y a rien.
Pour vous, il n'y a pas de différence finalement ?
Entre la gauche et la droite, c'est le même combat ?
Non, ce n'est pas une question, oui.
Il n'y a pas de différence entre la droite et la gauche aujourd'hui
pour faire venir du monde aux arènes,
pour faire venir du monde au festival de Nîmes.
La question ne se pose pas.
La seule question qui peut effectivement se poser, c'est de se dire
Nîmes n'est pas qu'une ville carte postale.
C'est pas qu'un centre-ville
et c'est important pour nous
et on va travailler dans ce sens-là.
Oui parce que vous vous dites qu'il n'y a pas de différence
mais quand même pendant la campagne
et pendant ces années dans l'opposition
c'était pas exactement le discours de Vincent Bougé.
Vincent Bougé disait que la majorité de droite
a mis le paquet sur le tourisme
et qu'aujourd'hui Nîmes ressemble à une ville musée.
On va essayer de décliner quand même
s'il y a une différence entre la gauche et la droite
parce que finalement sinon pourquoi ne pas avoir conservé
la précédente équipe ?
Peut-être si on parle à la gestion des monuments romains.
Je sais que quand on s'était vus,
vous avez pris un peu de distance avec ça.
Aujourd'hui, Aura Romanité, qui était aidée avant,
est déficitaire sur la gestion des monuments romains.
Depuis des années.
Qui comprend quand même.
Depuis des années, Coralie, c'est quelque chose qu'on constate.
Oui.
Et cette situation, il va bien falloir qu'on en sorte.
Alors, on en sort comment ?
Il faut discuter avec eux sur ce qu'on a fait cette semaine.
On a un comité de suivi avec Aura
pour qu'ils puissent nous présenter, eux,
les événements qui vont être mis en place en 2027.
Bien sûr, le modèle économique est important.
Quel est votre sentiment, vous, personnel ?
Quel est votre sentiment ?
Vous seriez plutôt favorable à revenir
dans une régie publique, peut-être,
dans une gestion plus municipale de ces monuments romains ?
C'était quand même un peu la volonté du maire quand il était candidat.
Oui, mais ce n'est pas la question qui se pose aujourd'hui.
La question qu'on peut se poser aujourd'hui, c'est de se dire,
ça serait bien de faire un petit temps d'arrêt sur le tourisme,
se dire la destination Nîmes, qu'est-ce que c'est aujourd'hui,
comment elle fonctionne et de quelle façon on va pouvoir optimiser ça.
Alors comment ça fonctionne le palais des congrès ?
Comment fonctionne le palais des congrès aujourd'hui ? On a assez peu
de chiffres, on a l'impression que tout ça c'est assez opaque.
Qu'est-ce qui se passe ? Il y a des congressistes ?
Il n'y en a pas ? Ça marche ? Ça ramène de l'argent ?
Ça coûte cher ce palais des congrès ?
Oui, bien sûr. Aujourd'hui le palais
des congrès est géré par une SPL, une société...
Oui, mais dont vous avez la responsabilité de vous présider.
Tout à fait. Ce sont des fonds publics
avec un fonctionnement de société privée,
ce qui nous permet une plus grande souplesse d'exploitation.
Il a été inauguré en décembre,
donc on a un petit recul de 8 ou 9 mois sur l'exploitation,
mais il y a eu quand même une période de pré-commercialisation
qui a permis aux équipes du H2 de faire leur travail de promotion,
etc., ce qui a permis aujourd'hui d'accueillir des congrès en 2026.
Ce travail se continue et perdure jusqu'en 2027.
Et c'était rempli à quelle hauteur ?
Aujourd'hui, la question qu'on peut se poser,
c'est de se dire est-ce qu'on est assez efficace,
est-ce qu'on est assez efficient ?
Pour que, aujourd'hui, ce bâtiment, à moyen terme, puisse...
Et quel est votre point de vue là-dessus ?
À l'équilibre.
Et quel est votre point de vue là-dessus ?
Mon point de vue là-dessus, c'est que...
C'est qu'il y a des marges de progression ?
Il y a toujours des marges de progression dans ce genre de système.
Mais ce que je voulais dire, c'est que...
Cette destination Nîmes, il va falloir qu'on se pose un peu
et réfléchir sur, effectivement, il y a des monuments romains,
effectivement, il y a le musée de la Romanité,
il y a le H2, il y a l'office du tourisme et tout ça,
ça travaille un peu chacun de son côté avec des équipes différentes,
très professionnelles, il n'y a pas de souci.
Mais c'est se dire de quelle façon cette destination, on va pouvoir,
au même titre que ce qu'on peut voir à Nancy ou à Rennes,
remutualiser un peu ces services-là.
Pour avoir une vision complète et globale du territoire
et au-delà du territoire sur l'arc méditerranéen.
Et vous les avez les solutions ?
Parce que ça fait plusieurs mois que vous êtes élu.
Là vous dites beaucoup on va voir, on regarde,
on consulte, mais là ça fait quand même, en campagne
quand même vous vous êtes avancé sur le tourisme, on avait quand même
le sentiment que droite et gauche n'étaient pas forcément pareils,
vous avez quand même des idées, des pistes de solutions, des projets.
Aujourd'hui la solution c'est, si on parle du H2, c'est
de le rendre plus efficace et plus efficient pour le club des ateliers.
Pour faire fonctionner effectivement aussi les restaurants, les cafés.
Sur la gestion du palais des congrès, on a un peu compris.
On a compris que le tourisme était géré par la SPL Agathe,
cette société publique,
et que le palais des congrès était géré par Eclat, ça on a compris.
Qui est notre SPL.
Qui est notre SPL, vous voulez mettre tout ça ensemble.
C'est pour ça qu'aujourd'hui, Coralie, il y a un audit qui est fait
sur les SPL et les satellites Nîmois qui vont nous permettre d'y voir
un peu plus clair aussi sur les enjeux financiers sur les SPL,
si jamais on transfère l'office du tourisme sur la SPL Eclat.
Pour parler au plus grand nombre,
aux gens qui nous écoutent quand même ce soir, parce que ça
a coûté quelques dizaines de millions d'euros, ce palais des congrès.
60 millions d'euros, oui.
Voilà, les Nîmois veulent savoir, est-ce que ça fonctionne ?
Est-ce qu'aujourd'hui, vous accueillez des congressistes ?
Oui, le palais des congrès.
A quelle hauteur ? Est-ce qu'il est rempli ou pas ?
Non, il n'est pas rempli systématiquement.
On est sur une première année de lancement.
Il y a un peu l'effet « waouh » parce que c'est un joli bâtiment.
Moi, ce que j'estime à titre personnel,
et ce que je dis souvent aux équipes du H2,
On a l'impression que c'est un blocos,
un blocos dans la ville, et ce qu'on souhaite, et ça,
ça sera peut-être un peu de gauche, même pas mal de gauche,
c'est ouvrir ce bâtiment aux associations, aux comités de quartier,
que ce bâtiment puisse vivre avec la population nîmoise.
Et ça, c'est fondamental pour nous.
La mission prioritaire, c'est les congrès, mais au-delà de ça,
c'est de l'argent public qui a été financé par les nîmoises
et les nîmois, et il faut qu'il y ait
un juste retour d'investissement et d'occupation.
On va parler avec Aurélie dans un instant du phénomène Airbnb,
on parlera du réchauffement climatique.
Une question quand même d'un de nos téléspectateurs
qui suit l'émission, c'est Marc-Antoine.
Il demande comment expliquer la chute vertigineuse des visites dans
nos monuments romains, moins 25% alors que celle des musées augmente.
Il a raison. On a posé la question à Aura et on a fait aussi
un petit constat, si vous voulez juste quelques chiffres.
Aujourd'hui, Nîmes s'en sort bien sur cette saison touristique 2026.
On a plus de 2,5% de nuitées sur Nîmes et son territoire,
alors que sur Avignon, ce n'est peut-être pas la même.
Mais c'est vrai qu'on a constaté sur les monuments romains
et notamment sur les arènes, une baisse de fréquentation.
On peut expliquer ça par deux points, le pouvoir d'achat,
aujourd'hui les familles pour entrer à 4 je crois
dans les arènes approximativement c'est entre 30 et 40 euros,
l'essence, la canicule c'est important aussi, est-ce qu'on a envie
l'après-midi d'aller faire un tour dans les arènes ?
Non, c'est pour ça d'ailleurs qu'au niveau
de la physique de tourisme ce qu'il y a...
Très bien fonctionné,
les groupes qui faisaient des visites de Nîmes en journée,
on les a déplacés en fin de journée,
en soirée, et ça a super bien marché.
C'est quelque chose qui va être réédité
peut-être pour l'année prochaine.
Exactement, donc il y a un questionnement sur les monuments romains.
Il faut revoir les tarifs des monuments romains ?
Il faut peut-être revoir le modèle économique,
revoir les tarifs, il faut qu'on le regarde un peu plus,
mais il y a quelque chose qui ne fonctionne pas,
et c'est peut-être simplement conjoncturel, mais cette baisse
de fréquentation, il va falloir s'y pencher sérieusement pour...
pour éviter que ça perdure.
Une question concrète autour du Airbnb
Coralie, parce que bien évidemment
là pour le coup vous êtes engagé auprès de la jeunesse
c'est une vraie problématique en termes de logement.
Oui, ça peut faire écho à cette ville
musée, parce que c'est vrai qu'il y a des petites
boîtes à clés et forcément
les gens ne vivent plus, ce sont des locations.
Est-ce que vous pensez, est-ce que vous réfléchissez
à encadrer ces locations ?
Et si oui, de quelle manière ?
Alors le dossier Airbnb a été ouvert assez tôt
Merci.
Juillet, septembre, première réunion avec les services
pour commencer à réfléchir sur ce sujet,
voir quelle était la panoplie des mesures
qui peuvent être prises pour réguler les meublés touristiques.
Donc le dossier est ouvert, il est à l'étude avec les services
et je le mène de front avec Pierre Jomain qui est à l'urbanisme.
Il y a une capacité aujourd'hui à agir ?
Aujourd'hui, les chiffres du Airbnb sur Nîmes,
il y a 2400 chambres d'hôtels,
on a pratiquement 4200-4300 hébergements Airbnb,
fortement localisés sur les cousons.
Donc la réflexion c'est de se dire, on va peut-être
travailler d'abord la priorité sur les cousons.
On va essayer de repérer, et on a les
chiffres avec les taxes de séjour,
on sait qui est propriétaire de quoi.
Il y a 300 propriétaires, ni moi aussi,
qui sont aujourd'hui multipropriétaires d'appartements
et qui vivent de cette activité-là.
Donc on est en train de réfléchir
à des mesures coercitives pour réguler leur action.
Ça peut dire soit, effectivement, à partir du deuxième appartement,
on va mettre en place une compensation,
c'est-à-dire que le propriétaire...
Il va abonder un fonds qui va permettre de construire du logement.
Soit ça va être effectivement, on bloque, pourquoi ?
Sur les réseaux, sur Airbnb, etc.,
il faut s'immatriculer auprès de la mairie.
Soit on arrête les compteurs, c'est-à-dire on arrête tout.
On ne peut plus immatriculer son appartement.
Et quand est-ce que la décision sera prise ?
Parce que quand on s'est vu pendant l'été, vous m'aviez dit septembre,
là on est en novembre, qu'est-ce qui bloque ?
Oui, mais c'est plus délicat que ça, parce qu'on est en contact aussi
Je suis avec des Nîmois et des Nîmois.
qui nous disent, moi j'ai un appartement, j'en ai deux, je l'ai acheté,
c'est pour ma retraite, c'est pour l'héritage de mes enfants, etc.
Donc il y a des grands équilibres comme ça qui sont à mener.
Il y a aussi des appartements qui sont en 3-4 pièces,
qui sont très très utiles aujourd'hui à l'hôtellerie,
parce qu'aucune famille ne peut aller aujourd'hui
à Nîmes à un hôtel avec 2 ou 3 enfants,
donc tout ça il faut qu'on le maintienne,
mais par contre les multipropriétaires tels qu'ils le font,
Merci
Il y a des mesures importantes qui peuvent être prises.
Maintenant, on va le faire de façon progressive,
tester au fur et à mesure, voir comment ça réagit aussi.
Allez, Coraline, toute dernière question.
beaucoup.
Oui, sur le tourisme, Abdel l'a dit, face au réchauffement climatique,
à quoi ressemblera le tourisme de demain à Nîmes ?
Alors là aussi, c'est un travail transversal
avec ma collègue Agnès Charixpi,
de chez les écologistes.
On s'est déplacé la semaine dernière, 48 heures, à Séville,
pour voir de quelle façon eux...
Ils traitaient ce problème depuis 40 ans,
et c'est vrai que quand on va à Séville aujourd'hui,
il y a des voiles d'ombrage qui sont en place, ça c'est intéressant,
il y a des fontaines à eau beaucoup plus que ce qu'on peut trouver ici,
on a commencé cet été pour faire un test,
pour remettre en service une fontaine à eau face à la cathédrale,
et ça a été un grand succès, donc la ville de demain, Nîmes de demain,
effectivement, il va falloir que, si c'est bien pour les Nîmoises
et les Nîmois, ça sera bien aussi pour les touristes,
donc il va falloir mettre des voiles d'ombrage, ça c'est à l'étude.
C'est à l'étude aussi la partie végétalisation,
remettre des arbres dans la ville.
Donc tout ça, ça ne se fait pas en 6 mois, en 8 mois.
Et faire des annonces...
Sans savoir effectivement ce qui va être mis en place correctement.
Est-ce que ça va coûter ?
Et ce n'est pas notre genre.
Et j'en profite juste pour passer
une toute petite question sur l'aéroport.
On en parle beaucoup en ce moment.
Vincent Bouger est à Bruxelles pour défendre Nîmes comme hub européen.
Quel est votre sentiment personnel ?
Abdel vous a posé la question tout à l'heure sur vous.
On a envie de savoir votre avis.
Est-ce que l'aéroport de Nîmes doit garder ou non le trafic commercial,
les passagers, les lignes commerciales ?
C'est en lien direct avec le tourisme.
–
Sous-titrage
Je vais vous répondre en deux temps.
Effectivement, la sécurité civile sur Garon et ce qui s'y passe,
c'est le dossier du président
et il s'y implique fortement avec Olivier Fabregou.
Société
Donc, entièrement confiance au travail qui va être fait
et notre territoire doit effectivement porter ce projet-là
Radio-Canada
et devenir une référence.
Après, sur le volet touristique, être tributaire de Ryanair
et de ce qu'ils ont envie et de ce qu'ils n'ont pas envie.
Ce n'est pas une solution. Les lignes
qui sont en place, on va les garder en place.
Il n'y a pas vocation aujourd'hui
à aller chercher d'autres compagnies et d'autres destinations.
Merci beaucoup, Laurent Mespoulé.
C'est terminé.
Et voilà.
Vous voulez dire quelque chose, peut-être ?
Oui, je voulais rajouter quelque chose.
Allez-y, je vous en prie.
C'est votre dernier mot.
Quelqu'un est mort, peut-être ?
Non, non.
Non, ça va ?
J'ai lu ça quelque part, mais ce n'était pas vrai.
Donc, allez-y.
On peut noter quand même, là, ce soir,
les résultats mi-terme aux États-Unis,
avec la forte poussée des démocrates.
Et voilà.
Vous voulez dire que Donald Trump est mort politiquement ?
J'espère qu'il le sera bientôt
et que les Américains
se ressaisissent là-dessus.
Merci beaucoup, Laurent Mespoulet, d'être passé par notre plateau.
On se revoit bientôt.
Merci à vous.
À bientôt, merci beaucoup.
