8H PILE L'élue nîmoise Sophie Roulle : « Aujourd'hui, on va rendre les coups ! »

Objectif Gard
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21 oct. 2026
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Généré par IASophie Roule and Sophie Roux discuss their political positions in Nîmes. Roule details her support for Julien Plantier, advocating for a non-pyramidal governance model and explaining her rift with Franck Proust. Meanwhile, Roux outlines her strategic commitment to blocking the far-right and communists in potential runoff elections while reflecting on the frustrations of being in the opposition.
Sophie Roule, bonjour.
Bonjour, Aurélie.
Vous êtes élue départementale et élue de la ville de Nîmes,
d'opposition dans la majorité.
Comment vous vous qualifiez ?
Entre deux.
Je ne suis pas dans l'opposition parce que,
je ne sais pas si vous avez suivi les derniers conseils municipaux,
on vote quasi toutes les délibérations.
Donc, dans la majorité, non, puisqu'on a créé un groupe,
donc on est sorti de la majorité municipale.
Parce que vous soutenez Julien Plantier au municipal.
On a eu Jean-Paul Fournier sur le plateau il n'y a pas si longtemps
et il nous disait que finalement Julien Plantier,
est-ce que ce n'était pas un enfant un peu trop gâté ?
Je crois que oui, le camp Proust veut le faire passer comme
quelqu'un d'arrogant, comme un enfant gâté, fils unique.
Mais bon, moi qui ai appris à le connaître depuis maintenant
une dizaine d'années, facile,
je pense que c'est quelqu'un qui n'est pas comme ça,
qui est justement dans l'écoute.
Alors peut-être qu'étant donné qu'il est jeune,
à 40 ans, on peut dire qu'il est brillant,
on pourrait faire des raccourcis en disant, voilà,
il est arrogant parce qu'il a des convictions,
parce qu'il veut imposer ses convictions.
Et parce qu'il a claqué la porte des négociations
puisque Jean-Paul Fournier nous a appris
que Franck Proust avait presque été trop généreux
en lui proposant 8 élus, 4 adjoints, 2 vice-présidents à l'agglo
le tout pour faire une liste d'union au premier tour
c'était pas suffisant ?
Je crois que c'est pas exactement ça déjà
ce qui s'est passé entre les deux
je crois que chacun dit sa version
mais moi j'ai pas cette version du tout
Vous avez laquelle version ?
Je pense qu'il y avait beaucoup moins d'élus
qui étaient acceptés sur la future liste.
Et puis je crois que le point d'échauffement, je pense,
c'était aussi d'incarner autre chose,
de faire de la politique autrement, je pense.
Dans le sens où, comment vous expliquer ?
Je pense qu'on n'est pas exactement sur les mêmes modèles,
sur les mêmes schémas de vouloir faire de la politique.
Concrètement, qu'est-ce que ça veut dire ?
Parce que c'est vrai que les administrés ne comprennent pas toujours.
Faire de la politique autrement, ça veut dire quoi concrètement ?
Ça veut dire que ce n'est peut-être
pas une vision pyramidale des décisions.
Aujourd'hui, la majorité municipale,
il y a un chef et tout découle à partir de ce chef.
Nous, notre volonté, et Julien Plantier l'incarne bien,
c'est notre façon de voir les choses
et peut-être avoir des décisions beaucoup plus transversales,
des choses peut-être avoir aussi...
Mais aujourd'hui, Julien Plantier, c'est votre leader,
c'est votre chef.
Donc finalement, ce que veut Julien Plantier,
c'est un partage de pouvoir avec Franck Proust,
mais il veut aussi avoir du pouvoir.
Depuis le début. Il voulait un partage de pouvoir depuis le début.
Et d'ailleurs, Jean-Paul Fournier aussi.
Si vous vous souvenez, au début du mandat en 2020, le discours
de Jean-Paul Fournier, c'était toujours un à la ville, un à l'agglo.
C'est un peu ça, finalement, qui a alimenté ce schisme. C'est que vous,
finalement, au cours de mandat, vous n'aviez pas totalement compris.
Vous avez dit que Jean-Paul Fournier, finalement,
il a été assez versatile dans sa position.
Oui, il a petit à petit, jusqu'à il y a un an,
il a tenu cette position et il l'a changé un peu au dernier moment.
Et c'est vrai que nous, on n'a pas compris pourquoi
il a changé de position.
Alors, on s'est posé cette question, pourquoi ?
Alors, on s'est dit peut-être parce qu'aujourd'hui,
il est peut-être un peu affaibli aussi dans sa prise de décision.
Jean-Paul Fournier ?
Oui, Jean-Paul Fournier, mais c'est vrai que moi,
j'ai eu l'occasion d'en parler,
de déjeuner avec lui et Julien Plantier, il y a un an et demi,
au 9, je me souviens, et Julien Plantier n'a jamais trahi,
dans le sens où il a toujours été clair avec Jean-Paul Fournier,
et au mois d'août, donc il y a un an et demi, il dit à Jean-Paul
Fournier, à la rentrée, je vais passer la vitesse supérieure,
et je vais déclarer ma candidature à la fin de l'année.
Et toujours, Jean-Paul Fournier a dit, mais oui, c'est une bonne idée.
Donc, après ce revirement de situation...
Ça vous a un peu déboussolé ?
Complètement.
Il y a une interrogation sur vous ?
Parce que surtout, il a mis Julien Plantier,
il en a fait son premier adjoint depuis 2020.
Oui, c'était un peu lui le successeur finalement désigné.
Successeur, je n'aime pas trop ce terme,
mais il s'inscrivait quand même dans cette continuité.
Sophie Roux, il y a une interrogation sur vous.
Vous connaissez Jean-Paul Fournier depuis longtemps.
Vous avez été élue avec lui en 2014.
Et finalement, vous avez décidé de rejoindre Julien Plantier.
Mais ça a été un peu une surprise, parce que dans le camp Proust,
on ne comprend pas forcément ce départ.
Alors, je vais vous expliquer.
Moi, je connais Jean-Paul Fournier depuis que j'ai 18 ans.
Ma mère faisait de la politique à ses côtés, mon beau-père aussi.
Et si en 2014, j'ai eu cette chance, cette possibilité
de faire de la politique, c'est grâce à Jean-Paul Fournier.
Pendant presque deux mandats à ses côtés, parce que le dernier
s'est écourté un petit peu, il m'a fait confiance et vraiment,
j'ai pu mettre en œuvre les projets pour l'intérêt général.
Oui, vous étiez au commerce, vous étiez à la culture,
vous étiez partie intégrante de cette majorité.
Tout à fait.
D'un coup, on a senti que vous vous êtes braquée.
Je ne me suis pas braquée, non.
Quand Franck Proust a avancé un peu plus.
Non, je ne me suis pas braquée.
Donc j'ai eu cette possibilité d'œuvrer pour l'intérêt général
et de mettre en œuvre des projets.
Et pour moi, c'est ça la politique.
C'est vraiment le fondement de la politique, c'est ça.
Et c'est pour ça que je fais de la politique.
Parce que si ce n'est pas pour faire ça,
c'est pour faire de la politique politicienne.
On peut s'accorder sur ça.
Mais plus précisément, pourquoi la candidature ?
Pourquoi la personnalité même de Franck Proust vous gêne ?
Parce que vous étiez aussi l'une à l'époque.
La personnalité de Franck Proust ne me gêne pas du tout.
Mais moi, je n'ai rien contre Franck Proust.
Mais vos relations sont quand même compliquées.
Parce qu'à l'époque, quand il y avait l'affaire de la CENIM,
vous l'avez demandé de se mettre en retrait.
Et ça a provoqué un clash.
Tout à fait, c'est vrai.
Une réunion, ça n'a pas provoqué de clash du tout.
Bon, lui, il a très mal pris.
Ah bon ?
Il ne me l'a jamais dit.
Vous voyez, on apprend sur Objectif Gare.
Il ne me l'a jamais dit.
Non, je vous promets, il ne me l'a jamais dit.
Vous communiquez tous les deux ?
Oui, l'affaire de la CENIM, moi je lui ai dit,
tant que cette affaire n'est pas réglée,
tu devrais, dans une réunion de groupe, te mettre un peu à l'écart,
laisser la justice faire son travail
et revenir quand tu es lavé de tout soupçon.
Ce n'est pas un soutien franc, ça ?
Ce n'est pas un soutien.
Moi, je trouve que l'image des hommes et des femmes politiques
qui sont rattrapés par des affaires de justice
et qui sont toujours devant la scène,
je pense que les Français ou les Nîmois n'adhèrent
pas forcément à ce genre de choses.
Alors on rappelle que depuis il a été relaxé.
Oui, tout à fait.
Un mot sur la campagne, parce que c'est vrai qu'on a dernièrement
à trois mois des municipales,
on a le sentiment que la dynamique elle est plutôt
du côté du camp de Franck Proust,
notamment avec ce soutien du parti Horizon contre même
le choix du délégué départemental Yvan Lachaud
qui faisait les yeux d'eau à Julien Plantier.
Est-ce que ça, ça a été une mauvaise nouvelle ?
C'était un coup pour vous ?
Alors déjà, la dynamique, elle est de notre côté aussi.
Parce que je ne sais pas si vous vous souvenez,
mais si vous étiez là, déjà pour le lancement du forum,
on a eu énormément de monde.
Oui, mais en tout cas, Horizon ne vous a pas choisi.
Pardon ?
Horizon ne vous a pas choisi.
Julien Plantier a publié un communiqué en disant
« Je n'ai pas été choisi, il a dénoncé des tambouilles. »
Je répondais par rapport à la dynamique qui se crée.
La dynamique qui se crée, elle est là,
Parce que, je vous dis, l'inauguration du forum,
on a eu beaucoup de monde.
On a des gens qui étaient éloignés de la politique et qui reviennent.
Encore hier soir, on était à un apéro du forum.
Voilà, c'était ça le comble.
Et vraiment, ça fait chaud au cœur
parce qu'on a vraiment des gens qui étaient éloignés du système,
qui reviennent et qui ont envie de s'engager.
Pour vous, Horizon, c'est un signifiant ?
Juste pour finir sur la dynamique,
on fait du porte-à-porte tous les jours.
Il y a des binômes qui sont tous les jours en porte-à-porte.
Et je vous garantis que les retours qu'on a,
on n'a pas l'impression de ne pas avoir de dynamique
dans notre groupe Nîmes Avenir, bien au contraire.
Donc c'est un épiphénomène, Horizon ?
Oui, je pense que...
Vous, vous aviez demandé votre carte ?
Pas du tout.
Vous êtes non encartée.
Voilà, et beaucoup de personnes qui nous rejoignent
à Nîmes Avenir n'ont pas de carte.
ensuite, juste pour finir
avec Horizon, ça démontre
encore une fois que
les magouilles politiciennes
à l'échelle nationale
sont détestables en fait
Oui mais d'un côté vous vouliez en profiter parce que vous vouliez
cette étiquette
Est-ce que c'est la bonne posture aujourd'hui ?
Il voulait cette étiquette
oui certainement, je ne veux pas faire de langue de bois
mais après, à mon avis
il n'est pas allé la chercher non plus
Parce qu'aujourd'hui, avec Julien Plantier
qu'est-ce que vous nous racontez
un peu comme l'histoire de la politique, c'est aussi des histoires
vous nous racontez, je sais que les termes
vous n'êtes pas totalement d'accord sur les termes
mais bon, en somme, Julien Plantier c'était un peu
l'héritier naturel de Jean-Paul Fournier
il avait mis le pied à l'étrier
ce que vous dites c'est que finalement vous n'avez pas compris
Jean-Paul Fournier s'est porté sur
Franck Proust, jusque là on peut comprendre
mais après vous vous mettez beaucoup dans
une position de victime
pas du tout, ah non non
moi j'ai pas l'impression
pas vous mais dans l'ensemble
quand on regarde aujourd'hui les postures
de Julien Plantier, on a le sentiment
qu'il prend beaucoup de coups
et qu'il n'est pas à l'offensive, il est sur la défensive
est-ce que ça peut rallier
les Nîmois à votre cause ?
Il a été sur la défensive
parce qu'il a essayé
jusqu'au bout cet accord avec
Franck Proust
et jusqu'à le non-accord
on n'a jamais été dans l'offensive
et c'est vrai qu'on a pris beaucoup de coups
mais on n'a jamais répondu
Vous avez toujours cette posture un peu de victime.
Non, pas du tout, pas victime.
C'est qu'on n'a pas voulu rendre les coups, justement.
Parce que, pour nous, c'était toujours l'équipe municipale, en fait.
Aujourd'hui, il n'y a pas d'accord.
Donc, aujourd'hui, on va rendre les coups.
Mais on ne s'est jamais posé en tant que victime.
Et, enfin, il ne me semble pas.
Moi, à mon avis...
Et avec qui vous allez vous unir ?
Si vous voulez accéder au premier tour, dépasser les 10 %,
l'union ça participe aussi à la dynamique
vous voyez où je veux en venir
avec Valérie Rouvrand
est-ce que c'est même fait aujourd'hui ?
Non, il n'y a rien de fait
aujourd'hui on vient juste de tourner la page
d'épisode
l'alliance avec Franck Proust
alors c'est vrai que Julien discute
avec Valérie Rouvrand depuis aussi
un certain temps
parce qu'il faut vraiment faire ses choix
et prendre les décisions
les plus importantes
et les plus sensées
pour pouvoir gagner
parce que l'objectif c'est de gagner
donc aujourd'hui il y a une porte qui s'est fermée
d'un côté
de l'autre côté elle n'est pas fermée
même elle est ouverte
on discute, Julien Plantier
discute avec Valérie Rouvrand
donc on va voir
dans les prochains jours
ce qui va se passer
Qui devra tirer la liste selon vous ?
On verra
selon vous à titre personnel
je pense que Julien Plantier
C'est un homme de dossier. Il a quand même fait plusieurs mandats.
Alors Valérie Rouvrand est une... Voilà.
— Elle a dit qu'elle allait aller jusqu'au bout. En tout cas,
Valérie Rouvrand. — Oui, bien sûr. Mais elle a raison. Elle a raison.
Après, moi, je l'ai côtoyée dans le mandat précédent,
quand elle était à l'éducation.
C'est une élue aussi qui a œuvré pour l'intérêt général,
qui a fait avancer cette délégation.
Donc voilà, c'est une élue, dans le bon sens du terme,
qui œuvre pour les Nîmois.
Après, je crois que ce sont deux grandes personnes,
Julien Plantier et Valérie Rouvrand.
Avec un peu de goût et du tempérament quand même, chacune.
Oui, mais c'est normal,
ça fait partie aussi de la vie et de la politique.
Et je pense qu'ils sauront trouver un accord
pour l'intérêt des Nîmois.
Est-ce que si deux listes de droite
se qualifient au premier tour,
vous êtes d'accord, vous, à titre personnel,
sur le fait qu'il faut que celle
qui est arrivée seconde se désiste ?
Oui.
Donc si c'est Julien Plantier, Valérie Rouvrand,
on imagine que le ticket, s'il est avéré,
il faudra se désister, quitte à tout perdre.
C'est surtout Franck Proust qui se désiste.
Si lui aussi arrive en seconde.
Voilà, c'est ça.
Moi, je vois plutôt cette solution-là.
Et j'ai une question à vous poser,
mais elle est personnelle.
ça a un lien forcément avec la politique
c'est vrai que c'est de la politique fiction
mais quand même je pense que votre avis peut être intéressant
si d'aventure au second tour
il y a une triangulaire
avec le Rassemblement National
Franck Proust
et Vincent Bouger, vous ferez quoi vous ?
c'est à dire ?
je voterai Franck Proust
et vous pensez que tous vos électeurs seraient dans cette
optique là ?
il faut leur demander mais bien sûr
je ferai barrage au Front National
et aux communistes, donc je voterai Franck Proust
évidemment. Allez, c'est l'heure de la
dernière séquence.
Des questions cash qui appellent à des réponses cash.
Serez-vous candidate au prochain
départemental ? Franchement,
je n'ai pas réfléchi à ça.
Mais vous a plu ce mandat ? Oui,
il m'a plu. Oui, c'est un mandat
on est
dans l'opposition, donc on ne peut pas oeuvrer
moi ce que j'aime en politique, c'est oeuvrer, mettre en oeuvre
des projets. Donc
ce n'est pas le mandat que j'aurais
préférée. Vous êtes un peu ennuyée, quoi.
Un peu. Mais oui.
Yvan Lachaud, c'est un ami ou un ennemi
en politique ? Je dirais
ni l'un ni l'autre. Oui ?
Oui, ni l'un ni l'autre, oui. Si vous deviez
offrir un cadeau de Noël à Franck Proust,
quel serait-il ?
Un livre sur l'art contemporain. Je sais
qu'il aime beaucoup. Oui, parce qu'on
a appris que la contemporaine, en tout cas
sur ce mandat, ne verrait plus
le jour. Merci beaucoup. Si, c'est lui-même.
Parce que si, c'est d'autres.
Non, mais sur la fin de ce mandat.
Oui, oui, oui.
Merci beaucoup Sophie Roux.
Je vous en prie, merci.
Et lui à la ville de Nîmes.
Merci.
