LE CLUB MATIN Violences à Nîmes le 17 octobre 2026 : deux représentants des policiers racontent

Objectif Gard
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20 oct. 2026
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On va accueillir tout de suite en plateau,
c'est Mélissa Gilles qui va nous rejoindre,
c'est la secrétaire départementale adjointe
d'Alliance Police Nationale dans le Gard.
Samedi, les forces de l'ordre ont été confrontées
à des scènes de violence particulièrement importantes,
animent aussi des affrontements, je le disais,
des commerces pillés, des policiers pris pour cible.
Comment les forces de sécurité ont-elles vécu cette journée
et à quoi ont-elles dû faire face ?
Mélissa Gilles, merci beaucoup d'être avec nous ce soir.
Bonsoir à tous.
On est ravis de vous accueillir sur notre plateau.
Coralie va vous remettre le micro correctement.
Et puis avec nous en duplex, c'est Bruno Bartosetti.
Il est secrétaire national chargé
de la zone sud du syndicat Unité Police.
Bonsoir, M. Bartosetti.
Bonsoir, merci de m'inviter. J'espère que vous m'entendez bien.
On vous entend parfaitement bien.
Merci à vous d'être là, comme Mélissa Gilles, en plateau.
On va commencer. Mélissa, si vous voulez bien,
Bruno, je vous interroge dans quelques instants.
Peut-être, Mélissa, moi, quand on s'est appelé ce matin,
la première des choses que je vous ai demandées,
c'est est-ce que vous pouvez venir raconter
ce qu'il s'est passé samedi pour les policiers nîmois ?
Alors, je peux le raconter. Et en plus, je peux bien le raconter
parce qu'au moment où la manifestation devait se finir au niveau
de la gare de Nîmes de Feuchère, je m'y trouvais avec mes collègues.
Quand les manifestants, enfin manifestants si on veut bien dire,
parce que c'était plus des manifestants à ce moment-là,
parce qu'ils avaient décidé d'en découdre avec tout le monde,
Ils sont passés sous le pont de la gare
et ont commencé à mettre le feu. Et après, on commençait
à poursuivre leur chemin sans qu'on sache où ils doivent y aller.
Puisqu'en fait, une manifestation, elle est régie.
On doit déclarer le parcours auprès de la préfecture.
Et à ce moment-là, j'étais avec mes collègues
de la brigade anticriminalité de la BAC.
Ils étaient là au nombre de 8 à me regarder. Et ils restaient
en haut de la gare et regardaient les manifestants en bas.
Et je leur dis ça va. Et ils me disent ça va. On est 10.
Ils sont 1 200. Donc ils me disent oui, ça va.
Mais je sais pas comment on va arriver à les contenir.
Alors ils ont fait le maximum qu'ils ont pu. Ça a été très dur.
J'en ai eu un qui m'a appelé samedi soir après avoir pris une pierre,
qui était très énervé à 21h en me disant c'est bon,
c'est fini, ça y est, on a tenu bon, mais t'imagines.
Ils ont pris énormément de projectiles.
Ça a été très compliqué à maintenir.
Ils n'ont pas fait de maintien de l'ordre.
Ce n'est pas du maintien de l'ordre.
Ce qu'on maintient de l'ordre, c'est quand il y a une manifestation
et c'est très simple à effectuer parce que le chemin, il est tracé,
parce qu'on sait contenir et parce qu'on a l'habitude
et qu'on sait où vont passer les manifestants.
Et là, en l'occurrence, ce n'était pas des manifestants.
C'était, je le dis, des gens qui veulent en découdre avec la police,
qui veulent en découdre avec l'État,
qui veulent en découdre malheureusement avec vous, les commerçants.
J'en suis vraiment désolée.
On n'a pas réussi à vous protéger. Et vraiment,
mes collègues en sont très indignés parce qu'ils aimeraient.
Et c'est pour ça qu'ils rentrent dans la police.
C'est pour protéger la population et les gens.
Et ils en sont complètement désolés.
Je tenais à m'excuser auprès de vous,
de la part de la police nationale, du Gard du moins,
de ce manque qu'on n'a pas réussi à vous protéger
et que certains commerçants ont dû avoir
des dégradations et des pillages.
Vraiment, on a essayé de faire le maximum avec le moyen qu'on avait.
On a essayé de rappeler des collègues qui étaient partis.
Ensemble, il s'agit de l'émotion ?
Il y a beaucoup d'émotion parce qu'en fait,
quand on rentre dans la police nationale,
on rentre avec nos convictions de pouvoir aider les victimes,
de pouvoir aider les citoyens.
Et en fait, on se retrouve face à des manifestants qui n'en sont pas,
qui ne sont pas des manifestants,
qui sont là pour en découdre avec nous,
qui sont là pour faire du mal à la France.
Et en fait, on est impuissants.
Et on a essayé de maintenir un siège,
comme on peut l'imaginer en temps de guerre.
et ça a été très compliqué pour mes collègues
et ils ont énormément souffert de cette situation
Est-ce qu'on peut
vous avez été très surprise par l'ampleur
de ces personnes, de ces casseurs
est-ce qu'il n'y a pas eu un manque d'anticipation
quand même de vos états-majors
cette manifestation elle a été annoncée
il y a quand même longtemps
on sait qu'il y a une colère sociale, on l'a vu avec M. Géraudier
qui gronde, est-ce qu'à un moment donné
les moyens n'étaient pas en phase
avec les débordements qu'ils pouvaient avoir
C'est ce que je vous ai dit, c'est que le problème
c'est qu'on est parti sur une manifestation.
Une manifestation, c'est régi.
C'est sain pour nous. On a le trajet,
on est organisé, on est sur
chaque côté, il y a des passages,
on bloque les rues, police municipale,
police nationale, tout est régi.
Là, en l'occurrence, on n'était plus du tout
sur la manifestation. Là où ça a perdu,
où on a perdu
pied, c'est quand ils ont décidé
de partir comme ils avaient envie
et que nous... — À la fin, c'est surtout en fin de
manifestation. — Oui, en fin de manifestation.
— Quand ils se dispersent, c'est plus compliqué pour vous.
C'est qu'en fait, ils partent un peu partout et qu'en fait,
on voit qu'ils commencent à aller
vers les sept collines et qu'ils cassent le Lidl.
Donc moi, j'ai comme info qu'ils ne sont pas rentrés dans le Lidl,
mais ils ont cassé la devanture.
Et ensuite, qu'ils vont au kilomètre Delta et là,
qu'ils cassent les carrefours étoiles.
Et qu'après, malheureusement, ils finissent en centre-ville de Nîmes.
Et là, ils cassent énormément d'établissements.
Mais il s'agit, je vous redonne la parole dans un instant,
on va interroger Bruno Bartosetti, qui est en duplex avec nous.
M. Bartosetti, je rappelle, vous êtes secrétaire national chargé
de la zone sud du syndicat Unité Police.
Ce qui est intéressant avec vous ce soir,
c'est d'avoir une vision peut-être plus macro
que celle que nous avons uniquement sur le département du Gard.
Vous-même, comment vous avez vécu cette journée de samedi ?
Et presque la même question que Coralie
a posée à votre homologue Mélissa Gilles,
c'est finalement, est-ce qu'il n'y a pas un défaut d'anticipation
du ministère de l'Intérieur ?
Oui, bonsoir. Alors, bien sûr, à l'instar de Nîmes,
j'ai pu voir sur la zone sud, en l'occurrence, ce qui s'est passé.
C'est-à-dire qu'en fait, il y a des points importants.
Le manque d'anticipation, c'est tout simple.
Les renseignements territoriaux font leur travail et le font bien.
Ils ont fait remonter depuis longtemps
que nous aurions des difficultés.
Seulement, il se passe des situations quand même bien particulières.
c'est qu'aujourd'hui,
il y a une mobilité de la part de ces délinquants,
de ceux qui sont dans les violences,
et je ne parle pas des manifestants, je parle des violences urbaines,
qui viennent se servir des réseaux sociaux
pour se déplacer en permanence.
Et renforcer toutes les circonscriptions de la zone au sud,
mais de toutes les zones de France,
avec tous les CRS et tous les gendarmes mobiles,
c'était impossible malgré l'anticipation.
Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire qu'aujourd'hui, quand on est syndicaliste
et qu'on dit qu'on a besoin d'effectifs dans une circonscription,
finalement les promesses
elles n'engagent que ceux qui y croient
et nous attendions beaucoup plus d'effectifs
à Nîmes, beaucoup plus d'effectifs dans les CRS
pour pouvoir justement travailler
dans ce genre de situation. Alors vous avez
trois points importants, vous avez les manifestants
les lycéens en l'occurrence
ou d'autres, pour qui on a de l'empathie
on n'a pas besoin de Macron, du chef
de l'État pour en avoir. Ensuite là où on n'a pas
de l'empathie c'est pour ceux qui sont dans les violences
urbaines et ceux qui sont dans l'idéologie
dans l'idéologie de droite-gauche ça va taper
dans les mairies, ça va taper dans les préfectures.
Et après, il y en a qui se servent
de ces prétextes-là pour aller
casser les magasins. Et puis, le dernier
point, le plus important, parce que dans l'émotion,
là, vous entendez que, moi,
c'est de la colère. C'est de la colère parce que
ça ne nous a pas servi de leçon. Justement,
en 2023, à Bâleur et Elle,
on nous a tiré dessus.
Ma collègue doit s'en souvenir. C'est
nos villes qu'on a retrouvées dans un gilet pare-balles.
Eh bien, ça ne nous sert pas de leçon.
On continue à croire qu'un ministre,
quel qu'il soit, peut nous apporter des solutions.
Et on voit qu'ils font de la politique,
que ce soit le prédécesseur de Nunes ou celui d'avant.
On est dans un schéma politique et on y croit.
Bien non, on n'y croit pas.
Et je peux parler comme ça assez librement
parce que nous sommes le seul syndicat
à ne soutenir aucun, aucun parti politique, aucun candidat.
Et aujourd'hui, nous demandons des moyens,
que ça nous serve une bonne fois de leçon.
Parce qu'on ne peut pas être comme ça, les bras ballants, en se disant
« Ah ben voilà, on a perdu ». Non, il faut qu'on reste debout.
Et pour rester debout, on doit soutenir
nos collègues, on doit les respecter.
moi je parle de mes collègues, c'est très grave ce qui s'est passé
dans les commerces, c'est très grave ce qui s'est passé
devant la mairie, mais nos collègues ont risqué
leur vie, vous avez des voleurs
des casseurs, des tueurs, ils ont risqué
leur vie, ils n'ont pas répondu
avec leur arme de service alors qu'ils auraient
été retenus en légitime défense
dans plusieurs cas, c'est ce qui se passe aujourd'hui
si aujourd'hui on affaiblit la police nationale
on affaiblit notre santé publique et notre société
et c'est ce qui se passe
je suis très très en colère, j'espère une bonne fois
pour tous que ça va servir de leçon
à l'État pour réagir et pour donner
les moyens supplémentaires à fonctionner
dans ce pays. La réaction, on en parlait
il y a un instant avec Éric Giraudier,
le ministre de l'Intérieur,
Laurent Nunez, ce matin, il a dit qu'il avait
présenté sa démission à Emmanuel
Macron. Est-ce que vous pensez qu'il
aurait dû l'accepter
Emmanuel Macron, puisqu'il l'a refusé ?
Mais est-ce que là, il n'y a pas une faute du ministre de l'Intérieur ?
Aujourd'hui, quand je regarde
le ministre de l'Intérieur qui dépose sa démission,
j'ai envie de regarder le ministre de l'Intérieur, mais ses
prédécesseurs, comme je l'ai dit. Ça va servir
à quoi qu'il dépose sa démission
et qu'on lui accepte ou pas.
Aujourd'hui, on est dans le chaos.
Est-ce qu'on a besoin de changer de ministre ?
Alors moi, je ne suis pas là,
je ne suis pas le porte-parole du ministre de l'Intérieur,
comme je lui ai dit.
On ne soutient aucun candidat au présidentiel
et lui en plus, en l'occurrence, ça n'est pas lui.
Donc qu'il dépose sa démission ou pas,
moi j'ai une colère parce que,
je vous le dis, j'emploie les mots,
Bruno Retailleau, il est venu à Nîmes.
On y a cru, qui y a cru ?
Certainement pas nous.
On attendait des moyens pour travailler
et on ne les a pas.
Qui les a accompagnés, ces ministres de l'Intérieur,
aujourd'hui, qui font de la politique ?
Certainement pas le syndicat UNITÉ.
Alors, on ne va certainement pas, nous, en tout cas,
demander la démission du ministre de l'Intérieur.
On va demander au gouvernement, au chef de l'État, de donner
les moyens au ministère de l'Intérieur, justement, de travailler.
C'est ça qui est important, que ce soit l'UNES ou un autre.
On veut aujourd'hui des ministres en capacité de travailler.
Il faut leur donner les moyens pour cela.
Merci beaucoup, Bruno Bartosetti, d'avoir été avec nous en duplex
et en direct ce soir dans notre émission.
Mélissa Gilles, est-ce qu'on connaît,
à travers vos collègues peut-être, avec qui vous avez
échangé depuis samedi, un peu le profil de ces casseurs ?
Parce qu'ils sont cagoulés, on ne sait pas trop à qui on a affaire.
Et encore une fois, comme on le disait tout à l'heure
avec M. Giraudier, quand on regarde les vidéos,
notamment de notre rédaction samedi,
moi j'étais à la maison de voir ces vidéos qui arrivaient,
on se demandait franchement,
mais comment on pouvait avoir des jeunes
qui tabassaient comme ça des vitrines de commerçants ?
Alors on a eu deux profils complètement différents.
On a bien différencié le pillage des magasins qui sont là.
On leur dit qu'ils font leur course pour Noël.
Parce que c'est ça, en fait. Ils pillent, ils veulent vendre.
En vrai, c'est pour récolter de l'argent.
Donc ça, c'est des jeunes qui sont organisés par les réseaux sociaux.
on en a interpellé un qui venait de Béziers
on lui a demandé comment ça se fait
qu'il venait de Béziers sur Nîmes
pour aller piller les magasins
il a dit qu'il avait
reçu des appels sur les réseaux sociaux
et c'est ça en fait, ils se donnent rendez-vous
genre on va piller tel magasin
et du coup on va se faire du pognon
donc en fait ils se donnent un rendez-vous sur ça
et de l'autre côté on a eu
les interpellés pour le
caillassage de mes collègues
mes deux collègues ont été blessés légèrement
et je touche du bois, je suis très contente de ça.
Je me réjouis toujours
que je ne perde pas
de copains dans ce genre
de manifestation, parce que je pense que
ça serait très compliqué à supporter.
Le président de la République, il a parlé, il a nommé les choses,
il a dit, c'est l'ultra-gauche.
Est-ce que vous pensez qu'effectivement
c'est le cas ? Alors là, vous avez
sorti votre article, donc vous savez
très bien qui s'est caillassé,
le policier, un des policiers, puisqu'il est
passé au tribunal ce matin.
Vous l'avez sorti, donc je ne vais pas vous apprendre.
C'est un prof de sport d'un collège de Nîmes.
On est sur, je ne sais pas, moi, une activité, peut-être,
à moi, quand j'étais jeune, on faisait lanceur de javelot.
Maintenant, c'est lanceur de pierre, peut-être.
Ils voulaient montrer aux jeunes comment ça fonctionnait.
Mais en l'occurrence, ça m'inquiète énormément
parce que ce jeune prof de sport, il prend des enfants qui ont entre 10
et 15 ans et quel exemple il leur montre.
Donc voilà, on n'est pas sur les mêmes états d'esprit.
Le caillassage des ACAB,
ce qu'on appelle ceux qui sont contre la police.
Vous avez vu cet écrit partout sur la plupart des monuments.
C'est contre la police nationale et contre l'État.
Donc là, on est plus sur des gens d'un certain âge.
Et après, vous avez le pillage qui se mêle à tout ça,
qui est là pour récolter des fonds, pour revendre sur Internet
et puis faire leur arbre de Noël de manière gratuite.
Une toute dernière question. J'ai entendu depuis samedi,
en particulier sur RTL, des témoignages de policiers au niveau national
qui disaient que c'est pire que quand
il y a eu la crise des Gilets jaunes.
Oui.
Le niveau de violence.
Ils sont de plus en plus violents. Dans la violence, vraiment.
Je ne peux même pas le décrire parce qu'il fallait être sur place
quand ça s'est passé et moi j'y étais avec mes collègues
et c'est impressionnant mais ça fait peur, ça fait peur pour la société
parce qu'en fait on se dit mais où on va quoi, où on va ?
Et la police ? Alors je sais que ça va peut-être vous faire bondir
mais vous avez des manifestants que vous dites de plus en plus violents
ou en tout cas c'est groupuscule,
mais de l'autre côté la police en fait
est-ce qu'elle n'est pas elle aussi parfois de plus en plus violente ?
Est-ce que par rapport au manque de moyens,
par rapport aussi à une société
qui évolue, qui s'est radicalisée
en 68, il n'y avait aucun
mort, il n'y a eu aucun mort en 68 alors que
le mouvement avait été violent, est-ce qu'il n'y a pas
quelque chose à revoir dans
votre rapport que vous avez avec
les administrés, quand vous faites un peu
une introspection ? Non, bah du tout
quand on est sur du maintien de l'ordre
c'est régi sous des stages
où on est formé pour
là en l'occurrence on n'était plus sur du maintien de l'ordre
on était sur de l'ambiance urbaine, donc là en l'occurrence
on est là pour essayer
de ne pas perdre de copains
je vous invite
à venir nous rejoindre
sur une manifestation de notre côté
quand vous avez des tas de personnes
qui vous jettent des pierres toute la journée
qui vous jettent des peintures
qui vous insultent et que ça dure des heures
vous ne pouvez même pas aller faire pipi
parce que je pense que quand on est dans vos locaux
dans vos bureaux
dans votre petit travail
vous pouvez aller faire pipi quand vous avez envie
et boire un verre d'eau quand vous avez envie
je vous invite à venir chez nous
ça fait 10 heures qu'on est en train d'attendre
et de se faire cracher dessus
de se faire jeter, où on a envie
parce qu'il y a des femmes maintenant dans le maintien de l'ordre
dans les CRS, où on a envie
peut-être d'aller faire pipi, alors c'est bête
vous allez me dire c'est rigolo, non mais c'est pas rigolo
d'attendre 10 heures
quand on se fait cracher dessus et que je pense qu'à un moment donné
quand on a un ordre et qu'on nous dit
maintenant on y va, on n'a plus envie de rigoler
en fait, parce que ça fait 10 heures
qu'on attend. Merci Mélissa Gilles
en tout cas d'être avec nous
