CONCOURS CADEAUX DE NOËL SUR MON INSTAGRAM EN BAS !!
Hello les costauds ! Aujourd'hui je vous embarque avec moi sur un bateau en Espagne. Pas n'importe le quel, non ! Mais chut, Lucas vous expliquera et je vous laisse profiter de la vidéo.
Merci à Albaola de m'avoir accueillis pendant ces quelques jours. Si la visite vous tente, ceci se trouve à Pasaia proche de Biarritz (45min). Si vous voulez participer en tant que volontaire, je vous laisse aller si le site internet qui est ici : https://albaola.org/fr/
Au final, que ce soit un bateau ou un monument historique, en fait, tout ce qu'on essaie
de faire, c'est d'empêcher l'eau de rentrer.
Ouais, c'est ça.
C'est vrai qu'on peut dire ça comme ça.
Salut tout le monde, bienvenue sur la chaîne.
Aujourd'hui, j'ai une vidéo ultra spéciale pour vous qui va vous envoyer du lourd.
On va plonger ensemble dans un univers unique, passionnant et un peu fou aussi, la construction
d'un bateau en Espagne.
Et oui, ce n'est pas n'importe quel bateau, on parle d'un balinier traditionnel, un monstre
de bois en pleine renaissance.
Pour ce voyage, j'ai le plaisir d'interviewer Lucas, un charpentier talentueux avec qui
j'ai eu la chance de travailler.
On va parler de tout, des défis incroyables de la construction navale, des traditions
qui inspirent ce projet, des moments de galère et de gloire qu'ils vivent chaque jour.
Vous allez voir, Lucas a une énergie de dingue et une passion qui ne demande qu'à être
partagé.
Allez, installez-vous confortablement, préparez-vous à être transporté dans un chantier unique
en Espagne.
Et surtout, n'oubliez pas de liker la vidéo et de vous abonner si ce n'est pas encore
fait.
Salut, moi, c'est Lucas.
J'ai 22 ans.
Je suis actuellement étudiant à l'ESB, donc l'école supérieure du bois.
Puis à côté de ça, je suis en apprentissage et je travaille chez MDB, métier du bois.
Le retour, nickel.
Et j'arrive à l'aéroport de Nantes pour le retour, je sors, et tu sais, tu passes
les sacs au rayon.
Et t'as la dame, elle me regarde et elle me fait « T'es sûr, t'as rien oublié ? »
Je fais « Quoi ? »
« T'avais une crème ? »
La crème, ça va.
J'avais oublié mon putain de couteau suisse.
Et à l'aller, pourtant, c'était passé.
Oui, mais c'est normal, parce que normalement, c'est moins de 6 centimètres, la lame.
Ça dépend des compagnies.
Moi, il y avait écrit sur Transavia, il y avait écrit « Couteau, moins de 6 centimètres
de long.
»
Ils me l'ont pris.
Comment tu as réagi quand tu savais que tu allais venir travailler ici ?
Je savais que je pouvais faire un projet de mobilité en Europe, donc j'avais quand
même un large choix.
J'avais vraiment carte blanche sur le pays, l'entreprise, l'activité, qu'il y ait
quand même un rapport avec le bois, la construction de bois.
Et donc, en fait, avec Edouard, on s'est concerté.
C'est très vite venu, en fait, cette idée de charpente navale.
Grâce à Edouard, j'ai pu trouver du coup cet endroit ici, donc à Passaia, sur la
reconstruction du baleinier basque où nous sommes actuellement.
Donc là, on est à Passaia, c'est à 40 minutes de Biarritz ?
Oui, c'est ça.
À 30 minutes de la frontière française, dans le pays basque.
J'ai posé ma candidature, j'ai demandé, voilà, j'aimerais venir travailler ici en
tant que stagiaire pour deux mois cet été.
Et j'ai eu une réponse peut-être, oui, quelques semaines plus tard, positive.
Il y a aussi le… Ça parle basque ici aussi ?
Le basque ?
Le basque, oui.
Ah ouais ?
J'essaie d'assimiler là, c'est dur.
Mais par exemple, là, la dame qui est en stagiaire, elle a dit Kech, et ça, ça veut
dire bonjour.
Ah ouais ?
Et hopa aussi.
C'est assez… Tu vas voir, il y a plein de mots en basque, en fait, là, dans la cuisine
et tout.
Je ne comprenais pas au début.
C'est en fait, tu vas pouvoir prendre ton espace dans la cuisine pour mettre ta bouche
et tout.
Ok, ouais.
On peut même écrire ton nom, après pour une semaine.
Oui, ouais.
Et du coup, tu avais un espace avec déjà plein de trucs.
À vous.
Et là, je vois des trucs écrits.
Avec des X, des K.
Je me dis, ça veut dire quoi cette merde ?
Et en fait, c'est juste écrit en basque, tu vois.
Quelle a été ta première impression en arrivant ici, là, sur le site, quand tu es
arrivé par le chemin ?
Donc, en arrivant ici, que ce soit quand j'ai vu pour la première fois le site,
que j'ai vu pour la première fois le bateau, c'est waouh.
Déjà, ça faisait peut-être… Ça faisait quelques mois que je savais que j'allais
venir ici.
J'avais que, forcément, l'image de ce que je pouvais voir sur Internet.
J'ai été renseigné.
Je savais un peu déjà l'avancée du bateau.
Tu avais déjà un peu vu, repéré, quoi.
J'avais qu'une hâte, c'était de le voir en vrai.
Mais tu ne savais pas si ça allait être grand comme ça.
Je ne pouvais pas m'imaginer, non.
Parce que là, on ne se rend pas compte, mais le bateau, il fait combien de long ?
Il fait 22 mètres de long.
22 mètres de long.
Il est large, là.
Il fait 8 mètres.
Donc, on ne se rend pas compte, mais quand on arrive une fois sur place, là, on se
rend compte que c'est un bateau.
Clairement, on est dans un bateau.
Là, je sais que dans le cadre, on voit que la moitié de la largeur du bateau, c'est
vraiment...
C'est énorme.
Donc, tu arrives, tu te dis, waouh, c'est magnifique.
Le site est génial, l'ambiance tout autour, les paysages, c'est vraiment magnifique.
C'est une belle ville.
Oui, c'est très convivial, très traditionnel sur tout ce qui est la culture maritime basque.
On est juste à l'embouchure de l'océan et ça navigue énormément, que ce soit des
petits bateaux de plaisanciers, des voiliers, il y a des clubs d'avions.
Il y a des gros paquebots, évidemment, qui passent aussi dans le port.
Ils vont là-bas, en fait.
Ah ouais, tu ne peux pas aller de l'autre côté comme ça.
Il n'y a pas de pont.
Là, tous les bateaux qui sont attachés, là, c'est les nôtres.
Ah ouais, c'est les voiles ?
Ouais, c'est avec ceux-là qu'on navigue.
Ah ouais, que vous faites la voile.
C'est génial.
Ça fait deux mois que tu es ici, là, tu es sur la fin.
C'est ça.
Tu pourrais décrire un peu les journées que tu faisais ici, les journées de travail
type, en gros, tes horaires ?
Moi, je travaillais du mardi au samedi.
Comme c'est aussi un musée qui est ouvert au public, tous les jours, il faut qu'il
y ait des travailleurs qui soient sur place.
D'accord, ouais.
Donc, il y en a qui vont pouvoir travailler du mardi au samedi, d'autres du lundi au
vendredi.
Comme ça, il y a toujours du monde.
Ouais, c'est ça, exactement.
C'est toujours ouvert.
Ça se met, c'est toujours ouvert.
Le musée…
Le musée, il y a juste une demi-journée qui est fermée.
Et c'est quand, cette demi-journée ?
En français, en espagnol, en basque, en anglais.
Souvent, ce qu'on fait, chaque début de semaine, on se rassemble tous et on va voir
en fait ce que chacun a fait.
Et chacun présente ce qu'il a fait durant la semaine.
Exactement.
Pour justement partager les connaissances, partager ce qui a été fait.
Ouais, c'est ça.
Voir les techniques.
Ouais, c'est ça.
Là, en faisant… Bon, on en parlera, mais peut-être qu'en faisant telle ou telle
chose sur l'albaola, du coup, tu aurais peut-être dû utiliser plutôt la tronçonneuse
ou la scie à main, l'herminette, peu importe quoi.
Mais ça permet de donner des astuces pour les autres qui n'ont peut-être pas fait
le même travail, etc.
De cette façon, tu vois ?
Regarde ici.
Il faut toucher ici.
Et si tu vois l'espace ici…
Les tailles ne sont pas très…
Quoi ?
Les tailles ne sont pas très importantes.
Les tailles sont importantes, oui.
Et puis comme on reçoit aussi ici beaucoup de volontaires qui peuvent être ici des fois
qu'une semaine, deux semaines, ça leur permet de découvrir un poste de travail qu'ils
n'auraient pas fait sur une semaine ou sur deux semaines.
Ouais, c'est ça.
Ça leur permet de voir, de découvrir plein de trucs qu'ils n'ont pas pu faire.
C'est ça, exactement.
Parce qu'ils étaient peut-être en train de faire un truc et ils n'ont pas eu le
temps de voir tout, donc ça, ça permet d'échanger.
Et puis d'en apprendre plus aussi.
C'est ça.
Juste un petit échange des fois.
On passe peut-être 15-20 minutes par personne.
Et ça permet déjà d'avoir une connaissance, de comprendre les choses.
Ok, génial.
Et donc tu fais 9h jusqu'à 18h, 17h ?
C'est ça.
C'est 9h-18h avec une pause de 14h à 15h.
Donc là, c'est la pause du midi qui est de 14h à 15h ici en Espagne.
Et puis une pause le matin vers 11h30 où on se rassemble tous ensemble, on mange un
petit bout.
Donc ça, c'est la journée type.
Et puis après, toi, le soir, tu fais des activités, tu fais ton dossier par exemple.
Je peux travailler pour l'école.
J'ai pas mal de travail à faire.
On peut sortir, boire un coup, on peut aller se baigner à côté, on peut aller faire
de la voile aussi.
Ah, ça, c'est bien ça.
Tu en as fait du coup ?
C'est le vlog, le vlog.
Ouais, c'est ça.
Donc là, tu as des petits casiers.
Ouais, c'est ça.
Génial.
La domestique, c'est la Saint-Sébastien.
Ici, tu y es en 15 ou 20 minutes.
Donc là, c'est l'atelier et là, c'est l'entrée.
Ouais, vas-y, on peut passer par l'atelier.
Je vais te faire visiter un peu.
Tu as les formateurs.
Où ça ?
Ah oui.
Donc là, ça, c'est le bureau.
Tu as les formateurs, les guides, les étudiants en rouge.
C'est les guides, ça ?
Ouais.
Là, les deux là.
Ah, il y en a que deux ?
Ouais, je ne sais pas ce qu'il y a.
Oulpo, magasinier.
Puis en beige, c'est le travailleur ici.
C'est pour ça que je voulais voir le grand bateau.
Le grand bateau.
Il travaille beaucoup.
Ouais.
Ouais, ouais, beaucoup.
Il est très bon.
Il est bon ?
Ouais, ouais.
Tu peux continuer la visite.
Ouais, bien sûr.
Est-ce qu'il y a eu une particularité, un endroit où tu as eu du mal,
ou on va dire un aspect plus difficile pour toi sur ces deux mois ?
Qu'est-ce que ça aurait pu être ?
Ouais, un aspect difficile, je dirais…
Parce que forcément, j'arrive ici, je ne connais rien à la charpente navale.
Ouais, c'est ça.
Là, du coup, j'ai pu étudier et puis un peu comprendre
comment on conservait aussi la tradition de la charpente maritime basque.
Mais après, la charpente maritime, dans sa globalité, je n'y connaissais rien.
Donc, j'étais là pour apprendre un maximum de choses.
Choses faites, évidemment.
Oui, ben oui.
Mais après, l'approche du bois, l'approche de la matière,
elle est très similaire à ce que je peux faire en France, chez MDB.
On travaille beaucoup sur du chêne, même essentiellement.
Et la seule chose qui va changer, ça va être tout ce qui va suivre la courbure de la coque du bateau.
De toute façon, on va le voir, je vais mettre des images.
On va voir les courbes, on va voir le bateau.
Il y a une pièce aussi que tu avais faite, tu m'avais expliqué.
La pièce avec une partie qui était droite et une partie qui suit la façade derrière,
comment on appelle déjà ?
Le tablier.
Le tablier, voilà.
Donc, une partie qui suivait le tablier et une partie qui est gauche,
enfin qui accroche même.
Qui suit le côté bas-bord.
Du coup, on est côté bas-bord ici.
C'est ça, exactement.
Donc, ça, c'est obligé de suivre cette partie courbe qu'on voit ici.
Mais de toute façon, je vais prendre des petits plans de vidéo pour bien l'expliquer.
Et puis, la pièce là-bas qui était une pièce pas forcément évidente pour toi à faire.
Oui, c'est ça.
La première que j'ai faite en arrivant la première semaine ici.
Ah, c'est la première semaine que tu as fait cette pièce-là.
Ils t'ont fait confiance dès le début ?
Oui, c'est ça.
Comment ça se fait qu'ils ont…
J'ai pu faire deux, trois jours où j'ai pu suivre, où j'étais avec les formateurs.
Ils m'ont montré quelques petits projets.
Il y a aussi des projets dans l'atelier avec d'autres bateaux.
Donc, là, j'ai pu mettre un petit peu la main à la pâte.
Et puis, je leur ai dit que je suis là parce que je veux travailler dans le bateau.
Ils m'ont fait confiance.
Ils m'ont dit, tu as cette pièce-là.
La pièce, elle est magnifique.
C'est une seule pièce qui est issue de la courbe bien naturelle d'un arbre.
Ah oui, d'accord.
Donc, ça, c'est la sélection d'abord du bois, etc.
Oui, c'est ça.
Bon, toi, tu ne l'as pas fait.
Je n'ai pas fait la sélection moi-même, mais oui, bien sûr.
Mais tu as vu comment c'était fait.
Oui.
Donc, ils sélectionnent le bois.
Il faut prendre une pièce suivant la forme.
Oui.
Qui a poussé comme ça pour suivre le fil du bois.
Oui, c'est exactement ça.
Il faut vraiment prendre en compte, savoir comment la pièce va travailler.
Quand le bateau va être en mouvement, quand il va être dans l'eau.
Et c'est pour ça que le sens du fil du bois est très important.
OK.
Et donc, toi, tu as commencé à tailler.
Tu as taillé comment ?
Tu m'avais parlé de l'herminette.
Oui, c'est ça.
Donc, j'ai pu, sur place, faire un gabarit pour pouvoir prendre justement toutes mes longueurs,
mes angles de coupe.
Les angles de coupe, parce que le gauche, tu as trouvé le gabarit, etc.
Et donc après, comme la pièce est imposante de base, je suis allé en atelier avec mon gabarit.
J'ai pu poser mon gabarit sur ma pièce.
Et puis, j'ai commencé à la tracer et à la tailler.
Donc, j'ai dégrossi à la tronçonneuse.
Et après, tout le travail se fait à l'herminette.
Une pièce qui a cette fonction-là.
Je n'ai pas fait celle-là, j'en ai fait une plus petite.
Et en fait, là...
Mais ça, je l'ai vu dans ton rapport, non ?
Oui, oui, oui.
Tu as le tablier ici.
Oui.
Donc là, c'est une pente droite.
Et en fait, ici...
Ici, tu suis une croche, quoi.
Et là, tu suis vraiment la croche.
Oui, oui, oui, tu suis la croche.
Tu vois, tu vois que...
Ici, il y a plus que là-bas.
Déjà, tu as des chances comme ça qui changent.
Et ensuite, tu suis une courbe comme ça.
Parce que c'est automatiquement du croche.
En bas, il y a un peu de boulot de nettoyage.
Et du coup, c'est aussi l'une des autres principales fonctions des escopères à l'as, de ces pièces-là.
Eh bien, ça va être en fait de protéger de l'eau les têtes de ces pièces-là.
J'avais une question.
Il y en avait qui demandaient si l'atelier, c'était dans le bateau essentiellement ou à l'extérieur, etc.
Quand on part d'une pièce qui est vraiment importante, on la chemine dans l'atelier.
Parce qu'on a tous les moyens de levage qu'il faut.
Il y a un pont roulant, tout ça, c'est très pratique.
Et les gabarits, ça marche très bien.
Donc, on peut tout faire en atelier.
Après, on achemine avec les moyens de levage jusqu'au bateau.
Mais quand on va avoir des plus petites pièces qui demandent vraiment des ajustements parfaits,
on peut travailler dans le bateau.
Comme les, je ne sais plus le nom.
Les escopères à l'as.
Toutes les petites pièces qui viennent sur l'albaola.
Eh bien, ça, vous le faites ici.
On se fait un petit atelier dans le bateau avec des tréteaux, tout ce qui va bien.
De toute façon, je vais montrer deux, trois images.
Ah, il y a des petites mèches et tout.
Il y a du matos quand même.
Oui, il y a quand même du matos.
Puis, en fait, le principe, c'est que tout le matos, il est disponible pour tout le monde.
Et puis, c'est vraiment tous les outils qu'on connaît en France.
Tu as les makitas, tu as les machins.
Ah, tu as pas mal de tronçonneuses et tout.
Oui.
Après, toi, c'est sûr que la tronçe, pour faire les courbes, même gauche là et tout.
Herminette.
Ah oui ?
Oui.
Ah, mais vous ne débitez même pas avec ça pour enlever le plus gros ?
Très peu.
Si, on l'a fait quand même un petit peu.
Ah oui ?
Non, sinon, non.
Tu as l'air minette à l'ancienne.
Ah oui ?
Tu montreras ça, alors.
Les machines, tu les connais toutes ?
Non, je ne connais pas les machines.
Ok, je vais t'apprendre.
Là, c'est plus la partie collage.
Ah oui, stylé.
Avec les gros serjons, ils ont l'air costauds.
Oui, ils sont énormes.
Ah oui, ils ont l'air bien costauds, ceux-là.
Il y a un stock monumental de serjons, ici.
Ah oui.
Et les pagaies, c'est eux qui les font et tout ?
Oui.
Les pagaies ?
Oui.
Là, je vois qu'il y a des pagaies.
C'est énorme.
Donc, toi, Lucas, tu travailles chez MDB depuis quelques années, déjà.
Oui.
MDB, c'est une entreprise de monuments historiques, donc Clocher, etc.
On a fait Notre-Dame.
C'est ça.
Et moi, la question qui me vient, c'est quelle est la différence que toi, tu as vu par rapport aux monuments historiques et la charpente maritime ?
Est-ce que tu en as vu ou pas ? Est-ce que c'est la même chose ?
Ma première impression, vraiment la forte impression que j'ai eue en arrivant, c'est que c'est très similaire.
L'approche de la matière, elle est vraiment très similaire.
Parce qu'en plus, du coup, là, on est sur un bateau fait essentiellement de chêne.
Le chêne, on travaille…
C'est plus que ça.
Oui.
On travaille essentiellement sur du chêne, aussi, chez MDB.
Donc, déjà, la matière, je la connais.
Tous les outils, c'est vraiment les outils, je veux dire, traditionnels.
C'est exactement les mêmes, en fait, qu'on peut utiliser chez MDB, que ce soit les grosses machines fixes ou même tous les électroportatifs.
Ou même une raboteuse, ou même un petit rabot à main.
Jusqu'aux outils manuels, bien sûr.
À part peut-être l'herminette, mais on peut encore utiliser des outils, des ciseaux, les ébauchoirs, tout ça, c'est la même chose.
C'est ce que j'ai remarqué quand je suis arrivé ici.
Je me suis dit, bon, il n'y a pas dix mille outils différents, on a la même chose et on taille presque pareil.
Parce qu'en fait, au final, est-ce que le courbe, on le retrouve aussi ?
Alors, peut-être moins souvent en charpente, un monument historique.
Oui, c'est sûr.
Mais on a quand même parfois des projets où il y a du courbe, où en fait, c'est exactement la même chose.
C'est là la différence, quand les collègues m'ont fait visiter le premier jour le bateau, où je me suis dit, waouh, il y a un boulot fantastique.
Je ne sais même pas si je serais capable de faire quoi que ce soit, parce que j'arrive dans un domaine.
Certes, le bois, je sais le travailler, mais là, j'arrive vraiment dans une nouvelle activité pour moi, dans un nouveau domaine.
Et je suis là, c'est impressionnant.
Et quand on commence à travailler ici et qu'en plus, on voit que les outils manuels comme électroportatifs sont les mêmes, qu'on maîtrise, tout de suite, c'est rassurant.
Et en fait, j'ai pu voir que dès la première semaine, je me suis senti chez moi ici.
Et après, il cale, je m'expliquerai de toute façon.
Il cale avec de la cire comme ça dedans ?
Quand tu dis, il cale ?
Il cale, il bourre de laine, non ? Pas des crains ?
Normalement, c'est de la laine de chambre, je crois.
Ah ouais, c'est ça, ouais.
Je pense que ça peut dépendre des bateaux.
Le San Juan, c'est de la laine de chambre.
Là, il est quasiment fini.
Magnifique.
Un bateau de pêche.
Ça n'utilise pas la tronçonneuse.
Herminette.
Ah ouais ?
On n'utilise pas la tronçonneuse.
Est-ce que tu dirais que ton expérience en tant que charpentier Monument Historique,
elle t'a aidé pour bien appréhender ce projet-là du bateau, le San Juan ?
Ouais, complètement.
Le fait d'avoir déjà cinq ans d'expérience dans la charpente, et notamment chez MDB.
Toi, tu as fait CAP, BP, c'est ça ?
Ouais, c'est ça. J'ai fait deux ans de CAP, deux ans de BP.
Puis là, un an de BP.
C'est exactement ça.
Pendant que j'étais en train de me préparer à venir ici,
ce qui m'a tracassé, entre guillemets,
c'est vraiment l'approche technique et structurelle du navire.
Comprendre les fonctions des pièces.
L'étanchéité.
Exactement. Il y a un gros travail d'étanchéité, évidemment.
Parce qu'en fait, là où je le retrouve, où c'est important,
c'est l'essence même de notre métier.
C'est que nous, on est charpentier, on protège les gens de la pluie.
Et là, c'est la même chose.
On protège le bateau, que l'eau rentre dans le bateau, etc.
Et donc, au final, que ce soit un bateau ou un monument historique,
en fait, tout ce qu'on essaye de faire, c'est d'empêcher l'eau de rentrer.
Ouais, c'est ça. C'est vrai qu'on peut dire ça comme ça.
Un contact bois-bois.
Pareil, c'est l'application du goudron,
que tu verras sûrement cet après-midi.
Parce que là, je vais poser la dernière pièce.
Et avant de manger, j'aurai fini tout ça.
Du coup, il faudra faire ça.
Là, on va faire la pose du goudron.
On ira le chauffer là-haut.
Parce que j'ai vu, dehors, il y a un bocal.
Ouais, la marmite.
Avec le truc à gaz, là.
C'est là qu'on fait chauffer, en fait, le goudron.
Et du coup, il va être à l'état liquide.
Et après, c'est vraiment comme de la peinture.
Et tu l'étales avec un pinceau ?
Ouais, pinceau.
Après, on s'équipe, parce que ça va être très très chaud.
Donc, des gants, un masque aussi.
Et puis, on l'applique comme une peinture.
Comme une peinture.
En suivant, du coup, l'empreinte de la pièce.
Parce que, tu vois, on a même tracé des traits
pour savoir où est-ce que la pièce, elle passe.
Et donc, on sait exactement où mettre du goudron.
Et après, on peut l'appliquer,
on peut la poser directement à la pièce.
Là, c'est le goudron,
et c'est ce qu'ils mettaient aussi dans le pan, alors ?
Ouais, exactement.
Ah ouais.
Et donc là, tu t'amuses à faire ça partout, quoi.
C'est ça.
Je viens penser à des enfancés,
parce que du coup, le fameux goudron,
je ne sais pas si ce sera le même mélange,
mais du coup, ils vont reboucher ici.
Ouais. Ah oui, d'accord.
Et là, c'est pareil, il faudrait que tu l'enfonces, là aussi ?
Ouais, ouais, je les enfonce.
Ah ouais.
Tu vois, c'est plus ou moins,
mais tu vois, genre, les jours qu'ils sont ici,
ils sont volontaires.
Il faut que tu mettes la...
Comme ça, et après,
ils vont venir mettre quelques frais, en fait, à l'intérieur.
Ouais, c'est ça, ouais. OK.
C'est pour que ça soit vraiment étanche.
Bon.
Les aléas.
Les aléas de la life.
Donc là, la pièce, elle a pété,
mais bon, si t'es mal barré déjà,
pourquoi enfoncer la pointe, toi ?
Ouais, on va complètement trouver une autre solution,
parce que ça ne m'en passera pas.
Ouais.
Je te voyais dégoûter, là-bas.
Ah ouais, je suis un peu dégoûté.
Je me suis dit, mais qu'est-ce qu'il fait ?
En fait, ça va, ça prend peut-être
moins d'une demi-heure à faire pour une pièce.
Ouais.
Ça va quand même.
Du bois perdu, quand même.
Ouais, et puis du bois, un peu de temps de travail aussi.
Ouais.
Chacun.
C'est ça.
Il y en a qui ont passé du temps à la raboter, machin.
C'est ça.
Du coup, c'est une approche différente,
mais voilà, tu t'es acclimaté.
C'est ça.
Et puis t'as trouvé plein de techniques
et grâce à ces deux mois,
t'as dû apprendre plein de choses
sur comment empêcher l'eau, etc.
Est-ce qu'on la garde dans le bateau ?
Enfin, voilà.
Ouais, comprendre les différentes fonctions
des pièces qui sont là,
c'est super intéressant.
Regarde là-haut.
Pour les photos.
Regarde, il y a des bateaux accrochés.
Ah ouais !
Monstrueux.
Et pourquoi ils sont là-haut ?
Juste en déco ?
Je pense qu'ils sont inutilisables maintenant.
Et ouais, c'est ça, en déco.
Et toi, c'est là-dedans que tu vas ?
C'est dans les bateaux comme ça que tu rentres ?
Non, pas exactement.
Moi, c'est dans un comme ça que je suis monté.
C'est magnifique.
Et t'as pagayé avec ça, là ?
Ouais.
Ouais, tu mets les pagayés avec une corde, en fait.
Bah ouais.
Tu la mets ici, puis...
Et tu vois, tu pagayes, tu pagayes.
Là, t'as vraiment l'entrée-accueil, ici.
Ok, ouais.
Ah, l'entrée, c'est là-bas ?
Ouais.
Les gens, ils arrivent là ?
Bah, les gens rentrent là, ouais, et puis l'entrée,
et puis après, ils passent par là.
Et ils descendent là ?
Et ils descendent là.
Premier deck, deuxième deck,
et puis t'as les cales, aussi.
Et toi, t'as bossé dans...
Du coup, moi, j'ai fait tout plancher.
Ouais.
Et j'ai fait toutes les pièces de raccord ici.
Avec une pièce ceintrée comme ça.
Ah ouais.
Et t'as bossé sur une pièce comme ça, non ?
Non.
Ah ouais, t'as pas bossé sur une autre ?
Bah, c'était déjà fait.
Ouais, c'était déjà fait.
Ah ouais.
Ça fait combien de temps qu'ils sont dessus, là, tu sais ?
Dix ans.
Dix ans, déjà ?
Ah ouais.
Toi, t'es une goutte d'eau, toi.
Ouais.
N'hésitez pas à venir voir le site.
Ouais, carrément.
Et donc là, on remonte là où on était ?
Ouais.
Ah, c'est bon, je vois.
Ah, c'est pas mal fait, hein, le parcours.
Y a-t-il des compétences que t'as dû acquérir pour pouvoir travailler sur le Sanoruan ?
Des nouvelles compétences par rapport à ce que j'ai déjà pu apprendre chez MDB ?
Je dirais que non.
Pas forcément.
Parce qu'après, j'ai quand même été bien suivi par des formateurs, des travailleurs expérimentés ici.
Je m'intéresse énormément à tout ce qui est comment fonctionne le bateau structurellement, en fait.
On aurait très bien pu me dire, en fait, taille cette pièce de bois sans m'expliquer quoi que ce soit.
Et la pièce de bois peut être taillée, bien sûr.
T'aurais fait la pièce, quoi.
Parce que tu sais le 3D, tu sais où est-ce que ça va aller.
Mais c'était pas l'intérêt.
Ouais, l'intérêt, c'est vraiment déterminer pourquoi on met le scopaladas.
Les scopaladas.
C'est dur à dire, mais bon.
Du coup, voilà, pourquoi on met ça là, pourquoi on met tel ou tel produit, pourquoi on met tel clou, etc.
Et c'est là où c'est le plus intéressant dans le bateau, quoi.
C'est pour ça que je suis là.
Oh, c'est magnifique.
Regardez ça.
Wouah.
Gaffe à la tête.
C'est pas très haut, là.
Regardez.
Là-bas, c'était encore pire.
Donc là, on va descendre, on va aller voir ça de plus près.
C'est magnifique, en tout cas.
Regardez ça.
Alors, je ne sais pas si c'est de la sève ou autre chose.
Ça n'a pas l'air d'être de la sève.
En tout cas, c'est magnifique avec les petites...
Ça ne bouge pas, hein ?
Regardez la taille des clous, quoi.
C'est...
C'est lasuré, on dirait.
Il y a une sorte de lasure.
Qu'est-ce que tu nous fais de beau, toi, là ?
Je suis en train de mettre de l'huile sur la pièce pour faire l'étanchéité à l'eau.
Ah ouais.
C'est quoi comme huile ?
De l'huile toute simple ?
C'est de l'huile de Ninasa.
Y a-t-il des techniques que tu as trouvées surprenantes lors de la construction du San Juan ?
Ouais, complètement.
C'est justement cette approche de l'étanchéité à l'eau que j'ai trouvée super intéressante.
Comment gérer justement les assemblages bois et l'étanchéité entre les pièces de bois.
Comme on peut voir justement avec les Scoperadas.
En fait, c'est tout un bloc, c'est tout un ensemble de pièces de bois.
Avec les Scoperadas, l'Albaola, le Trincanil et puis le plancher.
Le plancher, ouais.
Ce qu'on voit là.
Ouais, c'est ça exactement.
Le plancher, le Trincanil, l'Albaola et les Scoperadas.
Avec du coup les varans qu'on voit sur les côtés qui sont les fermes.
C'est ça, c'est ça en fait.
Donc là, on est sur le plancher du deuxième deck.
Donc là, on est dans les chambres.
Là, c'est la petite vestiaire pour se changer.
Donc on se change ici tout simplement.
Et puis là-bas, c'est les chambres pour ceux qui veulent venir travailler ici, etc.
Donc bon, voilà, il y a les chambres.
Moi, je dors là.
Il y a Lucas qui est là.
Et puis en fait, ce qui est super intéressant, c'est que vous voyez, vous avez directement accès ici, là.
C'est magnifique.
Au bateau, voilà.
C'est magnifique.
Il fait chaud quand même.
Ouais, il fait chaud quand même.
Ah, le frigo, c'est en bas ?
Ouais.
Ok.
En fait, tu peux faire la visite sans avoir de guide.
Ouais, ouais, ouais.
Ah ouais.
Waouh, c'est énorme, mec.
Du coup, tu as dû travailler avec des outils ou même peut-être du bois différent.
Est-ce que tu as pu découvrir des nouvelles choses ou pas du tout ?
Ouais, ouais, un petit peu.
Donc le bois, non.
Le chêne ?
On est resté sur le chêne.
Le chêne, tu connais.
Le chêne classique.
Et en outils, ouais, je vais te redire l'herminette, du coup.
L'herminette, tu n'avais pas eu l'occasion.
Pour ceux qui ne savent pas, je vous montre l'herminette.
C'est ça.
Et ouais, je n'avais pas eu l'occasion d'utiliser chez MDB, même si je sais que ça peut se faire.
Mais ouais, c'était une super occasion d'apprendre à l'utiliser.
Donc tu as pioché, quoi.
Ouais, c'est ça.
C'est exactement ça.
Tu as pioché.
Tu as eu du mal à prendre en main cet outil ?
Parce que moi, clairement, je n'ai aussi jamais utilisé l'herminette.
J'ai déjà vu des vidéos, etc.
Mais est-ce que c'est difficile à prendre en main ?
Le fait d'avoir peut-être l'habitude d'utiliser des outils manuels, ça m'a aidé.
Et non, je pense que je n'ai pas trop eu de mal.
Tu es arrivé assez vite.
J'ai dû faire trois jours consécutifs à utiliser l'herminette.
Il faut aller dans le sens du film, du coup.
Ouais, bien sûr.
Tu parles anglais ?
Un petit peu.
Vous n'en avez plus, là ?
Vous n'en avez plus, là-haut ?
Là, ce qu'ils ont fait ici à l'extérieur, ils ont mis les gros poteaux.
Ouais.
Et en fait, l'objectif, c'est d'enlever tous les maintiens qui sont au sol.
Et le bateau, on va le bouger un peu.
Le bouger ?
On va le reculer un peu.
Parce qu'en fait, le problème, c'est que tu sais, à l'arrière du bateau,
tu verras tout à l'heure, c'est les appartements.
Et en fait, on ne peut pas continuer parce que le plafond, il nous gêne.
Ah ouais ?
Du coup, on va décaler le bateau.
On va monter sur le bateau.
On va se servir du bateau comme d'échafaudage.
Et on va découper le plafond.
Et on va le relever pour pouvoir finir justement le bateau.
Là, tu vois, les gars, ils sont en train de faire toutes les structures autoporteuses.
Comme ça, on va pouvoir virer tous les maintiens qui sont au sol.
Et puis, on va pouvoir le bouger.
Je ne sais pas si ça va être fait cette semaine.
J'aimerais bien.
Et c'est quoi la structure autoporteuse ?
C'est tous les bracons, là ?
Non, il est sur rails, là.
T'as vu ?
Ouais.
C'est ça que je parle, tu vois.
T'as les gros entrées métalliques qui te dépassent, là,
qui reprennent les poteaux métalliques.
Et du coup, après, on va pouvoir enlever tous les gros poteaux en bois, là.
Ah oui, ceux-là, oui.
Tu veux dire oui ?
Ouais, ouais, ouais.
En fait, il n'y a que ceux-là qui vont s'enlever.
Les petits vont rester.
Oui, les petits peuvent rester.
Donc, Lucas, ça fait deux mois que tu travailles ici, sur ce bateau.
Est-ce que, toi, il y a peut-être des aspects un peu différents
ou t'aimerais approfondir sur la charpente marine ?
Ouais, complètement.
Le top du top, ce serait de savoir faire son bateau soi-même, de A à Z.
C'est un projet, ça ?
Ça va me rester en tête.
Ça va me rester dans la tête, c'est sûr.
De faire un bateau et d'avoir vu les connaissances et les compétences nécessaires
pour réaliser ton propre bateau.
C'est vraiment un chouette métier, ça, c'est clair.
Ça ne nous casse.
Pourquoi pas ?
Parce que deux mois, ça fait à la fois long et à la fois court.
Parce que long, dans le sens où ça représente quand même 60 jours.
Mais c'est court dans le sens où il y a tellement de choses à apprendre.
C'est comme un métier de charpentier.
On ne peut pas être formé en deux mois.
Évidemment que j'ai pris beaucoup de plaisir, j'ai appris beaucoup de choses,
mais il y a beaucoup d'éléments où je vais poser encore beaucoup de questions
et je sais que je vais y chercher les réponses par moi-même.
Parce que c'est super intéressant.
Depuis combien de temps fais-tu ça ?
Non, je fais ça depuis 2017.
17 ans.
Ok, donc 7 ans.
7 ans.
Ok, 7 ans en faisant ça tout le jour ?
Oui.
Parfait.
Donc maintenant, tu es parfait.
Donc, c'est toi qui fais toutes les pièces pour le bateau ?
Oui, j'ai 3 ans.
Ok, donc beaucoup de pièces en fer.
Des nailles...
J'ai vu que tu as beaucoup de choses à faire.
Voilà, c'est ce qu'il est en train de faire là-bas.
Quels sont tes sentiments après ces deux mois passés ici ?
J'aurais très bien pu continuer encore, ça c'est sûr.
Continuer à apprendre.
J'ai pris énormément de plaisir à travailler là.
Travailler le bois, une approche très manuelle, très traditionnelle, c'est ce que j'aime.
Mais à la fois triste, mais très très content de ce que j'ai pu faire ici.
Tu choisis les lignes ?
Oui, j'ai fait ce modèle.
Donc ici il y a la pièce en bois.
Oui, le bois.
Et tu prends l'épaisseur.
Oui, je mets ça, puis je vais à l'intérieur et je fais la ligne, la ligne supérieure et inférieure.
Et puis avec ça, je mets ça ici, et je fais ces lignes.
Et toi tu fais la même chose qu'Angèle, mais de l'autre côté.
C'est ça.
Ah ouais.
Et en fait quand tu fais ça, alors je sais pas, moi je sais que je suis charpentier.
Heureusement que je le sais.
Mais du coup vous prenez à chaque fois ici votre référence de...
C'est ça.
Comme des fermes quoi, on va dire.
Et vous prenez votre dimension à chaque fois là.
C'est ça.
Et généralement, bon t'as plusieurs techniques.
Normalement j'utilise le compas.
Ok.
Là j'ai pas utilisé le compas, j'ai essayé un autre truc.
Ok.
On va voir le résultat.
Ouais.
Alors elle a utilisé une autre technique, ça m'a pas intéressé du tout.
Et sinon tu peux aussi mettre des bâtons, des palitos.
Tu les vis et ça te donne...
Ah oui d'accord, tu les vis à ton truc là quoi.
En fait tu fais un truc en CP comme ça, ça c'est du CP ?
Ouais.
Un peu plus fin que ce qu'il y a là.
Exactement.
Et tu prends les cotes à chaque fois.
Bah tu sais pour mon truc que j'ai fait là, c'est à peu près la même technique.
Et après avec un long bâton, tu peux choisir.
C'est une science de savoir quel bâton tu veux utiliser.
Ouais.
Quel lisse.
Ça c'est une lisse ça ? Non.
Non une lisse c'est...
Un peu souple ?
Ah oui ou tu peux fixer.
Ça si tu veux un truc droit, plus droit.
Plus solide ouais.
Avec juste un petit peu de courbe.
Ok.
Si t'as très peu de courbe, tu vas avoir un truc solide.
Ouais mais par contre si t'as de la courbe, il vaut mieux un truc fin et que tu puisses appuyer dessus.
Mais ce que tu veux c'est qu'il soit faire, qu'il soit fluide.
Ouais ouais ouais.
Et...
Ok ouais.
Et après du coup une fois que t'as ton gabarit, je sais pas comment on appelle ça mais nous c'est un gabarit.
Tu le poses sur ta planche de bois là c'est ça ?
Ouais.
Et tu reprends tes racines.
Et ça c'est quoi comme bois ?
C'est du mélèze.
Ah c'est du mélèze.
Ouais.
Ok ouais.
Ensuite tu dois prendre l'angle.
Tu mets sur ça ?
Ah ouais.
Et ça c'est quoi ? C'est juste ton établi ?
Ouais c'est un mélèze.
Ok.
Tu fais d'abord ton épaisseur qui correspond à la même épaisseur partout.
Ouais.
On met à 15.
Après il va falloir, tu vois il y a un peu de courbe avec les membres.
Faut le poncer non ?
Je vais enlever un peu de matière au milieu.
Ah oui.
Pour que la bordée elle vienne épuiser.
Oui bah oui.
Forcément c'est gauche.
Ouais.
Et aussi il y a un angle.
C'est à dire que de la membrure.
Donc les bordées elles sont attachées à la coque par la jonction avec la membrure.
Et du coup tu vas avoir un angle.
Bah à chaque fois ouais.
Ouais c'est ça.
C'est cet angle là ouais.
Ouais mais cet angle là.
Ouais il est pas d'équerre quoi.
C'est ça.
Et tu dois le calculer.
Comment tu le calcules ça ?
En fonction de ton.
En fonction de ton équerre.
Ah tu prends à chaque fois par rapport.
Tu fais comme si c'était là, là et t'as fait cet équerre à chaque fois.
Et après ça te donne ton délarge quoi.
Je sais pas comment on appelle ça.
Ah ouais.
Et du coup là ce que tu nous voyais faire c'était pas tracer une baguine.
C'était juste pour faire la coupe.
Bah tu vois quand tu prends ton gabarit.
Tu prends tes points intérieurs.
Ouais.
Mais extérieurs généralement à plus.
Bah ouais tu mets plus large.
Parce que t'es souvent fermé quoi.
T'es souvent fermé à l'intérieur.
Bah ça se voit de toute façon.
Parce que c'est plus petit que là quoi.
C'est ça.
Il y a quelques exceptions.
Bah tu vas faire des enchaînements de courbe là.
Ouais.
Sinon c'est...
Travailler sur ce bateau, est-ce que ça a influencé ton avenir professionnel on va dire ?
Voilà ton avenir professionnel tout simplement ?
Travailler sur ce bateau, non.
Ça n'a pas influencé mes projets d'avenir professionnels, non.
Ok, oui.
Ça t'a ouvert des portes, ça t'a ouvert une ouverture d'esprit sur le métier.
Ah oui c'est ça.
Mais ça n'a pas changé tes projets futurs qui sont de continuer déjà de faire ton BTS,
de finir d'obtenir ton BTS.
C'est ça.
Ça m'a surtout même réconforté dans l'idée que j'adore mon métier qui est charpentier
et le travail du bois.
Ouais le travail et le chêne surtout.
Surtout le chêne ouais.
Non, non, c'est que...
Pourquoi il ne se va pas ?
Non, non, non.
Si l'angle n'est pas bien fait, c'est parallèle.
De haut en bas.
Quel conseil donnerais-tu à un jeune qui aimerait faire la même chose ?
Est-ce que c'est possible ? Comment ça fonctionne ?
Bien sûr que c'est possible.
Même dans ce cas-là, on peut venir en tant que volontaire.
On n'est même pas obligé d'être dans une école.
Bien sûr, on peut venir travailler en tant que volontaire même sans expérience.
Les volontaires sont les bienvenus ici.
Mais dans mon cas, l'expérience a été complètement folle et je l'acconseille à tout le monde
parce que j'ai pu, par le biais de mon école, c'est l'école qui me le propose,
donc l'ESB à Nantes,
l'accord du coup de mon patron Edouard Nail chez MDB,
chez qui je suis toujours en apprentissage,
et puis quand tout se concorde, ça se passe super bien.
Quand tout se goupille bien, tu as pu aller à l'aventure.
C'est ça.
Les conseils, c'est quoi ? C'est y aller.
Il faut foncer.
Il y a l'occasion, il faut y aller.
C'est comme moi quand je suis parti en Angleterre.
J'avais peur, je ne parlais pas anglais.
Tu parles pas espagnol et au final, tu parles anglais avec tes mots
et tu as appris un peu sur le tas.
Mais au final, tu arrives quand même à faire quelque chose.
C'est là où c'est super intéressant.
C'est de mélanger les connaissances et que même sans la même langue,
on peut arriver à réaliser des belles choses comme un bateau.
Là, tu appelles ça comment ?
Calfette.
Et pourquoi le faire là où c'est le plus serré en premier ?
Parce que sinon, après, c'est trop dur de rentrer.
Après, sinon, tu as...
Tu as tout l'espace qui est là, qui vient serré.
Le truc est déjà serré.
C'est ça.
Après, ça devient beaucoup plus dur de créer un espace pour le bateau.
Ok, j'ai compris.
Et là, tu en mets aussi, quoi ?
Oui.
Ah oui, tu es obligée.
C'est ce que vous appelez comment entre Jupiter ?
Coupe à sifflet, désabouté.
Sinon, c'est des trucs qu'on appelle comme ça.
Oui.
Je t'avoue que je n'ai pas appris le vocabulaire technique.
De ça, quoi.
On dit scarfe, mais scarfe, ça veut tout dire.
Tu scarfes ?
Oui, je scarfe.
Ce n'est pas exactement comme Jupiter.
Oui, parce que le trait, il y a les clés, mais...
En gros, c'est plus, je pense, une coupe à sifflet désabouté.
Nous, on appelle ça un charpent.
Lucas, il m'a dit pareil.
Voilà.
Donc là, tu as travaillé sur ce projet,
qui est un bateau assez conséquent, un baleinier.
On ne l'avait peut-être pas précisé, mais c'est un baleinier.
C'est ce qui transportait la graisse de baleine.
Oui, c'est ça exactement.
Qui partait marchander à travers l'océan Atlantique.
Voilà, c'est ça.
Et si tu pouvais être amené à travailler sur un autre projet comme ça,
est-ce que tu y irais ?
Est-ce que tu te dirais, non, c'est bon, je n'en ai plus besoin.
Par exemple, l'Hermione où il y a d'autres bateaux.
Il y a d'autres projets, peut-être des tours qui sont super grandes en Allemagne.
Des tours en bois, peu importe.
Je sais que si j'ai l'occasion, je foncerai.
Faire n'importe quel autre projet un peu atypique.
Ici, ma mobilité que j'ai faite ici pendant deux mois,
c'est la première fois que je change d'ambiance et d'univers.
De rythme.
Parce que ça fait cinq ans que je suis chez MDB.
Ça se passe super bien, les projets sont phénoménaux.
Mais du coup, je n'avais jamais vu autre chose.
Ça t'ouvre l'ouverture d'esprit, c'est énorme.
Surtout aussi une autre culture parce que tu as des Espagnols,
tu as des étrangers, etc.
Donc, tu dois te familiariser comme ça aussi.
Et puis, tu m'as dit que tu avais aussi pas mal de bénévoles qui étaient là.
Tu as dû un peu cadrer puisque toi, tu étais manager, etc.
Parce que toi, tu étais celui qui connaissait quand même pas mal de choses
sur le bois, sur la taille, etc.
Et donc, je pense que ça aussi, c'est une expérience qui restera gravée en toi
parce que moi qui ai été formateur, je trouve que c'est super enrichissant.
Mais oui, c'est sûr que du coup, suivre des jeunes volontaires
avec beaucoup de motivation, ça, c'était vraiment très agréable
parce que c'est vraiment le terme de volontaire.
Ils sont là, ils sont volontaires, ils viennent pour bosser,
ils ont envie d'apprendre des choses et c'est super agréable.
Donc, j'ai pu leur apprendre à manier les outils,
leur apprendre des techniques, des gestes en sécurité, évidemment.
C'est très plaisant, c'est très très plaisant.
Tout d'abord, nous commençons avec un morceau de bois qui est coupé.
Puis, nous dessinons ces lignes.
C'est comme l'amortisseur.
Pour faire ces trous là-bas, nous utilisons ceci.
Ah, vous le faites avec ce morceau ?
Non, tout d'abord, nous utilisons un morceau.
C'est le premier ajustement,
parce que plus tard, le processus continue de cette façon.
Après cela, c'est coupé.
C'est pour ceci.
Oui, pour le côté.
Celui-ci sera pour celui-ci.
Cette pièce sera déchiquetée dans de l'huile,
mélangée avec du ligne.
Donc, ici, c'est de l'huile.
C'est de l'huile secouée.
Et comment ça marche ?
Quelqu'un vous demande de faire celui-ci, ou vous le faites vous-même ?
Vous devez faire 10 pièces comme celle-ci, 10 pièces comme celle-ci ?
Non, non, non.
Il y a un livre ici, où il parle de combien de pièces il faut faire.
Toutes les pièces sont faites avec de l'huile ?
Oui, oui, bien sûr.
Je vois.
C'est avec de l'acacia.
L'acacia, d'accord, c'est plus puissant.
Et les oeufs, c'est un petit arbre.
Ce n'est pas un arbre.
Ah, le bruit.
Ah, oui.
C'est comme un arbre, c'est comme un arbre.
Oui, c'est le bruit.
C'est très dur.
C'est dur, ça prend du temps pour se développer.
Depuis combien de temps êtes-vous ici ?
Je suis venu ici avec deux autres personnes.
Chaque semaine, chaque dimanche.
Depuis combien de temps ? 10 ans ? 8 ans ?
Non, 4-5 ans que je suis ici.
Donc vous avez fait beaucoup.
Oui, certains d'entre eux, il y en a beaucoup.
Vous pouvez le voir.
C'est vous qui faites ça ?
Ah, oui.
Vous les faites ?
Oui.
Donc là, en gros, tes deux mois se finissent.
Tu me ramènes demain à l'aéroport pour que moi je rentre.
C'est ça, je vais me faire prier.
Toi, tu as petites vacances et puis après tu attaques chez MDB, du coup.
C'est ça, exactement.
J'attaque à l'école pour ma deuxième année et chez MDB en parallèle.
Bon, super.
On se retrouve là-bas.
En tout cas, j'espère que ça vous a fait plaisir.
Continuez de suivre la chaîne et puis on se dit à plus.
Ciao.
Merci, Lucas.
Ah, merde, j'ai oublié d'appuyer.
Non, je rigole.
Oh, le fou.
Oh, le fou, j'ai oublié d'appuyer.