Canson® présente : Portrait à l'acrylique par D. Priollaud
16 Vues de vidéo·28 oct. 2024
Delphine Priollaud vous montre en toute simplicité comment peindre un portrait à l'acrylique. Retrouvez cette vidéo et plein d'autres sur l'AtelierCanson.com ..
On va faire un portrait à l'acrylique.
J'ai choisi cette photo d'une jeune fille.
J'aimais bien son expression à la fois pensive,
mi-souriante, mi-interrogative,
avec un petit côté fragile,
la fragilité de l'adolescence.
J'aime bien travailler sur des fonds colorés
parce que je trouve que ça donne une tonalité d'ensemble
à la peinture en elle-même.
Ça permet aussi de ne pas démarrer sur une feuille blanche,
ce qui peut paraître parfois un peu angoissant,
surtout quand on fait un portrait.
J'ai fait une esquisse préliminaire au fusain.
Pas trop précise, mais suffisamment aboutie
pour me permettre d'avoir un petit semblant d'expression.
Maintenant, je vais mettre mes couleurs dans la palette.
J'essaye de mettre toujours toutes les couleurs sur la palette,
même si je ne sais pas si je vais en avoir besoin,
de manière à avoir toujours tout à disposition pour peindre.
Ça me fait gagner du temps.
Je vais commencer par ébaucher les masses principales du visage
avec une peinture sèche,
et surtout sans rentrer dans les détails.
L'objectif étant d'avoir un portrait sensible,
ressemblant, mais pas photographique forcément.
Je commence toujours par la couleur, la carnation,
en essayant évidemment d'avoir une vision d'ensemble.
Je ne bouche pas complètement le papier.
C'est toujours très intéressant,
c'est aussi l'avantage d'un papier de couleur,
de voir apparaître le papier en transparence,
comme ici par exemple.
J'aime bien cette idée-là.
La base d'une couleur chair, c'est l'ocre jaune,
avec un petit peu de rouge dedans,
et pas mal de blanc.
On peut remarquer aussi que je mélange quasiment autant
les couleurs dans la palette que sur le dessin.
Pour faire les ombres,
j'utilise un mélange d'ombre brûlée,
de terre d'ombre brûlée,
avec un petit peu d'ocre jaune.
Les ombres sont généralement situées
dans les creux du visage.
On fabrique le vert avec un mélange
de bleu et de jaune, bien sûr.
Il faut faire très attention à casser ce vert
avec un peu d'ocre jaune ou de marron,
pour éviter d'avoir un regard trop phosphorescent.
La lèvre supérieure est toujours plus foncée
que la lèvre inférieure.
Ce sont les petites lumières
qui vont donner le bon bé.
Il faut toujours faire attention
à mettre une petite pointe d'ocre ou de brun
dans sa couleur.
Si on se contente de mélanger du rouge et du blanc
pour faire la couleur chair,
on obtient un rose beaucoup trop vif.
Il y a des cheveux châtains,
un mélange de terre d'ombre brûlée et d'ocre.
Il faut voir la chevelure comme une masse,
et non pas comme des mèches
qu'on juxtapose les unes à côté des autres.
On est tout de suite dans la nuance,
dans les reflets.
Je vais travailler sur les vêtements.
Pour faire un beau gris,
on peut mélanger du bleu et du marron.
C'est toujours plus intéressant
que de mélanger du blanc et du noir.
Je vais remettre des cheveux sur le vêtement.
Je vais commencer à mettre dans ma peinture
un petit peu de médium brillant
pour fluidifier celle-ci
et lui donner un aspect légèrement moins mat.
Un des grands avantages de l'acrylique,
c'est que c'est une peinture qui sèche très vite,
qui est couvrante,
et donc on peut revenir
autant de fois qu'on veut
pour corriger si c'est nécessaire.
Avec un petit coup de pinceau,
on peut tout faire basculer aussi.
Tout se joue à quelques millimètres.
Pour certains fondus très ponctuels,
je peux vraiment me servir de mes doigts
avant que la peinture ne sèche.
On ne met jamais de noir
pour faire une ombre sur un visage,
sinon on obtient une couleur extrêmement terne
et sale,
qui ne convient pas du tout au travail de la peau.
On met toujours du marron foncé.
Pour terminer,
je vais lui donner un peu plus de couleur
pour faire un effet bonne mine
avec un petit glacis.
Un glacis, c'est de la peinture très diluée,
très fluide,
avec un petit glacis orangé sur les joues.
Ce travail se fait toujours en finition
et permet de mettre en valeur tout le modelé.
Et également d'harmoniser toutes les teintes.
Soit on laisse le fond du papier
qui se suffit à lui-même,
soit on peut créer une atmosphère avec un fond,
en restant dans des tonalités brunes,
tabac, un peu chaude,
et toujours en frottant,
et sans totalement occulter le papier.
Je travaille en nuance,
sans hésiter à empiéter un peu,
même dans la chevelure,
pour que ce fond soit parfaitement intégré.
J'utilise plutôt des assiettes en plastique,
en guise de palette.
Ça a l'avantage de se jeter directement à la poubelle.
Comme l'acrylique est difficile à nettoyer
une fois que c'est sec,
c'est mieux que d'utiliser une vraie palette en bois
qui sera compliquée à nettoyer à la fin du travail.
