Canson® présente : Réaliser un portrait à l'huile par Anne Karin Court-Payen / Partie 1
13 Vues de vidéo·26 oct. 2024
Anne Karin Court-Payen vous montre en toute simplicité comment réaliser la première étape d'un protrait à la peinture à l'huile. Retrouvez cette vidéo et plein d'autres sur l'AtelierCanson.com ...
On va faire un portrait de Laura.
Elle vit là, sur une toile qui est ici.
La première séance, c'est justement plus un travail de valeurs foncées claires,
et la seconde séance, ce sera plus un travail de couleurs,
donc chaud, froid, un autre type de modelage.
Ici, on a le matériel.
On va prendre des palettes en plastique,
quelques couteaux pour préparer les couleurs.
J'ai deux gammes de couleurs.
Là, ce sont des couleurs transparents pour faire des mélanges,
pour faire un sépia.
Ça sera pour cette première séance d'aujourd'hui.
Ça, c'est la base pour faire un mélange, un médium de base.
Normalement, c'est un tiers, un tiers, un tiers.
Pour cette première séance en jus, je mettrai plus de damar que d'huile de lin
et plus de térébenthine.
Donc, du damar.
Il est tout mélangé.
De l'huile de lin, de la térébenthine.
Une petite touche d'alkyne pour faire sécher.
Maintenant, je vais préparer la palette.
C'est comme si j'avais une palette primaire.
J'ai la terre de sienne qui fait office de jaune,
la terre de sienne brûlée qui fait office de rouge
et le bleu cobalt ou le noir qui font le bleu.
Ce sont les trois couleurs primaires.
Je mélange.
Ça fait un marron.
Je commence par passer un jus sur toute la toile.
Je prends un peu de térébenthine dans un deuxième godet pour diluer.
Et puis, je couvre.
Je vais partir avec une petite soie de porc comme ça
et commencer vaguement le dessin.
Donc, les formes générales, toujours.
La ligne du visage, elle est un petit peu comme ça, l'axe biais.
Je cherche l'ovale du visage.
J'essaie quand même de trouver les structures.
Comment est-ce que la tête est accrochée sur le corps ?
Ici, le cou, la fourche asternale par ici.
Les épaules qui vont arriver ici, pas très larges.
On les voit, on les devine à peine.
Le centre que je vais choisir, ça va être ici.
Là où il y a un petit accent de lumière entre les yeux,
dans l'enfoncement du nez.
J'enlève et puis je lisse, j'estompe.
Le plus possible, j'essaie de ne pas rentrer dans les détails
des yeux, du nez, de la bouche, dans les traits du visage.
Beaucoup plus dans les structures, le modelé que la lumière fait.
La lumière se balade ici, elle se balade évidemment sur le bout du nez.
Je mets juste une petite ombre sous le nez,
une petite ombre au niveau des yeux.
Je ne fais pas besoin de plus que ça.
Je cherche à peu près où est la hauteur de la ligne de la bouche,
la ligne qui est entre les lèvres.
Je vais monter toutes les valeurs foncées partout, en même temps.
Je change en cobalt pour avoir quelque chose de plus froid au niveau des ombres.
Pour faire un dessin réaliste à l'huile,
il faut vraiment petit à petit enlever de la matière.
Ce qui va très souvent gêner, c'est qu'il y a trop de matière.
Et plus j'enlève la matière, plus je vais réussir à être plus subtile,
parce que c'est hyper subtile, les valeurs sont très peu foncées.
Ici j'enlève, et après j'essaie d'avoir des dégradés souples vers les ombres.
Je vais chercher le cheveu, j'essaie de trouver des manières d'arracher un petit peu la peinture.
Je déplace les pigments.
À un moment, j'ai suffisamment de pigments sur la toile,
je n'ai plus vraiment besoin d'en rajouter, je vais les prendre sur la toile et je les déplace.
On ne cherche pas la ressemblance parfaite,
on recherche quelque chose de juste, quelque chose qui touche le sujet.
Bon, là j'ai terminé, c'est bon, j'ai mon dessin qui est fini.
Je vais laisser sécher, on va laisser sécher une semaine,
et après on reprendra dans une semaine avec les blancs,
avec les tons chauds, les tons froids, les tons bleus, tés ou les tons un peu rouges,
et je vais travailler en demi-pâte pour finir le tableau.
À chaque fois que je suis paumée et que je ne sais plus quoi faire,
je retourne toujours à ce point-là, c'est un espèce de centre on va dire,
et je repars de là, c'est un centre un peu structurel.
Ici on trouve la largeur entre les temples, la longueur du nez,
on descend jusqu'au menton, la hauteur jusqu'ici.
Voilà, ça c'est une habitude que j'ai prise.
