LE CLUB MATIN Christophe Rivenq : « L'intérêt général passe avant tout sur le territoire d'Alès »

Objectif Gard
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16 oct. 2026
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Résumé vidéo
Généré par IAChristophe Rivenc, Mayor of Alès, discusses overcoming severe personal threats and his strategy for urban development. He emphasizes the fight against drug trafficking, the challenges of water management, and the importance of local public services. Politically, he advocates for a unified \"central bloc\" for the 2027 presidential election to prevent political extremes from taking power.
Et ce soir, on reçoit le maire d'Alès, président d'Alès Agglomération,
après avoir été marqué par des menaces sur sa personne.
Christophe Rivenc n'a rien perdu de son envie
de faire avancer la capitale des Cévennes
entre les projets d'attractivité économique,
la gestion de l'usage de l'eau, on va en parler,
et l'avenir du territoire.
Les chantiers ne manquent pas.
Bonsoir, M. Rivenc.
Bonsoir, M. Samari.
Merci beaucoup d'être avec nous dans notre émission ce soir.
En direct, on est ravis de vous accueillir parce que, bien évidemment,
L'été a été très particulier pour vous et malgré tout, vous êtes
au rendez-vous à la tâche pour le territoire, pour les habitants.
On va en parler. On a pas mal de questions à vous poser
avec François Martin qui nous a rejoint. Bonsoir, François.
Bonsoir, Abdel. Bonsoir, M. Rivenc.
François, très heureux de vous avoir à mes côtés sur ce plateau.
Magnifique.
Comment vous le trouvez, ce plateau ?
Écoutez, magnifique, fonctionnel, moderne, télégénique.
Vous avez regardé ?
Oui, oui, bien sûr. Mais il a quelque chose en plus, Abdel, c'est
que je pense qu'il incarne bien la philosophie de l'équipe et du titre.
Modernité, sobriété aussi. Sobriété, parce que c'est assez sobre.
On a aussi l'efficacité et le dynamisme, je crois,
qui incarnent bien notre équipe et notre titre.
Donc vous faites partie et on est très heureux de vous avoir avec nous
tout au long de la saison, parce qu'il va y avoir des campagnes.
La campagne de la présidentielle, la campagne des législatives.
On va avoir quelques soirées électorales.
Mais pour l'instant, on est avec M. Rivenc,
le président d'Alès Agglomération, maire d'Alès.
François, je vous laisse poser les premières questions
et puis je viendrai rajouter les miennes.
Oui, la question taquine, puisqu'avec ma consoeur Coralie Mollaret,
elle est plutôt coquine, moi c'est plutôt taqué.
Alors M. Rivain, portez-vous désormais des lunettes noires
et un bob sur la tête pour promener ?
Ah pas du tout, regardez,
vous me voyez tel que j'étais toute la journée dans Alès
et depuis sans interruption, malgré tout ce qui est arrivé.
escorté je suis c'est sûr
mais bon je continue à travailler
de la même façon et du coup j'ai eu un été
plus studieux que de repos
parce que du coup j'ai dû travailler
par rapport à ce qui m'arrive
beaucoup plus donc c'est pas bien grave
puisque j'avais beaucoup de choses à faire
il y a encore beaucoup de choses à faire pour ce territoire
comme pour notre département, notre région et pour la France
Je disais ça bien évidemment par rapport à l'exposition médiatique
que vous avez connue
c'était hallucinant
alors cette exposition médiatique
est-ce qu'elle vous a aidé à obtenir
des avancées
sur le domaine du narcotrafic
puisque vous avez reçu le ministre de l'Intérieur
vous avez reçu des principaux ténors politiques
notamment Édouard Philippe
le président du Sénat et j'en passe
est-ce que vous avez vraiment
ça a servi à quelque chose cette exposition ?
On va voir dans quelques semaines
je suis reçu par le ministre Sébastien Lecornu
le président de la République doit également me recevoir
Laurent Nouniez doit venir à Alès
il me l'a promis, d'autres candidats
semble-t-il m'ont dit qu'ils viendraient dans les prochaines semaines
Donc bien sûr que je veux profiter de ce mauvais épisode
pour essayer de tirer des profits pour notre territoire,
pour ses habitants qui en ont bien besoin,
pour aussi faire évoluer l'image qui a été donnée de ma ville,
qui est une image totalement erronée,
qui a été véhiculée à tort, même s'il y a des problèmes à Alès.
Il y en a malheureusement dans beaucoup de villes,
je me suis beaucoup exprimé là-dessus,
mais il y en a moins qu'ailleurs dans notre ville d'Alès.
Et il y a surtout une action publique très forte entre le parquet,
entre le commissaire, la sous-préfète et moi, en l'occurrence,
une action publique pour essayer de lutter contre les problématiques.
Et ça, c'est peut-être ce qui a été aussi mis en exergue.
— Oui. Je voulais juste, en quelques mots,
parce qu'il y a peut-être la procédure judiciaire en cours,
etc. Mais on en est où de cette affaire ?
Qui s'est révélée, qui s'est un peu dégonflée en termes de...
Parce qu'il avait usurpé un peu les mafieux de Marseille,
le nom des mafieux de Marseille.
— Je sais pas ce qu'ils ont fait. En l'occurrence, moi, vous savez,
j'étais très prudent. D'ailleurs, même, vous avez parlé médiatiquement.
Vous avez vu que je me suis donné une diète médiatique importante,
puisque je n'ai pas parlé du 16 juillet
au 24 août aux médias nationaux.
Je crois que j'ai reçu 850 sollicitations.
Ma tête est apparue dans tous les 20 heures,
dans tous les 13 heures, sur M6, sur les grands écrans.
J'ai refusé des 20 heures sur TF1,
j'ai refusé des 20 heures en direct sur France 2
parce que je ne souhaitais pas justement essayer de capitaliser
ou de me faire plaindre de quoi que ce soit dans cette affaire.
Par contre, j'ai gardé tous ces contacts
et j'ai pris les contacts nécessaires dans les cabinets auprès
des ministres qui ont tous été très très présents auprès de moi.
Et donc pour en tirer profit pour la ville, bien sûr, comme je dis.
On a senti quand même qu'il y avait une union nationale autour de vous,
parce que c'était peut-être la première fois que, directement,
le maire d'une ville conséquente, quand même, est menacé à ce point-là.
Ah ben là, je peux dire, j'ai reçu, je crois, plus de 40 000 soutiens.
C'est un truc de malade. Les gens dans la rue me saluaient.
Certains venaient à Alès, sont venus à Alès,
d'ailleurs, des touristes, pour me rencontrer,
sachant que j'étais en ville tout cet été.
Donc il s'est passé un truc de dingue, en l'occurrence,
que je n'ai pas souhaité, que je n'ai pas voulu, mais qui,
en l'occurrence, était à la hauteur, je pense, de cet événement.
Et je pense que ce qui est important dans tout ça,
c'est qu'on a eu une réaction unanime de tous les politiques, puisque
que ce soit François Hollande ou d'autres présidents des ministres,
tout le monde m'a témoigné de sa sympathie.
On a dépassé, y compris d'ailleurs Jean-Luc Mélenchon,
qui a envoyé un message sur Twitter, y compris Marine Le Pen,
y compris, bien sûr, tous mes amis du Bloc central et des Républicains.
Bruno Retailleau m'a appelé. Enfin, voilà ce que je veux dire.
Et vous, Christophe Rivain, et vous,
comment vous allez ? Et votre épouse ?
Écoutez, moi, je vais dire que je vais bien
parce que je reste à la tâche.
Non, vraiment, je vais bien.
Je ne peux pas dire que j'ai eu un moment de questionnement.
Questionnement sur qu'est-ce qui se passe,
d'où ça vient, quel est le but recherché.
Je ne me suis jamais exprimé, d'ailleurs, sur les auteurs.
Vous ne m'avez jamais entendu dire c'est ça
ou c'est ça, c'est la DZ ou je ne sais pas quoi.
Je suis très en sensibilité là-dessus pour savoir effectivement
que c'est peut-être un peu plus complexe que les premiers éléments.
C'est la première fois que vous vous êtes interrogé
sur votre rôle en politique ?
Oui et non. Oui d'un côté parce qu'on se dit
est-ce que tout ça en vaut la chandelle ?
Pas par rapport à moi-même parce que je l'ai voulu,
enfin je n'ai pas voulu ça mais j'ai voulu être maire.
Oui mais là ça a touché directement votre famille.
Mais voir l'impact que ça a eu sur mes
proches, ça a été un questionnement.
Et je dis, si mon épouse, ce soir-là, m'avait dit « Non,
attends, je ne peux pas vivre comme ça,
c'est moi ou la politique », bien sûr, j'aurais choisi mes proches.
Mais elle ne me l'a pas posé. Je l'ai remercié à de nombreuses
reprises publiquement, parce que c'est chouette de sa part,
parce qu'elle vit quand même une situation très compliquée encore.
Il est difficile pour elle de rester seule à la maison,
des choses comme ça, parce qu'elle a cette angoisse qui revient.
Donc c'est complexe. Ça, ça me touche beaucoup.
Pour moi-même, je peux vous garantir que, comme je l'ai toujours dit,
vous savez, il fait 35 ans que je fais ce job, plus ou moins,
pas de maire, mais de directeur général ou directeur de cabinet.
c'est pas les premières menaces, à ce niveau là oui
quand ça touche chez soi oui, quand il y a des menaces
y compris puisque ça a été dit dans la presse
ce sur quoi je ne me suis jamais exprimé
il n'y a pas eu que les deux balles dans ma boîte aux lettres
j'ai reçu des messages menaçants avec des photos
sur mon portable avec le numéro
sur mon mail perso, donc ça veut dire
qu'il y a eu un côté très intrusif
que seule la police judiciaire connaissait
j'ai vu que certains journalistes avaient eu cette information
c'est pour ça que je la divulgue ce soir
donc ça n'a pas été juste ce 16 au soir
ça a duré plus de 10 jours, une exfiltration par le RAID
C'est pas neutre quand même quand vous partez avec deux vans noires,
avec des gens cagoulés à l'intérieur,
des policiers merveilleux du RAID.
J'ai rencontré des gens extraordinaires.
J'ai toujours trois officiers de sécurité qui me suivent en permanence.
J'ai une voiture blindée tant qu'on n'a pas trouvé.
Et je le redis aussi parce qu'il y a eu des informations
qui ont circulé. Il y aurait quelqu'un qui aurait été interpellé,
qui se serait rendu peut-être par peur des représailles de certains,
mais qui a dit aussi – ça, c'est des informations qui sont claires –
qu'il y avait été commandité, qui ne voulait pas dire qui c'était.
Donc pour l'instant, à ma connaissance, peut-être que j'apprendrai
dans les médias d'ailleurs, puisque c'est Paris qui gère, c'est
le PNAC, il y a des commanditaires et j'espère qu'ils seront attrapés.
Et à ce moment-là, on verra le niveau de la menace à mon endroit
et à ce moment-là, il y aura des décisions qui sont prises.
Et à la fois, aujourd'hui, François,
il vous faut continuer à gérer le quotidien.
Et puis, au-delà de ça, pour terminer sur le narcotrafic,
ce qu'il y a de démoralisant aussi pour vous et pour l'État,
c'est que les points de deal refont surface et que le trafic continue
et qu'on est reparti comme en 2014, comme on dit.
Vous savez, je me suis exprimé plusieurs mois là-dessus.
Ça a été une des questions des municipales,
un peu centrées d'ailleurs autour de ça,
alors qu'il y a toujours autant de points de deal,
malheureusement, toujours trois de trop sur l'ESC en 2014.
Il y a une action publique, j'ai dit tout à l'heure, je le redis,
magnifique, avec un procureur très engagé, un commissaire très présent,
des CRS qui viennent très régulièrement, une police municipale.
très présents, donc il y a beaucoup d'actions
il y a beaucoup d'interpellations, des écrous ont augmenté
de 200%, c'est pas que le trafic a augmenté
de 200%, c'est que l'action publique a augmenté
de 200% conduisant à des écrous
comme je dis souvent,
parce que quand on parle de chiffres de narcotrafic
dans les comparaisons, vous savez si jamais
vous avez un pro qui dit, attends c'est pas mon problème
c'est un commissaire qui tourne la tête ou un colonel
de gendarmerie qui tourne la tête, il y a zéro fait
de narcotrafic, si vous n'interpellez pas
vous n'avez pas de trafiquant que vous mettez
sous écrou ou que vous mettez au tribunal
à partir de ce moment-là, les chiffres d'Alès sont très encourageants
ça veut dire qu'il y a une belle action publique
qui n'est pas partout la même, semble-t-il
à mon grand regret, parce que si on veut lutter
il faut un assablant, même si on sait...
Et puis Alès est concerné, mais il y a d'autres villes
bien évidemment, moyennes du territoire
on le voit sur Bagnoles-sur-Seize
il y a eu un changement de municipalité
et il y a encore plus de points de deal aujourd'hui
C'est pour ça que les y'a qu'à faut qu'on
que j'ai dénoncés sur votre plateau et partout
et je continuerai à les défoncer
à les dénoncer, j'espère que non
à les dénoncer, pardon, pour qu'ils vous expliquent
qu'ils ont la solution contre...
Mais c'est de là.
Il y en a même qui, pendant la campagne, c'était même sur votre plateau
qu'il fallait créer une brigade cinéphile,
disait-il, pour cinéphiles. Peu importe.
Je le ressors souvent, parce que la sécurité,
c'est pas du cinéma. Une brigade cinéphile
pour un maire, ça n'a aucun impact. Alors je sais
que le maire de Nice, il en a, mais il a 400 policiers
pour avoir trois chiens. Moi, le maire d'Alès,
il n'a pas compétence. Les chiens,
et notamment les chiens qui reniflent
les stupéfiants, c'est la police nationale,
c'est les OPJ qui les gèrent, le maire n'est pas
même s'il est OPJ, il ne peut pas le faire
donc tout ça est du cinéma, arrêtons avec ce cinéma
et il y a qu'à faut qu'on, il faut
tous les jours que Dieu fait, être présent
surveiller les caméras, les condamnations
et c'est comme ça qu'on va y arriver, parce qu'un jour
la source va se tarir, et puis je le redis
et on termine avec ça,
parce que je ne suis pas venu parler du narcotrafic
uniquement, il y a beaucoup de sujets
vous voulez régler le problème du narcotrafic ?
Tapons sur les consommateurs
plus de consommateurs, il n'y a plus de dealers
c'est aussi simple que ça, l'offre et la demande
Ça veut dire tant qu'il y a des dealers,
c'est qu'il y a des consommateurs. Travaillons sur la prévention,
sur la drogue, tapons sur les consommateurs.
Et puis à partir de ce moment-là, les dealers disparaîtront.
Il y a eu un été particulier à Alès et il y a eu
des municipales particulières parce qu'il y a effectivement
un changement politique sur Alès. François ?
Oui, vous dirigez aujourd'hui une ville en face de l'opposition.
La vraie opposition, c'est désormais le RN qui font
une ville un peu là-dessus partagée en deux.
Quelles réponses vous apportez-vous à ces électeurs,
quand même c'est presque la moitié des électeurs d'Alès,
notamment sur la sécurité, bien évidemment, le sentiment
d'abandon qu'il y a, les services publics, le pouvoir d'achat,
des choses qui vous dépassent aussi un peu,
parce que ce n'est pas dans vos prérogatives,
mais on vous le reprocherait, sinon il faut aussi s'atteler.
Et qu'est-ce que vous leur dites à ces gens qui n'ont
pas voté pour vous et qui sont désormais beaucoup ?
Écoutez, je leur parle tous les jours, parce que tous les Alésiens,
et d'ailleurs, les digues sont tombés dans tous les sens.
On ne sait pas qui a voté parmi les 45% au second tour,
qui a voté pour mes opposants.
Ils viennent de partout, y compris de la gauche,
y compris du Parti communiste, y compris de la droite républicaine,
du centre et des anciens de l'extrême droite.
Sinon, ils ne feraient pas ce score.
Ça révèle un certain nombre de problématiques.
Mais quand vous passez une campagne, ici comme ailleurs,
à essayer de mettre en avant uniquement ce qui va mal,
en expliquant aux gens que demain ça sera pire
qu'aujourd'hui, que le pire est à venir
que Alès est une ville sinistrée
Alès est une ville d'insécurité
Alès est une ville où il ne se passe rien
vous arrivez à convaincre presque les gens que c'est une vérité
sauf que la réalité n'est pas là, il y a des problèmes à Alès
je ne les nie pas, je les connais
je suis peut-être celui qui les connait le mieux, depuis 35 ans
j'espère que je les connais le mieux,
mais il y a aussi beaucoup de choses qui vont bien
donc moi ma politique elle est simple
elle est de mettre en synergie tout ce qui
permet aujourd'hui d'améliorer
la qualité de vie, c'est dans le logement
c'est dans le milieu associatif où j'ai maintenu
contrairement à beaucoup de collectivités
les subventions, les soutiens
c'est la politique de la ville qu'on met en place
c'est la cité éducative où on va aider les jeunes
justement à mieux s'intégrer
pour ceux qui ont des problématiques, c'est dans le développement
économique, je recevais ce matin
un scénario qui est magnifique
entreprise et son nouveau directeur général
adjoint qui venait me rencontrer pour
faire ensemble des projets justement de développement
de cette magnifique entreprise
qui travaille dans la sous-traitance automobile
je reçois des chefs d'entreprise, nous avions
la semaine dernière à l'Assemblée Générale
de l'Assemblée Générale de la Police
Il y a plein de choses bien. Et puis, il faut le noter,
si cette ville est si catastrophique que ça,
comment expliquez-vous que nous sommes
depuis six ans sans interruption ?
En progression démographique. Non, mais pas en progression, certes.
Mais la ville la plus dynamique de France démographiquement
pour la septième année. Il y a eu cette année,
m'a-t-on dit hier ou avant-hier,
1 600 inscriptions supplémentaires sur liste électorale.
On va atteindre les 50 000 habitants.
Les néo-alésiens qui viennent, ils viennent parce qu'ils y trouvent
une qualité de vie exceptionnelle. Sinon, ils ne viendraient pas.
personne ne s'efforce ou il n'y a pas de
carottes pour venir, mais on a des logements
moins chers, on a une vie moins chère
on a un centre-ville très dynamique qui souffre
aussi, c'est pas parce que je dis qu'il est dynamique
qu'il n'y a pas de problème ou que je ne vois pas les problèmes
et ça a été tout ça le débat, dès que je dis que les choses
vont peut-être moins mal qu'ailleurs, on me dit
le maire il ne voit rien sur les réseaux sociaux, tous les haters
mais si je vois, mais je ne vais pas dire que tout va mal
je suis maire d'une ville, donc je suis là-dessus
donc j'ai beaucoup de projets
pour continuer à développer cette ville
juste une question récurrente
c'est le changement
dans la continuité, on l'a dit, avec Roustan
et Riving. Qu'est-ce qui vous différencie
de Roustan ? Est-ce que
dans la manière de faire de la politique,
dans la manière de gérer,
dans la manière de communiquer,
est-ce que vous sentez vraiment
une différence ou est-ce que vraiment
vous êtes dans les pas et dans la lignée
de l'ancien maire ?
On dit que vous êtes beaucoup plus
vertical, plus solitaire
dans votre prise de décision.
Je ne sais pas, ça c'est
c'est peut-être les mauvaises langues qui disent cela,
parce que je partage, j'écoute beaucoup,
j'ai autour de moi énormément de personnes,
j'ai une équipe administrative,
j'ai des élus que je réunis encore plus que Max et les réunissait,
donc tout ça, je pense qu'on est dans le cinéma,
mais peu importe.
Je pense qu'il y a fait notre force,
notre couple politique, Max et moi,
c'est nos différences, plus que...
Vous savez, si j'avais été comme Max Roustan,
je pense qu'à un moment, ce serait disputé.
La force d'un couple, c'est les différences.
Et les différences, il se trouve qu'on avait une complémentarité
entre eux, et on aimait s'occuper de choses,
l'un différente des autres
donc c'est pour ça qu'on ne s'est jamais marché dessus
on ne s'est jamais disputé
et j'ai un style totalement différent de celui de Max Roustan
qui est toujours à mes côtés, je le dis
mais par contre je suis aussi dans les cafés
tous les matins, mais vous voyez, ça, ça fait partie aussi
de la légende, tant mieux pour Max, ça a été écrit
parce que ça a mis en place
sa légende, mais ça fait 20 ans
que tous les matins que Dieu fait, je suis dans les cafés
à Alès, tous les samedis
je suis au marché, tout le monde le sait puisqu'on vient m'y voir
je suis avec les gens
mon bonheur d'être élu, c'est de rencontrer
les gens aux côtés, et en ce moment ils me le rendent plutôt bien
parce que j'ai un accueil
extraordinaire, peut-être justement
aux faits qui se sont passés, et je peux
vous garantir une chose, c'est qu'effectivement
les gens acceptent
donc on n'est pas pareil, on est complémentaire
mais on a une vision identique du territoire, son développement
mais vous voyez, moi je suis plus à me dire
que je veux faire rayonner encore
plus l'image d'Alès, et Max était plus
vu son âge et son âge, plus retourné sur Alès
vous voyez cette complémentarité, moi le faire
savoir pour attirer à nous, investisseurs
et nouveaux alésiens, et Max, plus sur le tout
Et c'est une complémentarité. On parle de la gestion de l'eau,
François, on avance. Vous avez
commencé à la rentrée avec
un gros sujet, c'est l'eau.
Où c'est qu'on en est aujourd'hui ? Parce qu'on a eu
des chiffres, de ce que j'ai lu, sur
le rendement du réseau, sur le
renouvellement des canalisations, qui sont un peu
en perte de vitesse, et malgré
ce que vous engagez,
c'est-à-dire, je crois, le fameux plan pour
2030. Allez, ça glotte 2030. Oui, et comment
va se retrouver le contribuable,
qui paye, lui, l'eau et l'assainissement
de plus en plus cher.
Est-ce que vous avez, vous, là-dessus,
des informations qui puissent
rassurer le cochon de payeur,
comme on dit ?
Non, mais absolument pas.
Déjà, c'est pas le contribuable, c'est l'usager.
L'usager, oui, c'est vrai.
C'est pas un contribuable qui paye l'eau, c'est
sûr. On paye en fonction de ce qu'on consomme.
Les deux sont souvent les mêmes, mais bon.
Oui, mais on a un principe.
L'impôt, il vous est imposé.
L'eau, c'est votre consommation.
Si jamais vous êtes dispendieux
ou économe sur l'eau, vous payez pas la même chose.
Donc c'est un choix de payer.
Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'on a un
principe en France, c'est l'eau paye l'eau.
Tous les travaux liés à la distribution de l'eau
et de l'assainissement doivent être payés par la facture.
Il ne peut pas y avoir de fiscalisation,
il n'y a aucune subvention là-dessus.
Il y a des subventions sur les travaux.
Vous avez à la fois des réseaux d'eau,
et depuis le 1er janvier 2020, ça fait à peine 6 ans,
la loi NOTRe a confié aux agglomérations la gestion de l'eau
et de l'assainissement sur leur territoire.
Avant, c'était les communes qui géraient,
voilà, à l'aise géraient son eau tranquille,
On était super bien, on avait l'eau parmi les moins chères de France
On avait des rendements de réseau de 72%
On gérait une partie urbaine
C'est plus simple de gérer l'urbain
Depuis le 1er janvier 2020, je suis compétent sur l'agglo
J'ai pris des réseaux en bon état, d'autres en très mauvais état
Je gère 73 ressources
Paris, une
Je gère 1380 kilomètres
De réseau d'eau potable
Autant que la ville de Paris
Avec 73 000 abonnés
Paris, c'est 1 500 000 abonnés
Quelques chiffres, juste pour vous faire comprendre
Qu'on ne parle pas de la même chose dans ce pays
quand on parle de rendement
On ne peut pas parler de rendement.
Quand je dis des réseaux ruraux, aujourd'hui, vous avez 500 mètres
de tuyaux pour un abonné, vous n'avez pas les mêmes taux.
Donc le rendement, c'est un autre sujet.
J'en ai parlé avec la directrice de l'agence de l'eau.
À part ça, après, il y a le problème de la qualité de l'eau.
Ce qui est important à savoir, j'ai dit,
zéro défaut de qualité l'année dernière sur les réseaux d'eau potable.
C'est ce qui est important. Moi, je suis là
pour protéger la santé de mes habitants d'abord.
Il y a eu deux petits soucis quand même sur deux communes.
Non, 1, c'était un branchement en plomb sur la commune de Chamborigo,
mais qui était dans la partie privative du tube, puisque c'était
le réseau plomb de l'abonné, puisque les analyses se font au robinet.
Donc ça n'avait rien à voir avec le...
Mais c'est 1 sur 1 sur plus de 1 000 trucs,
et qui n'était pas extrêmement grave. Mais les autres, c'est zéro.
Ce qui veut dire que pour ça, il faut payer. Donc qu'est-ce qu'il fait
un maire ou un président d'agglo, en l'occurrence ?
Il pompe l'eau, il la traite, il la distribue, il la fait payer,
il répare, il fait des branchements, il suit la qualité de l'eau.
c'est un travail, justement, où ça génère un budget,
une dépense du personnel, des contrats, des choses comme ça,
des produits, des tuyaux qu'il faut poser, et à partir de ce moment-là,
vous divisez par le nombre de mètres cubes vendus.
C'est aussi bête comme chou, et à ça, vous rajoutez les taxes.
Alors, la taxe pollution, la taxe truc, la TVA,
le SI, le MI, et vous avez un prix final.
Et moi, j'ai la transparence, mais ce n'est pas nouveau,
j'ai la transparence depuis plus de dix ans,
d'expliquer ce que va coûter l'eau potable et l'assainissement,
avec l'augmentation des normes et l'augmentation des coûts.
Donc oui, il va y avoir un sujet.
Mais je pense qu'à une émission seule, ça dépasse. Ça laisse à nous,
parce que nous, on va plutôt pas mal, pour tout vous dire.
Mais ça veut dire que c'est un des sujets,
à la fois sur la protection de la ressource,
sur la qualité de l'eau distribuée et le prix de la facture.
Oui, ça va augmenter. Mais il faut juste que tout
le monde comprenne que ça reste l'une des dépenses
contraintes les moins élevées des foyers.
Ça veut dire qu'en moyenne, en France, en moyenne,
ça veut pas toujours dire quelque chose, mais quand même,
il faut l'entendre, on est à 60 euros par mois en moyenne en France.
on est à 200 euros en moyenne pour tous les services climatiques
il faut comprendre qu'entre l'eau potable
qui est nécessaire à la vie et entre les internet
les 10 heures et je ne sais pas quoi
on va de 60 euros à 200 euros et ça il faut qu'on l'entende aussi
parce que dans le pouvoir d'achat ça pèse
mais quelque part on n'a pas le choix
François, une dernière question
peut-être sur les priorités pour ce mandat
Oui, quelles sont selon vous
3 grandes priorités
sachant qu'on aurait de quoi faire
toute une émission autour de vos projets
Mais il nous reste 3 minutes et j'en ai pas mal de questions
— Oui, parce que moi, j'aimerais aussi parler d'autres sujets,
si vous le permettez. — Et ça va être le cas. —
Je suis mieux aussi avec mes questions, comme disait l'autre.
Alors les priorités, elles sont simples. — Oui, parce que vous avez dit
que 82% des projets ont été faits dans le précédent mandat.
Donc voilà. Qu'est-ce qui reste et qu'est-ce qui n'a pas fonctionné ?
— Alors je reviendrai, si vous m'invitez.
Vous parlez de finances publiques, projet de loi de finances 2027,
où j'ai beaucoup à dire. Vous savez que là-dessus,
j'ai une voix qui essaie de porter le plus loin possible,
même si elle n'est pas encore assez forte, et je compte sur vous aussi
sur le fait que les collectivités
locales sont mises trop à contribution
dans l'effort collectif qu'il faut que nous menions
parce que les collectivités locales, c'est le service public
de proximité, donc à chaque fois qu'on nous prend de l'argent
c'est moins de service public. Il y en a qui veulent le supprimer
Oui, ben justement, j'aimerais
aussi venir en parler, ça sera à un moment
la voie que je serai mettre dans la campagne.
On en parlera pour la présidentielle
Oui, oui, mais j'aurai mon mot
à dire aussi en tant que maire d'une petite
ville de province dans cette affaire. Donc les priorités
bien sûr, c'est la proximité, la sécurité
La santé, sur laquelle je travaille beaucoup aussi pour essayer
d'améliorer, parce que ce sont les attentes de la population,
mais quand on dit la proximité, la proximité c'est tout.
Ça veut dire que c'est aussi bien les festivités
du quotidien que l'entretien de l'espace public,
la propreté, les espaces verts et la renaturation.
L'adaptation au changement climatique, qui est
la politique transversale de tous les projets que nous allons mener,
j'ai beaucoup de projets que je vais présenter,
et puis après des projets, ce que j'appelle sur le temps long,
des projets un peu plus en profondeur,
qui vont permettre de continuer la transformation de cette ville,
encore sur le cœur de ville, mais pas que,
la rénovation urbaine numéro 3, que je suis en train
de discuter pour mettre en place sur les quartiers de
Tamaris, de La Royale, sur le
Faubourg d'Auvergne, par exemple.
Est-ce que les écoles d'Alès seront climatisées ?
Les écoles d'Alès sont toutes climatisées
au moins, au moins, pour chacune des écoles.
Il y a un espace réservé dans toutes les écoles.
Il faut qu'on se pose collectivement
une question, par rapport au prix de l'énergie
et de la climatisation. Les écoles, en fait,
on s'aperçoit qu'on a besoin d'une climatisation
sur trois mois dans l'année.
parce que juillet-août les enfants ne travaillent pas
ça ne vous a pas échappé
malgré tout il commence à faire chaud, mi-mai
et souvent jusqu'à fin septembre
mais il faut savoir qu'aujourd'hui
climatiser toutes les écoles d'Alès
il y en a plus de 25, 27 écoles
il y a un petit sujet de 6 millions d'euros
d'accord ?
moi il va falloir savoir où je prends
l'argent et je compte sur les fonds verts
et puis après il y a le fonctionnement, il y a l'entretien
ça coûte excessivement d'argent
donc il y a des endroits où on est obligé de climatiser
je l'ai fait à Claire-Lacombe parce que
ceux qui nous ont précédés ont construit des verrières
dans le sud, ou à Tamaris à l'époque
il y avait des verrières, on les a démontées
effectivement là ça n'a pas de sens, puis il y a des écoles anciennes
dans lesquelles, avec un peu de ventilation
avec des systèmes
qui permettent de tomber la température et partout
mais il y a une salle climatisée
j'avais pris cet engagement, je l'ai tenu
dans chaque établissement, et on va continuer
petit à petit l'adaptation
Le centre-ville rapidement, parce
que là aussi c'est une vraie interrogation
sur Alès, parce qu'il y a des difficultés
économiques dans le centre-ville
bien évidemment il y a la concurrence d'internet
mais comment agir pour faire
revenir les Alésiens et au-delà
d'Alès, sur le centre-ville
alésien ? Alors, c'est un vaste sujet, on les fera
venir parce qu'ils trouveront un intérêt à venir. Il faut déjà
partir du début. Vous venez, pourquoi vous venez ?
Soit pour visiter des monuments, du patrimoine,
et on en a visité Alès, la cathédrale
n'est pas que, et soit, effectivement, vous venez
parce que vous avez trouvé des commerçants
ou des services ou des festivités
qui vous donnent envie de venir.
Et à partir de ce moment-là, ou des restaurants ou des bars.
Donc, toute la politique que je mets en place,
moi, comme Max Roustan à l'époque, et que
je vais continuer sur l'animation festive et culturelle,
et je pourrais vous citer des grandes
réussites, encore la semaine de Sévenol, c'est plus de 50 000
personnes, malgré la pluie, qui sont venues, donc qui vont
consommer en ville, c'est l'objectif.
La fête à la Châtaigne
samedi dernier, des animations autour
des Halles de l'Abbaye. Donc il faut des événements.
Il faut des événements. Après, il faut la qualité de l'espace
public. Donc petit à petit, on reprend toutes les rues,
la rue Jean Castagneau, qui a été, que j'ai
faite pendant la campagne, d'ailleurs, ça m'a été reproché,
ont tombé des arbres. Vous avez vu, c'est les mêmes
arbres que j'ai démontés parce qu'ils étaient en danger
que ceux qui ont été vrillés là-bas
à Port-Camargue, vous savez, c'est les mêmes pain-boules
une tornade est passée, pout, ils ont fait ça, ils sont tous
tombés, moi c'était les mêmes, et je les ai
enlevés parce que voilà, j'en ai replanté bien sûr
donc voilà, après il y aura la rue Saint-Vincent, il y aura les trucs
qui vont être refaits, et puis après on travaille sur
les locaux commerciaux, on a mis en place
une foncière qui nous permet, là où il y a des
projets, de pouvoir
accompagner l'installation
de commerçants, mais vous allez voir dans quelques jours
j'ai signé des devis
et des permis de construire, des permis d'aménager
pour des commerces, notamment une grande chaîne de commerce
qui va venir s'installer en centre-ville. Et je pense,
je fais partie de ceux qui pensent que les années
prochaines vont être des années
où il va y avoir une reconquête des coeurs de ville
parce que même les grandes enseignes y ont compris, on le voit
à Paris, on le voit dans les villes moyennes, Laval, tout ça,
qu'elles avaient intérêt aussi
à revenir avec des plus petites boutiques en centre-ville
et on y travaille avec nos managers
du coeur de ville et les commerçants.
Vous êtes une personnalité
aujourd'hui peut-être la plus grande personnalité
de la droite gardoise
aujourd'hui, ça vous crée aussi quelques
inimitiés, on sait qu'il y a un sujet
avec Éric Giraudier, le président
de la CCIGAR concernant l'aérodrome
de Dau, et puis
comme je dis au journal, j'ai lu
aussi qu'il y avait un certain Olivier
Martin, le président de 16CBN
dans une interview récente
dans nos colonnes, et il fait savoir que
vous vous moquez un peu de sa communauté de communes
qui n'a pas d'échange, et je crois
qu'il y a un mot qui vous a agacé, ce qui vous traite limite
de caïd. Ouais c'est ça, je n'ai pas compris
je pense que quelque part il devait avoir peut-être
une fin de matinée un peu compliquée
Vous n'avez pas de relation avec lui ?
Bien sûr que si, il est au sein du pays Cévennes
alors moi je le prends au mot d'ailleurs
M. Martin qui était dans mon bureau une semaine avant cette interview
pour me demander quasiment comme la commune de Saint-Ambrois
veut quitter le pays Cévennes
parce qu'il y a du binz au sein de la communauté de communes
ils sont venus me voir tous les deux
le maire de Saint-Ambrois et le président
pour me dire bon Saint-Ambrois si tu veux récupérer Saint-Ambrois
il n'y a pas de problème, moi je suis d'accord
et je lui dis quid du pays Cévennes
il m'a dit dans ce cas là on viendra tous
et une semaine après il m'insulte
dans la presse. Monsieur qui était communiste,
qui est parti socialiste, qui parle
de mes élus communistes, qui serait
vendu. C'est insupportable. Et donc,
comme la semaine prochaine, j'ai un pays
que je préside, où ils sont avec nous.
Alors, je rappelle que que fait l'agglo ou le
pays pour le pays Cévennes. Donc,
s'il ne le sait pas, il va peut-être nous entendre ce soir.
Donc, on gère, on traite ses ordures
ménagères. On instruit ses permis de
construire. On gère le SPANC.
On fait le SCOT. Et on fait plusieurs choses
encore.
Nous, l'agglo, parce qu'ils ne sont pas en capacité de le faire,
ils viennent nous voir
en disant, est-ce que tu peux nous filer un coup de main ?
Après, je ne vais pas me mêler de la gestion de ces Cévennes,
comme je ne me mêle d'aucune autre communauté de communes.
Donc voilà, je ne comprends pas.
Je veux croire que c'est toujours, vous savez, Olivier Martin,
je le connais depuis 30 ans, il a toujours été,
il ne savait pas ce qu'il voulait.
En l'occurrence, ce qui me choque le plus là-dedans,
c'est qu'il agresse des élus de mon bureau
au motif qu'on ne serait pas d'accord politiquement.
Je veux redire ici, publiquement,
qu'aucun élu de mon bureau communautaire
ne s'est vendu quoi que ce soit
par rapport à quoi que ce soit, sûrement pas pour des indemnités,
parce que là il faut qu'on arrête aussi,
surtout que M. Martin, je pense, touche pas mal d'indemnités,
c'était une des raisons
pour lesquelles il veut rester président d'ailleurs,
mais ça, ça ne le regarde que lui.
Tous les élus sont venus à ma demande, ont accepté le contrat,
et le contrat, c'est que nous travaillons
ensemble sur les projets en amont,
nous débattons, chacun garde ses convictions,
et ensuite quand on met sur le bureau de l'Assemblée,
c'est qu'on est majoritairement d'accord, et ça passe à l'unanimité.
Ça doit être un modèle pour la France.
On est en désaccord politique-nationaux,
j'ai des élus communistes, socialistes,
centristes, de droite, qui travaillent ensemble,
dans un bureau communautaire où les 71 maires sont présents.
Et oui, c'est vrai, alors ça déplait à M. Martin
parce qu'il n'y arrive pas peut-être, ou à d'autres,
toutes les délibérations parce qu'il y a une unanimité.
Posez-vous juste la question, si le travail que nous faisons en amont,
hier soir j'avais un bureau des maires communautaires,
où j'avais invité Mme la Préfète par exemple,
tous les maires sont présents, on échange les problématiques
et on avance, et on grandit les uns avec les autres.
Les élus communistes ne sont pas devenus des élus LR ou centristes,
les élus LR ne sont pas devenus communistes,
mais on travaille ensemble parce que l'intérêt
général passe avant tout chez nous.
Donc M. Martin, un peu de rigueur.
Je ne sais pas si c'est pour essayer de mettre le binz
dans mes équipes pour que peut-être certains
vice-présidents disent, je me fais critiquer
tout ça pour exciter les réseaux sociaux, c'est stupide.
En tout cas, quand on est élu, et je regarde
Dieu dans les yeux s'il nous regarde, je pense que la
décence, c'est de ne pas critiquer ses collègues,
défendre les territoires, ça me paraît être
l'un des éléments moteurs de la prochaine
campagne, et ne pas s'agresser entre nous,
d'autant qu'ils ont besoin de nous,
et peut-être que ce jour-là, ces élus vont lui dire, attends Olivier,
écoute, c'est ridicule
Romain Caillet m'avait dit quelque chose
Romain Caillet la semaine dernière on faisait des répétitions
puis à un moment donné on s'est parlé
quand je lui ai dit que mercredi vous étiez notre invité
il m'a dit tu ne tiendras pas le temps
on n'y arrivera pas
et en plus j'ai encore deux questions à vous poser
monsieur Rivenc rapidement
avant de vous libérer
ne faites pas prendre l'habitude à tous les invités
parce que tous ceux qui viennent de plus loin que Nîmes
vont me dire la même chose chaque soir
une question
pour votre venue, puisqu'on a annoncé hier soir votre venue
Et effectivement, j'ai reçu pas mal de textos.
J'ai reçu des textos de Dominique Patieu, par exemple,
parce qu'il est l'un des plus vieux restaurateurs d'Alès.
Après 51 ans d'activité, il voulait vous saluer ce soir. Il m'a dit
de le faire à travers moi parce qu'il va bientôt partir à la retraite.
Et que c'est aussi ça, la transmission sur Alès, la capacité à pouvoir
avoir des acteurs économiques comme ça importants sur le territoire.
Bien sûr. C'est un microcosme à Alès où
les gens travaillent les uns avec les autres.
Quels qu'aient été nos combats, quelles qu'aient été nos positions,
on travaille les uns avec les autres.
Et on l'a encore vu ce matin et on va le voir
avec les étudiants dans quelques semaines. Donc oui, bien sûr,
l'Est est un territoire où on transmet, où on forme et on transmet.
Il y a une vraie vie interne à l'Est issue de notre histoire.
Et cette histoire, elle est belle et elle va continuer.
Et un dernier mot, c'est Nouvelle Énergie,
l'équipe gardoise de Nouvelle Énergie avec David Lysnard,
il voulait savoir ce que vous pensez de la dynamique
de Nouvelle Énergie dans le Gard, ils ont 550 adhésions à ce jour,
et savoir comment le patron des Républicains dans le Gard aujourd'hui
considérait cette démarche de David Lysnard, le maire de Cannes.
— Alors cher Abdel Samari, je vais être très très clair
une nouvelle fois. Je crois que j'ai toujours été.
Je crois qu'on peut au moins me tenir gré de cela.
Ça veut dire que ce que j'ai dit, c'est pour éviter le danger en 2027
qui approche de se retrouver au second tour, à devoir choisir
ou pas choisir entre l'extrême droite et l'extrême gauche,
à savoir Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon,
il faut que les candidats du Bloc central,
appelés comme ça, j'aime pas ce terme, mais on va dire,
qui va de la droite républicaine à Raphaël Glucksmann, en l'occurrence,
tombent d'accord pour trouver qui va pouvoir porter cette aventure
et bâtir un projet ensemble,
qui ne sera peut-être pas le projet qui va sauver la France,
mais qui va éviter qu'elle soit durablement abîmée
par les deux candidats qui, aujourd'hui,
prétendent aux deux premières places.
Et donc, David Lisnard en est un,
Bruno Retailleau en est un autre,
Édouard Philippe en est un troisième, Gabriel Attal en est un...
Je ne sais pas qui, j'ai dit qu'aujourd'hui,
je suis président de l'LR, vous l'avez dit, donc mon candidat naturel
c'est Bruno Retailleau, s'il s'avère que
dans les sondages, Bruno, et je lui ai dit ce que je vous dis là
arrive à juste
permettre que personne n'arrive
en seconde position, il faudra se prendre une position
et Xavier Bertrand qui est mon ami
et pour qui je suis engagé depuis plus de 30 ans
bah aussi j'en ai parlé avec lui à Paris
donc voilà, donc je dis, donc David Lisnard
on va suivre sa progression
il y a des choses qu'il dit qui sont très intéressantes
puis il y a des choses, je trouve qu'il est un peu
parfois dans une espèce de rhétorique un peu
extrême, il copie un peu
à mon avis, ce que font d'autres partis un peu plus
mais il a des choses à dire, c'est un maire
c'est sa force, comme Édouard Philippe d'ailleurs
Bruno Retailleau sont des élus locaux aussi
voilà, et je crois que c'est important
et l'enjeu de 2027
et je m'en suis ouvert sur le plateau de votre collègue
Apolline de Malherbe, ça sera je pense
les maires, donc les territoires
contre l'état central, et je crois qu'aujourd'hui
si on arrive à monter un projet qui émane
des territoires, de la vraie vie des gens
parce que nous, nous sommes au contact de la vraie vie des gens
les maires, qui va à l'encontre des projets
on va dire étatiques
je pense que quelque part c'est quelque chose
qui peut parler à la France
et peut-être qu'à cause ou grâce au président Macron
cette dépolitisation fera qu'on va sauver la France
parce que je ne crois pas à l'aventure
des extrêmes, je crois que la France
va le payer durablement et après nous n'aurons
que nos yeux pour pleurer
Bon François, pour terminer, Christophe Rivenc
toujours autant en forme
toujours passionné
on discutait à la...
Est-ce que vous y croyez François, vous qui avez quand même
un regard journalistique avec une vraie expérience
sur cette capacité de la droite
jusqu'à Raphaël Glucksmann de s'entendre
Non, je ne le crois pas
malheureusement je ne crois pas
je pense, on le voit
puisqu'il y a des écuries tous les jours
tous les jours il y a une nouvelle écurie
Natacha Polony
Oui ce matin j'ai écouté sur Inter Natacha Polony
Non je pense qu'à un moment donné
M. Rivain qui commence à avoir
un certain poids politique dans le département
bien évidemment mais au niveau national
devrait faire en temps de raison
Ah je croyais qu'il devrait se présenter
On devrait déjà faire entendre dans son propre parti.
Je pense que, par exemple, quelqu'un comme Bertrand est capable aussi
de le faire pour dire certainement à Retailleau et à d'autres
de se calmer qu'il y a quand même un candidat qui fait aujourd'hui,
dans votre camp et dans le bloc central, figure de leader.
Il faudrait déjà... Parce qu'on n'est pas loin, là.
Ça va commencer. Et vous avez raison
d'insister. Je pense que la présidentielle, aujourd'hui,
ça va être une des élections
les plus importantes de ces
30 ou 40 dernières années.
Voilà. Donc, là, il ne faut pas rigoler.
On ne peut pas rigoler. Et là, franchement,
les électeurs
et les présidents... Et je voudrais juste préciser un truc.
Tous les candidats, aujourd'hui, posent leurs
limites, leurs bases, leurs volontés.
C'est assez intéressant. Parce qu'aujourd'hui,
Retailleu dit sa position,
que Attal dit sa position, que Glucksmann dit sa position,
qu'Edouard Philippe, c'est vachement important
parce que ça nous permet aussi de voir là où il va y avoir
la convergence, parce qu'après il faut avoir une majorité
à l'Assemblée, on a trop mal vécu ces trois
dernières années, on peut avoir un président
si on n'a pas de majorité, c'est le même bordel, excusez-moi
du terme, qui va arriver, mais effectivement
moi je vais militer inlassablement
pour ce rapport, après c'est pas le point que je
pèserai là-dedans, mais vous savez, moi j'ai une phrase
qui est au-dessus de mon bureau, ils ne savaient pas
que c'était impossible, alors ils l'ont fait
et si on avait raisonné comme vous le dites, cher François Martin
alors on aurait abandonné
On n'y aurait pas été en 93 avec Max
Ni en 95 parce que c'était ingagnable
Et on avait strictement gagné
Et même pire
Qui aurait dit qu'Alès soit aujourd'hui
Plutôt dans une posture très très positive
Alors qu'il y a 30 ans
Et même Christophe Rivenc
Dont on disait il y a à peine
Même sur vos plateaux mais est-ce que vous croyez
Que demain ils allaient nous faire confiance
Vous n'êtes pas si, vous n'êtes pas te, vous n'êtes pas Max
Et Christophe Rivenc a été élu assez largement comme tout
Pas autant qu'il aurait espéré
peut-être au premier tour.
Oui, mais ça n'aurait pas changé grand-chose de toute façon,
pour plein de raisons, puisqu'on voit que les reports
ne sont pas faits dans le même sens, puisque j'étais largement
en tête au premier tour, ce qui n'est pas le cas de tous
les maires sortants de notre belle région, et je peux en parler
de... Donc, ce que je veux dire,
ce que je veux dire, c'est qu'il faut tout essayer.
J'irai au bout du bout du bout de ce qui est
en mon pouvoir. C'est pas encore une soirée électorale.
Pas encore. Pour essayer d'arriver.
Vous n'aurez qu'un seul candidat du Bloc central, vous.
Oui, je pense que ce sera une obligation.
Après, écoutez, chacun se débrouillera,
et moi je rentrerai dans mes pénates
c'est-à-dire dans ma bonne ville d'Alès
où je vais essayer d'organiser une espèce de résistante
en m'occupant de mes habitants
parce que c'est ma passion
je ne suis pas parti aux législatives, les sénatoriales,
tout le monde m'a dit va au sénatorial
ça ne m'intéresse absolument pas
ce qui m'intéresse c'est m'occuper des merdes de chiens
comme disait l'autre et de me faire engueuler,
malheureusement parfois un peu trop souvent,
mais aussi féliciter et soutenu
et ça, ça fait du bien
Merci beaucoup Christophe Rivenc
Merci monsieur le maire d'Alès d'avoir été en plateau,
Merci François.
