18 Vues de vidéo·10 nov. 2024
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L’entretien ci-dessus est extrait de “Décrypter l’Afrique”. D’autres vidéos sont disponibles sur la chaine Youtube dédiée à l’émission (https://www.youtube.com/@decrypterlafrique8056).
Entretien exclusif et intime avec Robert Bourgi, figure emblématique et controversée, témoin et acteur de la Françafrique. Robert Bourgi, avocat et lobbyiste, proche de nombreuses personnalités politiques africaines et françaises, revient sur son livre "Ils savent que je sais tout", où il détaille des aspects méconnus et parfois choquants de ces liens : interventions politiques, corruption, occultisme et financement des partis français ou du train de vie de leurs dirigeants par des chefs d’États africains.
.L'entretien dévoile également des éléments personnels, retraçant l’histoire de la famille Bourgi, originaire du Liban et établie en Afrique de l’Ouest, où elle s’est intégrée dans une hiérarchie coloniale complexe, servant d’intermédiaire entre les colons français et les populations locales. Toujours dans une ambiguïté structurelles.
Enfin, l’interview aborde les relations de Bourgi avec des personnalités africaines comme Omar Bongo, ses liens avec Laurent Gbagbo, ou encore son regard sur le nouveau pouvoir gabonais incarné par Brice Oligui Nguema. À travers cette conversation, Théophile questionne Bourgi sur la morale de ces pratiques et sur l'empreinte laissée par la Françafrique, tout en l'interrogeant sur des aspects sombres et inavoués des rapports entre l’ancienne puissance coloniale et ses anciennes colonies, qui continuent d’exercer une influence persistante.
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[Musique]
bonjour Robert Bourgi et bienvenue sur
notre plateau bonjour et je vous
remercie de m'avoir invité votre livre
ils savent que je sais tout a fait le
buz dans toute la francophonie notamment
en raison de vos récits sur les
relations franco-ivvoirienne et
notamment sur le renversement de Laurent
Bagbo avec le soutien de la France ou
Nicolas Sarkozi mais ai du récit de vos
révélations sur les sommes folles
offertes aux dirigeants français de
droite par des présidents africains
selon des procédés euh assez romanesque
j'aimerais qu'on revienne sur votre
livre en prenant un peu de recul sur la
réalité des relations coloniales et
post-coloniales dont vous êtes un témoin
un témoin clé un témoin pour l'histoire
une colonialité et une post-colonialité
étrange pour celui ou celle qui la
regarde de loin je pense aux générations
actuelles celles qui sont nées après
2000 et qui votent un peu partout en
Afrique quand il est permis de voter euh
c'est une colonialité une
post-colonialité à la fois violente et
intime et souvent perverse en tout cas
vu avec ce recul historique là mais ce
sont des des récits qui nous montrent
une vérité froide une vérité criarde une
vérité que la France veut pas forcément
regarder en face et qui en dit quand
même beaucoup sur ses élites alors ce
qui m'a frappé le plus dans votre livre
c'est votre histoire familiale euh qui
rencontte la grande histoire l'histoire
de votre père ma m de Bourgie Payson
plutôt pauvre arrivé du Sud Liban au
Sénégal un peu par hasard et qui
deviendra un commerciant prospère mais
quelque part moi ce que je lis hein
c'est une sorte de d'illustration de la
hiérarchie raciale dans l'empire
français de l'époque les Noirs en bas
les blancs en haut et les Libanais un
peu entre les deux intermédiaires utiles
parce qu'ils peuvent mieux pénétrer les
société africaine mais très longtemps
méprisé eux aussi dans le fond est-ce
que euh cette analyse elle est bonne ou
alors elle pêche par certains points
est-ce qu'il y a pas dans cette histoire
quelque chose qui relève de la
hiérarchie la hiérarchisation coloniale
dans l'histoire de votre père et et dans
votre histoire après l'histoire de mon
père et la
révélation de la réalité
des relations sociales qu'il y avait
dans l'empire colonial français comme
vous l'avez dit si bien dit la la classe
supérieure c'était les les Français ce
qu'au Sénégal on appelait les tbab
ensuite il y avait la la classe
sénégalaise et africaine parce que il y
avait des ressortissants des autres
colonies de l'Afrique de l'Ouest ou de
l'Afrique centrale qui venaent à Dakar
pour les études et il y
avait le que l'on me pardonne cette
expression le Sénégalais de base
mais je voudrais vous dire
Théophile ce que j'ai effleuré dans les
mémoires c'est que le libanais a
souffert
aussi du
racisme des Français ce racisme a un peu
forgé notre histoire commune et d'une
certaine manière on peut dire que vous
avez marché tout de même sur les pas de
votre père vu qu'il collectait déjà de
l'argent dans les communautés libanaises
pour le RPF le parti go dans les années
50 vous dites que votre père obligeait
entre guillemets les Libanais à donner à
de Gaul et à ses successeurs alors de
Gaul en France c'est la statue du
Commandeur et imaginez qu'il se fait
livrer de l'argent de cette manière par
des personnes plutôt dans une situation
moins favorable que lui ça a de quoi
surprendre ça le ferait presque
descendre de quelques étages d'autant
plus que c'est dans un contexte je
répète de domination politique et
économique est-ce que ces Libanais
d'Afrique avaient le droit de pas euh
avait le droit de refuser de participer
à à ce tribu là euh Théophile
j'ai j'ai bien réfléchi avant de me
livrer à à cette
révélation j'ai tenu à ce que l'on
sache que le RPF du général qui après
deviendra RPR umplr et cetera je parle
du RPF h ayant à sa tête
cet homme immense ce personnage
historique que votre père adorait que
mon père adorait mais j'avoue aussi il
ne savait même pas pourquoi il l'adorait
vous savez il a suivi ses frères
sénégalais l'amingay et les chefs
religieux lesbou vous voyez alhj Ibrahim
adjop Alj nutal et et et les grands
chefs religieux qui avait qui avait une
espèce d'admiration pour le général de
Gaulle il les a suivi mais lui
sur le plan intellectuel pourquoi il il
il les suivait il savait pas excusez-moi
je dois vous l'avouer mais j'ai tenu à
ce que l'on sache que le RPF créé au
lendemain de la guerre quand les
populations française était dépourvu de
tout ce ce parti a vécu des années et
j'ai tenu à ce que l'on sache que le
parti a vécu en grande partie avec les
fonds que mon père collectait auprès de
de ses compatriotes du Sénégal et
d'ailleurs sous la houlette de Jacques
fouard et tant d'autres jaqu F figure
centrale la France voilà d'autres
compagnon du général et c'est pour ça
que j'ai cité monsieur Pompidou que j'ai
j'ai rencontré pour la première fois en
1955 à l'Hôtel De La Croix du Sud à
Dakar où j'accompagnais mon père et où
la endit monsieur Pompidou Jacques
faucard et c'est là que pour la première
fois j'entends le mot le nom de Pompidou
voyez et quand quelques années après
j'ai retrouvé le le le Pompidou ancien
Premier ministre du général de Gaulle ça
m'a fait quelque chose voyez je tenais à
ce que l'on sache que même
l'immeuble qui représente aujourd'hui la
la mémoire du général aux 5 rues de
Solferino à Dakar dans le 7e
arrondissement de Paris est en grande
partie a été en grande partie acheté
grâce au
financement des fonds libanais venus
d'Afrique et grâce aussi à Monsieur
faouard et c'est ainsi voyez le général
ne voyait pas trace de l'argent il faut
rendre hommage quand même au général il
ne voyait pas trace de l'argent je le
sais par Monsieur focard lui-même et
ensuite j'ai posé la question à Monsieur
Pompidou en 1969 et 1900 70 lui-même
ancien Premier ministre est devenu
président de la République et euh le
général savait que quelque qu'il y avait
de l'argent qui permettait au général de
Gaulle de traverser le désert comme on
l'a appelé mais je je tenais à ce que
l'on sa entre 46 et 58 entre 46 et 58 je
tenais à ce que ça se sache que les
Libanais n'ont pas peu contribuer au
financement de l'action politique du G
général de Gaulle sans que lui né été à
l'origine ce que fut monsieur Chirac un
peu plus tard ça montre aussi un quelque
chose ça montre que pendant longtemps le
franc CFA qui alors convertible qui
bénéficie d'une libre convertibilité et
bien ce franc CFA aujourd'hui décrié par
les jeunes générations et ben ça permet
d'alimenter ce type de réseau et de
faire remonter l'argent à Paris assez
facilement par rapport à l'époque
contemporaine absolument et n'oubliez
pas que le français fa vaer double va
les double un français CF1 en France
vous avez 2 francs et donc ça faisait
beaucoup d'argent monsieur alors Jacques
faucard la figure la plus légendaire de
la France-Afrique dont votre père était
proche vous prend très vite sous son
aile et vous montez dans les rouages du
RPR puis de de l'UMP ce parti a changé
le nom plusieurs fois mais vous êtes
toujours dans l'ombre est-ce que on peut
dire que vous êtes toujours mépriser
vous racontez à un moment donné comment
Villepin qui a peur qu'un des
scandaliers à la République des malettes
éclate ve vous éconduire avec violence
comme alors moi c'est ce que j'ai
interprété come ncuit un vulgus PCUS
presque un domestique est-ce que c'est
pas là le retour du du refoulé colonial
et est-ce que c'est pas cette
humiliation qui a créé votre première
révolte contre ce système que vous avez
servi et enrichi je ne me rappelle pas
avoir été une seule
fois traité de la manière dont vous
parlez vous racontez comment en
septembre 2005
Dominique de Villepin que je voyais au
moins une fois par semaine il n'est que
de voir les annexes et les documents
voir tous les rendez-vous que j'ai eu
avec lui il me il était premier ministre
de de Monsieur Chirac il me fait venir à
Matignon et pour la première fois il me
dit sa secrétaire me dit rendez-vous au
pavillon de musique dans dans le jardin
de matin dans le parc de Matignon et là
il arrive 15 minutes après le
rendez-vous en jogging suant
et je lui dis j'ai pas pour habitude
d'attendre Dominique et en plus vous me
recevez en jogging j'étais j'étais pas
très bien il me dit voilà je vous ai
fait venir camarade il m'appelait
toujours camarade moi par son prénom
et ça sent le souffre actuellement les
magistrats sont là à guettter les les
les affaires africaines l'Angola gate
l'affaire Elf et compagnie
alors il faudra qu'on se voit de moins
en moins souvent qu'on espacee nos
rencontres parce
que il faut il faut éviter de parler
d'omarbongo de sassun guesso ça sent le
souffre alors là je me suis énervé je lu
dit Dominique mais l'argent qu'il vous
envoie ne sent pas le souffre vous étiez
bien content de l'avoir puisque c'est
comme ça moi je m'en fais et j'ai quitté
le pavillon de musique et je répète ce
que j'ai déjà dit dans d'autres
interview je lui ai dit vous m'emmerdez
Dominique il a il a essayé de me retenir
moi je luii dit vous me cassez les pieds
vous m'emmerdez et je suis sorti par la
rue de
Babylone dans le parc de matigon il y a
une porte qui donne sur la rue de
Babylone il a essayé de me courir après
les gendarmes qui étaient présents ont
assisté à la scène il y en a aucun qui
se soit approché de moi
et c'est lui qui quelques jours après
à m'a pratiquement supplié de le
retrouver à
Matignon mais
entre-temps je suis allé retrouver
Nicolas Sarkozi que je connais de que je
connaissais depuis
1982 et qui était ministre de
l'Intérieur il a été tout content de me
revoir il me dit qu quel bon vent
t'amène je lui ai raconté la scène il
m'a dit il t'ont foutu un coup de pied
au cul comme à moi c'est ça les
chirakiens ils se servent de toi il te
fout en l'air après je lui dit il me dit
là tu es chez toi Robert à beauovau tu
es chez toi mais je ne veux pas un sou
venu d'Afrique je ne veux pas un centime
je sais tout ce que tu as fait pour
Monsieur Chirac et avant pour Pompidou
et je sais ce qu'a fait ton père pour le
général de Gaul et Monsieur Pompidou
mais moi je ne veux pas un sous et je
tiens à vous redire Théophile sur votre
plateau qu'il n'y a jamais eu un sou
venu d'Afrique en diresarienne on va
dire d'Afrique subsaharienne parce qu'
vous vois venir l'Afrique subsaharienne
en direction de Sarkozi c'est-à-dire ce
que je faisais à la demande de Monsieur
Chirac depuis
1981
alors vous estimez donc que ça pas été
une humiliation de la part de Dominique
de
Villepin vous n'avez pas l'impression
d'avoir été méprisé par l'establishement
de de droite parce que justement vous
êtes le fruit d'une histoire
particulière euh disons que j'étais plus
près du bon Dieu que de ses
apôtres et les apôtres ne supporteent
pas que j'ai le contact direct avec le
bon Dieu c'est-à-dire avec Chirac alors
en France on a tenu enfin je trouve
qu'on a tenu les révélations sur la
corruption franco-africaine en la
mettant sur le compte du financement de
la vie politique raconter dans votre
livre que shirac avait des énormes
besoins d'argent que même Omar Bongo
s'en étonnait alors vous il y a une
scène qui m'a frappé c'est la fameuse
scène des jam B à l'Élysée par exemple
où on a l'impression que jacesirac
tremble parce qu' qu'il a de l'argent oh
il n'a jamais tremblé vous savez il
avait plutôt le sourire et les mains
ouvertes euh c'est-à-dire que lqueors
sont lorsque bless Compaoré a chargé son
ministre d'État euh son homme le plus
proche de venir avec son offrande au
président Chirac à la veille de
l'élection présidentielle de 2002 il a
comme on voulait éviter les je sais pas
le le regard des magistrats et autres il
a il a fait en sorte que ce soit des
dembé les jembé il y en avait quatre euh
je suis allé à l'hôtel de Salif Dialo un
hôtel près de de l'Arc de Triomphe
proche de BL oui plus proche Salif Dialo
ministre d'État et je lui a dis on y va
salive c'est à 19h le rendez-vous et je
vois dans c'est une scène que je
n'oublierai jamais qu J je dis mais il y
a un orchestre burkinabé ou quoi une
fête je suis pas au courant il me dit
non c'est l'argent pour le le vieux il
l'appelait le vieux en parlant de Chirac
je dis comment on va faire
je lui dit mais c'est immense ça
rentrera pas dans ta voiture chef de
mission diplomatique il me dit mais tu
prendras la tienne alors ce qui fait
qu'on on a mis deux jumé dans la voiture
du ministre et deux dans la mienne mais
moi comme je venais de subir une
intervention chger CUDS j'ai dit mais
moi je peux pas porter j'ai fait en
sorte que mon fils m'accompagne et nous
allons à l'Élysée et là mais alors dans
la cour d'honneur de l'Élysée monsieur
il y avait les gendarmes au portail des
gendarmes de partout et qui ils étaient
là je vous dis franchement ils étaient
har mais il connaissaiit il me
connaissaiit j'étais un visiteur
régulier et ils avaient compris et et là
j'ai dit à j'ai appelé la secrétaire de
monsieur de Villepin Nadine j'ai d
Nadine il y a un problème moi je peux
pas porter il y a qure j elle me dit
quoi j'ai dit quatre j descendez elle
est descendue avec monsieur de Villepin
secrétaire général l'Élysée
vice-président de la République mon fils
portin gembé Salif portin gembbeé
Dominique de Villepin portin gembé et
Nadine portin gembé et nous voilà dans
le bureau de Villepin on pose les quatre
gembé le ministre d'État l'envoyé de du
président comp compauré s'assoit là moi
je m'assois là un fauteuil était prévu
pour Monsieur Chirac là et Dominique de
villeepin S soit là à droite
arrive monsieur Chirac
ah quel orchestre
et Dominique de lui dire monsieur le
Président c'est pas c'est ce que vous
attendiez il dit dans les J il dit oui
monsieur le Président c'est dans dans
les jamb il salue Salif Diallo il me
salue bonjour Robert je respect monsieur
le Président
et remerciement et tout il me dit
comment va-t-on faire Salif je lui ditur
monsieur le Président moi j'ai pour
mission de vous déposer ce que vous
attendiez ce que vous a promis le
président mais je ne peux rien faire
d'autres et le président de dire à
Dominique euh faites en sorte de que
l'on puisse récupérer l'argent donc
voilà que les deux hommes renversent les
dembé coupent les cordes et les dembé
déversent l'argent et là Monsieur Chirac
de s'exclamer
étonné un peu en colère voyit agacé il
dit quoi que des billets de 5 dollars
mais comment va-t-on faire et là moi de
lui dire monsieur le Président je crois
que saliv Dialo doit retourner à
l'ambassade et moi aussi on a fini la
mission on est parti on les a laissé
avec les JM B qui contenait 3 millions
de dollars alors c'est intéressant cette
scène parce que ça montre quelque chose
qui euh relève de la série Netflix on va
dire mais est-ce que c'est pas il y a
pas tout bêtement dans toutes ces
affaires quelque chose de vénal quelque
chose qui relève aussi de
l'enrichissement personnel parce que
pour pourquoi on parle toujours de
financement de la vie politique est-ce
qu'on peut pas imaginer que les HES
politiques français sont aussi euh euh
disons à Progin que les fameux
dictateurs africains qu'on ridiculise en
France je vais répondre et à deux
réponses à votre question enrichissement
personnel je ne saurais vous dire
Théophile seulement les chefs d'État
africains qui donné par
millions se sont toujours posés la
question de savoir ce que faisait
monsieur Chirac de tout cet argent qui
était destiné à financer l'action
politique mais
euh je trouve au fur et à mesure des
années je trouvais détestable et écurant
cette forme de financement par les chefs
d'État africains surtout quand j'ai vu
arriver cette la fameuse affaire cette
phase des biens malquis je l'ai je l'ai
pas
compris mal c'estàd c'est les juges
français qui poursuivent des présidents
africains qui ont des biens immobiliers
de valeur à parisend on s'en prend au
chefs d'État africain et je l'ai entendu
de la bouche des chefs d'État africains
comment nous avons financé la vie po
de de Chirak et voilà qu'on nous sort
les biens Malaki voilà qu'on nous sort
l'affaire Elf voilà qu'on nous sort
l'angol gate
voyez c'est quelque chose qu'ils n'ont
jamais accepté et souvent ils se sont
étonné de cela et d'ailleurs ils l'ont
dit à Villepin eux-mêmes
et celui qui en a été le
plus marqué ça a été Omar bongon diimba
parce qu'à cela s'ajoute laffire Elf il
a dit quand tu penses
fiston à tout ce que j'ai remis à
Jacques Jacques Chirac et avant monsieur
Pompidou et aux
autres personnalités politiques
françaises français puisque il était
généreux avec tout le monde au marbongo
et et voilà qu'on nous fait des procès
l'affaire Elf les bien malquis mais
pourquoi est-ce qu'on s'en prend pas à
d'autres États que nousin il y a les il
y a les monarchies arabes à l'époque il
y avait la Russie les Russes on ne s'en
prend qu'au chefs d'État africain et ça
les a beaucoup marqué et à ceux qui
donnent à ceux qui dirigent les
démocraties alors je pense aussi pour
parler d'enrichissement personnel en
tout cas de disons de facilitation de la
vie personnelle à cet appartement de 10
pièces en plein Paris acheté
spécialement par la famille du dirigeant
libanais Rafic hareri pour Jacques chira
quand il a eu quand il a quitté l'Élysée
donc quelque part euh euh euh il a eu la
belle vie là vous ne parlez pas de ça
dans votre livre mais globalement dans
ces relations post-colonial il y a quand
même eu à boire et à manger et beaucoup
à manger
euh monsieur Théophile euh il n'y a pas
que vous qui s'étonnent de cela je
m'étonne moi aussi de cela mais je n'ai
jamais été mêlé en quoi que ce soit à
quelque moment que ce soit aux relations
entre Jacques shirac et Rafik Hariri
mais je trouve absolument détestable
aussi qu'un ancien président de la
République française puisse habiter un
logement qui lui est prêté par un
dignitaire libanais je trouve ça
absolument détestable et qui a été
acheté manifestement pour ça pour le lui
pour le lui prêter à qui appartient
l'appartement je ne le sais pas
Théophile mais je dois vous dire à
propos de ce financement théophil
euh lorsque j'ai fait ma sortie en
septembre 2011 dans le
jidd où je dénonce les
financements vous vous souvenez de de
de de mes révélations au JDD qui m'a
valu ce titre dans le monde du lendemain
l'homme qui fait trembler la République
moi je vais vous dire une chose les
chefs d'État africains n'ont jamais
compris pourquoi j'avais fait ces
révélations et je vais vous le dire
euh au début de l'année 2009 Omar Bongo
était marqué par la maladie de sa
femme il était déjà
malade lorsque sa
femmeit maman edit est
parti une femme d'une beauté
exceptionnelle d'une intelligence
exceptionnelle et qu'il aimait
passionnément est parti Omar Bongo était
de plus en plus gagné par la maladie
qu'il a emporté de Mo mois après il m'a
fait venir à Libreville et il m'a dit
fiston tu vois depuis quelques temps
quand je vais à à Paris surtout du temps
de Jacques cherraac je suis moins bien
accueilli qu'avant on me tourne
pratiquement le dos toi tu sais très
bien tout ce que j'ai fait depuis 30 ans
pour cette classe politique un jour je
souhaiterai fiston que tu sois ma
mémoire et voilà pourquoi j'ai fait ces
révélations en 2011 et que j'ai confirmé
dans les mémoires alors un aspect de
votre livre qui peut étonner les
Français c'est la passion des dirigeants
français pour l'occultisme africain
François mittiran et Jacques Chirac
racontez-vous faisit appel à des marabou
ouestaricains pratiquant des rites
cabalistiques et même des sacrifices
d'animaux pour eux en lien avec des
dirigeants africainsous c'est bizarre
est-ce que vous pouvez nous raconter ça
euh pour ce qui est de François mitteran
tout le monde savait qu'il avait recours
à une une voyante qui s'appelle Carmen
Tessier il il le disait lui-même et le
premier journal qu'il lisait ça c'est ce
qu'on lit ce qu'on apprend par la presse
c'est l'horoscope du Parisien il
regardeit tout de suite bon mais je j'ai
su par ça c'est la culture européenne on
va dire j'ai su par les chefs d'État
africains qu'il qu'il avait recours au
travail
ulte des marabou et pour ce qui me
concerne avec Jacques Chirac j'ai vu euh
officier euh
omarbongo qui charge son marabou la
plupart du temps c'était des Maliens que
d'acheter les bœufs de faire le
sacrifice des bœfs et de de lire
l'avenir après des chalois ce que vous
savez c'est le jeudi soir qui a le
khalois la veille du vendredi
et en 88 euh un marabou avait été envoyé
à jacqueschirac à Paris quelques temps
avant le premier tour et nous l'avions
installé dans un hôtel près de ministère
de l'Intérieur l'hôtel existe toujours
et il a fait son rallois et tout et tout
et tout et avec Jacques avec Jacques
faouard on est allé à la mairie de Paris
parce que Jacques Chirac Premier
ministre était resté maire de Paris et
il habitait la mairie de Paris et le
soir on on a emmené le le marabou chez
lui il lui a dit alors j'avais dit à
Monsieur Chirac je lu dit vous l'appelez
papa ça on appelle toujours papa euh les
les vieux marabous et il lui avait dit
alors papa que dit que dit le le sort il
dit ah vous allez perdre il dit je vais
perdre il dit vous allez perdre alors
shirac dit à fokar mais les les sondages
de de Charles pasquy disent le contraire
il lui avait faocard de lui répondre
Jacques je vous avais toujours dit que
j'étais réservé vis-à-vis de des
sondages que vous donnez euh Charles il
croit plus au barabou quoi voilà et
shirac avait perdu en 88 le même
scénario s'est produit en 95 et là
c'était un autre marabou que Bongo avait
envoyé là le le marabou lui avait dit
vous allez gagner alors que Jacques
Chirac était à 14 % dans les S on
pensait que c'était le tour de baladure
oui et euh baladure caracolé en tête et
à telle enseigne que le président
Sarkozi à l'époque ministre du Budget
avait dit il passera au premier tour et
le marabou avait dit à Chirak mon fils
tu as gagné et dit vous en êtes sûr papa
il dit vous allez gagner alors moi de
lui dire monsieur Monsieur le Maire je
suis convaincu vous allez gagner mais ce
que je vais vous demander une fois élu
président le premier coup de fil c'est
pour le président Bongo ce qui fut fait
qui lui a loué le marabou est-ce est-ce
que ça crée pas une relation ambigu
c'està-dire une sorte je veux pas dire
d'assugjétissement mais de de lien
bizarre avec certains chefs d'État qui
justement apportte ces marabou par
exemple vous avez dit que c'était
souvent des marabou proches de Omar
Bongo voir de bless compauré et moi ça
me fait penser à la à la crise
ivoirienne puisque Omar Bongo et BL comp
été plutôt du côté Ouatara on se dit ben
bah le fournisseur de marabou a quand
même quelques quelqu emprise sur la
personne à qui le fournit les marabou
que bless qu'on pas
soit
proche soit un anti Laurent bagbao je
vous l'accorde mais Omar Bongo n'a
jamais été un anti Laurent bagbao j'ai
assisté à plusieurs rencontres entre le
président bagbao et le président Omar
Bongo c'était le père et le fils non
mais la famille Watara étaé très
impliqué dansoui madame ara avait une
agence immobilière à Libreville ils
avaient des relations d'affaires mais
politiquement il y avait pas un rejet de
Gbagbo par le président Omar Bongo mais
j'ai une chose à vous
dire vous avez raison ça a joué ça a
joué
et quelque part quelque part les
services rendus de manière mystique par
bless compaouré à Jacques Chirac ont
joué dans le fait que Jacques Chirac est
suivi la ligne de de Compaoré qui était
lui adoubé déjà depuis longtemps par le
président au fouette boignier pour
lequel Jacques Chirac avait un respect
et une affection
filiale et là c'est on entre vraiment
dans des relations spéciales entre
ex-maître et exsjet puisqu'on parle
beaucoup des fraternités maçonniques
entre les différentes loges mais on
parle pas de de ce type c'est comme si
finalement il y avait des influences
disons cosmogonique croisé et que
quelque part le sujet influencef celui
qui a été jadis le sujet influence même
spirituellement celui qui été jadis le
maître et ça crée une relation assez
particulière d'un point de vue
psychologique on sait plus qui domine
qui vous voulez moi je vais vous donner
une réponse aujourd'hui
euh il y a une
colonisation à contrario aujourd'hui
euh les les hommes enfin les les
anciennes colonies ont pris le dessus
sur l'ancien colonisateur pour 1 et une
raisons et qui tiennent beaucoup à à
cette à ces relations que vous que je
qualifierai d'incestueuse
entre les dirigeants français et les
chefs d'État africains alors vous étiez
très proche de marbongo que vous
appeliez papa oui absolument mais il là
son éé au cœur de scandal financiers
mais aussi de scandales sexuel qui ont
des rebondissements en France au point
d'êre aboussé par l'affaire francesco
smalto couturier parisien condamné pour
prxéétisme il y a quelque chose qui vous
a marqué ce sont les accusations on l'a
accusé d'avoir le SIDAS qui vous a
marqué qu'il a marqué et par la suite le
président congolais Denis
assouesso a très mal vécu la mort de sa
fille accusant presque à demi-mot son
mari Omar Bongo homologue gabonais de
l'avoir tué alors elle est morte est-ce
que les rumeurs qui ont été lancé dans
la presse française ont eu des effets
diplomatiques dans les relations entre
le Gabon et le Congo est-ce que ces
histoires un peu sordides raconter dans
la presse ont créé de la défiance entre
vous avez raison vous avez raison de
dire des rumeurs sordides parce que pour
ce qui est de l'affaire Smalto c'est
absolument pas fondé absolument pas
fondé francesco smalto n'a jamais jouer
le macro vis-à-vis de d'Omar Bongo etme
été condamné pour proxtisme non mais
attendez cette affaire Smalto c'est une
rumeur mais morbide vraiment et fausse
deuxièmement l'affaire du du sida le
président Omar Bongo n'a jamais eu le
sida jamais jamais jamais
personnellement voilà une des
révélations que vous attendiez
personnellement j'ai remis j'ai eu entre
les mains vous m'entendez je ne l'ai
jamais dit j'ai eu entre les mains les
rapports des médecins de l'hôpital
américain de Neu concernant le sujet
Omar Bongo à l'hôpital américain ne il y
avait jamais son nom à lui que j'ai
donné
personnellement à Claude Angéli le
mythique directeur du Canard Enchaîné
qui s'y connaît
en en révélation de première importance
Claude Angéli a lu le rapport de
disant que c'était une vaste passez-moi
l'expression connerie toutes ces rumeurs
et Claude Angéli en page 3 du Canard
Enchaîné la plage la page la plus
importante du canard a fait un article
pour démantir tout cela à la lumière de
de de de de des analyses que je lui ai
remises mais est-ce que Denis assouesso
n'a pas été influencé par ces rumeurs
parce queon sait très bien que il a mal
vécu ce deil et qu'il en et qu'il a
quasiment élevé les enfants de Bongo ces
petits enfants dans une sorte de
revanchisme je n'ai
jamais ressenti des tensions entre Omar
Bongo et Denis
sassouesso Denis
sassouesso a été a été marqué par la
mort de sa fille qui ne le serait
monsieur et et le président Bongo a été
véritablement
atomisé par la mort de mais la f été
enterrée au Congo vous savez que dans la
cure bantou c'est un signe de de
défiance non elle a été enterré
effectivement à oo
et quant à ce qui s'est passé au plus
profond du profond du profond entre les
deux je l'ignore totalement mais je puis
je puis vous dire que la peine de de
sassouesso n'était pas supérieure à la
peine queé prouvait Omar Bongo alors en
parlant du du Gabon vous n'avez jamais
été proche d'alii Bongo le fils d'Omar
Bongo qui lui a succédé quel regard vous
portez sur son tombeur bris olig Ngema
l'actuel chef de l'État gabonais
président de la
Transition j'ai connu
brisoligema quand il était de camp du
président Bongo à des grades inférieurs
je l'ai connu capitaine commandant euh
c'est un homme que le président Bongo
appréciait beaucoup pr de sa fille
Pascaline pardon proche de sa fille
Pascaline les gens disent que
brisigingema c'est l'arme de Pascaline
contre
Ali je l'ai entendu dire mais j'imagine
difficilement bris oligis il a une très
forte personnalité je l'imagine
difficilement être l'arme de quelqu'un
il est une arme à lui seul et c'est un
homme d'autorité il y a les élections le
16 novembre
pour le
référendum oui ou non au nouveau projet
de Constitution mais le reproche que je
j'ai lu le la Constitution le reproche
que je fais à à cette constitution donc
indirectement au Président
brisema c'est que la
Constitution interdit au fils d'omard
Bongo de bréguer un jour la prés
présidence de la République et vous le
savez
Théophile interdire au on pense
notamment au fils de Omar Bongo avec dit
Lucy mais c'est ça au fils d'omard Bongo
avec edit Lucy à junior celui qu'on
appelle junior savoir que Junior se voit
interdire de se présenter un jour ou
l'autre à la magistrature suprême je
crois que c'est une faute c'est une
faute que que je reproche au président
Olid guemma dans votre livre il y a une
ombre qui en tout cas c'est mon analyse
celle de Albert votre frère
universitaire votre frère aîné compagnon
de route de la gauche africaine ami
intime de Laurent Bagbo Albert qui est
aujourd'hui malade on a l'impression que
vous lui parle un peu à travers ce livre
et notamment bah sur la question Bagbo
que vous êtes un peu
peiné que peut-être lui et et Bagbo est
considéré que vous n'ayez pas été très
net pendant les années Sarkozi
je répondrai à l'avant-première question
euh lorsque j'ai revu mon frère Albert
malade comme vous le
savez incapable de s'exprimer
euh en présence de son fils Renaud de
mon neveu j'ai
ressenti au plus profond de
moi-même
l'obligation de faire parler à Albert à
travers moi
euh et ça c'est une révélation que je
vous
fais indirectement
Théophile nos relations Laurent et moi
ont repris indirectement pour
l'instant il parle à Renault je parle à
Renault Renault qui est le fils d'Albert
donc c'est normal qu'il parle au fils de
son ami non OK lorsque j'ai publié cette
lettre ouverte à Laurent bagbaau Laurent
a appelé la Renault pour savoir si
j'étais l'auteur de cette lettre et moi
j'ai répondu à à Renault tu dis à à
Laurent que c'est moi l'auteur de cette
lettre et depuis ma réponse positive les
relations ont repris entre Laurent et
moi à travers Renault et à travers une
autre personne que je ne nommerai pas
que j'ai vu il y a 2 jours à Paris
euh donc nous avons repris contact c'est
important pour vous c'est important pour
moi parce que
euh on n'a pas laissé cet homme
gouverner comme il devait gouverner il
avait un projet pour la Côte d'Ivoire et
à travers la Côte d'Ivoire il avait un
projet pour l'Afrique et j'ai dit dans
une de mes interventions que
Laurent était de la dimension de Patrice
Lumumba il était de la dimension de
coamen kroma à ses débuts il était de la
dimension de sescoutouré à ses débuts il
a un message pour l'Afrique Laurent et
euh je crois que ça serait une faute
majeure je le dis haut eff forort
d'interdire à Laurent bagbao d'être
candidat à la présidentielle en
2025 si
cela
devait être
la vérité on interdit à Laurent d'être
candidat à la
présidentielle j'aurais peur pour la
Côte d'Ivoire qui a assez souffert dans
le passé récent alors vous dites que
vous avez repris vos relations mais on a
l'impression en écoutant l'interview
accordée par Laurent Bagbo à l'infoca
qu' le qui vous en veut toujours un peu
oh il a il a très bien compris est-ce
que le fait d'être entre deux mondes
dans cette relation post-coloniale dont
on a beaucoup parlé relation
post-coloniale compliqué ne vous rends
pas à certains moments suspect des deux
côtés parce que vous dites Nicolas
Sarkozi dit votre Gbagbo et Gbagbo pense
que vous êtes plutôt côté Sarkozi est-ce
que ça traduit pas cette ambiguïé là non
euh Nicolas Sarkozi a toujours su que
j'étais l'ami de Laurent et quand il me
parlait de Laurent Gagbo il disait
toujours ton ami Gagbo ton ami bagbao
jusqu'à la fin et d'ailleurs qui a
présenté Laurent bagbao à Sarko à New
York si ce n'est moi parce qu'on ne
voulait pas que Sarkozi le voit comment
on c'est qui on ne voulait l'entourage
officiel de Nicolas
Sarkozi encore imprégné de d' fouétisme
et compagnie ne voulait pas moi j'ai
demandé à Nicolas Sarkozi et j'ai obtenu
de lui grâce au concours aussi de Claude
Guéant qui avait bien compris le le le
l'enjeu j'ai obtenu de lui qu' voit
Laurent Bagbo à New York et j'ai admis
j'ai obtenu de lui qu'il voit Laurent
bagbao à Lisbonne au sommet
Europe-Afrique et et ensuite bon euh on
jouit contre contre Laurent et contre
moi aussi parce que je ne suis rien des
forces obscures qui me dépassaient qui
me dépassaient mais mais ces forces
obscures vous les identifiez
où vous savez il y a des
lobby lobby du café lobby du cacao les
lobbyes
financiers la Banque mondiale le Fond
Monétaire International tand tu es issu
à la
SAA peut-être peut-être qui ont joué
contre Laurent
et les grands capitaux ont joué contre
Laurent
et je dis et
répète nous savions en France que
Laurent bagbao avait gagné les élections
est-ce que ça se disait dans les milieux
français même personne n'osait le dire
mais mais comment vous savez qu'on le
savait parce que j'ai des oreilles et
j'ai une bouche et je ne suis pas
bête voyez j'ai tris choses qui joue en
ma
faveur nous le savions qu'il avait gagné
les élections mais il fallait pas qu'il
les gagne il ne fallait pas qu'il soit
de nouveau président de la
République alors que j'ai dit dans le
bureau du président de la République à
Nicolas Sarkozi chef de l'État je dis
Nicolas attention le Conseil
constitutionnel qui sacralise et
sanctifie le président français élu a
dit que c'était Laurent Bagbo qui avait
gagné il me dit non c'est la la sénie
dit le contraire la CI la commission
électorale voilà et il est arrivé ce que
vous savez
euh et Laurent a été conduit à la ha à
la cour pénal internationale oui dont il
a été dont il est revenu blanchi alors
vous n'avez jamais rompu avec Nicolas
Sarkozi malgré tout vous êtes tout de
même élogieux vis-à-vis de lui quand
vous on compare ce que vous dites sur
Chirac sur Villepin et sur Sarko il y a
quand même beaucoup plus de respect chez
Sarkozi pour Sarkozi alors que bon
justement en Afrique il est quand même
vu comme celui qui a organisé le
renversement de Bagbo et la destruction
de la Libye de Kaddafi c'est pour ça
aussi peut-être que les gens se disent
vous avez des affections coupable et et
que c'est pas toujours très
cohérent écoutez il y a quelque chose
que je m'en suis expliqué indirectement
avec Laurent bagbao tout dernièrement je
vous ai dit que j'avais deux
intermédiaires et lui transmettent
exactement ce que je lui dis en
attendant que nous nous
parlions j'ai
dit jamais
l'affection la profonde affection que
j'ai pour Nicolas Sarkozi ne disparaîtra
j'ai une profonde
affection pas pour l'ancien président de
la République pour ce garçon j'aime
beaucoup Nicolas Sarkozi et cette cette
affection elle est réciproque mais je
lui ai reproché l'affaire Bagbo et je le
dis haut et fort à votre
micro je lui ai reproché la
crucifiction de Kaddafi je lui ai dit
attention les dégâts collatéraux seront
immensees et l'arsenal militaire de
Kaddafi va aller entre les mains des
des des djihadistes j'ai même ajouté des
islamistes et des jihadistes c'est ce
qui est arrivé je lui ai reproché c'est
parce que j'ai de l'affection pour lui
et un Fran parler que j'étais peut-être
un des rares à le lui dire un des rares
à le lui dire alors je voulais qu'on
termine cet entretien par le Liban pays
lié à la France depuis la période
colonial dont les ressortissants ont
rendu service beaucoup de fois comme
vous l'avez dit est-ce qu'aujourd'hui la
France en fait assez pour ce pays qui
subit une fois de plus une invasion
israélienne qui ne dit pas son nom euh
est-ce que la France est reconnaissante
vis-à-vis du Liban monsieur
Théophile je regrette une chose j'en
suis
triste de ne pas entendre la voix de la
France il est évident que le président
Macron n'en a pas assez fait n'en fait
pas assez euh de Gaulle aurait autrement
tonné Pompidou aussi mitéran aussi et
Chirac encore plus la voix de la France
est totalement absente du débat
actuellement et mais je voudrais faire
euh dire mon
incompréhension ce qui s'est passé le 7
octobre est condamnable au plus haut
degré euh le massacre de plus de 1000
personnes de manière sauvage c'est
condamnable mais je trouve quand même
que Benjamin netanahou pousse un peu
trop loin sa
vengeance nous sommes à près de 45000
morts à Gaza il a détruit toute la bande
de Gaza et maintenant il s'en prend au
Liban il a décapité le hasbah et
pourquoi est-ce qu'il y a 3500 libanais
morts pourquoi est-ce qu'il détruit une
grande partie du Liban le Liban Liban
vous être originaire oui il a même eu il
y a même eu des morts dans dans le
village natal de mon pauvre père et tout
cela est condamnable il en fait trop
maintenant il faut en arriver à la paix
il faut que le que le président Macron
est en
tête ce que disait le Général de Gaulle
en septembre
1967 c'est la réalité d'aujourd'hui qui
s'en inspire et que que les les les
états européen et que maintenant Trump
sache qu'il faut euh s'inspirer de ce
que disait le Général de Gaulle en
septembre 1967 et je vous assure que le
problème le conflit israélo-arabe et le
conflit palestinien seront réglé il
disait quoi le général de Gaul il disait
que
euh les Palestiniens sont devenus
euh comment vous dire ce qu'on appelle
des terroristes à cause d'Israël
à cause d'Israël il faut il faut il faut
écouter le discours du Général de Gaulle
de
1967 les archives sont là on écoutera
merci Robert bourg de nous avoir accordé
cet entretien je rappelle votre livre
ils savent que je sais tout rédigé avec
Frédéric lejal édité aux éditions max
Milot et merci à vous d'avoir regardé ce
numéro de décrypter l'Afrique
rendez-vous bientôt pour de futur
décryptage de l'actualité africaine
[Musique]