Ouverture du Festival Jean Rouch du film ethnographique
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5 mai 2024
Coup de projecteur sur le Festival international Jean Rouch, du nom de ce cinéaste et ethnologue français aujourd'hui disparu. Le festival se tient au Musée du Quai Branly jusqu'au 24 mai. 3 semaines de projections. 70 films documentaires, dont 30 en sélection officielle.
coup de projecteur à présent sur le film
documentaire avec le festival
international Jean rouche du nom de ce
cinéaste et ethnologue français
aujourd'hui disparu un homme fasciné par
les populations à travers le monde une
passion qu'il a d'ailleurs voulu
partager dès 1982 en fondant ce festival
et c'est au musée du kbranli il se tient
cette année jusqu'au 24 mai 3 semaines
de projection 70 films documentaires
dont 30 en sélection officielle et pour
nous en parler deux invités sont en
plateau avec nous Nathalie Lucas bonjour
vous êtes présidente de ce festival et
louv nantenain vous êtes cinéaste
malgache bonjour et merci d'être tous
les deux avec nous on commence avec vous
Nathalie Lucas car comme l'été Jean
rouge finalement vous êtes vous aussi
cinéaste et ethnologue alors justement
quelles sont les valeurs que vous
aimeriez transmettre au public vous qui
êtes présidente de ce festival c'est
justement la capacité de faire ressentir
aussi avec notre cœur avec not notre âme
des des connaissances scientifiques et
je crois que c'est ça la spécificité de
Jean rouche et c'est ça la spécificité
du festival c'est de faire connaître des
choses que personne ne connaît de cette
manière-là et de les faire connaître de
façon à ce que les gens en ressentent
toute l'humanité de ce que nous voulons
proposer alors les 30 films retenus
cette année sont tous révélateurs de
crise quel qu'elle soit finalement
qu'elle soit écologique sociale humaine
culturelle est-ce que le documentaire
est en fait le miroir de la société dans
laquelle on vit oui tout à fait mais
c'est un miroir un peu différent de
celui qu'on a l'habitude de voir
justement il va toujours choisir des
facettes qui sont inhabituelles et je
crois que tous ceux qui viennent au
festival ils en ressortent en disant
mais j'ai jamais entendu ça je savais
pas ça évidemment j'en avais
éventuellement entendu parler mais comme
ça ils sont assez fascinés c'est c'est
souvent une révélation pour eux et alors
performance de ce festival international
Jean rouge c'est que tous les cinéases
des films en compétition sont prés à
Paris et vous en faites partie vous êtes
réalisateur malgache et vous êtes venu
présenter chez lesbus francopones c'est
le titre de votre film documentaire on
va voir un ex onrouve juste après
[Musique]
[Musique]
voilà louv nantenï un petit extrait de
votre film documentaire la route qui est
évoquée dans cet extrait c'est celle
construite par la Chine on voit en petit
personnage l'ambassadrice de Chine et le
président malgache ça date de 2016 c'est
à l'époque où
aantananarve allait se dérouler le
Sommet de la Francophonie et il fallait
accueillir comme il se doit tous les
chefs d'État et de gouvernement on le
voit aussi c'est en fait finalement la
lutte entre le béton et le champ entre
l'homme politique et le paysan c'est un
peu David contre Goliath en fait c'est
un peu ça c'est l'histoire de de ces
paysansl qui veulent resté paysan et que
la route a apporté son lot de
spéculateur et euh je je filme le je
documente le quotidien de de ces paysans
et notamment lit qui qui qui fait pas
partie des responsabl et ça m'a touché
leur histoire parce que je connais ce
personnage depuis 2007 et euh j'ai filmé
son fils à l'époque et quand je suis
retourné par hasard par là et j'ai
trouver ce personnage là et de fil en
aiguille c'est devenu un long métrage un
projet de long métrage alors justement
vous soulevez un un problème de de
société celle de la question des terres
dont vous le dites dans votre
documentaire 90 % des paysans avant les
années 70 ne possédit pas de titre de
propriété et c'est bien là tout le
problème par rapport justement à la main
mise de certaines sociétés étrangères et
des gouvernements successifs à
Madagascar est-ce que c'est aujourd'hui
toujours le cas ou est-ce que ce
problème de propriété des terres est
aujourd'hui réglé c'est toujours le cas
euh disons que 90 % ou 80 % de la
population malgache n'ont pas de titre
et c'est c'est là où il y a un problème
parce que euh l'état euh pense qu'il y a
il y a pas de propriétaire les les
terres qui voi sur la table en haut lieu
et euh il négocient avec des
investisseurs privés et après qui se
heurent avec la population locale et
c'est le film pour moi ça permet de
questionner notre rapport à la Terre
d'abord mais aussi de euh rapporter
l'histoire de ces gens qui vivent de la
terre alors que Madagascar importe
encore du riz
et euh cette question de de d'autonomie
alimentaire c'est important aussi de
l'évoquer et euh questionner tout ça ça
m'a semblé important dans dans le
document question finalementèmeonetrouve
dans de nombre autes pays à travers le
monde et justement je voulais vous poser
la question vous confrontez vousmême
avec d'autres cinéastes lors de ce
festival Jean rouge qu'est-ce que cela
vous apporte finalement c'est un
enrichissement de de voir que ailleurs
dans le
monde il y a d'autres destins humains
aussi qu'on raconte dans le festival
et pour moi c'est se nourrir de des des
films des des quotidiens des autres
peuples du monde c'est ça me rapporte
quelque chose dans mon dans ma pratique
documentaire Nathalie Lucas ce festival
au-delà des films c'est également des
débats des tablesrondes des mastercl
c'est c'est très diversifié en fait
c'est c'est exactement ça en fait l'idée
c'est de vraiment être un lieu de
discussion un lieu de débat un lieu où
on parle de toutes sorte de société et
également évidemment de cinéma comment
on fait du cinéma c'est une un lieu de
rencontre entrex des cinéastes qui sont
réellement des des intermittents du
spectacle et pour ainsi dire et puis des
chercheurs qui font aussi du cinéma et
cette rencontre
là et du public évidemment de plus en
plus nombreux et et du public qui vient
justement rencontrer à la fois les
cinéastes et les chercheurs qui
discutent à la fin de chaque film et ça
c'est l'une des spécificités de notre
qui fait toute la richesse de ces
échange en fait en plus c'est gratuit en
plus c'est gratuit et ça n'est pas
simplement au musée du du quebranli
Jacques Chirac c'est également dans
différents lieux à travers Paris
exactement alors du 2 au 9 mai c'est au
c'est au musée du kbranl sauf le lundi
le lundi est fermé du coup nous serons
au musée miteran au à la Bibliothèque
François mitteran mais ensuite nous
sommes également au Musée de l'Homme qui
est l'endroit où nous étions d'ailleurs
avant et également sur et là sera le
documentaire sonore qui sera mis en
valeur je crois aussi là c'est ça sera
sur le campus qu' fa à aubertvillier
parce qu'effectivement nous sommes très
attachés également au documentaire
sonore donc tout ce qui nous permet de
de comprendre le monde le monde lointain
le monde proche très proche mais qu'on
ne voit pas de cette manière-là avec des
moyens de plus en plus diversifiés et
