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Pas une journée ne passe sans que l'on parle de géopolitique.
Si vous avez cliqué sur cette vidéo, c'est que la géopolitique vous intéresse.
Je voulais vous partager deux techniques que j'ai développées au fil des ans
et qui m'ont donné une compréhension du monde plus fine
et qui pourront vous aider aussi dans votre lecture du monde.
Alors, je ne suis pas expert, mais j'ai la chance de faire un boulot incroyable
qui me permet d'allouer 100% de mon temps et de ma tête
au fait de mieux comprendre la géopolitique,
notamment en me confrontant à la réalité du terrain.
Dans ce processus-là, j'ai fait des erreurs, des imprécisions,
mais j'ai aussi appris beaucoup de choses.
Tenez, regardez ces deux courbes.
La première technique dont je voulais vous parler pour devenir meilleur en géopolitique,
elle m'est apparue au moment où je me suis retrouvé ici et là en même temps.
Si vous ne comprenez rien, c'est normal,
c'est parce que je n'ai pas raconté cette histoire dans le bon ordre.
On reprend depuis le début.
Bienvenue au Mexique.
On est en 2020 et je viens de passer deux mois sur les routes migratoires
à côtoyer des dizaines de personnes qui quittent leur Amérique centrale natale
pour tenter leur chance aux Etats-Unis.
J'ai aussi interviewé des habitants, des policiers, des bonnes sœurs
qui tiennent des lieux d'accueil,
et j'ai fait des centaines de kilomètres au passage.
Avant de partir faire ce reportage, j'ai fait exactement comme à chaque fois,
c'est-à-dire que j'ai fait un travail de recherche,
je me suis énormément informé, j'ai interviewé des experts
et rencontré différentes organisations.
Avant de partir en reportage, j'avais l'impression de maîtriser globalement le sujet.
Une fois sur place, après deux mois à n'avoir travaillé que sur ce sujet-là
du matin au soir et parfois même la nuit,
mon impression de maîtriser le sujet aurait dû augmenter encore plus.
Et pourtant, comme après chaque reportage que j'ai fait sur une nouvelle thématique,
quand je rentrais, je ressentais de la confusion, une forme de flottement.
J'avais l'impression de moins bien maîtriser le sujet qu'avant mon départ.
Ça m'avait fait ça en rentrant d'un reportage sur le braconnage
ou bien d'un autre sur la dissuasion nucléaire
ou encore sur celui sur la lutte contre les trafics.
Mais cette fois-ci, en 2020, ce sentiment après ce reportage sur les migrations
m'a troublé plus que les autres fois.
J'ai donc pris du temps pour y réfléchir à l'écart du monde pendant quelques jours.
Seule une énième patrouille de police mexicaine me permettra
d'interagir avec d'autres humains ces quelques jours-là.
Tiens là, c'est bien.
Ah, le spot !
Par contre, les deux coups de feu que je viens d'entendre là,
c'est pas ma meilleure ration.
J'ai fini par dessiner dans mon carnet ceci.
C'est la tendance de ce que j'ai pu ressentir
pour chaque reportage que j'avais réalisé jusque-là.
Avant de partir, j'engrange de l'information,
je fais un gros travail de recherche, je m'informe.
Et donc, l'impression de maîtriser le sujet augmente plutôt vite.
Une fois que je suis parti, l'information qui avant ne m'était apportée
que par des mots, que par des graphiques, des photos, des cartes,
là, je les vis, je les vois, je les ressens.
Et étrangement, dans ce processus-là, l'impression de maîtriser le sujet diminue.
Cela a duré jusqu'à cette nuit précise, où j'ai enfin compris pourquoi.
En fait, avant de partir, je mettais le focus uniquement sur ce que je savais du sujet.
Et je projetais dans ma tête une estimation de ce qu'il me restait encore à découvrir
pour vraiment bien maîtriser le sujet.
Ok, donc ce sujet, je me suis informé sur ça, sur ça.
Ok, je pense que ça, je le maîtrise pas trop, ça non plus.
Là, il me reste encore autre chose à comprendre.
Ok, donc basé sur ces éléments-là, je fais une estimation de
voilà ce qu'il me reste encore à apprendre pour vraiment bien maîtriser le sujet.
Le problème, c'est que c'est extrêmement difficile de faire cette estimation,
justement parce qu'on ne sait pas ce qu'on ne connaît pas encore.
Et face à des sujets aussi complexes, aussi profonds et aussi embriqués,
on ne se rend pas compte et on a tendance à sous-estimer
la quantité incroyable d'informations qui se cachent dans ces sujets-là.
Et donc, on a tendance à faire une estimation plutôt basse.
Le lendemain, en captant un peu de réseau,
je me suis rendu compte que j'avais complètement paraphrasé Confucius
pendant la nuit, de manière très grossière.
J'espère qu'il ne m'en voudra pas.
Il a dit
Dit autrement, cela signifie que la vraie connaissance d'un sujet,
c'est de savoir ce que l'on connaît d'un sujet,
mais aussi de connaître l'étendue de son ignorance,
d'être capable de mesurer ce qu'on ne connaît pas encore de ce sujet.
Si j'avais l'impression de moins bien maîtriser le sujet après mon reportage,
ce n'est pas parce que j'avais moins de connaissances.
C'est parce que cette expérience sur le terrain m'a fait comprendre
que la quantité d'informations que je devais connaître
pour vraiment bien maîtriser le sujet
était beaucoup plus étendue que tout ce que j'avais pu m'imaginer.
Et ça, forcément, ça provoque un vertige, un petit malaise
quand ça survient après un moment où j'étais déjà convaincu
de comprendre globalement le sujet.
Si je vous parle de tout ça, c'est parce que depuis ce jour-là,
j'ai décidé de me représenter les sujets géopolitiques autrement dans ma tête
afin de mieux estimer ce que je ne connais pas encore.
Tout le monde démarre avec une zone recouverte de brouillard
et selon nos expériences, nos lectures, les documentaires que l'on regarde,
la manière que l'on a de s'informer,
le brouillard se dissipe et découvre peu à peu certaines zones.
L'idée, vous l'avez compris, c'est d'avoir un repère visuel d'où on en est
et d'explorer l'étendue de notre ignorance sur un sujet.
Si chacun en faisait ses cartes sur un sujet et qu'on les comparait,
je pense que personne n'aurait les mêmes
et surtout, personne ne pourrait prétendre n'avoir aucune zone d'ombre sur sa carte.
Je pense bien que c'est impossible compte tenu de la complexité des enjeux
mais l'idée, c'est vraiment de tendre vers une carte toujours plus découverte.
Si je reprends mon expérience personnelle sur le sujet des migrations,
après ce reportage-là au Mexique, j'ai eu l'occasion de faire d'autres déplacements
au Sénégal, à Ceuta et Gibraltar, en France
et le long de la frontière entre la Thaïlande et la Birmanie.
J'ai pu rencontrer des dizaines et des dizaines d'acteurs impliqués sur le terrain,
des experts, des humanitaires.
J'ai mieux pris conscience du périmètre de ce sujet incroyablement dense
en découvrant de nouvelles zones.
Et étrangement, depuis que j'ai adopté cette technique
et que je mets le focus en partie sur ce que je ne maîtrise pas encore,
mon impression de maîtriser le sujet augmente à nouveau.
Vous reconnaissez ici, tout simplement, la courbe de l'effet Dunning-Kruger
qui est un biais personnel de surconfiance lié à la méconnaissance.
Attention toutefois, ce schéma est volontairement simplifié et grossier
par rapport à l'expérience originale de David Dunning et Justin Kruger menée en 1999.
L'idée à retenir, c'est la tendance générale de la courbe
par laquelle l'immense majorité des personnes passent.
Et il faut aussi retenir que questionner ce que l'on sait
et remettre en question sa propre méconnaissance
permet de ne pas rester bloqué là-haut.
Mais ce n'est pas tout.
Quelques jours plus tard, j'allais partir pour un nouveau reportage
à quelques centaines de kilomètres de là sur le narcotrafic.
Même logique que pour les autres sujets, j'évalue ce que je sais.
Ok, donc Gilda, tu as vécu deux ans dans le pays,
tu as regardé toutes les séries Narcos,
tu as lu beaucoup de rapports de l'ONU sur les drogues,
des ouvrages économiques et géopolitiques,
tu as rencontré quelques experts.
Ok, donc Gilda, tu as fait ton travail de recherche,
tu as l'impression d'être bien informée,
mais attention, attention à la courbe
et attention au fait que c'est ta première expérience sur le terrain,
ta première confrontation à la réalité.
Et si tu étais là-haut et que ça allait redescendre,
mais que tu le savais que ça allait redescendre ?
Eh bien, pour la première fois de ma vie, j'ai anticipé ce moment-là.
Et donc tous les aspects nouveaux
qui survenaient pendant le reportage,
j'ai été beaucoup plus alerte,
je les ai intégrés beaucoup plus facilement,
toujours dans cette logique de
je veux découvrir toujours plus de zones.
Et vraiment, ça a été bouleversant
à quel point ça a facilité mon apprentissage.
Vous allez gagner trois choses à adopter cette technique.
Premièrement, vous serez plus prudent face aux sujets complexes
et collectivement, on va y gagner en créant un environnement plus sain.
Je trouve que cette technique, elle permet facilement de dire
je ne sais pas, ce sujet-là, je connais ça, ça, ça,
mais je ne connais pas ça, je ne connais pas ça, je ne connais pas ça,
je n'ai pas encore découvert ces zones.
Je trouve que ça permet de tacler un travers humain
qu'on observe parfois dans la vraie vie ou bien sur Internet,
qui est que quand on parle d'un sujet, on a tellement peur
peut-être d'être contredit ou de ne pas être crédible
ou de passer pour un nul,
qu'on peut se fermer à tous les éléments
qui pourraient nous enrichir mais qu'on rejette
par peur d'être décrédibilisé.
Avec cette technique, vous vous rappelez que c'est ça
qui rend cette discipline aussi belle, complexe et passionnante,
c'est qu'il ne faut jamais arrêter de poser des questions,
de s'ouvrir, de questionner,
de remettre en cause ce que l'on sait.
Deuxièmement, cette technique vous permet de mieux approcher
la réalité complexe des choses.
Vous habituez votre cerveau au concept complexe.
Et troisième avantage, vous savez mieux quoi chercher
pour vous améliorer.
Lors du reportage sur le narcotrafic,
le chef d'un village avait le haut de sa chemise ouverte
et son collier à attirer mon attention.
C'est le genre d'indice qui me serait certainement passé
au-dessus de la tête si je n'avais pas adopté la technique.
J'étais beaucoup plus ouvert à tous les petits aspects
qui auraient pu m'échapper,
et c'est pour ça que je n'ai pas hésité à le questionner
sur ce que c'était.
Il m'a parlé de la Santa Muerte
et de ce qu'elle représente pour ceux qui travaillent dans l'illégalité.
Bam, je venais de découvrir une nouvelle zone,
celle de la narco-culture.
Et il y a plein de choses à découvrir là-dedans.
Cette sainte mort qui divise la société mexicaine,
elle fascine autant qu'elle fait peur.
Sainte protectrice des narcotrafiquants,
des prostituées, des voleurs à la tire,
des marchands ambulants.
La Santa Muerte est la vierge d'un culte
dont la pratique est de plus en plus importante.
Avant de passer à la deuxième technique,
je voulais vous donner un conseil
qui est celui de se rendre sur un Netflix
100% géopolitique
que j'ai développé en plus du contenu
que je fais sur YouTube, TikTok et Instagram.
La plateforme s'appelle MisterGéopolitixTV.
Il y a dessus plus de 500 documentaires géopolitiques
pour le moment,
dont certains sont primés.
Ils ont été choisis par mes soins
et dont les droits d'exploitation sont payés
pour avoir le droit de les utiliser.
Cette plateforme est là pour vous aider
à éclairer de nouvelles zones d'ombre,
à booster vos connaissances,
à continuer de vous ouvrir sur le monde
et à vous offrir une vision plus claire
et structurée de la géopolitique.
Il faut bien comprendre qu'au combat,
entre un ennemi et un appareil
qui va chercher à tirer,
on va chercher à tirer le plus loin possible
pour se mettre à l'abri des coups de l'ennemi.
Vous imaginez bien que si on peut tirer
quelque chose à 6 ou 8 kilomètres,
en dehors de la portée des armes
et des vues de l'ennemi,
c'est beaucoup plus intéressant
parce que beaucoup...
On mange, on boit
et tout ce qui entre dans notre corps
finit par en ressortir
et personne n'ose en parler.
C'est absurde.
On ne doit pas dire merde
et c'est une partie du problème.
Les invasions de criquets
évoquent dans l'imaginaire collectif
le symbole du fléau par excellence.
À Madagascar,
cet étrange phénomène de la nature
a été récemment d'une telle intensité
qu'il a...
L'Arctique a longtemps été
le principal champ de bataille
de la guerre froide,
dans les airs et sous les glaces.
Des sous-marins armés
de missiles nucléaires,
soviétiques et américains,
y étaient stationnés.
Pendant plus de 40 ans,
les deux grandes puissances
se sont défiées
à l'aide des technologies
les plus avancées.
Technologies de guerre,
mais aussi de renseignements
qui ont permis de collecter
des données sur la principale menace
qui pèse aujourd'hui
sur notre planète,
le changement climatique.
La plateforme évolue
de jour en jour.
De nouveaux documentaires
s'y rajoutent chaque mois,
et puisque vous êtes
toujours plus nombreux
à vous y être abonnés,
je vais à présent y publier
mes vidéos en avant-première.
Dans quelques jours,
vous y retrouverez
mon dernier reportage
sur les impacts géopolitiques
du dérèglement climatique,
qui n'arrivera que plus tard
sur Youtube.
Je vous dis à bientôt
L'abonnement est normalement
de 4,99€ par mois,
mais avec le code promo
MGTV,
vous payez dès à présent
2,99€ par mois
sans aucun engagement,
soit 36€ l'année.
Pour le prix d'un café
à Paris par mois,
vous boostez vos connaissances,
vous limitez le temps
de scrollage sur les réseaux.
De mon côté,
je peux choisir
les nouveaux documentaires
qui arrivent en fonction
de vos demandes
et de vos retours,
et cette plateforme,
c'est un soutien financier
qui me permet de réaliser
mes propres reportages derrière,
puisque un tiers de l'abonnement
est directement réinvesti
dans mes nouvelles vidéos.
Avant que le code promo
ne disparaisse,
faites-vous ce cadeau
de mieux comprendre le monde
et soutenir en même temps
la chaîne.
Je vous ai mis les liens
en description,
merci à tous ceux
que je vais retrouver là-bas.
En 2023 et 2024,
j'ai eu la chance d'assister
à trois rencontres
entre le président français
et des dirigeants étrangers,
Joe Biden,
Kassim Jomartekayef
au Kazakhstan,
et Narendra Modi
en Inde.
Ces rencontres diplomatiques
m'ont permis d'affiner
mes propres connaissances
mais aussi de mieux comprendre
la réalité dans laquelle
se trouvent les chefs d'Etat.
Un décideur, lui,
son objectif,
c'est de préserver
les intérêts d'un pays,
c'est de garantir la sécurité
et d'étendre l'influence
sur la sphère internationale.
Donc, les décideurs
vont regarder le monde
avec un regard différent,
ils vont regarder les choses
au travers d'un prisme stratégique,
c'est-à-dire qu'on va plus regarder
les relations de pouvoir,
les rapports de force,
et potentiellement
les intérêts un peu stratégiques.
Donc, si on prend un événement,
si on prend par exemple
l'organisation des Jeux Olympiques
à Paris,
et qu'on demande à un citoyen
comment, lui,
il voit cet événement,
il peut se dire que
c'est un moment où
on peut passer du bon temps,
on peut être en communion
avec plein d'autres personnes
dans le pays,
on peut se dépasser,
se surpasser avec la compétitivité
avec d'autres pays dans le monde.
Si on demande
à un chef d'Etat
comment, lui,
il voit ce genre d'événement,
il va pouvoir dire que
c'est un événement
qui va attirer de l'argent,
des capitaux.
C'est un moment
où il va y avoir
de la cohésion sociale
et donc potentiellement
une plus grande popularité
pour ce dirigeant,
mais il peut aussi
avoir un effet loop
qui fait que pendant
quelques jours,
il va y avoir
toutes les caméras
du monde entier
qui vont être braquées
sur ce pays-là,
ce qui va permettre
d'augmenter le prestige
dans le monde
et de véhiculer
des messages
un peu d'influence.
J'ai donc développé
une méthode
qui permet
de mieux se mettre
à la place
d'un décideur politique
ou du moins
de mieux comprendre
comment est-ce que lui
voit le monde.
C'est une méthode
qui est complètement
de la bidouille maison,
il n'y a rien
de scientifique derrière,
mais en attendant,
ça va être très facile
pour vous à la mettre
en application au quotidien.
Vous allez donc dessiner
un rond qui représente
le pays qui vous intéresse
et à l'intérieur
de celui-ci,
vous allez faire glisser
chaque jour
plein d'éléments
que vous voyez
dans l'actualité
qui ont tous
un lien avec
l'intérieur du pays
et qui influencent
un paramètre.
Est-ce que,
oui ou non,
ça augmente
la stabilité sociale ?
Vous pouvez vous représenter
une aiguille.
En bas, c'est rouge,
c'est-à-dire que ça ne va pas bien.
En haut, c'est vert
et forcément,
vous en tant que chef d'État,
c'est vers là-haut
qu'il faut que vous tendiez.
Et cette aiguille,
elle est très instable,
elle bouge très vite,
c'est-à-dire qu'il n'y a
pas beaucoup d'inertie
et ça représente
tout simplement
la réalité de
cet équilibre
un peu instable
avec lequel les chefs d'État
doivent composer chaque jour.
Ensuite,
vous dézoomez
et vous réalisez
un deuxième cercle
plus grand que le premier
et qui l'englobe
et dedans,
vous allez pouvoir glisser
tous les éléments
que vous voyez passer chaque jour
qui concernent
l'international
par rapport à ce pays
et qui vont tous
influencer un élément.
Est-ce que oui ou non,
cela augmente le prestige
de ce pays ?
Est-ce que oui ou non,
ça augmente l'influence ?
Maintenant que vous avez
cette méthode,
essayez chaque jour
quand vous vous informez
de glisser les informations
que vous voyez passer
pour comprendre
comment ça bouge
pour un pays ou pour un autre.
Si on prend par exemple
le cas de l'Espagne,
récemment,
il y a eu des inondations.
En interne,
il y a eu beaucoup de contestations
donc effectivement,
un peu moins de cohésion sociale.
Au niveau extérieur,
ça a renvoyé un message
qu'on n'a pas réussi
à prévoir
et à répondre à cette crise
donc ça nous égratigne
un petit peu
nos points de prestige.
Si on est par exemple
en plein Covid
et qu'il faut trouver le vaccin,
si la course au vaccin
était telle,
c'est qu'en interne
et en externe,
ça peut donner
des points de prestige
et des points aussi
de rémunération.
Si on est par exemple
l'Arabie Saoudite
et qu'il y a l'augmentation
du cours du pétrole,
potentiellement,
ça va être plus de revenus
en interne
ce qui est plutôt une bonne chose
mais si on a un pays
consommateur
de ce pétrole-là
et par exemple la France,
ça va se traduire
par un prix à la pompe
qui est plus élevé
donc il risque
d'y avoir des contestations
donc c'est plutôt négatif.
Essayez de jouer
avec ces aiguilles,
de comprendre
comment ça fonctionne.
Encore une fois,
ce n'est pas parfait
et ça dégrossit énormément
et surtout,
ça vous fait prendre conscience
à quel point
la fonction
de décideur politique
est un métier compliqué.
Voilà,
c'est tout pour aujourd'hui.
J'ai vraiment adoré
travailler sur cette vidéo
donc dites-moi
si ce format vous plaît
parce que j'ai plein
d'autres techniques
comme ça et de petites
bidouilles maison
à vous partager.
Avant que le code promo
ne disparaisse,
on se retrouve tout de suite
sur MisterGéopolitixTV
pour regarder plein
de documentaires
pour booster nos connaissances
et pour que vous ayez
accès à mon prochain reportage
en avant-première
d'ici peu.