GRAND DÉBAT / Doliprane : la gouvernement a-t-il la main ?
« Le récap » par Marco Paumier
Sanofi est entré en négociations avec le fonds d'investissement américain CD&R pour lui céder la moitié de sa filiale française Opella. Cette-dernière est en charge de la commercialisation du célèbre médicament Doliprane. Certains députés, notamment à gauche, s'érigent contre cette perspective de céder ce bastion français aux américains. Le député « Ensemble pour la République », Charles Rodwell, a co-signé une lettre dans laquelle il demande au ministre de l'Economie d'activer « toutes les procédures de contrôle sur les investissements étrangers en France ». Les 250 ouvriers de l'usine de Lisieux qui produit les Doliprane craignent de perdre leur emploi et se mobilisent sur le terrain. Un Doliprane qui deviendrait américain serait-il le symbole d'une perte de la souveraineté sanitaire de la France ? L'Etat français peut-il se mobiliser contre ce rachat ?
Invités :
- Arthur Delaporte, député socialiste du Calvados,
- Frédéric Bizard, économiste de la santé, Président de l'Institut Santé et auteur de « Les itinérants de la santé » (Michalon),
- Agnès Firmin Le Bodo, députée « Horizons » de Seine-Maritime,
- En Skype : Olivier de Maison Rouge, avocat en droit économique.
INTERVIEW FRANC PARLER / Lyes Louffok : retour sur le scandale des enfants placés du Nord
Au tribunal correctionnel de Châteauroux (Indre), s'est ouvert, le lundi 14 octobre 2024, le procès des enfants de l'Aide sociale à l'enfance placés illégalement. Sur le banc des accusés, dix-neuf personnes comparaissent pour des actes de maltraitance sur des mineurs confiés à l'ASE du Nord et placés dans des familles d'accueil, sans disposer d'agrément. Plus d'une dizaine de personnes - enfants au moment des faits - se sont constituées partie civile. Entre 2010 et 2017, ces mineurs ont subi des violences, des humiliations et ont été soumis à un travail forcé. Plus qu'un « problème de moyens », Lyes Louffok y voit un « problème systémique ». En sa qualité de militant des droits des enfants et ancien membre du Conseil National de la Protection de l'Enfance, il clame que « ce procès nous démontre que la vie des enfants placés compte moins que celle des autres ». Dès lors, comment contrôler les dérives de l'ASE ?
Grand invité : Lyes Louffok, militant pour les droits des enfants
LA QUESTION QUI FÂCHE / Immigration : une nouvelle loi pour le RN ?
- Hadrien Brachet, journaliste politique à « Marianne »,
- Charles Sapin, journaliste politique au magazine « Le Point »,
- Clément Perrouault, journaliste LCP.
Ça vous regarde, votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Myriam Encaoua, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique.
Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
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bonsoir à tous ravi de vous retrouver
dans savegarde au sommaire ce soir cette
question le dolipran doit-il rester
français le Gouvernement fixe ses
conditions au rachat de la filiale de
Sanofi par un fond d'investissement
américain mais les oppositions crient au
scandal on essaiera donc de démêler le
vrai du faux dans ce dossier la France
est-elle incapable de s'occuper de ses
enfants les plus fragiles de les
protéger liè loufox sera notre invité
ancien enfant placé combattant
inlassable des droits des enfants avec
lui on s'arrêtera sur ce nouveau
scandale le mot n'est pas trop fort avec
ce procès ce de plusieurs familles
d'accueil qui s'est ouvert hier à
châurou enfin la question qui fche ce
soir portera sur la nouvelle loi
immigration est-ce un moyen pour le
gouvernement de s'attirer les bonnes
grâces du RN et donc de se prémunir
d'une motion de censure on en débat à la
fin de l'émission voilà pour le sommaire
vous êtes prêts c'est parti pour ça vous
regarde
[Musique]
faut-il laisser un fond américain
racheter le médicament le plus vendu en
France Sanofi compte tirer de cette
transaction de quoi investir dans la
recherche sur de nouveaux médicaments
mais la souveraineté sanitaire dans tout
cela le gouvernement promet d'imposer
ces conditions mais a-t-il les moyens de
les faire respecter quelles seraient les
autres options pour garantir cette
souveraineté sanitaire pour en débattre
avec nous ce soir JAC niè firmain le
baudau bonsoir vous êtes député du
groupe horizon député de scène maritime
ancienne ministre de la Santé et par
ailleurs je le précise parce que ça un
lien direct avec le sujet dont on parle
ce soir vous êtes encore aujourd'hui
pharmacienne face à vous Arthur de
laaporte bonsoir vous êtes député du
Calvados du groupe socialiste
porte-parole du groupe socialiste
l'usine d'ollipran de Sanofi qui emploie
260 personnes n'est pas sur votre
circonscription mais est c'est prêt hein
à les yeux à une quinzaine de kilomètres
c'est ça Frédéric bizarre bonsoir
bonsoir vous êtes professeur d'économie
spécialiste des questions de protection
sociale et de santé et vous avez publié
récemment les itinérants de la santé aux
éditions Michalon et puis nous sommes en
liaison avec Maître Olivier de
Maisonrouge avocat en droit économique
bonsoir
maître bonsoir eu avec nous avec vous on
va voir euh si le gouvernement a
vraiment les moyens juridiques de
bloquer cette vente où a-t-il les moyens
d'imposer ces conditions comme il
souhaite le faire aujourd'hui et puis
pour y voir plus clair et bien on
commence par le reccap de Marco
[Musique]
poomier bonsoir Marco bonsoir Clément il
y a donc une alerte sur la souveraineté
sanitaire française le doliprane est sur
le point de passer sous pavillon
américain oui le doliprane le médicament
le plus vendu en France alors pour ceux
qui n'ont pas suivi une petite séance de
rattrapage hein sur ce dossier explosif
vendredi dernier Sanofi est entré en
négociation exclusive avec un fond
d'investissement américain CD pour lui
céder 50 % d'opellaa la filiale du
groupe pharmaceutique français qui
commercialise le célèbre doliprane pas
de problème selon le ministère de
l'Économie plutôt favorable à cette
opération dans un premier temps en
témoigne cette note obtenue par politico
regardez on peut lire ce si un refus ne
nous paraît pas justifié au vu des
informations dont nous disposons à date
oui mais voilà pour l'opposition la
pilule a bien du mal à
passer le président s'occupe aujourd'hui
de faire en sorte que emilyie in Paris
reste en France je préférais qu'il
s'occupe de faire en sorte que doliprane
reste français si vous voulez garantir
la souveraineté de la France sur sa
capacité à produire des médicaments vous
avez une solution simple c'est
d'empêcher le rachat par un fond
étranger c'estd de bloquer mais bien
évidemment
la vente la gauche se mêle du dossier
toute la classe politique d'ailleurs
même le camp présidentiel ce weekend
dans une tribune cignée par 63 élus le
député Charles rodoel demande au
ministre de l'Économie je cite d'activer
toutes les procédures de contrôle sur
les investissements étrangers en France
et Charles Rodwell en armé une couche
cet après-midi dans
l'hémicycle nous doutons que cette
opération serve pleinement nos intérêts
et qu'elle s'inscrive dans la politique
d'attractivité que nous menons depuis
depuis 7 ans et le gouvernement Marco
tente d'éteindre l'incendie oui hier le
ministre de l'Économie Antoine Armand a
débarqué à Lisieux dans l'une des deux
usines qui fabriquent le doliprane avec
ce message pour les 250 salariés du site
le doliprane continuera à être produit
en France pas seulement parce que c'est
un médicament plébiscité par l'ensemble
des Français pas seulement parce que
c'est une réussite industrielle mais
parce qu'il en va de la souveraineté de
notre pays et aussi de
l'approvisionnement en médicaments
sensible et critique maintenir la
production de dolipran en France et donc
l'emploi sécuriser les approvisionnement
du marché français ce ne sont pas les
seules exigences du gouvernement Clément
Antoine Armand a aussi réclamé aux
parties prenantes le maintien du siège
social d'opellaa dans le pays des
engagements précis demandés dans le
cadre de la procédure de contrôle des
investissements étrangers très bien mais
si ses engagements n'étaient pas tenus
la question se pose après tout réponse
du ministre chargé de l'industrie
si ces engagements n'étaient pas pris et
bien il y a aujourd'hui dans le Code
Monétaire et Financier une possibilité
de bloquer cette vente alors ces
engagements seront-ils vraiment
respectés faut-il empêcher le rachat
américain au nom de la souveraineté
sanitaire faut-il une participation de
l'État au capital d'opellaa comme le
suggérait cet après-midi Antoine Armand
et bien je vous laisse en débattre en
discuter Merci à VOUS Marco Pomier et on
en débat effectivement avec avec nos
invités agès firmain lebudau je me
tourne vers vous euh pour commencer
parce que vous faites partie de cette
ancienne majorité euh présidentielle qui
a érigé la souveraineté sanitaire en
prioritaire en priorité après les les
déboirs lié au vaccin contre le covid
pourquoi le gouvernement ne bloque-t-il
pas tout simplement cette transaction
pour contraindre Sanofi à choisir un un
investisseur français d'abord faut se
poser la question pourquoi Sanofi
souhaite j'allais dire vendre une partie
50 % pas la totalité euh de sa société
euh opella euh je crois que
l'explication donnée par le laborato
c'est parce que Sofi souhaite
investir dans la recherche et pour des
produits innovants ça c'est la première
la première des choses et ça doit nous
poser la question pourquoi j'allais dire
nos entreprises et nos laboratoires
n'ont plus les moyens d'investir la
deuxième question est-ce que le
gouvernement peut bloquer la vente il
semblerait que le ministère ait répondu
non euh moi je pas semblerait il me
semblerait je veux dire c'est bien c'est
bien le sens de la note qui a été écrite
le 14
parce qu'il y a pas de raison j'allais
dire objective qui permettent de bloquer
late moi je comprends à la fois
l'émotion que ça suscite parce qu'on
sort d'une crise sanitaire où je
rappelle qu'il a fallu il a fallu
j'allais dire rationner le nombre de
boîtes notamment de dolipran on est dans
une période où on parle régulièrement de
rupture en médicen et le pharmacien que
je suis peut en témoigner sur le
paracéamool l'hiver dernier il y a
d'ailleurs un nouveau plan lancé cet
hiver par l'Agence nationale de la
sécurit du médicament sur le paracétamol
sur les antibiotiques pour éviter toute
pénurie à nouveau oui et je je tiens
aussi à dire que le gouvernement en
terme de souveraineté a beaucoup appris
de la crise sanitaire puisque notamment
le je dire la molécule qui permet de
fabriquer le dolipran c'est-à-dire le
paracétamol le Gouvernement a souhaité
rapatrier la production de paracétamol
donc de matières premières en France
l'usine qui fabriqua le paracétamol
ouvrira je le crois aux alentours de
2026 dans la région de de Toulouse je
crois euh en tout cas l'enjeu l'enjeu
autour de de ce de cette séquence de de
de Sanofi c'est petittin s'assurer et là
pour le coup le gouvernement a un rôle à
jouer non pas que les les les conditions
de de la souveraineté soient maintenue
que l'emploi soit maintenu au moment de
la signature c'est qu'il soit maintenu
dans le temps parce que c'est bien ça l'
jeu prendre des des mesures tout de
suite mais c'est bien qu'il soit
maintenu dans le temps parce que je le
redis le doliprane c'est un produit
purement français il n'est consommé
qu'en France 97 % des ventes de dolipran
se font en France uniquement arur la
porte euh face à agè firmanain lebudeau
vous vous préconisez quoi quelle serait
la bonne solution on a une position qui
est assez proche de ce qui a été évoqué
par Madame Firma lebudau aussi dans la
enfin ce ce weekend avec la lettre de de
Charles Rodwell tous les parlementaires
socialistes Sénat et assemblée donc près
de 130 ont signé une tribune disant
activer le décret Montebourg le décret
Montebourg c'est quoi c'est ce qui a été
transposé ensuite dans le code monétaire
et financier qui dit que le ministre he
peut stopper la vente alors madameodo a
l'air de dire que on peut pas que les
conditions sont pas réunies pour activer
ce décret pas ce que je dis pe pas je
dis c'est que le le le ministère via la
note sortie le a dit que les conditions
n'étaient pas runies pour bloquer la
vente c'est le ministère dit les un
refus ne paraît pas justifié à date en
comp tenu des informations dont nous
disposons donc nous ce que nous disons
c'est allons plus loin et parce que là
on sait pas exactement enfin on a eu des
discussions hier avec à la fois les
représentants des travailleurs qui sont
L légitimement inquiet comme nous le
sommes sur la pérenité de l'emploi sur
la pérenité de sites sur lesquels il y a
eu plusieurs dizaines de millions
d'euros d'investissement pour augmenter
la capacité de production du doliprane
hein le site de Lisieux par exemple
c'est à peu près 250 millions de boîtes
produites chaque année et l'idée ça
serait de passer autour de 350 millions
grâce à ces investissements donc ça
c'est quand même des choses qui sont
conséquentes et il faut pas mettre en
danger cet investissement industriel
puis il y a aussi l'idée de la
relocalisation de la souveraineté
sanitaire donc on a cette usine qui est
construite notamment une pour le
paracétamol à ronsillon en iszer il y a
eu 100 millions d'euros d'investis et à
chaque fois avec des aides de l'État
enfin à ronsillon il y a vraiment un
accompagnement fort de l'État et S N fi
bénéficie il faut le rappeler quand même
d'environ 150 millions d'euros par an de
crédit impôt recherche donc tout ceci al
certains avancent le chiffre de 100
millions30 150 enfin voilà on a
d'ailleurs du mal à le dire et c'est
aussi problématique parce qu'on parle
ici de dizaines de millions d'euros qui
sontné disnous c'est évidemment
d'activer le décret monbour pour à la
fois poser des questions mettre en place
des des clauses assez strictes pour dire
si vous ne les respectez pas nous
stopperons cette vente et il y a un
dernier point dont on parle assez peu
mais c'est la question aussi des brevets
hein parce que on a ici des entreprises
qui fournissent enfin opela c'est une
une BO enfin une filiale de Sanofi en
gros qui vendent des médicaments non
remboursés qui sont relativement
profitables si on regarde de manière
générale mais pas assez profitable pour
Sanofi donc l'idée c'est comment on
dégage du cash en revendant ce qui est
pas assez rentable mais qui l'est quand
même et moi je trouve aujourd'hui qu'on
a un vrai problème là-dessus il faut
arrêter de se dire que il faut dégager
en permanence du cash il faut aussi
protéger notre outil et aujourd'hui
peut-être que Sanofi ne le fait pas
assez et que on aurait besoin d'un peu
plus de patriotisme économique de la
part de ceux qu'on aide je me tourne
vers vous Frédéric bizarre avant d'aller
voir notre avocat vous connaissez bien
le fonctionnement de ce secteur des
laboratoires pharmaceutiques quand vous
entendez une partie de la classe
politique mettre en garde sur ces enjeux
de de souveraineté sanitaire est-ce que
ils ont raison de s'inquiéter est-ce
qu'il y a de vraies raisons de
s'inquiéter dans le cadre de cette vente
qui est en train de de se construire je
pense qu'il luut été bien son inquiéter
un peu avant ça fait un an he que sanofi
a mis carte sur table en disant qu'il
allait céder cette filiale et qu'il
allait la céder à des fonds
d'investissement pourquoi est-ce que
Sanofi cède cette aujourd'hui 50 %
demain 100 % l'idée c'est de pour
optimiser la valorisation c'est
classique d'y aller en deux temps parce
que Sanofi est menacé
Sanofi doit court après les marchés
financiers depuis une quinzaine d'années
et doit générer un cash flow très
important pour pr de actionnair c'est
sous la pression de la des marché
financier que Sanofi si vous regardez
l'évolution du cours de Sanofi c'était
90 € il y a 5 ans c'est 90 € il y a 6
mois et là ça a augmenter parce que
justement elle a annoncé cette cette
opération financière donc Sanofi ne
cesse de réaliser des opérations
financières pour essayer de stabiliser
son son actionnariat et de conserver son
actionnariat donc si Bercy qui a tout à
fait les moyens madame Firo l'a dit de
le faire ne le fait pas c'est qu'elle
sait très bien qu'elle va mettre Sanofi
en grande difficulté par rapport au
marchés financiers donc nous
n'activerons pas parce que Sanofi est
une société trop importante pour la
France nous n'activerons
rien on peut rien faire face aux
exigence de rentabilité financière ce
concept de souveraineté sanitaire il a
pas de sens finalement comment est-ce
qu'on comment est-ce qu'on renforce ce
concept de souveraineté sanitaire c'est
en étant attractif dans notre pays en
attirant des capitaux et en essayant
d'avoir une politique de santé qui ne
soit pas fatal pour le médicament je
rappelle qu'en 2025 la le médicament
sert encore de variaablees d'ajustement
à hauteur de 1 milliard en baissant les
prix bon donc forcément les
investisseurs commencent à se dire ce
pays commence à être un problème pour la
production mais aussi pour la
distribution je rappelle qu'il y a un
Français sur 3 qui a qui souffre depuis
un an enfin qui n' qui a de problèmes de
pénurie bon donc si vous voulez il faut
comprendre que sanofi a besoin de cette
session là l'autre question qu'on ne
pose pas c'est est-ce que la délégation
de service public au secteur privé peut
aller jusque au au fonds
d'investissement qui sont des fonds de
pension dont la logique est simple c'est
l'optimisation de de de de tous les
actifs dont ils deviennent acquéreur
est-ce que le salarié est-ce que le
retraité américain se souci que l'on que
les pharmacies en France soient bien
approvisionné est-ce que ce fond
d'investissement là va se soucier à long
terme tout tout ne va pas se transformer
en quel jour de notre intérêt en matière
de santé publique moi j'en ai une idée
mais pourra peut-être en discuter parce
que c'est ça qui se CRE c'est pas faut
arrêter avecan c'est 100 c'est un
portefeuille produit de de plus de 100
marques qui sont absolument stratégiques
pour notre santé publique pas pas pour
notre ego national pour notre santé
publique rappelle qu' auss straté
rappelle qu'il a aussi biogaron sur le
marché qui est le premier laboratoire de
de du marché du générique qui représente
un/ers du marché du générique qu'on a
retenu en tout cas qu'on a empêché à
court terme de partir chez les indiens
mais tout ça c'est reculé pour mieux
sauter donc la situation est un petit
peu tendue on va dire alors on va on va
essayer de voir plus clair sur les
outils juridiques dont dispose le
gouvernement pour éventuellement bloquer
cette vente ou en tout cas pour imposer
ces conditions nous sommes donc en
liaison avec Maître Olivier de maison
rouge avocat en droit économique maître
est-ce que vous pouvez déjà répondre à
la question qu'on se pose ici sur ce
plateau est-ce que alors déjà que dit le
fameux décret Montebourg et est-ce qu'il
peut être utilisé est-ce que les
conditions vous semblent remplies
aujourd'hui pour qu'il soit utilisé
alors je vais essayer de vous répondre
de manière synthétique je vous remercie
euh d'avoir l'occasion de m'exprimer sur
le sujet alors on parle bien évidemment
assez souvent du décré mon Debourg mais
c'est un texte qui est bien plus ancien
que cela c'est un texte qui date en
réalité de 1966 c'était une loi qui
avait éé adoptée sous la période
gaulienne où à l'époque on parlait
d'avantage d'indépendance nationale
aujourd'hui on parle d'autonomie
stratégique de souveraineté
sanitaire c'est un glissement sémantique
mais les textes sont là et ils résistent
à l'épreuve du temps ce qui avait été
pensé pour du spatial pour du nucléaire
aujourd'hui s'applique peut-être aussi
bien pour du médicament mais précisément
puisque vous m'interrogez là où le texte
était prévu à l'origine pour la
sauvegarde des intérêts publics au sens
large c'est ce qui relève du régalien la
défense la sécurité l'ordre public et
bien ce ce ce texte a été de plus en
plus élargi à certains secteurs
stratégiques c'est d'ailleurs
précisément l'effet Montebourg de 2014
au moment de l'affaire Alstom qui a été
étendu à l'énergie c'est le cas
également pour l'approvisionnement en
eau c'est le cas également pour
l'exploitation des réseaux et des
services de transport voilà ça c'est
donc sur le cas précis qui se pose
aujourd'hui avec Sanofi est-ce que
est-ce que les Tex la lecture littérale
est stricte puisque c'est bien de droit
dont nous parlons et bien je ne trouve
pas de texte qui puisse être mobilisé
pour précisément être en capacité pour
le gouvernement de s'y opposer ou d'y
mettre des conditions le néanmoins le
texte est imprécis mais il parle de la
protection de la santé publique donc
donc si d'aventure le gouvernement
devait s'en saisir ça serait peut-être
sur ce dispositif là c'est le décret du
30 décembre 2023 qui est pas très très
vieux donc voyez-vous qui pourrait le
cas être échéant être Brondi mais dans
ce genre d'affaire il faut être un peu
plus précis encore bien souvent ce ne
sont pas simplement les G des Tech qui
permet de d'appuyer seulement la
position de gouvernement c'est aussi un
choix de volonté politique d'ailleurs
vos parlementaires sont là pour en
débattre je leur laisse euh la
responsabilité et le choix et le cas
échéant mais c'est souvent un bras de
fer qui est instauré parce que des
intérêts stratégiques comme ceux-là qui
sont posés sur la table sont ouverts à
touchamp à toutes les discussions à tous
les débats et jeais dire à toutes les
entreprises qui sont susceptibles
d'acquérir ses actifs euh maintenant si
le gouvernement veut véritablement avoir
un moyen de s'y opposer c'est d'abord
d'engager ce bras de fer on l'a vu déjà
par aarant vous juriste vous dites que
c'est un bras de faire politique avant
tout qu'il faut mener c'est c'est ça
absolument absolument alors qui se
déroule bien sûr à Berille hein puisque
c'est la direction générale du Trésor
qui est à la manœuvre sur ce type
d'opération mais c'est apparemment les
les les politiques qui doivent mettre
les pieds dans le plat si je puis me
permettre en tout cas s'emparer du débat
ce que vous faites d'ailleurse une
question d'un point de vue d'un point de
vue juridique quand vous entendez le
gouvernement dire on va fixer des
exigences en matière de maintien
d'emploi de maintien de sièges sociale
de maintien d'unité de de recherche et
développement sur le territoire tout
cela est-ce que d'un point de vue jque
on peut l'imposer dans le cadre d'un
contrat tripartite c'est ce qui était
évoqué aujourd'hui est-ce que ça va pas
à l'encontre tout simplement du de du
principe constitutionnel de libre
entreprise alors c'est c'est tout à fait
possible puisque ça a été envisagé
depuis 2019 avec le loi Pact auparavant
ça n'était qu'un droit de vetto
c'est-à-dire un refus pur et simple ou
une autorisation de cession à de
certains actifs à des entreprises
étrangères désormais la loi Pact
introduit justement une troisème voie
alternative avec des conditions donc des
un refus pardon une autorisation à sorti
de conditions qui seraiit notamment de
conserver le siège de conserver la RD
des labos la production selon donc ça ça
fait part on ne revivrait pas forcément
l'épisode General
Electrics lors du rachat de la branche
énergie de d'Alstom qui n'a pas respecté
ses engagement plateau j'entends que ça
réagit sur votre plateau mais je pense
que dans le fond oui c'est pour pour
venir justement à des solutions
peut-être un peu plus nuancé mais qui
néanmoins permettrait d'avoir un droit
de contrôle parce que tout cela est
sorti également de sanctions de
sanctions notamment financières et donc
il s'agit ensuite que le gouvernement
puisse contrôler les engagements qui ont
pu être pris très bien merci beaucoup
maître de maison rouge d'avoir été en
direct avec nous agès firmanain lebudau
quand vous entendez cet avocat expliquer
que bah il y a les outils juridiques et
puis a le rapport de force politique que
fera le gouvernement si demain opella
c'est donc le nom he de cette filiale de
de Sanofi qui est en vente si OPA vient
voir le gouvernement et dit bah voilà la
conjoncture a changé on doit réduire de
30 % les les effectifs en France je
crois que on l'a bien dit la solution
juridique elle est pas si simple que ça
je pense que la conditionné à à l'aide
publique semblerait être j'allais dire
un des moyens qui permettrait peut-être
d'assurer dans le temps le maintien de
l'emploi je crois que c'est ce qui nous
aim tous et c'est ce qui doit nous
mobiliser outre le fait outre le fait
que je je reviens sur les enjeux de de
souveraineté on parle ici du paracétamol
et c'est la France qui va récupérer la
production de paracétamol l'enjeu de
souveraineté doit se décider au niveau
européen je crois que la France ne
pourra pas toute seule régler les
problématiques d' jeu de souveraineté en
terme de médicaments mais je repose la
question de départ euh
Sanofi souhait pouvoir investir dans la
recherche pour rester j'allais dire
attractif en terme de de de de produits
innovants et je rappelle que grâce
notamment Sanofi on a eu un des premiers
vaccin contre la biocolite hein le le
bfortus est une innovation de Sanofi
donc il faut donner les moyen à nos
laboratoires PHARMAC a eu des succès il
y a aussi eu quelques espoir dessus he
réc le vaccin le vaccin combo gripe
covid bah on l'attend on l'attend
toujours donc bah quand on cherche on
trouve pas toujours alors juste parce
que Madame F lebodo a évoqué la
possibilité de conditionner les aidees
publique j'aimerais qu'on entende à ce
sujet Sophie Binet qui était justement
ce matin sur ce sujet la secrétaire de
la CGT Sanofi c'est en 10 an 1 milliard
de crédit imp pourrecherche en 10 an
aussi c'est la division par deux des
effectifs en France notamment des
emplois de chercheurs le scandale est là
et on a un gouvernement un état qui
laisse saanofile et reennes sur le coup
Arthur de la porte ça vous paraît une
option sérieuse de conditionner
notamment le fameux crédit impôt
recherche ou bien qu'il y a d'un côté
l'argument de façade qui est de dire
laissez-nous investir faire de la
recherche mais la réalité c'est
laissez-nous continuer à distribuer de
l'argent à nos actionnaires parce que
l'objectif de ce type d'opération c'est
aussi de dégager du cash pour rémunérer
ça a été très bien démontré tout à
l'heure bah ceux qui portent leur
confiance dans une entreprise qui est
aujourd'hui fragilisé par la concurrence
internationale donc voilà il y a ce
sujet-là et on a peut-être des sujets de
se dire comment est-ce qu'on maintient
la recherche en France et sophine Binet
le dit à l'instant sanofice c'est un
groupe qui désinvestit la recherche en
France voilà et c'est ce qui est en
train de se produire donc certes ils ont
besoin d'argent pour l'investir ils ont
besoin d'argent pour rémunérer
actionnaires mais un deuxième sujet
c'est que aujourd'hui ils détiennent
avec opellaa des brevets et le risque
c'est que ça soit aussi les Américains
qui les codétiennent et qu'il mettent
derrière potentiellement des conditions
s'il y a des enjeux d'exportation à
l'utilisation de ces brevets et ça c'est
aussi dans le domaine public depuis très
longemps faut qu'il faut garder ben tout
n'est pas tout n'est pas dans le domaine
public qui a par exemple les procédés de
fabrication qui ne sont pas la molécule
du paracétamol et qui ne sont pas dans
le domaine public dont sanofi a
aujourd'hui le monopole donc ça c'est
pour le le point juste technique mais
moi je reviendrai à ce que nous pouvons
faire politiquement politiquement si le
gouvernement va plus loin que ce qu'il
dit parce qu'aujourd'hui il reste dans
une espèce de flou en mode nous sommes
vigilants voilà mais en même temps
l'option qui est privilégiée
c'est-à-dire la session à un fond
d'investissement américain et celle qui
doit globalement poursuivre son chemin
c'est un peu le sens de ce qui s'est
passé depuis ces derniers jours moi je
pense qu'il devrait taper du point sur
la table et dire non Sanofi doit rester
dans le giron français avec des
investisseurs français et cette filiale
en particulier est une filiale
stratégique d'intérêt national parce que
elle produit en effet des médicaments
qui sont des médicaments de consommation
courante et quotidienne dont on a évoqué
tout à l'heure les sujets de pénurie
donc voilà moi je pense que nous devons
politiquement réagir mais parce que nous
avons juridiquement les outils qui nous
le permettre et notamment vous évoqueiez
le niveau
européen l'Union européenne l'a dit il y
a 2 ans on peut par des raisons
impérieuses d'intérêt général faire que
quand il y a une assurance d'un
approvisionnement qui est menacé mettre
en place des restrictions notamment à
ces ventes ou ces session d'actifs oui
enfin donc quelle solution construire en
je suis d'accord qu'il faut construire
une solution alternativ là c'est un
petit peu tard hein mais c'est quoi les
deux solutions alternatives c'est un la
nationalisation parce qu'on en a les
moyens j'ai pas l'impression
nationalisation ou entrer au capital qui
est une option évoquée cet après-midi à
l'assemé par une alternative au sein de
l'Europe je suis d'accord que c'est à
l'échelle européenne ù vous constituez
un consortium plutôt industriel que
financier si on veut garder un peu
d'industrie derrière tout ça et on a
largement les moyens de trouver à
l'échelle européenne la capacité de
pouvoir financer 8 milliards d'abord
mais mais tout ça ça ça nécessite un peu
de créativité ça nécessite un peu
d'initiative ça nécessite nos responsaes
politiques n'ont pas anticipé ces ces
problèmes sais pas ça fait un an que
c'est sur le marché j'ai pas entendu les
les aucun ministère préparer une
alternative si vous voulez être fort
dans une négociation comme l'a dit
maître maison rouge c'est il faut il
vous faut une alternative on appelle ça
la Batna on enseigne ça aux étudiants
enfin il faut il faut que vous ayez une
alternative crédible qui vous dise si
Sanofi va au bout de son chose moi j'ai
une alternative et je la prends et je
conserve cette ce portefeuille produit
qui est encore une fois extrêmement
important non pas financièrement pour la
France mais mais pour la santé publique
ça c'est je pense que il y a aucun doute
donc il fallait construire une
alternative par exemple au moment de la
RN messager on était plusieurs à avoir
supposé de construire un consortium
comme Airbus de autour de la RN messager
avec de la recherche de la production du
développement à l'échelle européenne que
font les Américains aujourd'hui pour
pour relocaliser qu'est-ce qu'ils font
mais ils sont créatifs ils construisent
par exemple ils conçoivent des
entreprises à but non lucratif qui
permettent de stabiliser les marchés et
qui permettent à des producteurs au sein
des États-Unis de reproduire de vieilles
molécules comme des molécules contre le
contre le diabète il faut de la
créativité capitalistique un petit peu
et très honnêtement mais c'est pas
propre à la France on voit que l'Europe
subit ce mouvement qui est parti de
l'Europe vers les États-Unis qui part
maintenant vers vers la Chine donc nous
sommes pas démunis de solution mais on
s'y prend souvent un petit peu tard avec
beaucoup d'émotion et je trouve je
trouve mais c'est peut-être facile à
dire difficile à faire mais avec peu de
créativité quand même anes firman
lebudau quand on vous entendez le
ministre de l'Économie dire l'état peut
éventuellement rentrer au capital de de
cette filiale de de Sanofi c'est un coup
de bluff c'est du sérieux parce que
l'État aujourd'hui a les moyens de faire
ça ministre de l'Économie nationaliser
ça me semble pas être dans l'air du
temps est-ce que c'est souitable à titre
personnel je ne pense pas rentrer au
capital pourquoi pas mais avec quel
moyen et à quelle hauteur c'est quoi
rentrer au capital pour ne pas quel
pouvoir je veux dire que voilà moi je
crois beaucoup plus en des mesures et en
impact avec Sanofi sur le lien entre les
aides publiques et le maintien j'allais
dire de l'emploi de la production et ça
on en parle à chaque fois à chaque fois
qu'un cas de figure comme ça se pose on
dit il faut une conditionnalité au aux
aides publics et ça ne se fait pas vous
ne pouvez pas conditionner ce qui est le
plus important que la santé publique
vous pouvez faire tout ce que vous
voulez le main le problème c'est pas les
emplois je suis désolé de vous dire
parce que on est vraiment un secteur où
il y a un potentiel de développement
donc peut-être que et probablement je
suis désolé de vous le dire que cette
usine disparaîtra mais les les employés
non non mais franchement vous pouvez pas
dire ça parce noustiquement ça fait ver
monsieur pourquoi est que je vous dis ça
pourquoi est-ce que je vous dis mais
bien sûr je je prétends pas que vous
battez mais il y a une logique
financière derrière qui à long terme
fera en sorte que pour pour sortir de la
rentabilité de cet actif il faudra
baisser les coûts de production
aujour'ui c'est l'une des usines les
plus rentables juste celle qui est
aujourd'hui de Lisieux donc voilà c'est
pas un problème de rentabil quoi rapport
à quoi
pas forcément par rapport enfin en tout
cas c'est une plus
r excédentire elle est pas déficitaire
c'est ce que je veux dire j'espère que
vous avez raison j'espère que vous avez
raison je donc c'est pour ça aussi qu'
contribue aussi à moderniser l'outil
mais moi je veux juste qu'on essaie de
mettre un peu en équivalence ce dont on
parle Sanofi c'est quand même un groupe
qui a distribué 4 milliards d'euros de
dividendes à ses actionnaires donc il y
a une contrainte chaque année à
rémunérer ses actionnaires et
malheureusement quand on n' pas
forcément le un assez haut niveau de
profitabilité ben qu'est-ce qu'on fait
on cède des actifs et malheureusement là
on pourrait penser que cette session
elle est simplement destinée à ça et pas
du tout à investir et c'est ça qui est
extrêmement problématique nous dans les
propositions que nous avons nous avons
plusieurs déjà l'année dernière avec
Valérie herbau on a proposé une
proposition de loi pour lutter contre
les pénuries de médicaments pour
constituer des stocks pour renforcer
notre souveraineté sanitaire une grosse
erreur une énorme erreur hein non mais
je dis juste mon parce que franchement
le problème c'est pas d'augmenter vous
augmentez le coût pour les les les
industriels avec des prix qui sontà des
réserves en cas de en cas c'est pas le
stock qui compte c'est c'est
l'accessibilité suis désolé mais elle
été soutenue par le gouvernement
transpartisan et je crois que c'était
quelque chose d'extrêmement solide elle
été voté à l'unanimité à
l'assembléetionale bon sur au-delà de la
question des stocks de pénurie moi je
pense qu'il faut aussi aller et ça ça
fait partie des su sur lesquel on
travaille vers un pôle public du
médicament sur un certain nombre de
médicaments notamment des génériques
pour pouvoir les mettre à disposition
sans justement être dans des logiques de
pure rentabilité financière situation
comme celle que nous avons aujourd'hui
on a des moyens financier on vient
d'évoquer le milliard qui a été investi
sur Sanofi enfin dépensé par l'État
depuis 5 ans c'est-à-dire 150 enfin
depuis 10 ans 150 millions d'euros en
moyenne par an donc on est rien fait
d'illégal en prenant la parle pas t en
même temps s'il vous plaît moi j'ai une
question sur la créit d' recherche on a
on évoqué l'usine de production du
paracétamol sur subvent
par l'État aujourd'hui l'État il
sursubventionne des acteurs privés qui
derrière quand c'est plus assez rentable
finissent par céder leurs actifs donc
moi je suis désolé mais il y a aussi
dans des enjeux de souveraineté la
capacité de construire un pôle public du
médicament qui fait partie des sujets
nous pour j'aimeris vous entendre sur la
politique de réglementation des prix du
médicament en France parce qu'on est
quand même un des rares pays à faire ça
à imposer des prix au laboratoire est-ce
que c'est peut aussi être un un élément
d'explication de la situation dans
laquelle on se trouve aujourd'hui
c'està-dire que bah ne dégageant pas
assez de rentabilité en France les
laboratoires peuvent finir par se
détourner un peu de notre marché et
prioriser des investissements ailleurs
oui il faut faire une réforme
structurelle par rapport à cette
réglementation l'ensemble des pays
européens ont des prix réglementés seuls
les États-Unis ont des prix libres donc
on n'est pas les seuls à réglementer la
difficulté c'est qu'en fait on on on on
on on gère les dépenses de santé on veut
les maîtriser par une approche qui qui
est beaucoup trop comptable c'est-à-dire
qu'on a une des économies à faire par
rapport à à des évolutions tendantielles
et le médicament c'est très pratique
pour pour faire des économies parce que
vous connaissez parfaitement les volumes
et donc vous avez juste à baisser ce
dont vous avez besoin du côté du prix
pour avoir les choses mais le problème
c'est ce qu'on appelle le rabotage
problème c'est qu'il y a un moment où
vous n'avez plus rien à raboter parce
que vous êtes près du coût de production
or ce que le problème c'est que Bercy
continue à penser que le médicament est
encore une bonne source d'économie
comment sortir de là il faut sortir
d'une logique comptable par une logique
économique d'abord il faut gérer le le
la la politique de médicament à
l'échelle du cycle de vie du médicament
il est normal que les prix après avoir
été élevés sur des médicaments innovants
baissent au cours du temps mais une fois
que vous êtes dans le domaine public
vous vous allez dans une autre industrie
qui est l'industrie du générique et des
biosimilaires qui sont d'autres acteurs
qui sont des spécialistes de produire à
bacoup des volumes très importants or
nous sommes le pays européen avec
l'Italie avec le plus faible taux de
pénétration des génériques et des
biosimilairire 45 % les pays qui sont
forts sur l'innovation et qui sont forts
sur les produits matures c'est-à-dire
qui n'ont pas de problème ou peu de
problème de pénurie comme l'Allemagne
comme le Royaume-Uni sont des pays qui
ont plus de 80 % de la consommation
comme générique ça c'est une réforme
structurelle où il faut développer très
fortement le marché des génériques et
des biosimilaires est-ce que ça les rend
moins dépendant de la Chine par pourquoi
vous savez que dans les juste je finis
la démonstration c'est qu'en fait vous
avez une transmission des économies des
génériques 6 milliards d'euros d'ici à
2030 d'économie potentielle sur les
biosimilaires principalement qui sont
les génériques des biothérapies d'accord
6 milliards d'euros d'économie ça on est
on est tout à fait capable c'est une
étude très sérieuse que je vous cite et
on estime que le surcout des innovations
qui vont être lancé d'ici à 2030 c'est
environ 6 milliards donc vous voyez que
vous avez avec cette gestion sur le
cycle de vie du médicament sur
l'ensemble du cycle de vie une capacité
d'absorber les innovations mais nous on
fait pas ça on dit non non on développe
peu les génériques par contre on va on
on on va raboter les prix au maximum de
façon comptable et bien sans aucune
visibilité ça vous fait réagir je vous
vois faire n de ça fait réagir parce que
je je suis à la fois d'accord et pas euh
je veux dire qu'on a fait supporter au
secteur du médicament j'allais dire dans
son entièreté 50 % des économies sur le
PLFSS alors que le se projet de loi de
financement de la sécurité sociale
raison alors que ce secteur représente
12 % des dépenses à un moment on est à
l'USSE et ça a été très bien dit il y a
certains produits qui coûtent plus cher
à produire que ce qu'ils ne sont vendus
en France donc soit on les trouve plus
et c'est dommage parce qu'en fait ils
apportent quand même un certain service
en terme de santé publique là où je
rejoins monsieur c'est que sur le
secteur des biosimilaires ça fait au
moins 5 ans que je les biosimilaires ce
sont les génri génri des bithérapies euh
ou des injections ou les insulines par
exemple euh ça fait des années que je me
bats avec des amendements pour dire
qu'il faut donner le droit aux
pharmaciens de substituer les
biosiminaaires c'est 600 millions
d'euros d'économie par an 600 millions
d'euros d'économie par an on y arrive là
on est en train de parler d'économie on
on a
Dom mais parce que ça permet ça permet
aussi j'allais dire de de de garder le
prix de certains produits de mature pour
permettre d'éviter d'éviter peut-être ce
que ce qu'on ce sur quoi nous som une
question tout simple je vous la soumet à
vous deux parlementaires est-ce qu'on
peut pas imposer enfin fixer un prix un
peu plus élevé pour les laboratoires qui
fabriquaient le leurs médicaments en
France bah ça a déjà été un peu fait
avec biogarant notamment les
laboratoires génériques français où il y
a eu j'allais dire une autorisation et
un prix un prix
supérieur l'enjeu l'enjeu il est aussi
et c'est là la difficulté de notre
système de santé c'est que le le projet
de loi de finance de sécé sociale c'est
une enveloppe et une enveloppe dont on
ne maîtrise pas tout forcément le
développement des coûts une enveloppe
qu'il nous faut préserver c'est notre
système de protection sociale même si le
prix des médicaments est fixé dans
beaucoup de de pays peu de pays ont
notre système de protection sociale ce
qui est sûr de la porte oui alors je
très très rapidement mais ce qui est sûr
c'est qu'on a un vrai sujet avec les
prix des médicaments il y a des
laboratoires qui préfèrent investir très
fortement dans des médicaments qui sont
vendus très très chers et donc du du
coup ça déséquilibre le marché parce
qu'en fait il y a une un
surinvestissement dans ce qui est le
plus rentable et ça se fait au détriment
du reste aussi et donc du coup de la
production de ce qui est un peu moins
rentable ce qui accentue aussi les
effets de pénuriie juste un petit
chiffre on on est passé entre 2014 et
aujourd'hui d'environ 300 médicaments
situations de pénuriie à 3800 donc c'est
une dynamique qui est extrêmement forte
et qui contribue à fragiliser finalement
et aux situations qu'on rencontre dans
nos pharmacies merci beaucoup à tous les
trois d'être venu sur le le plateau de
de Savard je crois qu'on' pas fini de
débattre de
souveré
sanitaire merci encore alors on a un
petit souci puisque notre invité Louf
est bloqué dans les embouteillage en
l'attendant on va donc passer à la
question qui fâche qui ce soir porte sur
cette nouvelle loi immigration qui a été
annoncée ce weekend est-elle faite pour
s'attirer les bonnes grâces du
rassemblement national le gouvernement
joue--il à un jeu dangereux avec le RN
on fait le point sur ce sujet avec
Baptiste gargy
Chartier la question qui Fa est évoquée
dimanche dernier par la porte-parole du
gouvernement lorsque mode bréjon annonce
une nouvelle loi immigration et des
janvier un coup d'éclat et ses mots font
l'objet de toutes les attentions il faut
faciliter la prolongation de détention
des étrangers en situations irrégulière
qui présentent des profils dangereux
dans les centres de rétention
administrative une mesure déjà avancée
soutenue par le locataire de la place
Bovo et il y a comme un air de déjà vu
car cette nouvelle loi interviendrait
moins d'un an après celle votée en
janvier 2024 dans le visur exécutif
intégré des mesures phares que le
Conseil constitutionnel avait retoqué
exemple de la création d'un délit de
séjour illégal ou encore la remise en
cause de l'aide médicale
d'État avant de dire qu'il faut une
nouvelle loi il faut peut-être nous
expliquer ce qu'il y aurait dans la loi
en question alors que des macronistes de
premier r montent au créneau au même
moment le gouvernement lui aussi affiche
au grand jour ses
division moi je pense que les lois sur
l'immigration il y en a eu beaucoup dans
notre histoire récente je pense que il
faut les évaluer il faut déjà les mettre
en œuvre parce que tous les décrets
n'ont pas été pris il faut se donner le
temps d'évaluer l'existant et surtout de
mettre en œuvre l'existant à l'annonce
de cette loi les chefs de fil à gauche
en font un casus Bell certains crient
même au scandal en accusant de faire la
courte échelle au rassemblement
national rotillo qui voilà nous
refourgue une nouvelle loi immigration
comme gage à l'extrême droite au début
de l'année
prochaine cousu de fil blanc et ça le
rassemblement national l'a bien compris
que rapport de force leur é favorable
cette opposition d'influence qu'avait
annoncé Jordane Bardella et Marine Le
Pen on en voit le résultat aujourd'hui
les problèmes que nous portons qui sont
ceux des Français sont entendus par le
gouvernement alors la question qui fâche
la voici cette nouvelle loi immigration
est-elle un gage donné au rassemblement
national et pour cette question qui fche
son accueille ce soir Charles sapin
bonsoir vous êtes journaliste politique
au point Adrien Brachet bonsoir
journaliste politique à Marianne et puis
Clément per que nos téléspectateurs
connaissent bien puisque vous êt
journaliste politique à LCP bonsoir
Clément euh est-ce que cette loi est
donc un moyen de s'attirer une forme de
bienveillance de la part du ARN un moyen
de dissuader le rassemblement national
de faire tomber le gouvernement Barnier
on commence par vous Charles moi je
crois pas du tout en fait si vous voulez
bon évidemment le rassemblement national
est le premier groupe à l'Assemblée
nationale bon et donc il faut en tenir
compte mais on n'est plus en 1978
c'est-à-dire que la question de
l'immigration le Front national puis le
rassemblement national ne sont plus les
seuls à en parler et d'ailleurs quand on
regarde un peu dans le détail quand on
met un peu de côté les postures
politiques des uns et des autres vous
voyez que ça fait partie même des plus
petits dénominateurs communs de cette
majorité très étriqué quand on regarde
un peu les chefs de C alors peut-être
sur le diagnostic mais pas forcément sur
les solution alors en tout cas il faut
se souvenir que Gabriel Atal donc là qui
a notamment dans une matinale a dit je
suis pas sûr que ce soit le bon moment
pour cette loi faut souvenir de son
discours de politique générale il y a
quelques mois il disait qu'il fallait
envoyer une border force aux frontières
qu'il fallait réformer la me et qu'il
était pour accueillir beaucoup moins
pour accueillir mieux Édouard Philippe
dans une interview du point disait qu'il
voulait remettre en question les accord
avec l'Algérie 1968 donc c'était sur les
visas et qu'il était pas qu'il ouvrait
le chapitre de la préférence nationale
indirectement puisqu'il voulait
revoir si vous voulez tout ce qui est
allocation non contributive pour les
étrangers et puis Barnier Michel Barnier
le Premier ministre qui lors de la
primaire de 2016 je vous le rappelle
proposait carrément un moratoire de
l'immigration sur plusieurs années et de
revenir sur le droit du sol dans les
appartement dere ma donc finalement sur
le fond politique cette question
deimmigration fait plutôt unanimité sur
cette majorité étriquée Adrien brch
votre point de vue est-ce que cette loi
immigration c'est l'assurance vie du
gouvernement Bernier je pense qu'il y a
un peu des deux je rejoins ce qu'a dit
Charles sur le fait que ce n'est plus en
effet seulement dans les thématiques
portées seulement par le rassemblement
national je regardais ce matin une vidéo
même de de 1997 où Bruno rotaillot qui à
l'époque était député du Mouvement pour
la France de Philippe dev Villier avait
déjà un discours quasiment aussi dur
voire même plus dur que celui qu'il a
aujourd'hui donc on peut pas accuser
Bruno rotillot de s'inventer du jour au
lendemain un discours sur cette question
mais dans les fait ça réduit quand même
la marge de manœuvre du ARN vis-à-vis de
ce gouverement VO nmoins le calendrier
je pense que quand on regarde le
calendrier il y a sans doute une
dimension politicienne ça arrive quand
même en plein débat budgétaire au moment
où on sent que le rassemblement national
va vouloir un peu avancer ses pion sans
forcément aller jusqu'à la censure mais
le moment n'est certainement pas anodin
et je pense qu'il y a aussi au-delà de
la question du RN un une façon aussi
pour Michel Barnier puisque Michel
Barnier a donné son aval à à Bruno
rotaillot de dire que regardez après le
budget il y a un après pour mon
gouvernement il va y avoir d'autres
propositions la seule chose sur lequelle
on peut en revanche mettre un point
d'interrogation et c'est un petit peu ce
qu' on dit pu dire Gabriel hatal et même
Gérald dermanin c'est que les décrets
d'application de la précédente loi
immigration ne sont même pas encore tous
parus donc il y a quand même une
question rappelle qu'elle été voté au
mois de décembre dernierme question CIS
de lois sur l'immigration depuis 1980
donc il y a quand même aussi une
question en terme d'efficacité de
politique publique à quel point est-ce
que à quel moment on doit faire des lois
quelle efficacité on ces lois et quelle
évaluation on fait de ces lois là il y a
aussi c'est vrai cette question là qui
se pose est-ce qu'il vaut pas mieux
faire moins de loi mais des lois plus
efficaces c'est une question qui en tout
cas est dans est dans le débat Clément
per vous avez pu échanger avec plusieurs
députés du rassemblement national
notamment cet après-midi à l'occasion
des questions question au gouvernement
que vous disent-il sur ce gouvernement
Barnier et sur cette loi immigration
même si on connaît pas encore bien le
contenu alors c'est ce qu'a dit Jordan
Bardella plus rien ne se fera sans nous
à l'Assemblée c'est l'expression qu'il a
employé moi j'ai discuté effectivement
avec plusieurs députés aujourd'hui il y
en a un pour pas citer Julien aoule qui
est un des cadres du parti qui m'a dit
ça n'a plus rien à voir et il parlait de
la différence entre le le gouvernement
la mandature actuelle et celle d'avant
aujourd'hui les rien à voir la façon
dont le gouvernement s'adresse
remblement nation je pense qu'il parlait
à la fois euh du gouvernement oui la
façon dont il s'adresse au RN mais aussi
des autres députés ils ont sentiment
aujourd'hui d'être écoutés ils ont
sentiment que leurs 11 millions
d'électeurs c'est l'expression qu'ils
utilisent toujours sont entendus et ils
ont le sentiment vraiment de pouvoir
peser sur les débats ce qui n'était pas
forcément le cas avant vous savez les
gouvernements born et Atal n'avaient pas
besoin des voix du RN pour faire passer
les textes même si les RN parfois votait
ces textes ils n'en avaient pas besoin
aujourd'hui c'est différent ils ont
besoin souvent duurn pour des TEX mais
aussi pour échapper à une motion de
censure et je crois que vous étiez dans
les tribunes pour assister à la séance
de questions au gouvernement et vous
avez été un peu marqué à un moment par
l'ambiance notamment au moment de la
question de Fabien di Philippo
exactement moi j'étais assez marqué je
trouve que
ça ou oui ça en Dison je trouve sur sur
ces nouvelles lignes qu' qu'on vait
émerger à l'Assemblée c'était une
intervention effectivement de Fabien di
Philippo qui est un député droite
républicaine et qui parlait de laame il
avait des propos très durs Fabien di
Filippo il a qualifié de pompe aspirante
de l'immigration illégale la me et il a
fustigé le fait que la la me soit le
budget de la me soit en augmentation
dans le projet de loit de finance et là
j'ai vu moi j'étais en tribune juste
derrière Fabien di Philippo les députés
RN qui avait un sourire jusqu'aux
oreilles un sourire très large ils
étaient ravis que ce thème-l arrive dans
l'hémicycle comme si leur idée infusé
inspirait les autres il y avait quelque
chose d'un peu ironique dans dans leur
sourire genre on en parlait depuis
longtemps quelque chose aussi d'assez
carnaasser genre on y va on arrive sur
nos idées et après le ministre
Saint-Martin qui a pris la parole lui
aussi a dit vous pourrez déposer des
amendes il peut y avoir des
modifications nous sommes ouverts et
tout ça ça montre que même si dans cette
séquence là le RN ne parlait pas le rbre
plit sur l'hémicycle Charles sapin vous
consacrez un article à Marine Le Pen je
crois dans le dernier numéro du du point
vous avez pu échanger avec elle sur le
gouvernement Barnier elle se défend
d'être une allié de ce gouvernement et
en même temps elle revendique une forme
d'influence sur la politique menée par
ce gouvernement est-ce que est-ce
qu'elle joue pas un jeu un peu dangereux
écoutez les en fait si vous voulez c'est
arithmétique à partir du moment où vous
avez une une tripartition de les
chiquier politiqu qui se retrouve dans
l'hémicycle que vous avez un bloc de
gauche radicale qui oppose une
opposition systématique au gouvernement
en disant on votera lundi mardi mercredi
jeudi une motion de censure quoi que
vous proposez évidemment ce gouvernement
ne peut tenir que avec le soutien d'un
bloc central et à minima avec une
bienveillance du Rassemblement National
Marine Le Pen en joue en effet vous avez
raison fait de la politique avec
a lister en fait une une liste de
critères qui sont la condition à sa
bienveillance il y a d'abord et c'est
très important le fait d' traiter un
parti comme les autres comme ça ça
paraît rien c'est pas une règle de
politesse que Marine Le Pen demande
c'est la fin du cordon sanitaire c'est
quelque chose de très important et qui
aura notamment puisqueon est sur LCP on
peut rentrer dans les détails de
l'institution parlementaire ça va être
une question importante au moment où il
va falloir remplacer les
vice-présidentes de l'Assemblée
nationale puisque Annie genar éant
devenu ministre il va falloir organiser
un nouveau vote pour la remplacer comme
vice-président exactement c'est une des
conditions que pose Marine Le Pen vous
me traitez normalement vu mon poids j'ai
le droit à une vice-présidence donc
est-ce que le gouvernement Barnier va
pousser pour que cette vice-présidence
me revienne ensuite il y a un geste sur
l'immigration là on vient d'en parler en
effet pour le pouvoir d'achat avec le
budget on y va pas vraiment et il y a
une troisème condition qui était un
geste contre l'insécurité et il y a
aussi le sujet de la proportionnelle
après Marine Le Pen dans ce et j'en
termine par là mais dans cette article
Marine Le Pen a une phrase qui pour moi
est est très importante elle dit la date
de péremption de ce gouvernement est sur
la boîte c'est-à-dire que le fusil est
chargé et que au moment le plus opportun
politique pour elle elle appuiera sur le
bouton elle votera la motion de censure
de la gauche le gouvernement Adrien
brchet le mot de la fin moi il y a une
phrase qui m'a marqué Guillaume Bigot
quand il prend la parole pour le
rassemblement national après
l'intervention de Michel Barnier
discours de politique générale un seul
tweet de Marine Le Pen suffit à
infléchir la position du Premier
ministre est-ce qu' a trop revendiqué
son influence politique le rassemblement
national va pas finir par être jugé
presque compte du bilan du gouvernement
Barnier j'ai j'ai été marqué exactement
par la même phrase je pense qu'il y a un
risque d'arrogance aussi c'est-à-dire
que on entend beaucoup en effet dans les
discours des responsables politiques du
rassemblement national le regarder il
suffit qu'on dise quelque chose et on
est obéi regardeer à peine les propos
d'Antoine Armand prononcés sur l'AC
républicain tout de suite Michel Barnier
a appelé Marine Le Pen c'est bien la
preuve que nous dirigeons derrière mais
je pense qu'en effet il y a un risque
pour eux à trop d'arrogance être un
petit peu pénalisé mais ceci en fait
tout ce joua et c'est ce que disait
Charles sur le moment où ils dégaineront
ou pas leur le fusil pour censurer et en
fonction de ça le geste aura un sens et
une signification vis-à-vis des
électeurs qui pourra ou non leur
permettre de se détacher du du du bilan
de Michel Barnier alors Adrien Charles
le mot de la fin en quelques secondes
que pensez-vous de cette annonce qui a
été faite aujourd'hui l'Élysée le Sénat
et l'Assemblée nationale qui renonce à
toute augmentation de leur propre budget
vous en pensez quoi Charles c'est
symbolique c'est important à partir du
moment on vous demandez à toute une
partie de des Français de faire un
effort il faut que les politiques
donnent l'exemple et même si ça joue sur
quelques millions alors qu'il nous faut
60 milliards c'est symbolique mais c'est
important oui tout à fait d'accord
symboliquement c'est typiquement le
genre de chose sur lequel vous savez il
peut y avoir un achoppement dans
l'opinion et tout le soutien un
gouvernement peut s'écrouler sur quelque
chose d'ultra symbolique comme ça donc
je pense que ils ont bien fait ça son ça
a son importance au moins d'un point de
vue symbolique Clément je vous demande
pas votre avis parce que vous êtes dans
une position avec un risque de conflit
d'intérêt là-dessus merci à tous les
trois en tout cas d'être venu débattre
sur ce ce plateau on va se pencher à
présent sur la façon dont la France
s'occupe de ses enfants les plus fragil
ceux qui sont retirés à leurs parents et
placés en famille d'accueil par les
services de l'aide sociale à l'enfance
l' loufo est notre invité il est en
train de se préparer dans les coulisses
de de ce plateau lies loufo bonsoir vous
êtes militant des droits des enfants
vous-même ancien enfant placés on va on
va en parler avec vous dans un instant
mais on va d'abord ce nouveau procès qui
s'est ouvert à châurou procès de
plusieurs familles d'accueil d'enfants
placés avec Hélène
banduel si on vous invite li loufoc
c'est que plus que quiconque sans doute
vous allez suivre ce procès hors norme
qui s'est ouvert hier au tribunal de
châteurou cette année de calvaire pour
ces 5 anciens enfants placés qui
attendent beaucoup du procès être
reconnu je pense être
écouté compris et être entendu de 2010 à
2017 des dizaines d'enfants ont été
confiés par laazu l'aide sociale à
l'enfance du Nord à des familles et des
structures d'accueil sans aucun agrément
dans les départements de l'Indre la
Creuse et la Haute Vienne des mineurs
humiliés violentés physiquement et
moralement sans aucune protection des
adultes un sort que vous connaissez bien
lias loufoc pour l'avoir subi des années
vous aussi j'ai été dans une famille
d'accueil qui me faisait dormir sur un
morceau de polystyrène pendant 2 ans qui
ne me nourrissait pas tous les jours qui
pouvait me frapper aujourd'hui essayiste
vous êtes un militant acharné des droits
de l'enfant vous multipliez les alertes
monsieur le ministre combien de morts
faut-il à l'aide sociale à l'enfance
pour que le gouvernement prenne ses
responsabilités et agisse concrètement
vous dénoncez aussi le manque de
contrôle des aux par l'État le manque de
volonté politique est-ce que l'État ou
les départements est bons
parents la réponse actuellement c'est
non en 2022 la loi taquet promet de
mieux protéger les enfants d'interdire à
la zeu de loger des mineurs dans des
hôtels au contraire de les assister d'un
avocat mais les disfonctionnement
demeure vous les pointer du doigt lors
de la commission d'enquête sur le
dysfonctionnement de l'aide sociale à
l'enfance au printemps dernier les lois
de protection de l'enfance voté dans
cette même enceinte peine à être
appliqué mesdames et messieurs les
députés je vous implore de ressentir au
plus profond de votre être l'ampleur du
désastre qui frappe les enfants placés
interrompu pour cause de
dissolution la commission d'enquête
reprendra à l'Assemblée nationale dans
les prochaines semaines BONSOIR L Louf
vous avez fini par arriver malgré les
les bouchons on vient d'entendre votre
intervention devant cette commission
d'enquête parlementaire avant la
dissolution de l'Assemblée nationale
cétait un moment très fort cette
commission d'enquête vient d'être
réactivée vous en attendez quoi
concrètement exactement la même chose
que pour la première que les
responsabilités des uns et des autres
dans la part des dysfonctionnements qui
existent aujourd'hui à l'aide sociale à
l'enfance soi établis les présidents de
département l'État qui ne sont pas au
rendez-vous des enjeux qui laissent se
détruire un système dont le pays a
besoin puisque la protection de
l'enfance c'est évidemment un enjeu
essentiel ce que j'attends également de
cette commission d'enquête c'est une
implication beaucoup plus importante des
députés cette fois-ci je rappelle que
sur la précédente commission d'enquête
elle a été complètement désertée par les
parlementaires il y a des séances des
auditions où il n'y avait que la
rapporteur et la Présidente c'est
quelque chose qui a été extrêmement
difficile à vivre et j'espère que les
parlementaires auront travaillé le sujet
en amont parce que lors de la précédente
commission d'enquête on avait plutôt
l'impression qu'il s'agissait en réalité
d'une mission d'information les
responsables n'ont pas été convoqués et
auditionnés et les questions posé
manquer euh parfois euh de pertinence
alors pour bien comprendre les
dysfonctionnements de l'aide sociale à
l'enfance on va s'appuyer sur l'exemple
concret hein de ce cas de figure qui est
jugé aujourd'hui à à châurou ces enfants
qui ont été accueillis par des familles
qui n'avaient pas d'agrément hein qui
doit être délivré par le Département
normalement ça a duré pendant 7 ans les
enfants affirment avoir subi des coups
des strangulations avoir été soumis à
des travaux forcés des humiliations on
juge aujourd'hui les familles d'accueil
et les deux individus qui ont mis en
place ce dispositif totalement hors la
loi ça vous inspire quoi cette nouvelle
affaire ben tout d'abord permettez-moi
d'apporter mon soutien aux victimes qui
qui témoigne toute la semaine au
tribunal de châteaurou elles font ce que
bon nombre d'entre nous qui avons été
placés à souti en France n'ont pas
réussi à faire faire valoir nos droits
porter plainte et obtenir des
réparations et justice ça c'est le le
premier problème comment un enfant placé
peut faire valoir ses droits aujourd'hui
c'est extrêmement compliqué un enfant
placé quand il est pris dans le système
et qu'il subit des maltraitances il a
extrêmement peu de possibilités d'alerte
moi c'est d'ailleurs pour cette raison
que je demande à ce que chaque enfant
placé en France a la possibilité d'être
ass assé par un avocat le Code civil ne
le permet pas pour tous les enfants
puisque pour bénéficier de cette
assistance il faut préalablement être
reconnu comme étant discernant on a
beaucoup d'enfants placés à l'azau qui
sont en basage ou alors qui ont des
problématiques de handicap et qui ne
sont pas reconnus discernant et qui donc
n'ont pas cette possibilité si un avocat
était présent dès le début de la mesure
de protection tout au long de la
procédure et jusqu'à la fin du placement
l'enfant aurait un interlocuteur de
confiance en position de défendre ses
droits et ses intérêts qui serait
capable de faire cesser les situation
problématiqu ou les dysfonctionnements
ou les violences subies malheureusement
ce n'est pas le cas et là-dessus il nous
faut évidemment progresser j'en profite
parce que je sais qu'on va manquer de
temps pour vous dire que il manque
énormément d'enfants aujourd'hui au
tribunal il y en a très peu qui se sont
constitués parties civiles qui ont porté
plainte peut-être que certains nous
regardent je les invite vivement à
prendre àâche avec les avocats des
parties civiles s'ils souhaitent se
constituer parti civil avant vendredi et
éventuellement même directement à me
solliciter sur les réseaux sociaux pour
que je fasse cette mise en lien il y a
beaucoup de victimes dans cette affire
il y a les victimes qui sont à châaué il
y a toutes les victimes silencieuses qui
sont probablement chez elles devant
devant leur télé et qui ne se sont
jamais exprimé FAM d'accueil elles ont
accueilli plus de 60 enfants chez elles
alors pour rester sur cette affaire je
rappelle que l'aide sociale à l'enfant
ça relève de la responsabilité des
départements en l'occurrence dans cette
affaire c'est le département du Nord qui
est en cause mais il n'est pas poursuivi
c'est un scandale je ne comprends pas
pourquoi le parquet n'a pas décidé de
poursuivre le président du département
il faut savoir que cette structure a pu
opérer en toute illégalité pendant 7 ans
elle a pu ver alors même qu'il y a eu
des signalements d'enfants de
professionnels qui ont fait état de ces
dysfonctionnements et des violences
barbares subies par ces enfants des
signalements qui on été fait voilà sans
que cela ne génère la moindre action de
la part du département parce que c'est
extrêmement grave parce que lesôles
doivent être fait par qui normal par le
président département par le maè de
protection de l'enfance le chef de fil
c'est le président de département c'est
dans le code de l'action sociale et des
familles le président de département
engage sa responsabilité pénale et
civile indiv el s'il était amené à se
produire des des faits délictueux ou
criminels à l'encontre d'enfants placés
le président de ce département Jean-René
leer à l'époque a fait preuve de
négligence il n'a pas investigué alors
même qu'il avait été destinataire de
plusieurs signalements qui faisaient
état de ses violences il n'a pas fermé
ses structures il n'a pas saisi la
justice et je vais même aller plus loin
il ne s'est même pas constitué partie
civile à ce procès alors que l'intérêt
d'un département et du système de
protection de l'enfant c'est bien de
défendre ses enfants dont il avait la
charge et à ce précisément il n'est ni
sur le banc des accusés ni sur le banc
des partis civiles et en quelque sorte
c'est un aveu de culpabilité est-ce que
les départements ont les moyens
financiers et humains d'assumer cette
responsabilité qu est l'aide sociale à
l'enfance il ils les auront de moins en
moins ce qui est assez terrible dans
notre système aujourdhui les
dysfonctionnements est-ce qu'ils sont
liés à un manque de moyens est-ce que
pas forcément pas forcément ce qui est
terrible dans notre système de
protection de l'enfance c'est qu'on a
des départements qui ont énormément de
moyens on a même des départements qui
sont excédentaires et qui chaque année
je pense notamment au Département des
haut scè qui a un département peu
atypique mais produit 550 millions
d'euros d'excédent budgétaire et cela
depuis très longtemps et on a des
départements qui sont dans une situation
critique qui eux pour le coup devrai
être aidés par l'État financièrement
pour pouvoir répondre à leurs
obligations moi personnellement je pense
que les département ne devrait plus être
amené à gérer la politique publique de
protection de l'enfance je suis
convaincu que l'État doit reprendre la
main parce que ces 40 derni Ann sou vous
dites une recentralisation oui parce que
ces 40 dernières années les départements
ont fait preuve d'énormément
d'irresponsabilité VO parfois
d'incompéten à l'égard des enfants
placés cette affaire on en parle toutes
la semaine là depuis lundi c'est pas la
première fois des documentaires il y en
a eu des alertes il y en a eu vos
confrères et vos consœurs de la presse
quotidienne régionale toutes les
semaines dans tous les départements de
ce pays et même dans les outres mers
font état de dysfonctionnement
extrêmement grave qu'est-ce qui se passe
rien et donc moi ma question et c'est
une question plutôt à destination du
gouvernement c'est combien de morts
va-t-il falloir avant qu'il y ait une
réelle réforme structurelle de notre
système de protection de l'enfance nous
ne p pouvont plus attendre là il va y
avoir le projet de loi de finance qui
arrive à l'Assemblée nationale qui va
ponctionner énormément d'argent au
département donc qui va rendre leur
tâches beaucoup plus complexe et et les
années à venir vont être très rudes
parce qu'on observe une augmentation
très importante du nombre d'enfants
placés avec en plus une pénurie de
travailleurs sociaux alors que vous
répondre les les responsables politiques
quand vous leur dites il faut
recentraliser ça redonner la la main à
l'état certains ils sont favorables le
le la gauche une partie de la gauche il
est favorable je crois que ça a été
repris dans le programme de la France
insoumise vous chifffrez ça à combien
parce que ça se chiffre en milliard
forcément après il y a des transferts de
charges qui vont s'opérer moi je suis
favorable par exemple à ce qu'on
rattache l'aide sociale à l'enfance à la
protection judiciaire de la jeunesse qui
est une administration qui dépend du
ministère de la Justice et qui a en plus
se présente dans tous les territoires
parce que c'est une administration
déconcentrée je pense que la Protection
judiciaire de la de la jeunesse ne
devrait pas faire que du pénal elle
devrait aussi récupérer le civil ce
serait d'ailleurs pleinement respecter
l'ordonnance de 1945 qui considère les
enfants en conflit avec la loi comme des
enfants en danger donc je pense qu'il
nous faut une politique globale une
politique interministérielle euh et
malheureusement forcé de constater que
lors du précédent voà de la nomination
des membres du gouvernement nous avons
perdu notre ministère dédié à l'enfance
nous nous retrouvons avec un ministère
de la Famille au lieu des familles et un
ministère de la petite enfance au lieu
de l'enfance et je trouve que c'est un
signal extrêmement négatif j'espère que
le premier ministre même si j'y crois
peu reviendra sur sa décision et nous
remettra notre ministère de l'enfance
est-ce qu'il y a des modèles ailleurs
peut-être en Europe don don la France
pourrait s'inspirer des non je ne cite
aucun modèle en Europe ou ailleurs pour
une raison simple c'est que ce que la
France traverse ce que notre système de
protection de l'enfance français
traverse c'est la même chose partout
dans le monde en revanche il y a
peut-être une petite nuance c'est que le
Canada la Suisse le Danemark ont
présenté des excuses officielles aux
enfants placés pour les violences subies
les tortures qui leur ont été infligées
dans le cadre de leur placement et ils
ont pu obtenir des réparations
financières de la part de leur
gouvernement pour le préjudice subi nous
sommes très loin très loin de cela en
France même si je ne désespère pas que
la commission d'enquête permette de
faire la lumière sur les
responsabilités dans de dans cette
disfonction ement que ce soit de l'État
ou de département et peut-être je
l'espère d'obtenir des réparations plus
tard euh vous avez vous évoquiez la
Protection Judiciaire de de la jeunesse
est-ce que la justice aujourd'hui est
suffisamment à l'écoute des enfants
placés qui peuvent je pense que la
justice manque surtout d'énormément de
moyens les magistrats les juges des
enfants sont des juges spécialisés ce
sont des juges très investis très
compétents ils ont une formation qui est
quand même relativement poussée sauf
qu'aujourd'hui ce que l'on constate
c'est qu'ils ont 500 dossiers par
cabinet ils ont 500 situations à gérer
ils n'ont pas le temps ils n'ont pas les
moyens ce sont des juges qui rendent des
décisions fictives parce que elles ne
sont dans les faits quasiment plus
exécutées on a dans certains département
des centaines d'enfants qui attendent
une place à Lau alors même que la
justice s'est prononcé sur leur sort les
a reconnu en danger et a ordonné une
mise sous protection et puis je rappelle
quand même et ça c'est un chiffre du
Syndicat de la magistrature que plus de
70 % des juges des enfants on au moins
une fois au cours de leur carrière
renoncé à prendre une mesure de
placement parce que la balance bénéfice
risque n'était pas favorable aux enfants
vous vous rendez compte qu'on vit dans
un pays où aujourd'hui des magistrats
réfléchiss à deux fois avant d'extraire
un enfant de son environnement familial
dangereux parce qu'il considère que
l'aide sociale à enfance serait plus
serait plus dangereuse ça c'est un
scandale d'État et c'est un scandale
d'État qu'il nous faut impérativement
régler merci beaucoup l loufog d'être
venu sur le plateau de de savourgarde
sur LCP c'est la fin de cette émission
je vous retrouve demain d'ici là bah
bonne soirée sur LCP
[Musique]
hey