Doreur ornemaniste - Les métiers du chantier de Notre-Dame de Paris

Rebâtir Notre-Dame de Paris
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79 Vues de vidéo·29 oct. 2024
Nous sommes sur le chantier de Notre-Dame de Paris,
précisément ici, à la croisée des trancettes.
C'est l'endroit où tout s'est effondré.
La flèche est descendue au travers de cette voûte.
Ce lieu précisément s'appelle l'Oculus.
Sur l'Oculus, il y avait quatre anges.
Ces quatre anges, ils ont été re-sculptés
et on les redore à l'identique.
Je suis Stéphane Roussel,
doreur ornomaniste.
J'ai commencé en tant qu'apprenti,
trois ans d'apprentissage.
Cela fait 47 ans que je fais ce métier.
Quand on pose la feuille d'or,
il y a un petit geste rapide
où la main se casse un petit peu
pour plaquer la feuille d'or.
On joue avec l'air aussi,
ça c'est vraiment intéressant.
On s'appuie avec l'air
pour aller poser la feuille d'or.
C'est magique.
Il y a des petits gestes que l'on apprend
en regardant les anciens travailler.
C'est un temps d'observation
qui est vraiment important.
C'est regarder, regarder, mémoriser
vraiment les gestes des anciens.
Mes mains ont besoin de travailler,
ont besoin de toucher, de sentir.
Je l'ai depuis tout petit ça.
C'est un métier passion.
On donne toute sa vie
pour vraiment faire un parcours
comme celui que j'ai fait.
Le doreur travaille traditionnellement
avec un coussin adoré.
Pour ma part, j'ai un coussin qui a 47 ans
que j'ai fabriqué.
C'est les premières choses que l'on fait
quand on débute.
Avec un maître artisan,
il nous apprend à fabriquer son coussin.
Ça marque dans notre carrière.
On est très fiers d'avoir notre coussin.
Après, il y a une petite palette
qui fait la largeur des feuilles d'or.
Cette palette, on la passe sur le visage
et aussi dans les cheveux.
De ce fait, ils sont imprégnés
un petit peu de gras et de coulant statique
que l'on a dans les cheveux.
Ça permet d'attraper la feuille d'or
Quand j'ai débuté,
on avait quelques doreurs
qui partaient à l'étranger
un petit peu comme des mercenaires.
Quand on est tout gamin, 18 ans,
on se dit que c'est incroyable
ces types qui partent en Afrique
ou les pays du Golfe,
qui partent à l'aventure.
C'est quelque chose qui m'a beaucoup plu.
Quand j'ai fini mon CAP,
j'ai tout de suite enchaîné
pour faire des chantiers.
J'ai eu la chance de faire
la copie de l'Opéra Garnier à Neuil.
Le chantier de Notre-Dame,
il a une savoire particulière
parce que j'arrive en fin de carrière
et cette grande catastrophe
m'a donné justement l'occasion
de faire ce travail
qui est un espèce d'aboutissement.
On est au sommet du sommet.
C'est très excitant
parce qu'on sait que
ça sera tout le temps vu.
C'est quelque chose de très gratifiant.
❤️ par SousTitreur.com
