Le 9 juillet 2026, des observations inhabituelles de Jupiter ont poussé les astronomes àétudier une série de changements inattendus survenus sur la plus grande planètedans le système solaire. Les données recueillies par les télescopes spatiaux, les sondes planétaires etles observatoires au sol révèlent des anomalies affectant son atmosphère, magnétiqueenvironnement, et des systèmes orageux puissants, soulevant de nouvelles questions : Sont-ilsdes événements faisant partie d'un cycle naturel, ou constituent-ils un signe de processus encore en cours ?mal compris ? Alors que les chercheurs poursuivent l'analyse des données disponibles,plusieurs hypothèses sont examinées, notamment l'influence de l'internalisationchaleur, interactions champ magnétique et évolution atmosphérique à long terme. Alors quecertaines rumeurs spéculatives suggèrent que Jupiter pourrait faire face à unetransformation catastrophique, il n'existe aucune preuve scientifique indiquant queLa planète est menacée de disparaître ou d'être détruite. Animation réalisée parCôté lumineux.Vous êtes un traducteur professionnel. Traduisez l'entrée en français de haute qualité, en respectant les règles d'exactitude, de fluidité et de format.Vous êtes un traducteur professionnel. Traduisez l'entrée en français de haute qualité, en respectant les règles d'exactitude, de fluidité et de format.Musique par Epidemic Sound https://www.epidemicsound.com Pour rester informé et à jourTout ce qui concerne Bright Side, abonnez-vous : https://goo.gl/6E4XnaVous êtes un traducteur professionnel. Traduisez l'entrée en français de haute qualité, en respectant les règles d'exactitude, de fluidité et de format.Vous êtes un traducteur professionnel. Traduisez l'entrée en français de haute qualité, en respectant les règles d'exactitude, de fluidité et de format.Nos réseaux sociaux : Facebook : / sympasympacom Instagram : / sympa.offic..Images et vidéos libres de droits (photos, vidéos, etc.) : https://www.depositphotos.comhttps://www.shutterstock.comhttps://www.eastnews.ruVous êtes un traducteur professionnel. Traduisez l'entrée en français de haute qualité, en respectant les règles d'exactitude, de fluidité et de format.Vous êtes un traducteur professionnel. Traduisez l'entrée en français de haute qualité, en respectant les règles d'exactitude, de fluidité et de format.Si vous voulez encore plus, découvrez cela : http://sympa-sympa.com
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This video provides a comprehensive exploration of the cosmos, focusing on the atmospheric mysteries of Jupiter and its moons, the habitability of other celestial bodies, and deep-space phenomena. It blends scientific analysis of gas giants and exoplanets with a fictional narrative about a terrestrial storm that mimics Jupiter's Great Red Spot, illustrating the terrifying scale of Jovian weather.
Alerte aux ouragans, tout le monde se cache.
La vitesse du vent dehors est de plus de 120 km heure.
Cela semble beaucoup, mais voici une tempête qui se déplace à 645 km heure.
Attends, de telles vitesses sont possibles ?
Eh oui, mais pour assister à une tempête aussi puissante, tu devras te rendre jusqu'à Jupiter.
Alors que le voyage commence.
La planète est énorme.
Près de 1300 terres pourraient tenir à l'intérieur de cette géante.
Elle est aussi incroyablement chaude, les températures atteignant environ 23 800 degrés Celsius au cœur de la planète.
Malheureusement, tu ne peux pas atterrir à la surface de Jupiter, car étant une géante gazeuse, elle n'a pas de surface solide.
Mais tu peux aller plus loin dans l'atmosphère de Jupiter.
Regarde ces épais nuages bruns, jaunes, rouges et blancs qui glissent tout autour.
Ce sont eux qui donnent à la planète son aspect coloré et un peu strié.
Si tu continues à descendre vers le centre de la planète,
tu verras son atmosphère, principalement composée d'hydrogène et d'hélium gazeux, se liquéfier.
Cela se produit en raison de l'immense pression atmosphérique.
Le noyau de la planète lui-même est un objet mystérieux.
Les scientifiques n'ont toujours pas compris s'il s'agit d'une boule d'un épais liquide en fusion
ou d'une roche solide dont la masse serait 14 à 18 fois supérieure à celle de la Terre.
De toute façon, l'exploration de Jupiter n'est pas le but principal de ton voyage.
Et non, tu t'es rendu ici pour voir la Grande Tâche Rouge.
C'est une énorme tempête qui fait rage dans l'hémisphère sud de la géante gazeuse.
Ses plus hautes strates s'élèvent à plus de 8 km au-dessus du sommet des nuages environnants.
La tempête elle-même est 1,3 fois plus grande que notre planète.
En 2017, la sonde spatiale Juno de la NASA a réussi à collecter de nombreuses données sur la Tâche Rouge.
Et il s'est avéré que cette tempête monstrueuse descendait à plus de 320 km dans l'atmosphère de la planète.
C'est 30 à 100 fois plus profond que n'importe quel océan sur Terre.
Mais ces mesures sont probablement imprécises.
Et les véritables racines de la tempête pourraient être encore plus étendues.
La Grande Tâche Rouge est plus froide que le reste de l'atmosphère.
Et n'oublie pas que les températures de Jupiter sont de moins 148 °C au sommet des nuages.
En revanche, plus on se rapproche du noyau, plus il fait chaud.
Mystérieusement, les températures les plus élevées jamais enregistrées sur la géante gazeuse
se sont produites dans l'atmosphère juste au-dessus de la Grande Tâche Rouge.
Là, la chaleur a atteint 1300 °C.
Cette température est plus élevée que celle de la lave sur notre planète.
Les astronomes pensent que les turbulences causées par la tempête
seraient capables de produire des ondes gravitationnelles et sonores
qui pourraient être responsables de cette surchauffe.
Mais la tempête elle-même est plus chaude en bas qu'en haut.
Cela fait plus de 150 ans que les gens observent le vortex en mouvement sur Jupiter.
Il y a quelques temps, les astronomes ont prédit qu'il allait progressivement ralentir
et devenir plus petit, voire disparaître complètement.
Mais cela ne s'est pas avéré être le cas.
Après avoir analysé toutes les données recueillies à l'aide du télescope spatial Hubble,
les chercheurs ont été déconcertés de découvrir que les vents
aux confins extérieurs de la tempête avaient en fait pris de la vitesse.
La variation de la vitesse du vent n'est pas supérieure à 2,5 km heure au cours d'une année terrestre.
C'est un changement infime.
Mais aussi petite que soit cette différence, elle est tout de même significative.
La vitesse du vent au bord de la tempête peut atteindre une vitesse ahurissante de 650 km heure.
C'est plus rapide que les tornades de la Terre.
En même temps, si tu te trouvais au centre de la Grande Tâche Rouge,
tu ne serais pas si impressionné.
Les vents s'y déplacent beaucoup plus lentement.
Les scientifiques ont dû relever de nombreux défis lorsqu'ils ont essayé de résoudre le mystère qu'est la Grande Tâche Rouge.
On ne sait pas très bien ce qui alimente la tempête.
Cela peut-il être dû à la nature de sa planète d'origine ?
Comme il s'agit d'une géante gazeuse, Jupiter n'a pas de sol solide.
Il n'y a donc pas de friction, ce qui pourrait être la seule chose capable d'atténuer la tempête.
Les gaz chauds de l'atmosphère de la planète sont toujours en mouvement.
Ils montent, descendent, tourbillonnent, tout comme sur notre planète,
où l'air plus frais et plus chaud se mélange et se fonde l'un dans l'autre,
formant des tempêtes gigantesques qui tournent sur elles-mêmes.
Les astronomes pensent qu'autrefois,
plusieurs immenses tempêtes ont pu se réunir et créer la Grande Tâche Rouge.
Et maintenant, elle continue de tourner en attirant constamment des gaz froids des profondeurs
et des gaz chauds en altitude.
De plus, la tempête pourrait absorber d'autres cyclones plus petits.
Cela rend la Grande Tâche Rouge encore plus puissante.
Malheureusement, les épais nuages sur Jupiter ne permettent pas aux astronomes
de voir ce qui se passe dans la basse atmosphère de la planète.
Les scientifiques spéculent depuis des décennies sur ce qui pourrait se cacher
sous la Grande Tâche Rouge.
S'agit-il d'un volcan massif ?
Peu probable.
Jupiter est principalement composée de gaz,
et elle n'a pas de croûte qui pourrait se fissurer,
laissant la lave s'échapper de l'intérieur de la planète.
Il existe également quelques théories
expliquant pourquoi la tempête possède cette couleur caractéristique.
Elle varie du blanc et du rose pâle à l'orange vif, en passant par un rouge brique.
Certains scientifiques pensent que la réponse se trouve profondément
sous la Grande Tâche Rouge, plus près de la surface de la planète.
Une couche de gaz incolore pourrait réagir au rayonnement UV provenant du Soleil.
C'est probablement ce qui donne à la tempête sa couleur rouge.
Mais pour l'instant, ce n'est encore qu'une théorie.
Et maintenant, tu en sais à peu près autant que nous.
Jupiter n'est pas la seule planète qui peut se targuer de sa tempête géante.
Une autre, aussi vaste que notre planète natale, fait rage sur Saturne.
On l'appelle la Grande Tâche Blanche.
C'est pratique pour les différencier.
La tempête a une traîne de nuages blancs qui encercle toute la planète
et elle se produit tous les 30 ans environ.
Cette tempête démarre effectivement comme une tâche,
mais ensuite elle commence à s'étirer et à s'étendre.
Les astronomes ont découvert que la Grande Tâche Blanche
était en fait un énorme système d'orage.
Et au sommet de la tempête, les éclairs peuvent jaillir plus de 10 fois par seconde.
Mais le principal mystère concernant la Grande Tâche Blanche
est de savoir d'où elle tire son énergie.
Certains scientifiques pensent qu'elle pourrait être alimentée par le soleil.
D'autres affirment que la configuration des nuages de la tempête
n'a de sens que s'il existe une source interne de chaleur
qui puisse alimenter les vents.
Quoi qu'il en soit, les violentes tempêtes sur différentes planètes du système solaire
ne sont pas le seul mystère spatial
qui rendent les astronomes perplexes.
Passons à Pluton,
la plus grande planète naine connue du système solaire,
et explorons son atmosphère.
Elle s'élève très haut au-dessus de la surface de la planète
et comporte plus de 20 couches,
toutes glaciales et extrêmement condensées.
Par ailleurs, notre Lune a aussi une sorte d'atmosphère.
Appelée exosphère,
elle est composée d'hélium, de néon et d'argon.
Elle est 10 000 milliards de fois moins dense que l'atmosphère de la Terre.
En voyageant dans l'espace,
faites attention aux trous noirs.
Un trou noir est un endroit où la gravité est si forte
que même la lumière ne peut pas en sortir.
Mais les trous noirs peuvent parfois se comporter
comme des volcans galactiques supermassifs.
De temps en temps, ils s'enflamment,
mais au lieu de cracher de la lave,
ils produisent d'énormes quantités d'énergie.
Et ce phénomène laisse des trous béants dans la matière
et le gaz environnant.
Il y a peu de temps,
les scientifiques ont découvert
l'un des plus grands cratères de l'univers.
Les radiotélescopes et autres télescopes à rayons X
ont détecté un trou noir supermassif
qui a piqué une crise il y a de très nombreuses années.
Cela s'est produit dans un amas de galaxies
situées à environ 390 millions d'années-lumière de la Terre.
Le cratère que cet événement a laissé derrière lui
pourrait contenir 15 galaxies semblables à la Voie lactée.
Oui, même moi, ça me dépasse un peu.
Pendant ton voyage à travers l'espace,
réfléchis bien avant d'atterrir sur des planètes inconnues.
Sinon, tu risques de te retrouver dans un endroit comme K2-141b.
C'est une planète située en dehors de notre système solaire.
À première vue, elle n'est pas si différente de la Terre.
Elle possède des océans liquides qui s'évaporent,
forment des nuages, se condensent
et reviennent à la surface sous forme de pluie.
Mais au lieu d'eau, il pleut... des pierres.
La surface de cette exoplanète est recouverte de mers de lave
profonde de plusieurs dizaines de kilomètres.
Les températures sur K2-141b atteignent...
Elle est passionnée de l'espace.
Connaissez-vous bien notre système solaire ?
Alors devinez quelle est cette planète.
Sa masse représente plus du double
de celle de toutes les autres planètes réunies.
Elle est couverte de stris et de tourbillons majestueux
qui sont en fait des nuages d'ammoniaque froid
et d'eau balayée par les vents,
flottant dans une atmosphère faite d'hydrogène et d'hélium.
Toujours aucune idée ?
Alors regardez ça.
Il s'agit de la fameuse Grande Tâche Rouge,
une tempête géante plus grande que ne l'est notre planète
qui fait rage depuis des centaines d'années.
Eh oui, bien vu.
Ce monde nuageux, c'est Jupiter.
Et la question principale est
cette planète est-elle notre ennemi ou notre allié ?
La sonde Juno de la NASA
explore actuellement cette géante gazeuse
et nous envoie des tonnes de données utiles.
Jupiter est si grande
que onze terres pourraient tenir autour de son équateur.
Si notre planète avait la taille d'un raisin,
Jupiter serait un ballon de basket.
Cette géante gazeuse
est la cinquième planète à partir du Soleil
et orbite sur une distance
de 779 millions de kilomètres.
Et même si pour nous, terriens,
notre chère planète bleue
semble être la plus importante de toutes,
nous vivons dans le système solaire de Jupiter.
Après tout, celle-ci représente
75% de la masse
de toutes les planètes du système.
Sa masse est également
318 fois supérieure
à celle de la Terre.
Et tout ce que Jupiter désire,
Jupiter l'obtient.
Elle veut lancer des objets à travers le système solaire ?
Pas de problème.
Après tout, l'immense gravité
de cette géante gazeuse
n'est pas due au hasard.
Elle arrache des matériaux à la ceinture d'astéroïdes
empêchant ces pauvres roches spatiales
de former des objets plus gros que Cérès,
la seule planète naine
située dans le système solaire interne.
Jupiter a faim ?
Elle engloutit des comètes,
des astéroïdes, etc.
Jupiter s'ennuie ?
Elle lance tout ce qu'elle parvient à capturer
sur des trajectoires lointaines.
Cette géante gazeuse a dû causer
bien des dégâts au cours de sa vie,
qui dure depuis environ
4,5 milliards d'années.
Mais voilà.
Certains scientifiques pensent que nous devons notre existence
et celle de notre planète
à la gravité protectrice de Jupiter.
Cela peut paraître déroutant,
mais en avalant goulûment
les objets spatiaux dangereux,
cette planète fait le vide
dans le système solaire.
D'autres astronomes ne sont pas d'accord avec cette théorie.
Ils affirment que Jupiter
est un astre voyou qui perturbe
les comètes paisibles et sûres
et les envoie dans les endroits les plus inattendus.
Certains des objets
les plus dangereux de notre système solaire
sont les comètes à longue période.
Il s'agit d'énormes
morceaux de glace et de roche
provenant des profondeurs du nuage de
Hohort qui se trouvent bien au-delà de
Pluton. Certaines d'entre elles
sont attirées dans le système solaire interne
où elles passent devant notre Soleil.
Il est possible que l'extinction la plus
dévastatrice qu'ait connue la Terre ait
d'ailleurs été provoquée par une comète
à longue période. Lorsque ces comètes
se feraient un chemin dans le système solaire
elles interagissent probablement avec
la gravité de Jupiter.
La géante gazeuse les tire dans tous les sens
consommant certaines d'entre elles
comme de délicieux burgers de roche glacée.
Mais Jupiter pousse-t-elle ces
comètes hors de leur orbite dangereuse
afin qu'elles ne s'écrasent pas sur la Terre ?
Ou bien cette géante gazeuse
dévie-t-elle en fait la trajectoire de comètes
qui autrement manqueraient la Terre ?
Nul ne le sait.
Les astronomes qualifient parfois
Jupiter d'étoile ratée.
La géante gazeuse contient en effet
beaucoup d'hélium et d'hydrogène
les matériaux dont sont principalement composés
les étoiles.
Mais la masse de la planète n'est pas suffisante
pour déclencher une réaction de fusion
en son cœur. Or c'est
précisément ainsi que les étoiles
produisent de l'énergie. Elles fusionnent
les atomes d'hydrogène sous une pression
et une chaleur extrêmes et
créent ainsi de l'hélium.
Ce faisant, elles libèrent également de la lumière
et de la chaleur.
Jupiter ne pourrait déclencher une réaction nucléaire
et devenir une étoile que si
sa masse était 75 fois
supérieure à sa masse actuelle.
Paradoxalement, si Jupiter
devenait encore plus massive,
elle deviendrait aussi plus petite.
Cette masse supplémentaire
rendrait la planète plus dense
et la géante gazeuse commencerait à la
comprimer autour d'elle-même.
Les astronomes sont presque sûrs
que même si Jupiter avait
quatre fois sa masse actuelle,
elle garderait pourtant la même taille.
Jupiter possède
entre 80 et 95
lunes. Mais l'une des plus
célèbres aujourd'hui est Europe.
Imagine un monde immobile
et gelé, et il est ancien.
Environ 4,5
milliards d'années. Europe
est à peine réchauffée par les rayons du soleil
et recouverte d'une épaisse couche de glace.
Ce satellite
est plus petit que notre Lune,
mais un peu plus grand que Pluton.
Voici à quoi ressemble Europe,
le sixième satellite de Jupiter
et l'une des plus grosses lunes du système solaire.
Et ce qu'il y a de plus incroyable
à propos de cet endroit lointain,
il pourrait abriter la vie.
Les astronomes considèrent
Europe comme l'un des endroits
les plus prometteurs du système solaire
en vue de la recherche de nouvelles formes de vie.
En effet, cette lune
possède un immense océan d'eau salée
d'une profondeur de 65
à 160 kilomètres.
Certes, il est caché sous une couche
de glace dont l'épaisseur est,
pour sa part, estimée entre 16
et 32 kilomètres,
mais la lune demeure potentiellement habitable.
Les astronomes affirment que
des panaches d'eau jaillissent des fissures
de cette couche de glace et propulsent
le contenu de l'océan lunaire dans l'espace.
Depuis longtemps,
les scientifiques s'interrogent sur les aurores
à rayons X de Jupiter.
Quelle en est la cause ?
Il semblerait que ce mystère vieux
de 40 ans ait été résolu.
Ces époustouflantes aurores
à rayons X sont déclenchées
par des particules chargées électriquement
que nous appelons des ions.
Ces particules s'entrechoquent
dans l'atmosphère de la géante gazeuse
et voici le résultat.
Mais les astronomes étaient incapables
de comprendre comment ces ions parvenaient
dans l'atmosphère.
Récemment, ils ont constaté
que ceux-ci surfaient sur le champ magnétique
de Jupiter jusqu'à atteindre
l'atmosphère de la planète.
Les astronomes ont obtenu ces données
grâce à la sonde Juno et au télescope
XMM-Newton
de l'Agence spatiale européenne,
lui-même situé en orbite terrestre.
Sur notre planète,
les aurores ne sont visibles que dans une ceinture
entourant les pôles magnétiques,
entre 65 et 80 degrés de latitude.
Au-delà de 80 degrés,
les aurores disparaissent généralement.
Mais les aurores
à rayons X de Jupiter
sont beaucoup plus irrégulières.
Elles pulsent régulièrement en direction des pôles
depuis la ceinture principale
et sont parfois différentes au pôle nord
et sud.
Les scientifiques ont découvert que ces pulsations
étaient dues aux fluctuations
du champ magnétique de Jupiter.
En effet, lorsque la planète tourne,
elle entraîne derrière elle son champ magnétique.
Frappé par les particules
du vent solaire,
il s'en trouve comprimé.
Les particules piégées
dans le champ magnétique de Jupiter s'échauffent
et se déplacent le long des lignes
du champ magnétique,
produisant ainsi de magnifiques aurores.
Une autre caractéristique de Jupiter
est sa grande tache rouge,
une énorme tempête
qui fait rage dans l'hémisphère sud
de la géante gazeuse.
Ses strates supérieures s'élèvent
à plus de 8 km au-dessus des nuages environnants.
La tempête
est plus de deux fois plus vaste
que ne l'est notre planète.
Sur les bords de la tempête,
la vitesse du vent atteint entre
430 et 670 km heure.
C'est plus rapide
que les tornades terrestres.
Les gaz chauds de l'atmosphère de la planète
sont perpétuellement en mouvement.
Ils montent, descendent
et tourbillonnent. Comme sur notre planète,
lorsque des gaz plus froids
et plus chauds se mélangent et se fondent
les uns dans les autres,
ils forment de gigantesques tempêtes circulaires.
Les astronomes pensent qu'à un moment donné,
plusieurs immenses tempêtes
ont pu se réunir, créant ainsi
la grande tache rouge.
Aujourd'hui, elle continue de faire rage
en aspirant constamment des gaz froids
par le bas et des gaz chauds par le haut.
De plus, ce monstre de tempête
absorbe d'autres tourbillons
plus petits qui rendent la tache
encore plus puissante.
Plusieurs théories tentent d'expliquer
pourquoi la tempête a cette couleur caractéristique.
Elle varie du blanc chatre
au rose saumon
en passant par l'orange et le rouge brique.
Certains scientifiques pensent que la réponse
se trouve sous la grande tache rouge,
plus près de la surface de la planète.
Une couche incolore
d'hydrosulfure d'ammonium
pourrait réagir avec les rayons cosmiques
ou le rayonnement UV provenant du Soleil.
C'est ce qui donne à la tache
sa jolie couleur rouge.
Mais pour l'instant, il ne s'agit que d'une théorie.
Les astronomes
observent la grande tache rouge
depuis les années 1830.
Et la première fois
que la tempête a été repérée en 1665,
on l'a décrite
comme une tache permanente.
En d'autres termes, la tempête dure
au moins depuis 400 ans.
Étrangement, sa taille
a diminué depuis le début du 21e siècle.
En 2019,
elle a commencé à s'éparpiller sur les bords
de petits morceaux s'en détachant
pour disparaître loin.
Si ce processus se poursuit,
la grande tache rouge
pourrait prendre une forme circulaire d'ici 2040.
Ou bien,
elle disparaîtra tout simplement.
Jupiter
a 79 lunes connues
et les 4 plus grandes,
qui sont particulièrement intéressantes,
sont appelées les lunes galiléennes.
Elles ont été nommées d'après Galileo Galilei
qui les a découvertes au 17e siècle.
Elles ont quelque chose en commun,
mais en même temps,
elles sont toutes très différentes.
Europe est la plus petite des lunes galiléennes
avec un diamètre de 3000 km.
Elle tourne autour de Jupiter
tous les 3 jours et demi.
Les premières images
que nous avons reçues de cette lune
ont été prises dans les années 1970.
Sa surface est principalement constituée
de glaces d'eau.
La surface d'Europe est creusée de longues fractures,
souvent larges d'un kilomètre,
qui peuvent s'étendre sur des milliers de kilomètres.
Elles se sont probablement formées
lorsque la croûte s'est écartée
sous l'effet des forces de marée
dans le mystérieux océan qui se trouve sous la surface.
En 2012,
les scientifiques ont découvert des panaches
de vapeur d'eau en éruption
près de son pôle sud,
s'élevant jusqu'à 200 km d'altitude.
Ces panaches peuvent nous aider
à découvrir ce qu'il y a à l'intérieur d'Europe
sans avoir à y atterrir.
Les scientifiques pensent qu'il pourrait y avoir
un magnifique océan caché à 15 à 25 km
sous la surface solide.
Cet océan pourrait avoir une profondeur
de 65 à 160 km.
Même s'il ne fait que un quart
du diamètre de la Terre,
il contiendrait deux fois plus d'eau
que tous nos océans réunis.
Cet océan est un environnement potentiel
pour certaines formes de vie.
Les scientifiques pensent que toute la croûte de glace
flotte sur cet océan.
Elle fait probablement une rotation
complète autour d'Europe
une fois tous les 12 000 ans.
Sur l'image prise par le vaisseau spatial Galiléo,
on peut voir de petites tâches marron foncées.
Elles font 10 km de large
et se sont formées lorsque des matériaux
chauds et moins denses
sont arrivés à la surface.
Ils ont soit poussé la croûte,
soit ils l'ont entièrement traversée.
La surface d'Europe
est constituée de terrains dits chaotiques.
Ce sont des zones rugueuses
entourées d'une surface plus lisse.
Son équateur pourrait être recouvert
de pointes de glace appelées pénitentes
qui peuvent faire jusqu'à 15 mètres de haut.
Nous en avons aussi sur Terre,
surtout dans les zones sèches à haute altitude.
Mais aucune d'entre elles
n'est aussi grande que celle d'Europe.
Notre Lune
compte plus de 5000 grands cratères
d'un diamètre de plus de 25 km.
La surface d'Europe
manque de cratères d'impact
et ne semble pas avoir plus de 50 millions d'années.
Cela signifie que la surface
d'Europe change et se reforme
en permanence.
Cette Lune est glacée
et est l'un des objets spatiaux solides
les plus lisses de notre système solaire.
Pour cette raison,
elle est 5 fois plus brillante que notre Lune.
Europe est soumise à un souffle constant
de radiation provenant de Jupiter.
Il est tellement fort
que nous ne tiendrions même pas une journée là-bas.
Europe est 5 fois
plus éloignée du centre de notre système solaire
que la Terre,
ce qui signifie qu'elle ne reçoit presque pas
de chaleur du Soleil.
Elle peut donc rester gelée
puisque la température moyenne
est de moins 160°C
à l'équateur et de moins 220°C
au pôle.
Il y a environ 40 ans,
la sonde spatiale Voyageur 1
s'est approchée de la Lune rocheuse Io
et a découvert que c'est une championne
volcanique de notre système solaire.
Io est la cinquième Lune
la plus proche de Jupiter.
Elle a 4,5 milliards d'années,
presque le même âge que Jupiter elle-même.
Sa taille est similaire
à celle de notre Lune
et elle a même une densité
et une gravité similaires.
De nombreuses Lunes de notre système solaire
sont composées de silicate
et de glace d'eau,
mais Io est faite de roches de fer et de silicate.
Tu pourras voir
de magnifiques aurores polaires sur Io.
Comme cette Lune tourne autour de Jupiter,
les aurores changent de luminosité
en permanence, mais elles sont toujours là.
Io est relativement
proche de Jupiter,
à près de 420 000 km au-dessus du sommet
de ces nuages.
Si tu pouvais te tenir sur Io et regarder Jupiter,
elle apparaîtrait presque
40 fois plus grosse que notre Lune dans le ciel.
Observer les étoiles là-bas
serait incroyable.
Io a besoin de 42,5 heures
pour tourner autour de Jupiter.
Notre Lune a besoin de presque un mois.
À certains moments,
l'effet de marée d'Io peut atteindre
jusqu'à 100 m. C'est similaire
à ce que nous avons sur Terre.
La gravité de notre Lune
provoque des marées océaniques.
Io n'a pas d'océan,
mais le sol lui-même bouge.
Il monte et descend.
Un peu comme un ascenseur qui monte et descend
dans un immeuble de 30 étages.
La gravité de Jupiter
et de ses autres grosses Lunes affectent Io.
C'est pourquoi les marées du sol solides
à sa surface sont plus de 5 fois
supérieures aux plus hautes marées
océaniques de notre planète.
Tout cela rend Io si chaude à l'intérieur
que certains de ses matériaux internes
fondent, bouillonnent et tentent
de s'échapper par tous les moyens possibles.
Cela finit par créer
un trou dans le sol qui se transforme
ensuite en volcan.
En termes volcaniques,
Io est le corps le plus actif de notre système
solaire. Elle en compte
plus de 400, dont 150
sont en éruption permanente.
Certains d'entre eux projettent leur panache de gaz
chaud à 320 km
dans l'espace.
Il serait difficile de s'y promener car il s'agit
essentiellement d'un monde assez intense
de plaines inondées de roches liquides,
d'énormes coulées de lave,
de multiples lacs de lave et de
montagnes géantes qui s'effondrent.
Ganymède, la plus
grande lune connue du système solaire,
abrite aussi le plus grand océan d'eau.
Elle est 26%
plus grande que Mercure en termes de volume,
mais elle est moins dense.
Cette lune géante possède une épaisse
croûte de glace d'eau de
145 km de profondeur.
Il pourrait y avoir un énorme océan
d'eau liquide en dessous, s'étendant
sur 100 km de profondeur,
ce qui est environ 10 fois plus profond que
le point le plus profond des océans sur Terre.
La sonde spatiale Voyageur
y a aussi détecté des calottes polaires
faites de givres d'eau.
Ganymède est composée à moitié de roches
et à moitié d'eau, y compris de minuscules
quantités de métaux et de glace.
Son atmosphère est très fine et ne contient
pas d'oxygène.
Son océan ne contient très probablement pas de vie.
La Terre est un excellent
exemple de la façon dont certains microbes
et créatures peuvent survivre en profondeur
sans la lumière du soleil.
Mais l'océan de Ganymède est si profond
et la pression est si forte
que l'eau au fond est probablement comprimée
et redevient de la glace.
Certaines formes de vie dans les zones les plus profondes
de notre océan survivent
grâce aux évents géothermiques qui éjectent
des minéraux. Comme il y a probablement
une épaisse couche de glace entre l'océan
et le noyau, ce n'est pas le cas
sur Ganymède. Mais l'océan
y est salé et comporte plusieurs
couches divisées par des couches de glace.
S'il y a la moindre chance d'y trouver
une forme de vie, elle pourrait se trouver
dans la partie où le noyau rocheux est
en contact avec la couche glacée la plus interne.
Sans toute cette
eau et cette glace, Ganymède
est la seule lune de tout le système solaire
à posséder un champ magnétique.
Cela est rendu possible par son
noyau liquide.
Ganymède fait le tour de Jupiter environ
une fois tous les 7 jours.
Son orbite est excentrique, c'est-à-dire qu'à
certains moments, elle est plus proche de Jupiter.
Ganymède,
Io et Europe ont des forces gravitationnelles
qui s'influencent mutuellement.
Le temps que Ganymède tourne
autour de Jupiter une fois,
Europe effectue deux orbites
et Io en fait quatre.
Un tiers de la surface de Ganymède contient
de grandes régions sombres, tandis que
les deux autres tiers sont plus clairs.
Les zones sombres sont plus anciennes
et contiennent plus de cratères.
Les zones plus claires ont de longues
crêtes et des rainures d'environ 700 m de haut
et des milliers de kilomètres de long.
Callisto,
la troisième plus grosse lune du système solaire
avec 4800 km de diamètre,
a besoin de 17 jours terrestres
pour tourner autour de Jupiter.
Son atmosphère est très fine,
sa surface comporte de nombreux cratères
d'impact, mais son ancienne croûte
est essentiellement la même depuis
plus de 4 milliards d'années.
Lorsqu'une planète est géologiquement active
comme la Terre,
certaines choses peuvent effacer
la plupart des preuves des impacts passés.
L'eau, les volcans, les mouvements
des plaques tectoniques, l'activité humaine
et le temps,
tout cela modifie la surface.
Callisto n'a connu aucun de ces phénomènes.
Les scientifiques pensent
que cette lune était autrefois
un monde océanique qui a fini par geler.
Elle a été frappée par des météores
de temps en temps, mais elle est globalement
restée intacte.
Pourtant, elle possède des cratères assez impressionnants,
comme Valhalla,
le plus grand cratère à anneaux
multiples de notre système solaire
qui mesure 4000 km de diamètre.
Les principaux cratères
sur Callisto contiennent plus
d'anneaux que ceux des autres corps célestes.
Ce qui a frappé cette lune
était suffisamment gros pour avoir
perforé la fine croûte, ce qui a permis
à l'eau de se répandre à la surface.
Et sous cette fine croûte,
il pourrait y avoir un océan salé
ou de la glace molle.
La sonde spatiale Galiléo
a détecté que le champ magnétique de Jupiter
ne pouvait pas traverser cette lune,
probablement à cause d'une couche d'eau
d'au moins 10 km d'épaisseur.
C'est pourquoi il est difficile d'explorer Callisto.
Les lunes comme Europe
ont des évents qui éjectent l'eau
des océans souterrains.
Mais pour explorer Callisto et en découvrir
davantage sur son passé,
il faudrait utiliser la méthode ancienne,
creuser à travers la croûte.
Si nous voulions explorer les parties extérieures
de notre système solaire,
Callisto serait un endroit idéal
car les radiations de Jupiter ne l'atteignent pas.
Nous y serions donc plus en sécurité
que sur certaines autres lunes intérieures.
Imagine un monde immobile
et glacé.
Un monde ancien,
vieux d'environ 4,5 milliards d'années.
Les rayons du Soleil
le réchauffent à peine et il est recouvert
d'une épaisse couche de glace.
Ce monde est plus petit
que notre Lune.
Mais un peu plus grand que Pluton.
Il s'agit d'Europe
et c'est le sixième satellite de Jupiter
et l'une des plus grosses lunes
du système solaire.
Mais le plus intéressant au sujet de ce monde,
c'est qu'il pourrait abriter la vie.
Les astronomes se sont penchés
avec intérêt sur Europe
à la recherche de formes de vie.
Cette lune possède en effet
un immense océan d'eau salée
d'une profondeur de 65
à 160 kilomètres.
Il est certes caché sous une couche de glace
d'une épaisseur estimée entre 16
et 32 kilomètres.
Mais cette lune n'en demeure
pas moins potentiellement habitable.
Les astronomes nous disent que des panaches
d'eau jaillissent des fissures dans la couche
de glace et projettent le contenu
de cet océan dans l'espace.
Bien sûr, il ne sera pas
facile d'aller chercher des traces de vie
dans de telles profondeurs.
Mais les scientifiques disposent
déjà d'éléments indiquant qu'il existe
des bassins beaucoup moins profonds
situés plus près de la surface.
Ils pourraient même se trouver
à moins d'un kilomètre sous la glace.
Ceci présente deux avantages.
D'abord, la probabilité qu'il y ait
de la vie sur Europe est accrue.
Deuxièmement, si c'est vrai,
cela facilitera le travail
des futures missions dans leur recherche
de formes de vie.
Il est intéressant de noter que la découverte
récente de ces bassins peu profonds
est le fruit d'un pur hasard.
Le scientifique qui dirige les recherches,
Rayleigh Kullberg, a assisté
à une présentation faite par l'un
de ses collègues spécialistes des planètes.
Il y montrait une photo
de double crête sur la surface d'Europe.
Kullberg s'est alors
souvenu qu'il avait vu des crêtes
similaires sur Terre.
De telles formations sont rares sur notre planète,
mais elles sont très nombreuses sur Europe.
Des travaux ultérieurs
ont suggéré que les crêtes de cette Lune
pourraient résulter d'un cycle bien précis,
similaire à celui de la Terre.
Lors de ce cycle,
l'eau liquide gèle puis dégèle
à l'intérieur d'une couche de glace,
un environnement soumis à une pression
très élevée.
La calotte glaciaire se déplace alors
vers le haut de manière répétée,
créant une structure à deux pics.
C'est du moins ce qui se passe sur Terre.
Si les choses sont similaires sur Europe,
cela prouverait la présence d'eau
un peu profonde sur le satellite.
Bien sûr, la température,
la pression et la composition chimique
sont différentes sur Europe,
et on n'en sait pas encore beaucoup
sur la nature de cette glace.
Les scientifiques ne savent donc pas
quelle est la profondeur ou la taille
des poches d'eau, ni combien de temps
il leur faut pour geler.
Mais ce qui est plus ou moins clair,
c'est que l'environnement sous toute cette glace
est protégé des radiations de Jupiter
qui frappent la surface du satellite.
Ce qui, bien entendu,
augmente les chances d'existence de la vie
sur Europe.
Nous avons évoqué le fait que l'océan d'Europe
pourrait être salé.
La couleur rouge des traces visibles à sa surface
pourrait être due à leur composition chimique.
Il s'agit probablement
d'un mélange gelé d'eau et de sel.
C'est assez inhabituel.
Une telle composition ne correspond
à aucune substance connue ici sur Terre.
Quant aux taches jaunes
à la surface d'Europe,
il pourrait s'agir de chlorure de sodium.
Tu connais cette substance
sous le nom de sel de table.
Des scientifiques ont essayé
de recréer les conditions qui règnent sur Europe
en laboratoire.
Ils ont découvert qu'en combinant de l'eau,
du sel de table, des températures glaciales
et une pression élevée,
ils pouvaient obtenir un nouveau type
de cristal solide.
Cette substance pourrait exister
à la fois au fond de l'océan d'Europe
et à sa surface.
En dehors de ces quelques faits,
les chercheurs ne savent pas grand-chose.
Ils espèrent obtenir davantage
d'informations d'ici à 2030.
À cette date,
la mission Europa Clipper,
lancée par la NASA,
atteindra probablement Europe.
Cette mission effectuera
plusieurs survols rapprochés
et tentera de déterminer
si une quelconque forme de vie
peut y exister.
La mission JUICE,
ou Jupiter Icy Moons Explorer,
de l'agence spatiale européenne,
se rendra également sur Europe
dans les prochaines années.
Mais Europe n'est pas le seul endroit
du système solaire susceptible
d'abriter la vie.
En 2003, Mars Express,
une sonde lancée par l'agence spatiale européenne,
a découvert du méthane dans l'atmosphère de Mars.
Sur notre planète,
la majeure partie de ce gaz
est produite par des créatures vivantes,
par exemple par le bétail,
lorsqu'ils digèrent ses aliments.
Mais les scientifiques pensent que le méthane
est resté stable dans l'atmosphère martienne
pendant environ 300 ans.
En 2006, il a presque entièrement
disparu de la planète rouge.
Et cela s'est produit 600 fois plus vite
que ne le prévoyaient les modèles des chercheurs.
La question est donc de savoir
ce qui a généré ce gaz et où il est parti.
Un autre mystère martien
concerne les microbes
qui pourraient dormir sous la surface.
Ils pourraient avoir été protégés des radiations
pendant des millions d'années.
Des scientifiques ont simulé les conditions martiennes
en laboratoire pour vérifier
si c'était possible.
Et ils ont eu la surprise de constater
que des bactéries pouvaient facilement survivre
dans de telles conditions
pendant 280 millions d'années.
Cela signifie que si la vie a existé sur Mars,
nous pourrions en trouver la preuve
dans ses profondeurs
en forant le sol de la planète.
A l'heure actuelle,
l'eau ne coule pas sur Mars
et les cellules et les spores
se dessécheraient tout simplement.
De plus, la température de la surface
est similaire à celle de la glace sèche.
En d'autres termes,
la planète est profondément gelée.
Pourtant, il pourrait exister six types
de bactéries et de champignons
sous le sol de Mars.
La plus probable d'entre elles est surnommée
bactérie Conan, car elle est très résistante.
L'avenir nous en dira plus.
Passons maintenant à Vénus.
En 2020, des scientifiques ont annoncé
que dans l'atmosphère toxique de Vénus,
quelque chose semblait indiquer
la présence de la vie.
Hélas, les scientifiques
ne disposaient d'aucune preuve,
car ils n'avaient pas la possibilité
de collecter des spécimens de microbes
ni de prendre des photos.
Mais ils ont affirmé avoir découvert
une substance chimique appelée phosphine
et ce fut un événement important.
Si ce n'était pas un élément encore inconnu
qui produisait ce gaz,
il pouvait s'agir d'une forme de vie microbienne.
La phosphine est composée
de trois atomes d'hydrogène
et d'un atome de phosphore.
Ce gaz est toxique pour toute forme de vie
dépendant de l'oxygène,
par exemple pour l'homme.
Sur notre planète, la phosphine se trouve
dans des endroits où il n'y a pas ou peu d'oxygène,
comme dans les marécages.
Ce gaz est produit par des mélanges de bactéries.
Il peut également être produit
de manière industrielle.
Mais il ne devrait pas y avoir de phosphine
dans l'atmosphère de Vénus.
Ce gaz a besoin d'une pression
et de températures bien précises
ainsi que d'immenses quantités d'hydrogène.
Il ne serait pas étonnant
d'en trouver sur Saturne
ou Jupiter, les fameuses géantes gazeuses.
Mais sur Vénus,
c'est très inattendu.
Il est impossible que la phosphine soit produite
naturellement sur cette planète.
De minuscules quantités peuvent être créées
lors d'éruptions volcaniques, d'orages
ou lorsque des minéraux sont projetés
ou que des météorites pénètrent dans l'atmosphère.
Mais les scientifiques ont cru
en avoir observé des quantités très importantes.
Cela aurait dû éveiller leurs soupçons.
Mais ils étaient trop heureux
de leur découverte.
Selon eux, cela pouvait donc signifier
qu'il y avait de la vie sur Vénus.
Mais même si ce gaz a été créé par des organismes,
une question demeure.
Comment ont-ils survécu sur cette planète ?
Sur la nôtre, certains microbes
peuvent vivre dans des environnements
dont l'acidité atteint 5%, mais pas plus.
Or, sur Vénus,
les nuages sont presque entièrement
constitués d'acide, avec plus de 90%
d'acide sulfurique.
L'atmosphère de cette planète
est également 50 fois plus sèche
que l'endroit le plus sec de notre planète.
En 2022,
grâce à des télescopes à très haute résolution,
on a pu déterminer qu'il n'y avait
pas de phosphine dans l'atmosphère de Vénus.
Et s'il y en avait,
ce n'était qu'une très petite quantité.
Nous devons donc continuer à chercher
des traces de vie dans des régions
encore plus éloignées.
Le sable est partout.
Dans tes yeux et ta bouche, dans tes cheveux,
sous ton t-shirt et dans tes chaussures.
Tu peux à peine te tenir debout.
Le vent est si fort
qu'il te fait tomber.
Soudain, une rafale particulièrement puissante
te plaque au sol.
Tu rampes vers ta porte de derrière.
Il te faut beaucoup d'effort pour la forcer à s'ouvrir.
Une fois à l'intérieur,
tu te lèves et jettes un coup d'œil furtif
à l'extérieur. Juste des nuages
de poussière et un rugissement assourdissant.
Ok, il est temps d'appeler à l'aide.
Tout a commencé il y a un mois.
Un jour, tu es sorti
dans le jardin derrière ta maison.
C'était une journée venteuse.
Tu as même repéré une mini-tornade sous ton pommier.
Elle atteignait à peine la hauteur
de ton genou, tourbillonnant
paresseusement autour des feuilles d'arbre et de la poussière.
Tu as essayé de la faire disparaître
en la frappant avec ton pied.
Mais même après plusieurs tentatives,
la mini-tornade ne voulait tout simplement pas se disloquer.
Tu as haussé les épaules et tu es rentré chez toi.
Le lendemain, la tornade
était toujours là. Et...
avait-elle grandi ?
En fait, plutôt que de devenir plus grande,
elle s'est élargie.
A ce moment-là, elle a commencé à grignoter
tes arbustes à fleurs.
Cela a attisé ta curiosité et tu as décidé
de garder une trace de ce phénomène inhabituel.
Tu l'as mesuré tous les jours
et tu as soigneusement noté toutes les informations
dans un cahier spécial.
Peut-être que plus tard, j'écrirai un article
ou publierai un livre sur ma petite tempête.
As-tu pensé ?
Un jour, tu es sorti de la maison
et as constaté que ton pommier préféré
avait été brisé. Tu n'es pas parvenu
à comprendre comment cela s'était produit.
La tempête semblait encore inoffensive
et trop faible pour endommager un arbre de belle taille.
Mais après cet accident,
tu as commencé à te demander s'il ne valait pas mieux
appeler à l'aide.
Apparemment, il aurait mieux valu.
Car à peine un mois plus tard,
ta mini-tempête a soudainement
atteint le double de sa taille initiale.
Il est dangereux de sortir désormais.
On dirait que ta maison est au milieu
d'une vraie tornade.
Un mur de poussière et de débris
t'empêchent de voir le ciel.
Ton jardin est en ruine, les arbres sont cassés,
les buissons et les arbustes
ont été arrachés du sol et envoyés voler
quelque part au loin.
Tu entends l'interphone sonner.
Un groupe de scientifiques que tu as invités est venu à la rescousse.
Tu leur montres le jardin
avec ta catastrophe naturelle personnelle
et constates leur silence stupéfait.
Mais après ces quelques secondes
de choc initial,
ils se mettent au travail.
Ignorant le vent hurlant,
ils commencent à porter divers équipements à l'intérieur.
Tout semble très compliqué.
Ta cuisine se transforme en laboratoire
de recherche.
On t'informe que ta maison sera temporairement
utilisée par les scientifiques.
Tu emportes tes affaires dans la plus petite chambre
et tu regardes les professionnels travailler.
Ta cuisine est remplie de gadgets qui
vibrent et d'appareils couverts de voyants
qui clignotent.
Des personnes en combinaison de protection et en blouse de laboratoire
s'agitent dans tous les sens.
Étonnamment, ils ne se heurtent pas les uns aux autres.
Ils ne créent pas non plus d'embouteillage.
Tu apportes les notes que tu as prises
et les remets à un homme âgé en blouse blanche.
Il te remercie
comme si tu venais de lui offrir le cadeau de ses rêves.
Les jours suivants
passent dans un tourbillon d'activité.
La tempête dans ton jardin grandit.
Les scientifiques semblent devenir plus sombres
à chaque fois que tu les vois.
Il est environ 2 heures du matin
lorsque quelque chose te réveille.
Tu ouvres les yeux
et tu réalises que la maison tremble.
Ta tornade a dû devenir si grosse
qu'elle a atteint la maison.
Au matin, plusieurs scientifiques
te prennent ta part pour t'annoncer une nouvelle désagréable.
Tu dois déménager.
La tempête est en effet en train de grandir.
Bientôt, elle fera disparaître
ta maison de la surface de la Terre.
Il n'y a rien à faire.
Tu es bouche bée devant ces gens
qui te disent de quitter ta maison.
Où vas-tu aller?
Ils te disent qu'ils sont en train de construire
un laboratoire de recherche supplémentaire
non loin de là.
Il est important de pouvoir observer la tempête en temps réel.
Et il se trouve qu'il y a une pièce libre
avec tout ce dont tu pourrais avoir besoin dans cette installation.
Pourquoi ne pas y rester un moment?
Ce serait aussi pratique pour les scientifiques.
Ils pourraient avoir besoin de toi
pour répondre aux questions qui surgiront sûrement
pendant le processus.
N'ayant pas vraiment d'autre choix,
tu acceptes.
Les chercheurs t'aident à transporter tes affaires dans ton nouveau logement.
Tu fais le tour de ta chère maison
en disant au revoir
à ta table basse préférée,
à ton canapé et à ton lit douillet.
Les scientifiques te disent que tu n'as pas le temps
de déplacer tes meubles vers un autre endroit.
Le lendemain,
tu te réveilles en apprenant que ta maison a disparu.
La tempête l'a engloutie
vers 4 heures du matin.
Au cours des semaines suivantes,
le tourbillon devenu adulte
a avalé deux maisons de tes voisins,
la forêt voisine, plusieurs voitures abandonnées
et un petit magasin de fleurs.
Il est maintenant si gros
qu'il se rapproche d'un grand lac
à plusieurs kilomètres de la ville.
Les habitants sont évacués.
Les autorités ont annoncé l'état d'urgence.
Un jour,
tu remarques que les scientifiques parlent à voix basse.
Ils ont l'air encore plus inquiets
que d'habitude.
Tu prends l'un d'entre eux à part et essaies de découvrir la vérité.
Il finit par cracher le morceau.
Les chercheurs ont obtenu
des preuves qui confirment leur pire crainte.
Selon leurs estimations,
la tempête qui a commencé
comme une minuscule tornade dans ton jardin
va devenir une grande tâche rouge
sur Terre.
Les nuages de couleur cramoisie
tournent dans le sens inverse des aiguilles
d'une montre à une vitesse incroyable.
Sous eux, tu peux voir
les teintes vibrantes de la plus grande planète
du système solaire, la géante gazeuse
Jupiter.
Ces nuages ont été baptisés « grande tâche rouge ».
C'est une tempête colossale
qui fait rage dans l'atmosphère de Jupiter.
Si tu te trouvais au centre
de la tempête, les vents y seraient plutôt calmes.
Mais sur les bords,
la vitesse de la tempête peut atteindre
680 km heure.
C'est deux fois la vitesse des ouragans
les plus rapides et les plus violents sur Terre.
Au fil des décennies,
la taille de la tâche rouge a changé.
Actuellement,
elle est 1,3 fois plus large
que notre planète.
Les racines de la tempête s'élèvent jusqu'à
320 km dans l'atmosphère de la géante gazeuse.
Sur Terre,
un cyclone tropical moyen ne s'étend
généralement pas sur plus de 15 km,
de la base de la tempête jusqu'à son sommet.
Ce phénomène unique sur Jupiter
existe depuis si longtemps
car la planète n'a pas de surface solide.
Elle est constituée
de couches de nuages composées de vapeur,
de glace d'eau et d'ammoniaque.
En dessous,
il pourrait y avoir un océan d'hydrogène liquide.
Notre planète est solide
et les ouragans ralentissent et se désagrègent
dès qu'ils descendent assez bas
pour toucher la surface.
Mais la grande tâche rouge n'a nulle part
où toucher Terre.
C'est pourquoi elle continue à faire rage.
Les scientifiques t'annoncent aussi la chose
la plus bizarre et la plus alarmante
à propos de la tempête dans ton jardin.
Au lieu de s'affaiblir et de disparaître
il y a plusieurs semaines,
elle est devenue plus grosse et plus puissante.
Même les spécialistes
les plus expérimentés
ne peuvent expliquer ce phénomène.
Après l'avoir analysée pendant des jours,
ils sont arrivés à la conclusion
qu'il n'aurait pas dû apparaître sur Terre.
C'est contraire aux lois de la nature.
Il est intéressant de noter
que la composition de la tempête
est un peu similaire à celle de la grande tâche rouge.
Tu es impressionné,
mais tu ne comprends toujours pas
pourquoi les chercheurs ont l'air si inquiets.
Eh bien, il s'avère que ta tempête,
autrefois miniature,
risque de devenir aussi grande que celle de Jupiter.
Mais comme la Terre est bien plus petite
que la colossale tâche rouge,
elle risque d'avaler notre planète en entier.
Elle va grandir
et grossir, anéantissant
les villes, les forêts et les autoroutes.
En même temps, elle deviendra
plus puissante. Les gens devront quitter
leur maison et être évacués vers des zones
relativement sûres.
Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de zone sûre.
Ce processus prendra
des années, mais il sera encore
trop rapide pour que les gens puissent se préparer.
Il y aura deux façons
de faire face à ce problème mondial.
L'une d'elles est de coloniser la Lune
ou une autre planète, par exemple Mars.
Mais c'est un processus incroyablement
long et la tempête va englober
la planète entière avant que le premier
vaisseau spatial avec des gens à son bord
ne quitte la Terre. Ou alors,
les scientifiques peuvent aussi essayer d'arrêter
l'ouragan. Il existe une technologie
appelée l'effet lunettes de soleil.
Des milliards de tonnes de gaz
denses doivent être pompées dans l'atmosphère.
Ce gaz absorbe la lumière
du soleil et refroidit l'eau des océans
qui est le moteur de tout ouragan.
Les chercheurs ne sont pas sûrs que cette méthode
fonctionnera avec la tempête. Après
tout, elle ne s'est pas formée au-dessus
de l'océan, mais dans ton propre jardin.