Tchad : « Indignation » du président Mahamat Idris Deby, après les propos d’Emmanuel Macron

RFI
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1 Vues de vidéo·9 janv. 2025
Des phrases-chocs au milieu du traditionnel discours annuel aux ambassadeurs français dans le Monde,
rassemblés à Paris des mots qui ne passent toujours pas 48 heures plus tard à Dakar comme à N'Djaména.
Autre prise de parole dans un autre discours traditionnel de début d'année civile,
celle du président de la République du Tchad en personne.
Nadia Benmafoud a écouté pour nous son intervention hier.
Après le chef de la diplomatie tchadienne et le porte-parole du comité de désengagement des forces françaises au Tchad,
c'est au tour du président Mahama Tidris Déby de réagir dans un discours prononcé au palais présidentiel
à l'occasion de la présentation des voeux au personnel de la présidence.
Je voudrais exprimer mon organisation vis-à-vis des propos tenus récemment par le président Macron
qui frise le mépris envers l'Afrique et les Africains. Je crois qu'il se trompe d'époque.
Lundi, le président français avait déclaré que sans l'intervention militaire de la France au Sahel
pour lutter contre le terrorisme depuis 2013, aucun dirigeant africain ne serait à la tête d'un pays souverain.
Emmanuel Macron a aussi soutenu que la réorganisation de la présence militaire en Afrique
était une initiative française. On leur a laissé la primauté de l'annonce, a-t-il dit.
Le président tchadien lui répond.
La décision de mettre fin à l'accord de coopération militaire avec la France
est entièrement une décision souveraine du Tchad. Cela ne souffre d'aucune ambiguïté.
Les troupes françaises ont déjà entamé leur retrait en décembre et le Tchad affirme dicter le tempo.
L'ensemble des soldats et du matériel militaire français doit quitter le Tchad au plus tard, le 31 janvier prochain.
