La majorité des 78 artistes sélectionnés sont des femmes et viennent du monde entier, mais sont souvent depuis longtemps installés, réfugiés ou inspirés par la France. Jusqu’au 5 janvier, pour son édition 2024/2025, la Biennale internationale d’art contemporain de Lyon, la plus grande de France, a choisi comme thème « Les voix des fleuves ». #biennaledelyon#arts#lesvoixdesfleuves
À ma droite, à votre gauche peut-être,
cette grande pièce d'Ivan Argot
qui a imaginé cette sculpture
qui est un long poème en forme
pour lire ces mots de tendresse et de révolte.
Ça évoque le chant, la composition, la musique
et en fait on verra en visitant la Biennale
que c'est une sorte de composition artistique
qui invite des artistes
qui à la fois utilisent le chant mais pas que
et qui forment entre eux une forme chorale,
une sorte de polyphonie autour d'une question
qui est celle qu'on dit fleuve
mais ça veut dire la question du rassemblement,
celle qui fait qu'ensemble on est plus fort.
Nous sommes accueillis par une œuvre
qui parle du soulèvement des femmes,
une œuvre de Myriam Mindou
qui rappelle aussi le rôle des femmes
et ce que traversent les femmes aujourd'hui
pour arriver à la dernière œuvre de ce périple,
de ce voyage parmi les œuvres,
à l'œuvre d'Oliver Beer
qui nous ramène à l'origine du monde,
à l'origine de l'humanité
et qui fait chanter ensemble des chanteurs
dans une grotte qui donne le ton.
Il est question de choralité
et d'un ton que l'on trouve ensemble
et surtout de conversation entre nous
au fil de toutes les œuvres
que l'on découvre dans ce lieu.
On retrouve le son d'un lieu,
la note d'un lieu
en écoutant et en chantant.
Chaque lieu a une note comme un verre à vin
selon les dimensions
ou comme un coquillage qu'on entend.
C'est inanimé un coquillage
mais il y a toujours un son à l'intérieur.
Les espaces sont pareils
et si on chante une note
et si on l'écoute bien,
on peut faire un glissement
jusqu'à ce qu'on entend la note de la pièce
et là où on est arrivé à la note de la pièce,
ça va gonfler la note,
ça va éclipser la voix humaine
pour donner une sorte de résonance,
une vibration complètement immersive.
Un orchestre fonctionne un peu comme une société.
Chacun a sa strata.
C'est comme une sorte d'écosystème.
Dans le désert, il abrite des petits animaux,
des petits mammifères.
Je trouve ça chouette l'idée de s'adapter
dans un monde qui part peut-être en cacahuètes
mais tant qu'il y a de la vie,
il y a de l'espoir
et voilà ce que raconte cette pièce.
Pour comprendre les autres,
il faut commencer par soi-même
et après ça va plus loin
et j'essaie de comprendre
la vie des autres vivants
qui en même temps
habitent le milieu
comme moi
quand je suis quelque part dans un endroit.
Depuis qu'ils ont été relégués à Addis Ababa,
ils ont commencé à être non seulement
une orchestre royale,
mais aussi, plus tard dans les années,
ils sont devenus musiciens et enseignants.
Avec l'émergence du jazz éthiopien dans les années 60,
beaucoup de musiciens de jazz éthiopien
étudiaient aussi avec ces musiciens arméniens.
Dans l'installation,
on voit trois instruments spéculatifs
de bois
que j'ai fabriqués en collectant
40 instruments différents
des écoles de musique
et les remoldant
dans ces trois instruments de bois
nouvellement fabriqués.