Les awards de la jeunesse africaine avec Diara Ndiaye
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1 Vues de vidéo·21 nov. 2024
Le 29 novembre prochain, une soirée de Gala aura lieu au musée des Civilisations noires à Dakar pour la 1ère édition des Awards de la jeunesse africaine (AJA), une initiative panafricaine dédiée à soutenir et accompagner les jeunes talents du continent, "un arsenal pour magnifier le continent africain et sa jeunesse", selon la co-fondatrice Diara Ndiaye.
Dakar accueillera le 29 novembre prochain les Awards de la jeunesse africaine.
Avec nous pour en parler, c'est la co-fondatrice Diane Diaye. Bonsoir.
Bonsoir.
Alors, on vous connaît comme journaliste, mais qu'est-ce qui a fait qu'à un moment donné,
vous vous êtes dit que l'Afrique a besoin d'un tel événement ?
Parce que nous sommes tous acteurs de ce narratif africain qui doit célébrer l'excellence,
qui doit célébrer également l'engagement des jeunes et montrer leur capacité d'innovation.
Et pour ce faire, il faut leur donner la visibilité.
Il faut aussi reconnaître qu'ils ont un travail acharné qui est effectué au quotidien.
Et il faut célébrer tout cela. Et c'est à nous de porter ce message.
Alors justement, il y aura une soirée de gala ce 29 novembre au Musée des civilisations noires à Dakar.
Quel est l'objectif de l'événement ?
L'objectif des Awards de la jeunesse africaine, c'est d'abord d'inspirer.
Il faut des rôles modèles et il faut montrer qu'il y a des défis pour la jeunesse africaine à relever,
mais aussi à accompagner.
Parce qu'il est vrai qu'on va donner une belle visibilité à l'ensemble de ces projets
portés par des acteurs de la société civile, mais aussi des entrepreneurs.
Mais ils vont être accompagnés.
Et c'est la valeur ajoutée de ce projet.
Parce que pour nous, il est essentiel aujourd'hui de tendre la main à ces jeunes
à travers un échange intergénérationnel et un mécénat de compétences.
Cette cérémonie de gala va remettre symboliquement ces trophées.
Mais le plus important, c'est l'après ces Awards de la jeunesse africaine le 29 novembre.
Parce que des entreprises, nos partenaires, ont accepté de mettre en place une expertise
spécifique pour accompagner la mise en oeuvre des projets.
Oui, parce qu'il y aura un suivi.
Mais avant cela, il y a cinq catégories de représentés.
Quelles sont-elles ?
D'abord l'entrepreneuriat.
On sait que le continent est un vivier de ces jeunes porteurs de projets
dans différents secteurs d'activité.
Mais on n'oublie pas également la catégorie IA et nouvelles technologies.
Aujourd'hui, le continent bouillonne, il est en effervescence et suit cette nouvelle tendance.
Il y a également l'environnement et la santé.
Parce qu'effectivement, c'est important de s'inscrire dans cette dynamique de l'avenir.
Il y a le sport et la culture.
Il y a l'éducation et la citoyenneté également.
Porter des initiatives de la société civile, c'est donner voix à ces jeunes
qui sont dans des associations, dans des structures, dans des ONG aussi
et qui ont besoin de se faire entendre.
Et la dernière catégorie, autour de la santé aussi.
Parce que pour nous, les jeunes doivent être acteurs de notre bien-être.
A ce stade, on peut encore candidater ?
Ah non, c'est terminé.
Le comité de présélection a sélectionné l'ensemble des jeunes porteurs de projets.
Justement, quels sont les critères de sélection ?
D'abord, l'innovation, c'est extrêmement important.
Innover, impacter aussi, parce qu'au quotidien, il est possible aujourd'hui
de toucher un grand nombre de la population.
Et bien sûr, être jeune, il faut entrer dans cette catégorie de 15-39 ans.
Mais impacter, innover et rendre grâce à tout ce qu'on fait, à tout ce qu'on voit
à travers le continent.
Et des ambassadeurs ont été nommés dans plusieurs pays africains
pour donner cette caisse de résonance panafricaine.
C'est important de le souligner.
Cette première édition aura lieu à Dakar.
Mais dès l'année prochaine, on s'installera dans une autre capitale africaine.
D'abord pour le rayonnement de nos localités, bien sûr.
Mais aussi pour montrer tout le potentiel et tout le dynamisme qui est existant
autour de cette jeunesse qui représente une large majorité.
Les ambassadeurs font partie de ce suivi dont vous parliez tout à l'heure.
Leur rôle exactement ?
Il y a des ambassadeurs par pays qui ont été nommés dans plusieurs pays.
Le Mali, le Burkina, le Niger, le Congo, le Cameroun et j'en passe.
L'idée c'est d'abord de sourcer ces jeunes.
Il faut qu'on ait la possibilité de mener des partenariats
avec différentes institutions techniques et aussi privées
pour sourcer les jeunes, pour accompagner également les jeunes
à travers des partenariats avec des structures comme des organismes
qui sont spécialisés autour de la jeunesse, mais aussi des entreprises
qui, elles, ont pris à bras-le-corps cette question de la jeunesse
pour les accompagner.
J'entends par accompagnement s'ils ont besoin éventuellement
de compétences techniques, de compétences financières,
de compétences en termes de RH, en communication, en RP.
On a vraiment tout un arsenal qui a été mis en place
pour accompagner durant un an les cinq lauréats
de cette première édition des Awards de la jeunesse africaine.
Et en parallèle, il y aura des ateliers également.
Absolument. Un dernier volet important pour moi, c'est la transmission.
Les AGIA, c'est aussi transmettre le savoir-faire
et partager les expériences.
C'est toujours intéressant d'avoir des mentors, des coachings
et d'échanger avec des personnes qui, parfois, sont inaccessibles
pour ces jeunes.
Donc on remercie bien entendu l'ensemble de nos partenaires
qui nous accompagnent, que ce soit l'État du Sénégal
à travers le ministère de l'intégration africaine,
parce que cette dimension panafricaine est importante,
l'UNESCO, des institutions onusiennes qui nous suivent
et tout un parterre d'entreprises privées
qui mettent à disposition leurs compétences,
leurs RH, leurs cadres, qui donnent du temps.
Et c'est important pour ces jeunes également
parce que c'est toujours bien d'avoir des conseils pour avancer
et structurer cette plateforme.
C'est un véritable enjeu pour justement participer
à ce narratif africain positif.
On l'a vu tout au long de ce journal,
il y a des choses à déplorer,
mais il y a aussi des choses à célébrer.
Et les Awards de la jeunesse africaine,
c'est tout un arsenal pour magnifier
le continent africain et sa jeunesse.
Ndiaye, merci beaucoup.
Je rappelle que vous êtes cofondatrice
des Awards de la jeunesse africaine
qui auront lieu le 29 novembre prochain
au Musée des civilisations noires à Dakar.
Et je rappelle aussi que vous présentez également
8 milliards de voisins
tous les vendredis sur RFI.
Merci infiniment.
Et c'est ainsi que s'achève cette édition excellente
de programme à vous tous.
Et à demain pour un nouveau tour
de l'actualité africaine sur TV5MONDE.
