Un tour du monde en moins de 80 jours
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"Il va falloir tenir". A la veille du départ du Vendée Globe, le skipper Armel Le Cléac'h revient sur les difficultés propres à cette course hors du commun.
au total je vous le disais 40 skippers
vont s'élancer pour un tour du monde
donc en solitaire et sans assistance dur
estimé entre 70 et 80 jours et le record
de ce vend des globes est détenu par le
Français Armel lecléach l'une des
légendes de cette course trois fois sur
le podium deux fois 2e et vainqueur lors
de l'édition 2016 2017 bonsoir Armel Le
Cléach on dit que c'est la plus mythique
des courses au large est-ce est-ce que
vous êtes d'accord vous qui l'avez
vécu bonsoir oui effectivement c'est la
plus grande course au large qui existe
au monde avec c'est 40 bateaux qui vont
prendre le départ demain on est sur un
parcours hors norme on va faire ils vont
faire le tour du monde en partant des sa
de Lon par les trois cap mythiqu et
revenir au sable de Lon en début d'année
prochaine ça reste une des coures les
plus difficiles aussi bien sûr parce
qu'elle est sans Escal sans assistance
vous l'avez dit c'est compliqué ça va
être long et les 4 marins qui sont
présent au SAL de l rêve que d'une seule
chose c'est de revenir ici dans
plusieurs semaines vous êtes le
détenteur du record de cette cour 74
jours 3h et 35 minutes en mer euh on le
sait hein les bateaux vont de plus en
plus vite est-ce que selon vous votre
record peut-être battu lors de cette
édition
oui le record peut être largement battu
les bateau depuis 8 ans et ma victoire
en 2016 2017 les bateaux ont bien
progressé on a des des performances qui
ont où les les vitesses des bateaux sont
bien plus importantes les marins aussi
ont ont progressé dans la façon de se
préparer les équipes sont de mieux en
mieux encadré c'est sûr que la météo
décidera bien sûr on l'a vu il y a 4 ans
le vainqueur avait mis 80 jours la météo
avait pas été au rendez-vous mais cette
année voilà si tout sal bien on peut
imaginer un vainqueur en 70 jours c'est
pas tout à fait tout à fait possibleè le
cléage qu'est-ce qui fait la différence
concrètement derrière la technologie
vous le disiez il reste un homme une
femme mais j'imagine qu'il y a encore
l'instinct les avaries qu'est-ce qui
fait vraiment la différence lors de
cette
course l'élément clé ça va être le
mental c'est chacun va être confronté à
sa propre solitude à sa propre gestion
de la course des aléas et des Avaris
qu'il va
rencontrer c'est c'est ça qui est
compliqué avec C ce format de de ce des
globes où la course est très longue les
bateaux vont souffrir les marins vont
souffrir il va falloir tenir il y aura
des jours avec et des jours sans et
celui qui sera le plus costaud dans la
tête aussi permettra de de revenir au St
de l' en VUR c'est vraiment l'élément
primordial pour pour réussir son mon des
globes la solitude c'est vraiment le
plus dur à gérer dans cette course
ouais la solitude elle est bien sûr très
présente ils vont partir très longtemps
en mer on a quand même sur la ligne de
départ notamment des des bizus donc des
des gens qui vont des marins qui vont
partir pour la première fois faire ce
tour du monde il ne connaissent pas la
durée de cour ils connaissent pas les
mir du Sud ça va être pour eux une
grande découverte une grande aventure et
c'est ça aussi qui est passionnant c'est
qu'on va on va avoir des histoires qui
vont être racontées par tous ces marins
en passant par la benjamine violette
d'Orange qui a 23 ans jusqu'au jusqu'au
doyen Jean Lecam qui est un petit peu
voilà le chouchou du public Armen
leclash cette course j'imagine qu'elle
vous a transformé en tant que navigateur
mais aussi en tant qu'homme
oui bien sûr on ne revient pas a changé
d'un d'un V Glo moi j'ai eu la chance
d'en faire trois d'en terminer trois
c'est sûr que on apprend beaucoup sur
soi-même on apprend bien sûr la la
gestion de la course la solitude mais
aussi toutes les épreuves auxquelles on
est confronté euh on revient finalement
un peu différent on a on prend plus de
recul sur les les petit tracat de la vie
quotidienne quand on quand on vit dans
ces très hostiles où finalement les
petites choses essentiel que ce soit de
gérer sa sa nourriture que de gérer
l'eau à fabriquer pour pouvoir
se hydrater ou la gestion des vêtements
ces petites choses toutes simple
finalement sont tellement essentielles
pour la vie d'un marin quand on revient
chez soi à terre on a vraiment de la
chance d'avoir tout le confort qu'on
connaît Armel leclash j'ai une dernière
petite question j'ai regardé le palmarès
de cette course toutes les précédentes
éditions elles ont été remportées par
des navigateurs français dont vous je le
disais quel est le secret de cette
excellence à la
française ah c'est une culture en France
bien sûr la course au large en solitaire
on a des des grands marins qui nous ont
montré la voie comme bien sûr le le plus
le plus grand qui est Eric tabarli
depuis bah oui les les marins français
ont tré les victoires sur le vgl mais
mais voilà on a eu des des marins qui
n'ont pas été très loin de de l'emporter
des marins étrangers comme Alex Thomson
moi en 2016 Alex Thomson l'anglais a
terminé à quelques heures de mois
MacArthur aussi il y a quelques années
avait terminé 2e cette année on a
notamment Samona Davis ou Boris Herman
l'Allemand qui qui peuvent prétendre à
la victoire donc il est pas impossible
de voir un skiper étranger gagner ce V
desgab un jour et on suivra bien entendu
ça pour peut-être cette édition merci
beaucoup à vous Armel Le clche d'avoir
été l'invité de ce 64 minutes
