2 Vues de vidéo·4 oct. 2024
Alors que la seconde session du Synode sur la synodalité se tient du 2 au 27 octobre 2024 à Rome, la rédaction de KTO vous propose d'écouter et de faire débattre plusieurs invités à partir des expériences et des questions qui émergent en France. Au fil de ce processus initié par le pape François en 2021, sait-on mieux exprimer aujourd'hui ce qu'est la synodalité ? Suscite-t-elle des changements d'approche, des expériences intéressantes sur le terrain ? Permet-elle de sortir de la compétition prêtres/laïcs, d'appréhender différemment la complémentarité homme/femme, de favoriser la mission ? Retrouvez le père Cédric Burgun, canoniste et co-auteur de "ABC de la synodalité" (Cerf), Agnès Desmazières, historienne et autrice de "L'heure des Laïcs" (Salvator), Hélène Gréhant, responsable de la formation dans le diocèse d'Orléans, et le père Franck Ruffiot, curé de Vesoul (Diocèse de Besançon). Vous aussi, posez vos questions et contribuez à la réflexion en envoyant un mail à [email protected]. Une émission présentée par Etienne Loraillère.
[Musique]
bonsoir à tous et bienvenue sur ce
plateau en direct sur Cate et Kato radio
vous le savez à Rome la 2e session de
l'Assemblée synodale a débuté son
travail pour 1 mois autour du thème
Comment devenir une église synodale en
mission dans notre émission et bien nous
allons aussi parler de synodalité euh la
rédaction de cateo vous propose de
retrouver plusieurs invités autour de de
cette question de la synodalité à partir
des expériences et des questions qui
émergent en France au fil de ce
processus initié par le pape François en
2021 cette synodalité a-t-elle suscité
des changements d'approche des
expériences intéressantes sur le terrain
permett-elle de sortir de la compétition
prè être laïque de favoriser la
complémentarité homme-femme et puis il y
a cette grande question je dirais il y a
surtout cette grande question celle de
la mission alors n'hésitez pas à
contribuer à cette émission par vos
questions à ma question à kateotv.com ou
en réagissant sur les réseaux sociaux
j'accueille nos invités agès desmasiè
merci beaucoup d'être là vous êtes
théologienne historienne vous avez écrit
l'heure des laïques chez Salvator et
puis très récemment sans loi ni foi
autour des abus sexuels dans l'église
chez Paillot le père par la semaine
prochaine voilà encore par le père
Cédric burguin merci beaucoup d'être là
vous êtes canoniste prêtre du diocèse de
MESS et vous avez contribué à cet
ouvrage ABAC de la synodalité publié aux
éditions du Cerf j'accueille également
Hélène gréant bonsoir bonsoir merci
beaucoup d'être là Laï en mission
éclésiale et coresponsable du service de
formation dans diocèse d'Orléan et puis
enfin le père franc ruot bonsirère merci
d'être là vous êtes curé de plusieurs
paroisses tour de vezoule et vicaire
épiscopal pour la haute zone dans le
diocèse de de Besançon et vous avez
participé à la session à Rome qui s'est
intitulé les curés pour le synode
c'était au printemps dernier bien sûr
vous allez nous en parler mais on peut
commencer notre échange et bien autour
de questions soulevées par des
catholiques de Mayenne je vous propose
de les
écouter bonjour je m'appelle lise Marie
je suis de la par STAC à la valal et je
voulais savoir en quoi consiste le
synode puisque on a l'impression que
toutes les initiatives et tout ce que
propose l'église en ce moment est
synodale le synode est-il le marqueur
entre une église d'hier et une église de
demain j'ai une question sur le synode
est-ce que finalement il risque pas de
vouloir transformer l'église en un court
lapse de temps alors que celle-ci s'est
construite en plus de 2000 ans
d'histoire VO alors père burguin est-ce
que toute l'Église est appelée à devenir
synodale est-ce que tout est synodal
puisque c'est un peu le terme à la mode
mais en fait dès le début de l'église il
y avait une méthode qui était synodale
c'est-à-dire que dès le début de
l'Église nous avons vu des conciles des
synodes qui émergeaient et en fait pour
moi le synode n'est pas un but en soi
c'est une sorte de parcours spirituel où
ensemble nous nous mettons à l'écoute à
la fois à l'écoute de l'Esprit Saint
mais aussi à l'écoute du plus pauvre et
parfois du plus petit qui justement est
celui qui vient nous nous bousculer je
rappelle que dans les premiers temps de
l'Église au cours de certains conciles
ou de certains synodes ce n'était pas
nécessairement la majorité qui
l'emportait et donc on était déjà dans
cette écoute qui venait un peu bousculer
les codes et donc pour moi on on
retrouve à travers cela si on on l'avait
perdu on retrouve une forme de tradition
ancienne de la vie de l'Église agès
demasère est-ce que parce qu'il y a eu
des hésitations parfois on a cherché
comment définir cette synodalité ou ce
synode sur la synodalité au je dir qu'il
faudrait distinguer synode et synodalité
ce qui est pas exactement la même chose
en disant que l'institution du Synode
ben ça remonte à Vatican 2 hein je
dirais que c'est né de Vatican 2 donc
pour voir l'expérience du Synode faut la
relier à Vatican 2 me semble-t-il et
parfois on oublie un peu trop
l'expérience de Vatican I euh pour
penser aujourd'hui comment faire synode
je pense que c'est un aspect fondateur
aussi en distinguant concile et synode
un synode ça revient régulièrement et
c'est pour discuter de questions
précises inconcis on a vu l'empleur des
travaux et je dirais que l'enjeu d'un
synode n'est pas exactement le même
enjeu qu'un concile aussi parce que la
représentativité n'est pas la même dans
un concile tous les évêques sont
convoqués dans la code des évêques
seulement certains et du coup ça aussi
on prend pas le même type de décision du
fait d'une différence de représentation
et on a vu aussi que le pape François
fait le choix de convoquer des laïques
et des laïques qui peuvent voter et
s'exprimer au côté des évêques qui sont
membres de cette Assemblée synodale ça
dit aussi quelque chose de la
transformation mais bien sûr on va
revenir au cours de cette émission
Hélène la synodalité c'est du coup
quelque chose qui pose question qui
interroge les gens se sentent concernés
alors c'est très variable sur le terrain
effectivement il y a des personnes qui
sont devenues allergiques comme au
synode et je dirais pour deux raisons
totalement opposé ce que je peux voir en
tout cas des personnes qui ont très peur
d'un changement dans l'église euh et
d'autres personnes qui espèrent un
changement radical dans l'église et qui
finalement sont déçus parce qu'ils ont
l'impression finalement que ce qu'ils
espéraient pouvoir atteindre n'arrive
pas euh après j'avais envie de réagir un
petit peu sur la question cette crainte
du changement dans l'église cette église
qui a 2000 ans la crainte d'un
changement peut-être trop brutal il me
semble que notre foi elle est vivante
donc l'église elle est appelée à être
vivante et tout au long de l'histoire
elle a bougé évolué donc je crois qu'un
synode c'est normal qu'il y ait des
évolutions et que c'est intrinsèquement
lié finalement à notutre fois qui une
fois vivante et qui appelé aussi à
s'adapter à la culture dans laquelle on
vit à l'époque dans laquelle on est il y
a deux questions qui nous sont parvenues
Marius simple catholique ce synode me
fait peur l'accès des lque à la
prédication le dimanche la réflexion sur
la primauté du pape vis-à-vis des autres
confession chrétiennees j'ai
l'impression que certains voudraient que
l'Église catholique se protestantise et
puis Daniel qui dit quand l'église il
démarche synodale beaucoup comprennent
processus démocratique comment éviter la
confusion ver Fran je me tourne vers
vous je très heureux d'entendre voilà ce
que vous venez de dire à l'instant si on
considère la synodalité comme un mode de
vie un mode d'être je pense
qu'effectivement c'est pas une nouveauté
je crois que intrinsèquement l'église
est synodale depuis toujours voilà je
consonne assez bien avec ce que vous
avez dit per
Burgin ce qui est nouveau en revanche
c'est qu'on en parle beaucoup voilà je
crois qu'un auditeur disait ou une
auditrice que la synodalité on en parle
beaucoup en ce moment c'est vrai et
c'est peut-être ça la nouveauté mais
sans doute faut-il en parler on a pu
constater des attentes paradoxales voir
contraire père burguin entre ceux qui
ont considéré le synode comme une
opportunité de réforme de l'Église sur
des thèmes jusque-là j'ais repousser le
sacerdoce ouvert aux femmes le diaconat
féminin la démocratie dans l'église je
l'évoque à l'instant une refonte de la
morale sexuelle également de l'Église
catholique et puis au contraire ceux qui
se sont crispés qui ont eu peur et qui
ont identifié aussi des risques de de
sortie de route en quelque sorte
qu'est-ce que vous avez envie de dire
oui mais sujet ce que ages nous a dit
tout à l'heure est tout à fait juste
c'est-à-dire que moi je trouve que dès
le départ alors je je ne sais pas d'où
vient le le problème de communication et
je parle à un journaliste mais dès le
départ le thème du Synode était le
synode sur la synodalité et en fait très
vite d'autres thématiques sont apparues
prenant j'allais dire le pas médiatique
sur le premier sujet qui avait été
annoncé qui était le synode sur la
synodalité médiatique ou
réel et donc en fait il y a eu
effectivement des des des très grandes
attentes et à partir de ces très grandes
attentes nécessairement des très grandes
frustrations puisque de toute façon
l'enjeu du Synode dans sa convocation
première n'était pas celle-là et donc
voilà pour pour moi c'est c'était
nécessaire que cela crée quelques
déception et quelques frustration donc
on va voir aujourd'hui comment ce la
discussion va avancer mais moi j'attends
véritablement que nous retrouvions le
goût de la synodalité c'est-à-dire d'une
d'une d'une j'aime pas le mot méthode
mais je c'est celui qui me vient d'une
méthode éclésiale pour discerner
ensemble ce qui est bon c'est-à-dire
comment est-ce que nous pouvons annoncer
le Christ ici et maintenant en le
discernant ensemble c'est pour moi c'est
ça la la question de la
synodalité la question du Synode c'est
une question institutionnelle si
l'Église n'a que l'institution comme
objet d'étude nous n'irons pas très loin
l'un des points de départ de ce
processus ne l'oublions pas ce sont les
abus commis dans les église cela rejoint
la question de Marie-Christine de viiel
qui est déléguée épiscopale à la
synodalité dans le diocèse du Havre
bonjour à tous depuis 3 ans notre
diocèse s'est engagée pleinement dans
cette démarche cinodale voulue par le
pape François depuis la synthèse
diocèsain notre évêque le père Brunin a
souhaité poursuivre cette démarche dans
un premier temps par des ateliers
synodaux qui ont repris les grandes
questions qu'avait posé cette synthèse
diocésaine puis par il y a un an par la
la mise en place du Conseil diocésin du
peuple de Dieu au niveau de nos
paroisses aussi il avait été demandé au
communauté paroissiale de redéfinir leur
projet pastoral de de manière synodale
ce qui a été en effet fait et bien fait
on va dire la question que je vous pose
est-ce que vous pensez que cette
démarche cynodale et l'engagement
missionnaire du peuple de Dieu dans
notre monde peut restaurer cette
confiance en
l'église et si la confiance aé é mise à
mal c'est en raison de ces scandales
d'abus sexuel qui ont affecté quand même
beaucoup de pays à travers le monde agès
tout à fait et je dirais que ça c'est un
enjeu de la synodalité je renverrai à
une notion qu'on aaime pas beaucoup mais
qui me semble important celle de
transparence comment l'entendre cette
notion de transparence qu'il me semble
que c'est un des enjeux qui s'oppose au
secret qui s'oppose au secret je dirais
même à la
dissimulation euh et je dirais que d'une
part c'est la question du rendre compte
on a a des responsabilités on en rend
compte mais rendre compte aussi ça veut
dire ben si je fais pas bien les choses
ben il y a un moment peut-être que je
serais amené être remplacer et je dirais
ça veut dire aussi arrêter un système où
ben en fait on ne fait pas bien son
travail on est promu voilà et ceux qui
dénoncent les abus et ben on les pousse
vers la porte et je dirais que ça il y a
un système à revoir non seulement pour
les abus sexuels mais je dirais toute
une sphère d'abus on voit bien que il y
a des questions d'abus financiers de non
respect du droit du travail de
discrimination sociale et cetera et je
dirais les les questions des violences
sexuelles ça s'arrêtera pas si on ne
fait pas on va pas regarder les autres
abus et aussi on on ne prne pas euh euh
on ne va pas vers comment dire on va on
va arrêter l' l'impunité de ces
personneslà quoi j'en suis tout ému
parce que j'entends tellement de cas qui
sont présents hein et que ça n'arrête
pas hein et qu'on fait attention aux
violen sexuelle mais tout ce qui est les
autres abus là il y a une sphère on va
surtout pas voir surtout rien faire et
puis on est récompensé quand on les
couvre et je dirais que là il y a
peut-être quelque chose à changé de
fondamental et que si on va parler de
synodalité mais qu'on va pas changer ça
ben il y a un problème c'est parfois
difficile à entendre ce lien entre lutte
contre les abus et transformation
synodal parfois on voudrait euh séparer
les choses parce queussi ça touche à des
choses profondes euh parfois difficile
douloureuse qu'on préfère ne pas
regarder moi je je pense que les choses
vont de paire justement sur la question
des abus parce qu'en fait dans dans
l'église pour pour être très schématique
et et assez rapide nous avons eu nous
l'histoire de notre théologie et de
notre ecclésiologie a concentré les
trois pouvoirs le pouvoir judiciaire le
pouvoir exécutif et le pouvoir
législatif dans la figure de l'évêque et
donc cette concentration qui a été
quelque peu amplifiée à Vatican I et
d'ailleurs à mon avis qui qui réclame
une sorte de travail de de réception en
fait a concentré tous les pouvoirs dans
une figure qui a eu qui peut avoir
tendance à ne pas justement jouer une
carte synodale ensuite dans la
gouvernance complète de l'église
particulière que ce soit dans une
gouvernance judiciaire ou dans une
gouvernance législative ou dans une
gouvernance exécutive si on reprend les
les les définitions classiques et donc
pour moi la question de la synode
c'est-à-dire la manière dont on va
déconcentrer le pouvoir l'autorité
éclésiale va participer je suis juge
ecclésiastique je je juge et en fait
quand cette question de la justice est
véritablement déconcentrée ça donne une
forme de synodalité le juge
ecclésiastique par exemple dans l'Église
ne juge pas tout seul on est toujours un
collège de juges pourquoi le tribunal
national pénal canonique a-t-il été
érigé pour justement obliger une une
forme de plus grande collégialité dans
le traitement de la justice eclésiale
sur le territoire français ce qui est
une exception mondiale faut bien en
prendre conscience et donc moi je pense
que effectivement la question d'une
d'une forme de collégialité de
synodalité tous des termes qui peuvent
être quand même quelque peu synonyme
parfois à des à des degrés divers vont
favoriser une meilleure prise en compte
de la justice et et un meilleur
traitement des abus dans l'église et je
dirais j'ajouterai peut-être juste une
petite chose aussi un respect de la du
pays ne pas utiliser la liberté
religieuse pour dire bah en fait les
lois françaises on les laisse de côté et
je dirais que ça c'est aussi une
problématique je crois qu'on est
citoyens d'un pays on a une
responsabilité et qui nous engage aussi
chacun chacune quel que soit notre état
de vie je vais vous donner la parole
père Franck et puis Hélène mais encore
un mot père burguin parce que dans dans
le chapitre qui est consacré justement
la relation prêtre évêque et on oublie
parfois on n'imagine pas à quel point la
synodalité peut transformer ses
relations
est appelé à les transformer vous dites
vous pointez une pratique de la
gouvernance épiscopale trop verticale
trop centrée sur la personne même de
l'évêque où où on a confondu la
plénitude de l'ordre avec euh la
plénitude des compétences avec la
plinitude des compétences oui je je le
dis je le dis mais en fait je pense
qu'il faut que nous prenions conscience
aussi de d'où est-ce que nous venons et
et et l'effet l'effet médiatique de de
notre temps c'est-à-dire qu'au début du
du 20e siècle l'évêque était très loin
dans son diocèse les les prêtres ne
voyaient pas l'évêque trop régulièrement
et cetera il venaent pour une visite
pastorale de temps en temps et à la fois
le la la la la une forme de
d'approfondissement du ministère
épiscopal avec le concile Vatican I mais
aussi une amplification des moyens de
communication des moyens de déplacement
fait que je le dis de manière un peu
caricaturale sous le l'autorité du père
Franck ici c'est que aujourd'hui un curé
voit son évêque j'allais dire trois fois
par semaine presque ou en tout cas peut
être en et donc en fait cette
immédiateté de la relation prêtre évêque
a renforcé une sorte de contrôle
épiscopal sur l'ensemble des données et
à mon avis à à à à à resserrer un un
lien hiérarchique qui était peut-être un
peu plus euh distant euh au au début du
20e siècle je je dis pas distant dans un
sens péjoratif plus d'autonomie mais qui
laissait un peu plus d'autonomie et et
je pense que c'est du coup ce ce ce
rapport hiérarchique dans lequel nous
sommes entrés depuis 20 ou 30 ans on a
la même question avec la papoté au début
du 20e siècle on entendait le pape une
fois par an aujourd'hui on l'écoute tous
les jours ce qui donne ce qui donne un
rapport hiérarchique dans l'Église
catholique assez modifié et qui n'est
pas tout à fait dans la ligne de Vatican
2 père Fran si vous V la cure de vezou
je vous montrerai la chambre de l'évêque
étant assez loin à cheval en temps de de
du de du diocèse enfin de de l'évêcher
l'évêque avait dans chaque cur un peu
éloigné une chambre qu'on appelle la
chamb je prend ça pour une invitation
bien volontier et à vous à vous
également je pense qu'aussi le le le
nombre de prêtes diminue donc forcément
le nombre de doyens diminue le nombre de
vicaires généraux diminue et donc
l'évêque ayant un clergé qui se rétrécit
en nombre est forcément plus facilement
en contact ça c'est plutôt heureux quand
même avec avec ses prêtres voilà il y a
il y a et du coup on a plus
on aurait du coup plutôt tendance à
comprendre que la discussion est plus
facile il y a moins de monde les
contacts les relations et vous nous
dites ben non il y a c'est concentration
des pouvoirs alors ben à mon avis c'est
absolument humain c'est-à-dire que ça va
vraiment dépendre et de l'évêque et des
prêtres et de chacun je pense que on
pouvait très bien s'entendre au 18e ou
très mal avec son évêc comme ce peut
être encore le cas aujourd'hui ou
l'inverse quoi donc ça je pense c'est
très humain il y a une question de Simon
contre la vie argumentée de paroissien
son évêque a visionn deux paroisses le
discours de l'évêque et de son
conseiller montrait que les jeux étaient
faits est-ce bien synodal au-delà du cas
particulier je ce que je trouve
intéressant à travers ce que dit Simon
c'est comment sont écoutés comment sont
consultés les personnes concernées et
comment ils contribuent à une décision
peut-être h je vous vois qui c'est
làdess alors Mo ça me rappelle une
situation vécue dans une dans la
paroisse dans laquelle j'ai été par le
passé assistante pastorale où
effectivement il y avait cette demande
finalement de de fusionner des paroisses
et avec des résistances des craintes euh
de de mon côté il me semblait que
finalement fusionner les parois c'était
acté administrativement ce qui se vivait
et finalement on sentait des craintes et
on a fait le choix d'écouter ces
craintes de les laisser s'exprimer et ça
aboutit à une décision finalement
euh de reporter cette fusion de paroisse
administrativement et finalement d'aller
visiter toutes ces paroisses qui
exprimaiit cette crainte donc écouter à
nécessité de prendre du temps voilà et
on a utilisé en fait même un outil
d'intelligence collective euh au cours
d'une réunion finalement euh qui a
permis à toutes ces craintes d'être
exprimé mais aussi une fois que ces
craintes étaient exprimées aussi de
faire preuve de créativité voilà vu la
situation qu'est-ce qu'on va faire
ensemble et on a abouti un projet qui
était pas du tout prévu au départ au
départ on était là pour fusionner les
paroisses finalement on a décidé de
reporter et d'aller visiter et j'ai
appris après être partie de cette
paroisse que finalement les choses
s'étaient faites tout naturellement vers
la fusion des paroisses je vous propose
d'écouter le père Julien Dupont qui a
participé comme vous d'ailleurs père
Franck à la rencontre internationale
d'curé à Rome lui il est il est curé de
la parois Saint-Pierre et Saint-Paul de
nior également vicaire épiscopal mais il
a une question à nous poser justement
sur cette question de la décision je
vous propose de l'écouter bonsoir à
toutes et
tous c'est vrai qu'une question qui peut
demeurer pour moi aujourd'hui c'est qui
décide vraiment je sais bien que quand
une décision est prise elle doit être
prise en collégialité et dans notre
corresponsabilité les uns avec les
autres nous avons tous part à œuvrer à
cette décision mais quand il y a une
décision qui n'est pas mû ou que les uns
et les autres ne se sentent pas à l'aise
qui décide vraiment est-ce la majorité
ou est-ce celui qui a le pouvoir de
modérer comme les le curé dans sa
paroisse cette question je vous
l'adresse à vous qui êtes sur le plateau
qui décide vraiment et au nom de quoi
n'évacuant pas évidemment la question de
la place du Saint-Esprit derrière où est
le Saint-Esprit du côté de la majorité
ou du côté de celui qui doit d'une
certaine manière exercer la
modération je veux bien décider de
répondre mais il en a parlé à la fin
donc effectivement heureusement
idéalement faudrait que ce soit l'Esprit
Saint qui décide je pense à la formule
biblique l'Esprit Saint et nous même
avons décider voilà qui est reprise
euh je pense c'est une vraie question
moi j'ai pas de de réponse toute faite
sauf que le CIX de l'église prévoit
quand même que certaines décisions sont
vraiment prises ou en tout cas assumées
par certaines personne et je pense que
ça fait partie de la sagesse de l'Église
latine qui est quand même assez
personnelle assez
individuelle ça permet aussi oui c'est
une assomption enfin d'assumer les
décisions je pense que c'est bien que
quelqu'un se mouille quand même voilà
agès ben j'ajouterait aussi peut-être
c'est que déjà avvoqué le père buen la
question de la compétence ne pas écouter
seulement la majorité mais aussi les
personnes qui sont compétentes sur le
sujet et de fait ben après un curé de
paroisse n'est pas compétent sur les
sujets sur tous les sujets un évêque non
plus mais qu'il écoute les personnes
compétentes sur le sujet et j'ai que
c'est à la rigur ce qu'on lui c'est ce
qu'on lui demande en fait on lui demande
pas d'avoir toutes les compétences mais
d'être capable de pouvoir demander aux
personnes compétentes hen oui alors
j'entends le mot écoute qui me paraît
extrêmement important c'est-à-dire je
pense qu'il est bon effectivement qu'il
a quelqu'un un moment qui prenne la
décision mais finalement l'prend il tout
seul c'est-à-dire est-ce lui qui décide
ou finalement l'apprend-il après avoir
écouté toutes les personnes qui sont
concernés finalement par cette question
et ça ça me semble fondamental est-ce
qu'il y a eu un dialogue avant alors il
y a les personnes compétentes
effectivement mais je crois aussi qu'il
est bon peut-être de se dire que
justement l'Esprit Saint peut aussi
parler au tout petit et je crois que
dans la synodalité il y a cet
enjeu bien sûr à la fois de reconnaître
les comp
mais aussi d'accepter finalement que
ceux qu'onécoute pas d'habitude ou ceux
qui n'osent peut-être pas prendre la
parole et ben ils ont aussi l'esprit
saint avec eux voilà comment écouter ces
voix qu'on écoute peu et qui finalement
parfois nous aideent aussi à avancer
j'aimais bien reprendre sur ce point
parce que il me semble qu'il y a un
point critique quand même dans la
synodalité la manière dont on parle
l'écoute des plus paues qui est parfois
très nettement instrumentalisé on dit on
écoute les plus Pau enfin derrière tout
ça il y a quelqu'un qui va voir son
petit pouvoir et qui se cache bien et je
dirais que là il y a quand même un vrai
jeu je dirais que l'affaire abtière l'a
bien montré aussi voilà qu'on peut dire
on écoute les plus pauvres mais en fait
on a souvi ses instincts de domination
donc je dirais qu'il y a aussi à
travailler sur cette notion là voilà
comment on va écouter les plus pauvres
que ça soit une vraie écoute et qu'on
écoute ce qu'ils disent et non pas ce
que la personne rapporte qui dit que les
trvond dit quoi voilà c'est pour ça que
dans dans le droit conique il y a quand
même une certaine sagesse pardon de
revenir à à la science qui est la mienne
mais le père Franck a dit très justement
tout à l'heure parfois l'autorité doit
décider et doit se mouiller mais pour
moi je je vois au moins deux types de
prise de décision dans le droit caonique
les les prises de décision où l'autorité
doit effectivement se mouiller mais en
fait le canon 127 dit que quand cette
autorité doit consulter un collège elle
doit avoir une très grave raison pour
s'éloigner de la consultation qu'elle a
reçu donc c'est pas parce qu'une
autorité prend une décision seule
qu'elle ne doit pas écouter et
qu'ensuite en ayant écouté qu'elle a la
liberté totale de s'éloigner de l'écoute
qu'elle a appliqué ça c'est quand même
une des premières manières d'exercer une
véritable synodalité quand bien même on
est en position d'autorité et puis la
deuxième manière d'exercer l'autorité et
c'est la manière que dans laquelle je
vis dans un conseil de séminaire le
conseil de séminaire où je suis nous
sommes cinq à décider de la vocation des
séminaristes et le supérieur ensuite
fait un compte-rendu à l'évêque qui nous
a envoyé mais quand le supérieur a été
mis entre guillemets en minorité de son
conseil il se fait la voix de son
conseil il ne se fait pas sa voix propre
c'est une autre manière de vivre une
collégialité une synodalité pour moi
dans la prise de décision qui ne met pas
d'abord l'autorité en en avant et en
décision seul voilà c deux manières déjà
d'exercer une forme de discernement en
commun et avec parce que il y a dans
dans la vie éclésial des décisions que
l'évêque doit prendre que le curé doit
prendre et encore on pourrait
s'interroger sur le pouvoir de
gouvernance d'un curé et puis il y a
ensuite des actes de décision qui
doivent être pris par des collèges voilà
et ça c'est une tradition qui qui
remonte à loin dans l'histoire de oui
parce que justement vous citiez un canon
précis mais il existe déjà en
l'occurrence je sais pas si la
synodalité ou le synode sur la
synodalité va transformer ce ce canon en
tout cas il existe déjà on comprend qu'
qu'il n'est pas toujours mise en uvre ça
serait dommage qu'elle le transforme
parce qu'il faudrait déjà qu'on le mette
en œuvre ce canon FL auudessus c'est
voilà qu'est-ce qui doit être transformé
d'après vous pour renforcer justement
cette ce qui paraître de bon sens de
l'écoute la prise en considération des
avis des uns et des autres qu'est-ce qui
doit être transformé aujourd'hui pour
pas que ça soit au-delà des règles
existantes et qui doivent être mises en
œuvre pour pas que ça soit laissé à la
bonne volonté des uns et des autres
d'une équipe à un moment
donné
voilà moi je je je pense que alors sans
les idéaliser
mais je pense que la vie religieuse dans
l'Église a quelque chose à nous
apprendre parce qu'en général comme on
le disait souvent ou comme on le dit
encore aujourd'hui l'abbé ne gouverne
jamais sans son conseil or aujourd'hui
nous avons un certain nombre d'autorité
éclésiales qui prennent leur décision de
manière assez solitaire voilà mais aussi
parce que dans la vie éclésiale diocésen
les les les personnes peuvent être assez
seules alors on on écoutevc il a son
conseil présbitéral de son conseil mais
mais mais alors dans l'article que vous
avez gentiment cité Étienne tout à
l'heure je je prends l'exemple du
conseil presbyéral dans le Code de Droit
caonique il y a SEP cas de figure où
l'évêque doit consulter la consultation
étant obligatoire son conseil
presbitéral il y a 6 cas définis de
manière très précise et le 7è cas c'est
pour les affaires de plus grande
importance voilà mais je ne suis pas sûr
pardon mes seigneurs je ne suis pas sûr
que les conseils presbyitéraux soient
régulièrement convoqué et consulté pour
des affaires de grande importance les
conseils presbyitéraux se réduisent
aujourd'hui parfois à à à en fait une
chambre où on va discuter de la vie des
prêtres mais le conseil presbyitéral
dans le Concile Vatican 2 c'est le Sénat
de l'évêque qu'est-ce que fait un Sénat
dans un pays il
colégifère voilà est-ce qu'on va jusque
là dans le rapport entre l'évêque et son
presbyérium ou son conseil presbyéral ce
sont des questions qu'on peut se poser
et et à mon avis ce sont des lieux
d'évolution de la gouvernance eclésiale
Hélène alors tout à l'heure enfin dans
une des question on parlait de la
majorité on parlait de la vie de chacun
il me semble qu'il y a un vrai enjeu
dans la synodalité aussi qui est avancé
ensemble selon l'étymologie du mot qui
est finalement lorsque l'on
euh lorsque l'on réfléchit ensemble en
groupe il ne s'agit pas de de chercher à
imposer son point de vue mais d'accepter
ensemble de se mettre à l'écoute à
écoute les uns des autres à l'écoute de
ce qui est en train de se vivre dans le
groupe et ce que le groupe va faire
émerger qui sera peut-être très
différent de l'un des avis de de l'une
des personnes mais tout cela avant tout
à l'écoute de l'Esprit Saint et
finalement simpose d'accepter soi-même
de se décentrer de son propre avis pour
accepter de se mettre à l'écoute voilà
et ça ça me semble fondamental dans la
synodalité il s'agit pas de voter d'être
une majorité ou d'essayer de faire
valoir son point de vue mais d'accepter
de se décentrer de son point de vue pour
écouter ce qui va émerger ce que ce que
dit hélène est extrêmement important à
titre personnel moi je je le vis dans
nos jugements à l'officialité nous
sommes trois juges et quand nous
arrivons pour juger une cause nous avons
chacun rédigé notre jugement notre votom
chacun de notre côté et ensuite on se
les lit les uns après les autres et on
décide d'une sentence commune et bien
souvent nos avis nous font nous
déplacent les uns les autres parce que
tel aspect n'avait pas nous ne l'avions
pas vu nous neavions pas discerné et
cette écoute commune qui qui prend du
temps et de la gratuité hein qui prend
du temps et de la gratuité évidemment
sous le regard de l'Esprit Saint dans la
prière et bien elle est nécessaire pour
une juste prise de décision je vous
propose d'écouter la question de Sophie
et Noé ils sont mariés depuis 4 ans
engagé avec anouncio depuis plusieurs
années ils ont été responsables du
Congrès mission à Montpellier cette
année bonsoir à tous euh alors nous
notre expérience euh de cette
collaboration entre prêreès laïque au
service de la mission ce sont de très
belles expériences et on voit que nous
en tant que laïque on peut apporter de
l'énergie de la capacité de mobiliser du
professionnalisme notamment pour ce qui
concerne donc l'événementiel et la
communication tout ça au service de la
mission après on est super enthousiaste
vis-à-vis de ce synode parce que Ben en
tant que missionnaire c'est important
euh il faut en revanche que l'Église
reste l'église qu'elle se dilue pas dans
la société civile parce que pour faire
de la mission on a besoin de de
transcendance on a besoin des sacrements
et des clairs euh après ce qu'on se rend
compte c'est que ces événements
fonctionnent bien mais ça reste des
événements pour un temps donné et donc
notre question est la suivante est-ce
que ces expériences du coup
événementielles fécondes qui sont
ponctuelles et qui marchent bien peuvent
inspirer et se généraliser au reste du
fonctionnement de
l'église je voudrais à la suite de cette
question de Sophie et Noé que on
réfléchisse un peu est-ce que cette
démarche ce processus qui est engagé
autour de la synodalité ça permet de
faire de sortir d'une forme de
compétition Laï prêtre alors le terme
surprend un peu c'estàdire que si on est
compétiteur on peut l'être d'ailleurs
dans d'autres domaines est-ce que quel
est le BUT finalement c'estàd quand
quand on est compétiteur c'est pour un
but un objectif et il y a une une forme
de rivalité c'est dans les termes et je
ne vois pas comment on peut appliquer ce
terme entre des pasteurs qui sont au
service du peuple et et et les brebis
mais parce que la pratique c'est parfois
des révélés de pouvoir alors le
peut-être la seule chose ce serait
effectivement qu'on s'accroche à un
pouvoir donc ça c'est absolument
problématique mais je rejoins donc que
votre propos hen finalement juste avant
euh sur la
pratique si il y a la charité et le bon
sens c'est déjà Mo que j'ai entendu et
ça m'a réjoui ça devrait suffire ça
devrait suffire mais voilà on en est pas
encore tout à fait là mais je je ne je
ne comprends pas qu'on puisse parler de
compétition c'est c'est quand même
effroyable parce que si le but c'est la
mission et puis voilà de faire connaître
le Christ et le faire aimer introduire
une notion de compétition et pas
d'émulation viment de compétition dans
un sens péjoratif ça ruine finalement ce
qu'est la mission même de l'Église donc
c'est vraiment antinomique pour moi en
même temps agè vous avez écrit votre
titre c'est l'heure des laïques B c'est
parce que je pense qu'il y a un appel
justement un plus grand investissement
des laïques après cet appel il est né
depuis le 20e siècle on voit une montée
quand même de la place des Laï donc
c'est pas tout neuf voilà euh je dirais
que peut-être que ces dernières
décennies on est allé moins chercher les
laïes que ça revient à nouveau
aujourd'hui mais avec quand même pour
moi une série de questions et justement
je rebondis sur ce qu'il disait sur le
professionnalisme que quand l' Vatican 2
quand même une un des traits de la
vocation des laïques c'est leur
expertise leurs compétences et cetera
mais qu'on va pas souvent les chercher
pour ça dans l'église et justement pour
moi il y a une vraie question là-dessus
hein parce que euh du coup on se
retrouve dans une situationù on va
appeler des personnes selon des
charismes fictifs créant parfois des
injustices et qui peuvent être ré aussi
des charismes agè oui mais parfois aussi
il y a une instrumentalisation de
l'Esprit Saint je dirais qu'il y a aussi
regarde ça de près hein voilà et je
dirais il y a un discernement en tout
cas y a un discernement à faire qui me
semble important voilà et que les
compétences sont pas assez valorisés me
semble-t-il dans les considérations des
choix des responsabilités et créant
parfois des discriminations entre
personnes où on va chercher peut-être
jeais un des points l' jeu une
obéissance qui soit servile couvrir des
abus et cetera faut être lucide aussi je
seraai assez lucide sur le fait que dire
on promut les laïques ben les laïques
sont pas forcément la solution non plus
à tout et qu'il y a des laïques aussi
qui participent aussi d'un système
d'abus et on peut cléricaliser les
laïques aussi on peut cléricaliser les
laïques aussi et il y en a qui veulent
seéclaliser parce que ça leur raorte
faut être lucide aussi qui a un question
de reconnaissance sociale pour certains
de se dire ah ben oui j'ai un CV vide
c'est bien je frappe la porte de
l'église et on me donne des
responsabilités
quoi pour moi la difficulté c'est que
enfin c'est pas une difficulté c'est une
question je pense qu'il faut que nous
regardions aussi d'où est-ce que nous
venons et et où est-ce que nous sommes
arrivés je m'explique au 19e siècle
l'église était investie non seulement
dans les paroisses mais dans les prisons
dans les hôpitaux dans les écoles et pas
d'abord par les prêtres mais par des
laïques alors des laïques un peu
particuliers qui étaient des religieuses
la plupart du temps des religieux et des
religieuses mais qui sont
théologiquement des laïques il faut
quand même le rappeler et donc euh nous
nous tenions la vie eclésiale bien plus
de choses où nous étions engagés dans
bien plus de choses il se trouve qu'avec
il me semble la loi de 1905 sans
forcément tout de suite accuser le
pouvoir politique nous av pour ce qui
est de la France nous avons réduitance
la vie éclésiale à la vie
paroissiale et en fait du coup nous
sommes constamment en train de nous
poser la question du rapport prêtre
laïque pourquoi parce que nous posons la
question en fait du rapport laïque curé
avec nécessairement une forme de de de
hiérarchie ou de question hiérarchique
derrière moi qui suis enseignant dans
une université catholique je travaille
et je décide régulièrement dans plein de
collèges où il y a des laïques dans dans
dans plein de lieux aujourd'hui regardez
au nous avons presque perdu nous sommes
un peu en train de la retrouver mais
nous avons presque perdu la place des
prêtres dans les homonneries la place du
prêtre dans l'omonnerie dans une
homonnerie n'est pas une place
hiérarchique c'est une place où il
exerce son ministère sacerdotal avec des
laïques dans une véritable collégialité
mais ça aujourd'hui avec la pénurie des
prêtres et la réduction de la vie
eclésiale française à la vie paroissiale
nous ne posons que des questions
hiérarchiques entre les laïques et les
prêtres ce qui à mon avis est une
difficulté est-ce que la synodalité peut
permettre de faire mûir ce cette
question de la de la déplacer à mon avis
c'est c'est pas tant la synodalité que
penser la mission ecclésiale autrement
que par la seule vie paroissiale et donc
la seule charge curiale voilà euh
question de Flore l'absence de prêtre
dans les paroisses quand le pape va
quand le pape va-t-il donner aux femmes
l'autorisation de devenir diacre ou
prêtre anne-mie quand dans l'église les
femmes seront-elles considérées comme
des personnes humaines ayant égalité de
droit avec les hommes et puis François
la position inébranlable des chefsm dans
une église femme comme l'a dit le Pape
François en Belgique a de quoi nous
interroger euh il y a pas une confusion
pardonnez-moi et je reprends en même
temps et je respecte infiniment toutes
les questions qui nous sont posées mais
s'il y a pas une forme de confusion euh
sur cette question homme-femme qui
traverse euh la question des charismes
euh ou des responsabilités des
ministères qui sont pas forcément
ordonnés des ministères ordonnés de la
gouvernance tout ça dans un espèce de
globi
gloubaout dans lequelle on ne voit plus
du tout clair père Fran ou merci sans
doute il y a-t-il la confusion si l'on
considère qu'un ordre reçu le diaconat
le le sacerdoce l'épiscopat ou
l'institution de lecteurs d'acolite ou
de catéchiste c'est un grade un pouvoir
et ben il est tout à fait compréhensible
qu'on se pose la question en tout cas
pour l'ordre de la de réserver cela au
seuls hommes si on considère que
l'ordination c'est se mettre au service
c'est quand même vraiment déjà une
optique différente voilà je vais pas
répondre à cette question ces trois
questions qui sont un peu la même mais
évidemment pour moi ce qui va compter
avant tout si on veut redonner une juste
place aux femmes ce qui ce qui sans
doute à faire très
certainement il va falloir dissocier
peut-être ces questions du pouvoir et
leur donner un vrai pouvoir mais c'est
pas en les ordonnant qu'on va donner un
pouvoir ce serait mal penser l'ordre
mais femes qui son qu'est-ce que veulent
nous dire peut-être dire que il me
semble que sur cette question ça peut
paraître paradoxal mais on est un
certain recul par rapport à Vatican 2
quand j'ai lu par exemple le rapport
final du euh de la première assemblée
générale du Synode des évêques là sur la
synodalité on retournait sur la
théologie de la complémentarité or à
Vatican 2 ce qui est intéressant de voir
c'est que les auditeurs femmes et
laïques de Vatican 2 on Fa corrigit tous
les textes de Vatican I on mettait les
femmes à part mais pourquoi pour les
mettre de manière dévalorisée en
corrigeant tout en mettant homme et
femme à chaque fois pour souligner
l'égalité fondamental entre homm et
femmes et ça ça me semble quelque chose
de crucial peut-être qu'on a un peu
oublié que souvent ce discours sur la
complémentarité et bien ça met toujours
la femme en situation de soumission ou
alors des clichés la femme douce par
exemple compréhensible et cetera donc
surtout celle qui va faire la belle
potige quoi donc je dirais qu'il y a
aussi une réflexion à mener ça vous
agace parfois les nominations po de
femme en responsabilité ah bah il y a
pas que moi que ça agace il y a pas mal
de gens que ça agace parce que ben
justement il y a des contradictions et
puis je dirais que souvent parfois les
potiges c'est pas seulement des potiges
c'est aussi qui font des coups derrière
le dos et qui alimentent les abus quoi
ceci dit agès la réalité c'est quand
même que depuis ces dernières années on
observe beaucoup de femmes qui sont
nommées en situation de responsabilité
effective ENF je sais pas ce
que je je pense qu'en fait tout ce qui
est dit est juste c'est-à-dire à la fois
il y a quelque chose qui est en
progression et je crois que c'était une
grande nécessité et donc j'aurais
tendance à me réjouir moi déjà de voir
ce qui avance et il ne faut pas oublier
qu'il y a aussi des grandes souffrances
ça je pense qu'il faut tenir les deux
réjouissons-nous de ce qui avance de
façon positive mais peut-être n'évacuons
pas trop vite non plus la question de la
souffrance de femmes qui peuvent
aujourd'hui se sentir vraiment mises de
côté voilà je crois que si on ne le voit
pas en face ça va exacerber finalement
euh aussi des rancœurs tout à l'heure on
parlait de compétition ça nous fait
bondir derrière qu'est-ce que je perçois
moi je perçois de la souffrance
finalement si on se met en situation
d'être en compétition n'est-ce pas parce
que finalement euh d'un côté comme de
l'autre on se pose la question de quelle
est ma place quelle est ma légitimité
euh voilà je pense que à la fois que ce
soit pour la question des laïques qui
sera en compétition avec les prêtres
peut-être qu'il y a euh en arrière-fond
finalement une souffrance qui n'a pas
été entendue qui n'a pas pu être
exprimée de la part du prêtre le prêtre
qui donne sa vie pour l'église pour
conduire un troupeau entre guillemets
bon le mot est peut-être pas très pas
très bon mais je crois qu'on se
comprendage biblique en tout casur voilà
je pense aussi que il est tout à fait
légitime pour ce prêtre aussi de vouloir
euh enfin voilà d'avoir besoin aussi de
de clarifier quelle est sa place quelle
est sa mission lui qui a donné sa vie
euh peut-être qu'il y a des souffrances
des deux côtés en réalité est-ce que il
ne faudrait pas à un moment donné aussi
que on sache s'écouter les uns les
autres il m'est arrivé en tant que femme
d'être blessée
euh par B voilà quelque chose que je
pouvais ressentir comme
injuste j'ai beaucoup de chance dans mon
diocèse dans les paroisses où j'étais
j'étais enfin voilà ça j'ai vraiment eu
beaucoup de chance mais j'entends aussi
des souffrances et à côté je il y a un
risque quand on est en souffrance
finalement d'être agressif d'en vouloir
à celui qui est en face ça m'a beaucoup
aidé finalement d'entendre aussi que un
prêtre peut être en souffrance parce que
justement il se pose la question de sa
place que un séminariste aussi peut être
en souffrance quand on parle sans cesse
du cléricalisme de la enfin voilà parce
que eux se disent mais je donne ma vie
où va être ma place en fait euh voilà et
est-ce qu'on peut pas rentrer dans un
dialogue est capable de se dire les uns
et les autres ça ça me blesse voilà il y
a un immense enjeu de clarification
c'est ce que j'entends aussi dans votre
propos Hélène dans votre témoignage de
clarification sur la vocation et la
mission de chacun pour que chacun soit à
sa place parce que si on ne sait pas où
est-ce qu'on est ou si on n'est pas à sa
place de fait structurellement on est on
est blessé on est en difficulté
justement pardon sur ce point
l'expression donner sa vie moi je n'ai
pas l'impression de la je donne ma vie
he pas ma mort déjà et puis j'ai pas
l'impression d' donner plus ma vie qu'un
époux ou qu'une épouse ni une religieuse
consacrée ou un religieux
l'expression peut-être elle nous aide
pas trop là donner sa vie oui voilà mais
c'est pas propre je pense pr je pense
que c'est un petit peu ouais dangereux
ça mais je je suis d'accord avec ce que
je dirais aussi donner sa vie c'est pas
seulement pour l'Église c'est aussi dans
toute notre vie hein je dirais euh voilà
dans nos relations
et Jea pour moi il a aussi une question
pour les Laï en tout cas c'est la place
de la vie professionnelle et comment
l'Église tire profile la vie
professionnelle je pense que derrière la
question des femmes aussi c'est que
beaucoup de femmes aujourd'hui sont
issues du milieu professionnel et ça clâ
dans l'église avec Ben des femmes qui
n'ont jamais travaillé qui
ont activité l'église et je dirais qu'il
y a une difficulté dans l'église à
l'heure actuelle à justement à pouvoir
avoir des femmes qui sont able dans
l'église qui viennent d'un milieu
professionnel qui puissent valoriser ça
parce qu'en fait on il a des compétences
des talents des charismes père Buren je
reviens à ma question est-ce
qu'aujourd'hui il y a pas une nécessité
de clarification à la fois dans l'église
vous mentionniez différentes situations
et aussi dans la compréhension des rôles
et des vocations de chacun en dehors de
l'église dans une culture peut-être
plutôt influencé par le wisme et qui
nous aide pas bien à comprendre le rôle
et les missions de chacun pre Burgin moi
je pense qu'on a on a une question pour
ne pas dire une difficulté autour de la
gouvernance eclésiale c'est-à-dire au
fond le le consil Vatican I nous a
expliqué que que l'Église avait trois
charges la charge de de sanctification
la charge d'enseignement et la charge de
gouvernement et et je trouve que parfois
nous avons trop vite tendance à
considérer que parce que nous sommes
ordonnés nous l'éclair nous exerçons une
charge de gouvernance ce qui n'est pas
tout à fait quand même juste parce que
la charge de gouvernance elle vient de
la mission canonique que l'on reçoit et
toutes les missions éclésiales ne sont
pas une mission de gouvernance et puis
ensuite le le deuxième le deuxème la
deuxième terminologie qui peut-être met
un peu de flou c'est la question de de
la paternité qui est vécu dans le
sacerdoce la
paternité j'aime à dire il y a deux
manières de se situer dans dans une dans
un juste rapport à la paternité parce
que loin de moi l'idée de dégager la
paternité du sacerdoce quand bien même
ça ferait plaisir à certains mais parce
que la paternité elle peut se vivre
comme d'un père vis-à-vis de ses enfants
adultes ou comme d'un père vis-à-vis de
ses enfants mineurs en âge de minorité
qu'il faut éduquer accompagner et et à
la place desquelles il faudrait prendre
toutes les décisions moi je pense que la
la juste paternité du prêtre c'est
renoncer à faire le bonheur de l'autre
c'est-à-dire qu'à un moment donné ça
c'est curieux de formuler les choses
comme ça et bien ben oui parce qu'en
fait le le père ou la mère de famille
renonce à faire le bonheur à un moment
donné de ses enfants ils ont leur juste
liberté leur juste autonomie on n'est
pas toujours pardon pour l'expression
mais ça ça nous réveillera ce soir on
n'est pas toujours à à à garder nos
enfants en laisse et donc il y a un
moment donné où cette juste autonomie et
comment cette juste autonomie elle est
vécue comment j'exerce ou comment je vis
plutôt une juste paternité vis-à-vis des
laïques qui me sont confiés en les
traitant d'abord comme des adultes des
adultes dans leur vie professionnelle
civile mais aussi des adultes dans leur
vie éclésiale et et donc c'est pour pour
moi c'est une véritable question dans la
manière dont nous pouvons nous situer
les uns par rapport aux autres par ça
concerne laodalité oui parce parce que
c'est un c'est un juste rapport et une
juste écoute les uns avec les autres je
propose ce que Dieu fait avec nous de
manière remarquable mais exactement il
est père en ce sensl oui alors je je
vous propose d'écouter Guillaume il a 21
ans il est étudiant en école de commerce
à sergie est président de la la
communauté chrétienne de l'ESSEC
guillaume est moins enthousiaste sur sur
le
synode bonjour à tous voilà moi j'ai
entendu vaguement parler de la sodalité
après je dois avouer que je suis je me
sens très peu concerné j'ai un manque
d'intérêt par rapport à ce sujet je vais
plus vouloir lire des livres sur la foi
sur la vie dans l'église sur le
catéchisme sur comment être
chrétien dans le monde sur comment
l'Église est dans le monde euh tout ces
sujets là qui me touche beaucoup plus
alors que la salité ne m'intéresse pas
forcément beaucoup je me sens pas
forcément concerné en tant que jeune
donc voilà c'est cette question là que
j'aimerais bien poser au aux
intervenants à savoir la légitimité un
peu la la pertinence de cette démarche
de synodalité sachant que elle ne repose
pas sur des des demandes des attentes
des jeunes aujourd'hui et ça rejoint
certainombre de questions je sais pas
s'il faut généraliser mais ça rejoint la
question par exemple de Paul qui syode
est loin de notre quotidien j'ai
l'impression que c'est un sujet plutôt
vaticanau centré c'est la conclusion de
notre émission je voudrais vous entendre
dans dans cette réponse à ceux qui et
ben finalement sont pas très convaincus
on pas compris l'enjeu de cette démarche
pèf je sais pas si vous les comprenez il
a commencé je crois en disant
vaguement je pense que c'est le problème
voilà ce que je lui diraiis si voil
j'espère qu'il m'écoute qu'il nous
écoute si on est dans le vague
effectivement c'est compliqué hier soir
je vais mangé avec cinq paroissiennes on
avait un petit temps de formation on a
discuté et ça sera pas très long et donc
je leur ai dit qu'est-ce que vous pensez
de la synodalité il y en a deux alors
ils étaient en plus disposés comme ça
sur lesétable c'était assz drôle deux
qui étaient à droite je sais pas
Matthieu 25 le jugement euh
elles ont dit moi je suis très
enthousiaste et l'autre a dit ah moi je
trouve que c'est formidable et je lui
Auris dit pourquoi bah parce que les
deux avaient fait l'expérience concrète
pas vague de la synodalité l'une au
niveau diocésain parce qu''on a eu la
chance d'avoir un synode diocésain dont
les actes ont été promulgués par l'évec
en 2019 donc c'est quand même récent et
l'autre parce qu'elle a participé d'une
manière concrète comme l'ï consacré et
elles étaient très concerné et les trois
autres en revanche on dit je cite ça me
passe au-dessus de la tête je comprends
rien et ça sert à rien et parce qu'elle
n'était pas impliquée donc le gros
travail à mon avis ça va être de
communiquer on pourra peut-être pas
faire participer tout le monde à des
réunions à des rencontres mais dans la
communication l'Église a du boulon je
veux donner la parole évidemment aux
autres mais père Franck j'ai mentionné
cette participation à la session il se
trouve que que vous au début vous étiez
pas si enthousiaste que ça non
jeche la fin de l'ion j'assume j'assume
j'assume voilà je suis en
chemin j'ai un peu parodié Philippe
muret quand il critique que tout le
monde fait la fête il dit un jour il y
aura la fête de la fête il y a la fête
de 6 demi et il a dit un jour la fait de
la fête et en sortant du S du de notre
synode pendant le synode
diocésain j'étais un petit peu fatigué
par le synode et j'ai dit mais un jour
ils vont faire un synode sur le synode
et il l' fait bom l'Esprit Saint vous a
entendu et c'était pas prophétique
c'était ironique agè mais donc
maintenant j'ai cheminé et je mais il a
fallu que je me mouille et c'est plus
vague ou ben moi je sens les choses
bouger au niveau local après je pense
que la question est pertinente parce que
en fait on regarde toujours r ce qui se
passe au Synode des évêques hein et là
il y a quand même un vrai enjeu de
transparence et qui me semble que là il
y a davantage de difficultés dans la
question de la cohérence hein qui va y
avoir entre la manière d'ailleurs de
faire synode et bon je cacherai pas j'ai
démissionné du processus français à
cause d'un manque de transparence je pas
rentrer dans les détails je me suis déjà
exprimée sur Radio Notre-Dame sur le
sujet mais il y a je dirais une
distorsion entre ce qui se passe en haut
et ce qu'on veut faire en bas et qui a
un moment faut aussi que les choses
s'accordent hein voilà et que en haut on
peut pas nous dire faites synode et
puisquon voit ce correspond pas à la une
réalité synodale donc la parole et les
actes c'est un enjeu à tous les échelons
d'une C à tous les échelons et puis je
dirais que on nous renvoie ça en
permanence à la figure en parti avec les
crises des violences sexuelles et que on
a un enjeu de cohérence parce qu'on doit
témoigner de ce qu'on prononce et rendre
compte comme vous disiez au début hlè
c'est une question spirituelle en
premier lieu la question de la
synodalité ou alors oui je pense en fait
on a vu qu'il y a quand même un
désintérêt de la jeunesse en général
pour ce pour le synode sur la synodalité
et je crois vraiment que il y a une
question fondamentale derrière c'est la
question de comprendre que nous sommes
tous responsables de l'Église
mais si nous sommes tous responsables de
l'Église ça nous engage ce n'est pas
confortable peut-être aujourd'hui la
jeunesse a besoin qu'on lui donne des
repères qu'on lui dise quoi croire
comment se comporter mais il y a toute
une éducation finalement à la liberté à
la responsabilité qui à mon avis est un
premier socle pour arriver à une
compréhension de ce qui'est la
synodalité pour arriver à un engagement
dans une démarche synodale ça c'est un
premier élément éduquer à la liberté
éduquer à la
responsabilité un de deè élément aussi
je crois on ne comprendra la synodalité
qu'en en faisant l'expérience alors
comment dans nos diocèses dans nos
paroisse comment pouvons-nous faire
vivre cette expérience synodale alors il
y a plein de manières voilà il y a plein
d'expériences possibles et je crois
qu'en fait c'est très bien qu'il y a un
synode des évêques je m'en réjouis
beaucoup enfin pardon d'ailleurs c'est
un synode mondial excusez-moi plutôt
qu'un Synode des évêques grosse erreur
de ma part mais puisil y a pas que des
des évêques mais en fait euh je crois
que ce qui est fondamental aussi c'est
que nous vivions les choses concrètement
au niveau local c'est très bien qu'il a
quelque chose à Rome voilà mais
localement est-ce qu'on fait est-ce
qu'on donne l'expérience est-ce qu'on
insulfle une culture de la synodalité au
niveau local h père Cédric Burgin moi
j'ai envie un peu de DEA le mot de la
fin ça sera le mot de la fin mais alors
c'est un mot qui va faire exprès de nous
déplacer un peu moi j'aurais envie de
répondre à Guillaume que ce n'est pas
grave peut-être que ça va vous
surprendre parce qu' en fait de tout
temps les chrétiens n'ont pas
nécessairement été engagés de la même
manière dans l'institution éclésiale
dans les services éclésiaux comme si on
était missionnaire parce qu'on a un
service éclésial et qu'on reçoit une
mission dans l'église les laïques et et
les laïques et l'éclair peuvent
sanctifier le monde de l'Intérieur moi
je connais un tas de laïqu qui vivent de
manière chrétienne leur engagement
professionnel leur engagement associatif
leur engagement politique leur
engagement auprès des plus pauvres ils
sanctifient le monde de l'intérieur
comme dit le cons le Vatican 2 et ils
sont déjà pleinement dans leur mission
éclésiale quand bien même ils se
désintéressent parfois de nos structures
éclésiale et bien c'est comme ça que
j'ai envie d'encourager Guillaume à sa
vocation chrétienne merci beaucoup à
tous les quatre d'avoir participé à cet
échange très très riche en fait le mot
de la fin je vais le donner au pape
François figurez-vous si ça vous dérange
pas faire plus est-ce qu'il se trouve
que tout seigneur tout honneur en
Belgique le pape François parlait de la
la démarche synodale il disait la
synodalité elle doit être un retour à
l'Évangile elle ne doit pas avoir voir
parmi ses priorités quelques réformes à
la mode mais se demander comment faire
parvenir l'Évangile à une société qui ne
l'écoute plus ou qui s'est détourné de
la foi et puis ce mercredi dernier il a
redit l'ouverture à l'ouverture du
Synode la finalité bien c'est de porter
la miséricorde et la joie de l'Évangile
à tous merci encore une fois d'avoir
participé à cet échange renvoie vos
ouvrages euh ABC de la co de la
sinodalité au cerf agès desasè l'heure
des laïques proximité et
corresponsabilité publié chez Salvator
et puis apparaître sans sans loi ni fois
chez Paillot bien sûr on y retrouvera
vos travaux et vos réflexion euh merci
beaucoup à à vous tous de nous avoir
fait parvenir vos questions euh bien sûr
et à ceux qui ont contribué à cette
émission merci à yousan aroulapou pour
la réalisation et l'équipe en régie
merci à la rédaction pour la préparation
de cette émission Emmanuel Morlin et
Clément la Gabriel à la rédaction en
chef et grrigoire Deen chargé d'édition
n'hésitez pas à prolonger cette
réflexion avec CTO et la programmation
liée au sin
avec tous les jeudis à 19h30 un
entretien réalisé à Rome avec un
participant à cette assemblée synodale
et la rédaction vous donne rendez-vous
aussi d'ors et déjà pour une grande
émission de mise en perspective à Rome à
la clôture de cette 2è assemblée le
dimanche 27 octobre à 20h35 très bonne
soirée à vous et puis bien sûr on va
suivre cette démarche synodal en cour
[Musique]
cette semaine dans lumière intérieure
j'accueille