Pour découvrir Impressionism rendez vous ici 👉 www.jonathanbertin.com - En 2023 ma vision a été bouleversée par un mouvement, quelque chose que je n'avais pas vu venir : L'Impressionnisme 🎨 - Cette année on célèbre les 150 ans de ce mouvement qui a boulversé l'histoire de l'art et disons que ça m'a beaucoup inspiré en tant que photographe et il fallait qu'on vous raconte ça, je me suis plongé dans une photographie impressionniste. C'est pour ça qu'est né Le Chemin. Le documentaire qui raconte toute cette aventure ! - Une autre vidéo arrive pour vous présenter tout le projet avec plus de détails. - La bande originale du docu Astre - Impressionism : https://fanlink.tv/impressionism - Merci à toutes les personnes qui m'ont aidé sur ce projet et qui font partie de la vidéo: Réalisateur : Elio Della Valle Image : Baptiste Cornu Scénario : Oriane Meslé Cadreur : Charly Gigonnet Guest: Tanguy Sergheraert Charlie Danger Yegan Mazandarani William Keo Normandie Impressioniste - Nathalie Lecerf Peintre - Sophie Justet Guide - Lucas Sauvage
Et un immense Merci au comité régional de tourisme de Normandie et à Normandie Impressionniste de m'avoir soutenu dans cette aventure.
- Flou Artistique Peut-on faire des peintures avec un appareil photo ?
être jeune photographe en 2024 c'est un sacré défi dans un monde inondé d'images comment trouver sa
place comment se démarquer comment développer son propre regard sans trop se laisser influencer
par les milliards de visuels et de contenu accessibles qui peuvent contraindre la créativité
il faut trouver l'équilibre pour la nourrir sans l'entraver être présent partager son art monter
des projets et surtout se laisser du temps pour créer afin de capturer de nouvelles photographies
et ça c'est l'univers dans lequel j'évolue enchanté moi c'est Jonathan Bertin je suis
photographe et là vous dites sûrement photographe oui mais photographe de quoi pour mon cas c'est
un peu délicat alors je vais essayer de faire simple et efficace je suis photographe de chien
de petit vieux de couleur de détails de chapeau de sport d'ombre de reflets de concerts de mains
d'événement de rue de ville de gars qui prend sa pose d'J tranquille de panneau de vase de neige
de science-fiction de mon petit déj de paysage de ma maman d'Aurore Boréal mais je vais m'arrêter là
parce que sinon on va se croire dans un diaporama de photos de vacances en gros je suis photographe
d'un nombre incalculable de choses qui m'inspire et m'attirre au quotidien je photographie pour
moi pour les autres et parfois aussi pour des clients qui font appel à moi pour que
je pose mon regard sur leur projet et c'est ainsi qu'en 2023 quelque chose auquel je n'avais jamais
pensé est venu frapper à ma porte la Normandie ma région d'origine m'invite à l'occasion des 150 ans
du mouvement impressionniste en me donnant carte blanche pour créer et ça c'est le genre de projet
qu'on ne laisse pas passer je me suis demandé est-ce qu'un photographe peut se rapprocher
d'un des M mouvements les plus iconiques de l'art pour créer concrètement est-ce qu'on peut faire
des photos impressionnistes sur le papier ce défi me fait rêver mais avec du recul on parle quand
même d'un des mouvements les plus marquants de l'histoire de l'art un des piliers de la
peinture alors que moi je suis photographe est-ce que c'est vraiment la place d'un photographe et
puis la Normandie je la connais par cœur j'y suis né je l'ai photographié j'ai l'impression
d'en avoir fait le tour mais d'un autre côté c'est aussi un nouveau challenge qui m'est
confié et je me vois pas le refuser quelques semaines plus tard me voilà en R direction
le terrain de jeu favori des impressionnistes la Normandie et c'est ici que commence notre
aventure notre voyage il commence au Havre je pars avec Baptiste Cornu qui est un très bon
ami qui m'accompagne souvent sur sur mes vidéos en voyage on rentre dans le vif du sujet direct
parce qu'on a rendez-vous avec Lucas au Musée d'art moderne pour découvrir l'impressionnisme
en profondeur moi j'avais déjà des des notions des échos je m'étais renseigné et cetera mais
pouvoir voir les œuvres en direct face à face et voir autant avec autant de diversité dans
un cadre aussi beau que que ce musé là c'était assez impressionnant et surtout de pouvoir avoir
vraiment tous les points clés de l'impressionnisme les sujets qui les évoquer le banal le quotidien
l'émotion qui mettait dans leurs images de se dire que j'étais là pour m'inspirer de de tout
ça on avait le musée pour nous tout seul du coup c'était une opportunité de de rêve
l'impressionnisme c'est arrivé grâce à des innovations technologique en quelque sorte
puisque les chevaliers transportables les tubes de peinture et aussi le chemin de fer c'est plein
de choses qui sont arrivées à peu près en même temps et qui leur ont permis un peu de de sortir
de de leur atelier d'aller peindre sur le terrain la deuxième chose qui m'a beaucoup marqué c'est
le rapport aux choses qu'il payent il y a il y a quand même une notion de de quotidien de banalité
de choses assez simples et ça j'avoue que c'est un aspect que je retrouve dans mon
parcours par rapport à la street photographie une troisième chose c'est leur rapport à à la
lumière au mouvement de lumière à comment les les choses interagissent avec les rayons lumineux
et ça moi j'avoue que c'est quelque chose qui avec le temps prendre de plus en plus de place
et d'espace et enfin il y a un dernier truc qui m'a vraiment choqué que m'a dit Lucas c'est que
il faut pas oublier quelque chose c'est que les évolutions techniques du 19e siècle ont
vu apparaître notamment l'appareil photo qui va donc avoir la capacité de reproduire exactement
tel ou tel paysage ou tel ou tel sujet donc pour les peintres il allait falloir se réinventer et
mettre une touche plus personnelle à l'intérieur de leur création les peintres ont dû se réinventer
à cause de la photographie et moi là je suis en train d'essayer de me réinventer grâce à leur
peinture donc on fait un peu le chemin inverse de ce qui s'est passé il y a 150 ans je sors du musée
je suis trop inspiré je réalise que quand même il y a il y a pas mal d'Atom crochu mais il y
a encore ce truc de savoir comment je vais me'y prendre pour retranscrire leur démarche ce que
j'ai vu comment moi je pe je peux m'approprier ça et en fait il y a une notion que j'ai trouvé assez
forte qui m'a sauté aux yeux c'est cette notion de moment à l'opposition avec l'instant quand on fait
de la photographie j'ai plus l'impression qu'on est sur des instants figés très représentative
de de la réalité et en fait je me rends compte là que eux les impressionnistes comme la photographie
est arrivée ils se sont éloignés de la réalité pour donner leur interprétation leur vision leur
émotion des choses qui rencontraient dans la vie de de tous les jours mais il y a quand même ce
truc où je sais pas trop encore comment l'aborder parce que j'ai pas le même outil il y a quand même
une une une notion de d'expression de de l'instant de de cette espèce de mouvement et cetera et en
fait c'est là que je me dis qu'il y a un processus en photographie qui qui qui permet d'avoir cet
aspect là c'est de de prendre une photo dur photo elles peuvent durer une fraction de seconde comme
elles peuvent durer une seconde et en fait si ma photo elle dure une seconde je vais
avoir le mouvement l'amplitude les choses qui qui vont s'imprégner sur sur mon capteur et je vais
peut-être avoir cet aspect FL cet aspect vivant cet aspect vibrant dans mes images et le premier
soir je tente cette expérience il y a un très beau couché de soleil je m'absente de table je
cours je me barre pour aller faire ma photo et je fais cette première photo et sur l'instant
je j'essaye je me rends pas compte de ce que je fais parce que c'est mon premier jour j'essaie la
démarche et c'est très marrant parce qu'en fait j'ai regardé quelques jours après cette photo
elle avait déjà une saveur elle avait déjà quelque chose d'impressionn qui m'a direct convaincu et où
je me suis dis en fait il y a des choses à créer il faut que je continue et il faut pas que je me
pose trop de questions faut que je garde cette cette innocence là de d'essayer de voir ce que ça
rend et donc on attaque la deuxième journée de ce voyage là on part sur la la côte d'albat qui
est magnifique c'est toutes les falaises toutes les ces espèces de roches blanches que vous avvez
l'habitude de voir ce vraiment d' trop beau paysage s que moi encore une fois je les ai
côtoyé photographié en long en large et en travers donc ça ça prend pas tout de
suite le deème jour il est plus dur on fait pas mal d'images du côté de de trouille de davine
donfleur et cetera j'essaye je je je creuse mais je je sens qu'il manque quelque chose que
j'ai eu peut-être la chance du débutant sur la première photo mais que il faut que je continue
à creuser tout ça et ça tombe à pic parce que la Normandie m'a prévu un atelier peinture le
lendemain avec une peintre qui s'appelle Sophie donc bonjour à tous déjà commencer comme ça donc
là avant de s'installer en fait il faut savoir par rapport à votre chevaler et où vous allez
le poser quel paysage vous allez prendre ça va aller vous inquiétez pas vousz jamais pas
jamais peut-être si quand j'étais en maternel je pense je pense que je vais essayer de garder
espèce de roche grise un petit peu de roche noir là pour rajouter du contraste le bleu du
fond et la falaise avec le vert en haut et essayer d'avoir les petites nuances un peu
orangé j'ai vécu une expérience vraiment vraiment touchante ça m'a permis de
comprendre un peu le le mouvement la texture de de le rapport que peut avoir un peintre
avec avec ce qu'il voit et et comment il l'interprète de façon plus éloignée plus
plus plus forte que moi ce que je peux avoir avec la photo même si après c'est vrai que bah quand
quand je retouche une image quand quand je lui apporte une dimension qui qui qui déploie un peu
ce que moi j'ai ressenti c'est c'est c'est un peu ça c'est comme si je peignais en soi c'est
quoi qui te fait le plus vibrer dans le fait de peindre l'évasion je veux dire tu es là tu
es pas ailleurs tu es c'est c'est tu es plongé dans le paysage tu penses à rien c'est c'est un
bonheur quoi ou c'est un vrai bonheur mais même en hiver tu peux avoir une grosse tempête tu es dans
ta bagnole tu es enfermé dans ta bagnole mais tu es tout seul quoi tu es face au paysage et
tu t'éclates quoi je pense que comme toi derrière l'objectif en fait quand tu es derrière l'objectif
bah tu voilà quoi c'est ton émotion merci beaucoup en tout cas pour tous ces conseils
et puis ce moment mais merci et merci merci à toi c'était chouette il faisait comme ça mon
Mar je continue mon process et et mon voyage et ma ma ma technique elle se concrétise elle
se solidifie et tout devient plus plus facile je commence à voir le monde comme je disais
tout à l'heure en mouvement et je commence à à m'imraigner de de cette démarche impressionniste
et c'est trop marrant parce que dans dans ce spot où où j'ai peint j'ai aussi réalisé une
photo et la photo et la peinture ell ont elles ont littéralement rien à voir mais dans chacune des
deux je trouve qu'il y a il y a quelque chose qui qui qui fait écho et qui qui les réunit
et à partir de cet atelier ça commence à devenir plus fluide plus simple plus sincère je commence
vraiment à me sentir connecté un peu à à cette démarche alors que c'est fou parce que je partais
je savais pas du tout comment pourquoi quand et je commence vraiment à voir le monde sous forme de
moment et plus et plus d'instants c'estàdire que j'analyse les mouvements je vois les choses qui
bougent et j'essaie de les voir dans ma tête bouger comment comment est-ce qu'elles peuvent
bouger et ça marche en fait de de se mettre dans dans dans ce mood tout de suite ça m'a
un peu détendu et j'ai pu aborder plein d'autres sujets on allit dans d'autres endroits qui étaient
vraiment trop beau trop touchant je pense au au moulin de Connel c'est hors du temps quoi
et ça fait du bien aussi de d'être dans cette région et de seouvver immerger que ce soit dans
les techniques en faisant de la peinture comme à l'ancienne de se retrouver dans des endroits comme
ça qui qui n'ont pas bougé et il y a un endroit particulièrement qui m'a mais éit trop fort en
sensation c'était trop découverte c'était vraiment une explosion de de connaissance de couleur c'est
[Musique]
gverni les jardins de de la maison de Claude Mony bah là tu es vraiment dans dans le temple de de
l'impressionnisme et en fait tu comprends tu ressens tu vois ces couleurs tu vois ses fleurs
tu vois ses jardins tu tu vois comment le vent façonne tout ça les nénuphares les ninféas le
sol pleureur tout en fait tout tout cet univers c'est c'est c'est dingue et c'est vraiment une
une claque pour moi à ce moment-là et et me dire que Claude Mony a imaginé ce jardin pour être un
terrain de création je trouve ça lunaire je trouve ça visionnaire et ça me ça me ça me
fascine et tu ressens quand tu es dans ces allées là il y a une espèce d'énergie tout tout est beau
et même si ok il y a des touristes il y a des gens et cetera j'étais tellement focus il y
avait trop de choses à photographier trop de détails et c'est fou parce que c'est le c'est
le dernier spot de de notre voyage on s'est regardé avec Baptiste et à partir du moment
où on avait passé quelques minutes comprend qu'on était on était comme des fous quoi à tel
point qu'on qu'on a décidé de de de revenir le lendemain à la première heure pour avoir un peu
le lever de soleil avoir des lumières différentes et en fait c'est là que tu comprends c'est pas du
tout visuellement la même chose et je comprends que mon il soit inspiré de ça et que n'importe
quelle heure de la journée ça change et les couleurs changent les lumières changent et on
revient à ce truc d'impressionnisme et d'études de de la lumière et comment elle interagit avec
les choses et lui c'est littéralement fait un énorme délire kiff dans dans cet endroit comme
toujours Jonathan quand il se lance dans un dans un projet il il y va à fond et donc dès
les premiers jours de ce voyage il testait plein de techniques différentes pour essayer
de retranscrire le le mouvement d'impressionnisme dans ses photos donc ouais c'est une idée qu' le
quittait pas et il faisait pas une seule photo sans travailler ce mouvement franchement je j'ai
rarement eu autant d'émotions dans un endroit pourtant j'ai beaucoup voyagé et on a vu des
des des choses avec Baptiste mais là on était un un peu on était un peu choqué de de de cet
[Musique]
endroit après cette première semaine je rentre à la maison tranquille prend souvent des des des
temps un peu de de digestion des des images de ce que j'ai créé après des processus intenses
comme ça et là pour le coup quand j'ai commencé à mettre le nez dans dans dans mes images il y avait
quelque chose qui dégageait dont j'étais super fier à la base je savais quand même même pas
où j'allais je m'inspire d'un mouvement qui est genre monstrueux donc il y a beaucoup beaucoup de
pression et d'attente même si j'étais un peu dans l'innocence de de tout ça et quand je commence à
voir le résultat final je me dis franchement il y a il y a de la matière je trouve qu'on
on ressent la connexion le le rapport à la peinture et en même temps ça me ressemble il
y a des instants de de vie qui qui font écho à à certaines de mes images anciennes et en même
temps il y a cette espèce de fouche de de de peinture et de mouvement qui fait que je sais
pas c'est vraiment un mélange des deux univers et c'est exactement ce que je cherchais alors que je
savais pas trop comment j'allais le faire donc je suis très content euh satisfait il y a une
étape aussi qui est assez importante pour moi c'est de de confronter ce que j'ai réalisé au
regard de mes proches ce moment de présenter les images à des proches c'est super important ça ça
te permet de savoir si tu es dans la bonne ligne ou si tu es complètement à côté de la plaque et
là j'ai montré à à Charlie ma compagne et tangy mon meilleur ami qui est aussi photographe c'est
deux regards complètement différents donc c'est c'est c'est trop intéressant de de d'avoir deux
sons de de cloche si je puis dire chariel elle adore la peinture elle adore l'art elle en est
inspiré elle va avoir un regard peut-être moins moins affuté sur la photographie contrairement à
Tangi qui lui évolue dans dans cet univers là et qui qui qui est très très exigeant dans dans son
travail dans ce qu'il regarde et qui sait aussi être sincère c'est pour ça que que je les aime
bien tous les deux c'est que ils vont me dire en totale transparence ce qu'ils ont pensé et comment
ils ont ressenti les images et franchement quand ils valident comme ça ça ça me ça me donne un
coup de boost même si bon là mon projet il était terminé il restait encore cette étape fatidique
de de de transmettre ça aux gens qui m'ont demandé de travailler sur le sujet à savoir
la Normandie et je suis trop content parce que ça leura plus j'ai l'impression en travaillant
avec Jonathan évidemment on s'attendait à avoir des photos de qualité des photos inspirantes
mais il est allé vraiment bien au-delà de de ce qu'on pensait obtenir il a réussi vraiment
à répondre à la demande en ce sens qu'il a créé une filiation avec les artistes impressionnistes
puisqu'en fait il a repris tous les sujets qui inspirai les peintres euh voilà l'émotion et de
la contemplation d'un paysage les photographies d'un instant d'un instant de la vie quotidienne
que ce soit dans les bars euh dans les champs de cours sur les plages ou dans les marchés
Jonathan s'est vraiment pleinement engagé avec beaucoup de sincérité dans ce travail on sent
qu'il s'est vraiment plongé dans le mouvement artistique dans dans ses valeurs dans ce que ça
signifie ça lui a permis de déclencher quelque chose dans son travail dans son regard dans le
regard qui porte sur sur son environnement et on a senti qu'il y avait là une nouvelle voix créatrice
qui s'ouvrait pour lui qu' en fait il a réussi à transformer une commande classique de création
de contenu qu'on lui avait passé à l'occasion des 150 ans du mouvement impressionniste pour
livrer un véritable projet artistique avec une démarche esthétique et des photos particulièrement
sensibles et inspirantes et qu'il a été touchés ça m'a grandement ému parce que bah c'est pas
forcément évident d'essayer des des processus comme ça et de sortir autant de sa zone de
confort il a quand même des moments sur le terrain où je me disais mais qu'est-ce que je fais mais ça
arrive merveen et là ça te donne quand mêmeavoir d'autres regards qui approuvent ce que tu as pu
essayer tous les M d'incertitude dans lesqueles tu as été de Prine vie et et touche d'autres gens bah
ça c'est c'est c'est un des plus beaux cadeaux de de se dire que que ça fonctionne en fait et c'est
à partir de ce moment-là que c'est un peu parti en cacahuète je me disais trop bien ma commande
elle est réussie ça plaît ça marche bien dans ma tête j'avais tourner la page mais pas du
tout du tout je suis allé à Florence j'ai fait de l'impressionnisme je suis allé à seou j'ai fait
de l'impressionnisme chez moi dans mon quotidien impressionnisme mon chien impressionnisme chat
aussi d'ailleurs et en fait c'est c'est j'avais pas réalisé mais tout l'été là quand même 5 mois
de ma vie je l'ai consacré je l'ai dédié à une photographie impressionniste et en fait c'est
c'est resté c'est tellement rentré dans mon processus créatif et artistique que j'ai pas
réussi à à à le mettre de côté et en fait c'est là quand quand quand je rentre de cette été et je
me dis mais j'en fais partout à toutes les sauces il y a quand même un truc qui qui est là et qui
germe dans dans ma tête et qui est qui que je peux pas je peux pas passer à côté en fait donc en fait
il faut que je retourne confrontter mon regard à ce que j'ai vécu pendant ce premier voyage mais
cette fois avec peut-être un peu plus d'assurance et euh en allant chercher des sujets un peu plus
variés et donc on reprend la route de la Normandie pour une deuxème fois et cette fois j'ai j'ai plus
l'écro mais c'est pas du tout la même atmosphère là on est en octobre il pleut c'est gris donc je
me dis que c'est cool parce que ça va être une autre atmosphère que ce que j'ai connu pendant mon
premier voyage après le retour dans ces conditions franchement c'est pas forcément le plus évident ça
plombe le moral je vais être honnête j'était les premier jour de voyage j'étais je savais pas trop
trop ce que je faisais quand il de la lumière c'est plus évident mais là c'était c plus en
plus des paysages que je connaissais pas on est vraiment allé tout tout au nord de la Normandie
donc nouvelle terre nouvelle lumière c'est un peu un retour dans une zone d'inconfort mais
il ple mais on fait quand même des photos hein c'est flou c'est il y a pas de mauvais moment
il y a pas de bon moment pour faire des photos tous les moments ce sont des moments à photo
[Musique]
[Musique]
il y a un truc [Musique] c'est pas évident en [Musique] vrai j'aime bien j'ai réussi à faire
une espèce de vague mais en fait je sais pas je sais pas si c'est impressionniste
as c'est difficile parce que je sais pas si l'impressionnisme c'est pas juste le flou
c'est vraiment avoir un mouvement avoir une texture du coup des fois tu te dis
ah j'ai fait un truc flou trop bien c'est beau en fait non c'est tu peux
pas tout mettre dans cette case quoi faut vraiment qu'il qu' notion d'instantanéité
de de mouvement de de figer l'instant en fait donc c'est pas toujours [Musique]
[Musique]
évident puis les jours passent et en fait je réalise que j'essaie de de de densifier ma série
parce que j'ai déjà au tête ce que j'ai fait et j'essaie un peu de de
compléter et d'aller chercher d'autres éléments que je n'ai
pas notamment aller à la fête foraine pour avoir des décors un peu qui qui
varient et je sais pas en fait je prends tellement le truc à cœur et ça m'obsède tellement à un point
que le soir ça c'est un truc que je fais jamais le soir je je rentre de ma journée
de voyage je check ce que j'ai fait dans la journée pour savoir où je vais ce que
je fais comment pourquoi et avoir en tête vraiment la globalité des images réalisées
constamment en fait là je me dis ça devient beaucoup beaucoup trop intense et fort je me
mets une pression de monstre alors qu'il y a pas d'attente particulière c'est c'est censé
être un projet perso et quand je réalise ça et le cœur et énergie que j' mets en fait
je me rends compte que je suis clairement en train d'aborder quelque chose qui me dépasse
et que potentiellement je tiens le sujet pour mon deuxième livre photo [Musique]
ça me saoule j'arrive pas c'est c'est dur de en fait il faut gérer la composition en
plus il a il y a du mouvement là il y a des couleurs il c'est un mélange de tellement de
facteurs qui doivent s'aligner que tu es le bon mouvement le bon flou la bonne lumière la bonne
compo c'est c'est plus complexe que de faire des photos comme d'habitude en fait au fur et
à mesure tu te rends compte quoi des fois tu te dis mais en fait je fais juste des photos
floues mais c'est beaucoup plus dense que ça c'est vraiment micro mouvement une microexture
à créer et du coup des fois j'ai tendance à faire 300 400 photo pour une photo et c'est
dur d'avoir le moment où tu te dis en fait c'est bon ça c'est ça que je veux c'est bon je l'ai et
la lumière elle est changeante tu es dépendant de de tellement de facteurs surtout que pour
que ça marche dans la majorité des images il y a toujours de l'humain en fait du coup bah
tuattends qu'il y a des humains qui passent et ça ça peut ça peut manger sur la patience Jonathan
c'est quelqu'un d'ultra perfectionniste mais à des échelles qui sont parfois
inquiétante non non non
non Jonathan c'est quelqu'un qui a aussi beaucoup de doutes mais je pense dans la
même mesure que tous les artistes on on sur leur travail il se remet énormément en question il
va vraiment passer du temps à essayer de de faire l'objet le plus parfait possible
pour lui à ses yeux sachant que ses critères sont très élevés et il est intransigent envers
lui-même à partir du moment où je commence à avoir en tête ce projet de de me dire
que bah potentiellement c'est un livre ça change totalement ma démarche je vais être là à essayer
d'aller cocher des cases que j'ai pas encore coché par rapport à ma série vraiment je j'explore dans
mes travails de série j'aime bien avoir des échelles en fait que qu'on aille de la chose
la plus petite le détail à un paysage beaucoup plus vaste et et j'aime bien faire respirer comme
ça et en fait là je vois déjà définer dans ma tête le séquenceage l'ordre des images je devient plus
exigeant je mets plus de pression je suis moins gentil avec moi-même je me rappelle il y a des
moments iio qui était qui était avec moi pendant le voyage et qui qui cadrait je me rappelle lui
avoir dit j'y arrive pas ça va va marcher et ça ça ça peut limite être un peu un peu [Musique]
toxique il s'est mis beaucoup de pression il s'est senti assez rapidement frustré parce
qu'il arrivait pas à voir ce qu'il voulait parce qu'il avait peur de pas avoir assez
parce que il voulait vraiment rendre hommage et respecter aussi le travail de tous ces peintres
et de montrer toutes leur complexité et et leur différence et il a eu beaucoup de doutes je suis
fatigué c'est une période où j'ai où j'ai beaucoup de travail o on fait des grosses
journées aussi et émotionnellement c'est c'est c'est intense de de réaliser tout ça et de se
dire que potentiellement entre les mains tu as quelque chose qui va te dépasser et
qui va représenter une partie de de de ta vie parce que c'est ton travail ta vision
il m'a annoncé qu' voulait travailler sur un second livre il y a pas si longtemps que ça c'est
quand il est rentré de toutes ses pérégrinations photographiques entre bah la Normandie vous êtes
parti ensemble c'est où l'Italie enfin la Sicile j'ai pas un souvenir marquant en fait d'un moment
où vraiment ça s'est formé tout de suite comme une idée c'est plus après qu'il soit revenu de
son deuxè voyage il a commencé à vraiment poser les mots sur le fait que ça méritait de devenir un
objet à part entière et pas simplement un projet artistique seul dans son coin je pense qu'il tient
il tient une belle chose et surtout sa vision photographique qu'il a mis dans ces photos là je
trouve qu'il à la fois ce côtél impressionnistme qui est très qu'on ressent beaucoup et on a
encore ce côté aussi très Jonathan avec ses chromies sont un peu particulières je pense
que c'est un bon un bon projet en tout cas je le pousse à aller jusqu'au bout il un truc qui
m'a toujours impressionné chez Jonathan et c'est une des raisons d'ailleurs pour pour laquelle je
l'aime très très fort et je trouve que c'est un partenaire merveilleux c'est qu'il a cette
capacité à être passionné avec une telle intensité par son travail par sa photo par son art que moi
par exemple j'ai pas c'est vrai que je vais me disperser je fais plein de choses je fais de la
vidéo je fais la peinture et cetera mais j'ai pas cet élément de fixation comme lui il peut l'avoir
voyait chercher en fait des nouvelles manières de se réapproprier le sujet
et il me posait les questions et j'étais vraiment excessivement impressionné par sa
capacité à relier de sujets qui a priori ont pas grandchose à voir et réussir à
faire avec de la photo quelque chose que même moi j'étais pas capable de faire en
peinture aujourd'hui notre mode de vie il est plus du tout le même donc évidemment il faut
actualiser le sujet des impressionnistes et c'est là où c'est complexe c'est que j'ai j'ai envie
d'apporter quelque chose de nouveau de frais non seulement dans le fait d'essayer de s'approprier
un autre art avec la photographie mais aussi dans ce que je photographie et ce que j'aborde
et c'est ça qui rend la chose en même temps dure à réaliser et en même temps intéressante
donc je dirais que je suis constamment rempli de deux énergies qui n'ont rien à voir où il y
a des moments où je me dis mais en fait tu fonces droit dans le mur et d'autres moments où je me dis
[ __ ] mais trop bien on est en train de faire quelque chose qui a quasiment pas été abordé ou
fait et ça ça me fait kiffer de fou quoi même si je sais que je m'éloigne de ce que je fais
d'habitude c'est là aussi où c'est flippant c'est que bah c'est pas de la photo net c'est pas de la
street c'est pas forcément méga graphique et c'est plus abstrait et en même temps d'un autre côté je
me dis que ça va toucher plus de gens parce que on fait écho à un mouvement artistique qui est
mondialement connu et du coup il y a en fait il y a plein d'énergie qui se mélangent et du
coup c'est très difficile de se positionner par rapport à ce que je fais par rapport à
ce que j'aborde et c'est ça qui rend ce projet vraiment prenant quoi ça fait 3 jours que j'ai
de la mer que j'ai du bleu qui fait gris donc je pense que ce genre de chose je pense que je vais
m'orienter vers quelque chose de plus peut-être aller chercher des intérieurs ou des choses un
peu moins communes un peu essayer de de de casser ce bleu et cette grisaille normande même si c'est
important qu'il y en ait parce que vas-y la Normandie c'est pas que du grand soleil et
plein de couleurs tout le temps mais j'aimerais bien aller chercher aller chercher autre chose un
peu plus de vie je pense je plus aller dans les terres euh peut-être plus d'intérieur plus de
détail parce que là il y a eu beaucoup de grands espaces on l'a écourté ce voyage parce que disait
que je nageais dans le vide quoi il y avait rien qui marchait dans ma tête et et ça avançait pas
et je me mettais la pression sur le truc de de ce projet d'en faire quelque chose de plus
conséquent il faut juste d'autres gens qui passent en fait ah il y a un monsieur avec un chap
c'est fou comment des fois juste un reflet un mouvement mais un truc où tu te dis il y
a pas de potentiel en fait juste trouver un point de couleur dans dans dans notre
environnement et après venir essayer de de créer avec bah ça change tout et des fois
c'est des détails tu passes à côté et du coup à la base j'étais sceptique à l'idée
de m'arrêter ici mais en fait quand je vois ça je suis trop content genre ça typiquement
ça marche tellement bien comme quoi un détail une couleur la bonne composition
un reflet et en fait tu peux avoir ça à peu près partout quoi faut juste ouvrir
l'œil et au final en rentrant de de ce deuxième voyage je commence à regarder
les images et je me dis mais en fait je crois que c'était exactement ce que j'attendais de
ce deuxième voyage en terme de création j'ai eu des nouvelles choses des nouveaux sujets de la
densité de la matière des détails d'autres couleurs que je n'avais pas avant d'autres
sujets que je n'avais pas avant et en fait on vient complexifier et densifier tout le récit
de ce ce projet et et on lui apporte une une nouvelle note des nouvelles notes même et en
fait c'est là que je me dis mais mais en fait c'est bon on va aller vers ce projet
de livre et là arrive une étape cruciale où on commence à réfléchir à l'édition
en parallèle je continue à créer même s'il y a ce projet de d'édition et de cette série
c'est assez spécial parce que je réfléchis à ça alors que j'ai pas terminé au soit de
de réaliser toutes les les photographies pour ce projet et je sais pas exactement
quand je vais m'arrêter c'est là où qu'on s'est dit bah avançons sur le
projet éditorial avançons sur ça et en fait les deux vont pouvoir avancer de manière parallèle
pour que tu puisses rester inspiré et qu'en même temps il y a l'objet fini qu'il avait déjà en tête
qui puisse avancer parce qu'on avait voilà ce délai des 150 ans de l'impressionnisme qui que
nous avions en tête entre le moment où tuannonces que tu vas faire un livre et le moment où je
sais pas tu finis ton livre et en tout cas tu as l'objet final dans les mains il se passe tellement
d'étapes plein de fois tu te poses surtout quand tu travailles en autoédition tu te poses tout le
temps des questions tes choix graphique ce que tu veux faire en tant que objet vu que le milieu
de l'édition c'est vraiment carte blanche tu peux faire à la fois un livre qui fait un M sur 52 haut
comme un tout petit truc donc ça dépend de toi de tes envies de tes budgets de plein de choses on
avait conscience que sur ce projet là on vouit lui donner plus d'envergure et qu'on avait une
ambition peut-être un peu plus grande et pour ça on s'est beaucoup questionné est-ce qu'on repart
en are édition on savait qu'on savait faire on avait déjà fait un livre une exposition mais on
avait aussi très conscience que c'est un métier qu'il faut parfois être accompagné aussi pour
emmener le projet plus loin il a fallu concrétiser un peu cette cette vision cette pensée que que j'
avait de potentiellement aller vers vers l'édition pour ce projet c'est vraiment pas un choix à la
légère parce que ça va ça va conditionner façonner tout le projet la la maison d'édition en fait ce
sont les personnes qui m'ont t'aider à concrétiser ce qui a Troté pendant des mois et sur lesqueles
tu as bossé pendant 1 an pour le le rendre matériel donc c'est pas un choix à prendre à
la légère et c'est là qu'arrive Monsieur William Koo que j'ai rencontré par hasard je crois qu'il
avait mis une story ou quelqu'un avait partagé sa S comme quoi il cherchait un icone FM2 il s'avère
que je dispose de de ces appareils et William est donc photographe reporter de de guerre
documentaire et du coup je lui parle un peu de de de ce projet je lui montre quelques images et là
William me dit jeathend nous on on a une maison d'édition on ouvre une maison d'édition il me dit
ok je vais regarder je vais en parler avec mon pote Yan avec qui on a une maison d'édition et
donc il reviennent vers moi quelques semaines plus tard ils me disent franchement nous on est chaud
de de t'accompagner sur ce projet et moi j'étais trop content parce que bah William je sais que
c'est quelqu'un de de très pointu très exigeant qui a un rapport à la photographie très complet
et comme il est photographe il y avait déjà une sorte de confiance où je me dis sait ce que
ça représente pour moi et si lui il voit quelque chose à porter ça veut dire que il faut y aller en
fait et à partir de ce momentl je me suis dit bah en fait mon prochain livre sera édité chez fort
ice après ces premiers échanges on commence à rentrer dans le vif du sujet j'envoie une
première sélection on cogite beaucoup on échange énormément et la team for eyes du coup William
et yegan me communiqueent que eux leur façon de travailler c'est de faire une résidence créative
et le concept de la résidence créative c'est de se mettre en immersion à plusieurs regards
concentrer sur ce projet de livre pour avancer sur tous les aspects variés qui
peut y avoir sur sur un objet à savoir le papier la couverture le séquençage
la direction artistique en fait tous les aspects qui vont façonner l'objet final
donc on est parti pour vivre cette expérience dans les Pouilles en Italie pendant une semaine
je pense je vais réécrire demain matin avant qu'on attaque et je vous enverrai ce truc là comme ça
on a tous un peu les trucs à faire pendant la résidence on pourra faire des petits points
la maison d'édition il y a plein de sortes de maison édition différentes à la base ça
va être l'entité ou les personnes qui vont croire dans un projet prendre le risque de
sa production et participer à sa création et surtout après porter sa distribution et sa
promotion autant tu vois là bah oui là ça s'y prête et c'est cool de les avoir ramené
justement parce qu'on compte pourquoi ça marche bien sur ces formats là c'est parce que c'est
parce que le point de vue il est tout le temps pareil tu as toujours la même distance avec ton
sujet c'est c'est très central dans le sens où bah c'est c'est c'est axé sur ce type de personne
alors que moi ça traite tellement de choses différentes que je trouve que ça rend c'est
pas que ça rend pas hommage à ces choses mais je trouve que ça ne fonctionne pas nous ce qu'on
fait de façon assez classique et pour résumer on accompagne un auteur pour qu'il sorte son livre
[Musique]
on a beaucoup bossé dans l'édition on a vu énormément d'auteurs passer entre nos
mains des plus petits comme des plus grands le truc c'est que un livre c'est super compliqué
à faire il y a tellement d'aspects sur ce sur ces projets que en fait nous ce
qu'on a plutôt décidé de faire c'est de faire une résidence et de prendre des décisions qui
sont stratégiques ça veut dire que en fait on peut pas partir sans qu'on ait pris des
décisions qui sont extrêmement importantes sur tous les aspects qui sont importants pour le
livre que ce soit en design en communication en C sur l'édition spéciale qui va sortir son
livre le travail sur le livre il a commencé bien avant la résidence il y a eu des échanges il y a
eu beaucoup d'interactions sur avoir déjà des idée de ce à quoi allait ressembler le livre
et je suis content parce que il y a pas eu trop de cons question sur comment j'avais envie de le voir
et comment je l'imaginais je suis trop content parce que Yan et Will ont accueilli mes idées à
bras ouverts et ils ont même poussé le truc encore plus loin donc ça c'est vraiment un cadeau de voir
cet objet prendre vie se concrétiser et encore là on n que à la Résidence donc on travaille
sur le séquençage c'est dire l'ordre des images pour que tout soit vraiment impactant et que il
y ait vraiment quelque chose d'abouti dans le sens où ce que j'apprécie dans un livre c'est
vraiment le voyage l'expérience qu'il apporte et là on a essayé de rythmer cette séquence un peu
comme une mélodie en fait comme si on t'envoie on te fait voyager dans les différentes sphères
de la vie du détail du paysage des scènes de vie trop bien rythmé on s'ennuie pas et en
fait moi je trouve que c'est quelque chose qui rend la photographie accessible plutôt
que de se focus sur un sujet pressif j'aurais pu faire un impressionnisme que des nuages ou
que des paysages là non vraiment on voyage dans la Normandie et c'est ça qui est vraiment fort
on a réussi à le retranscrire dans le livre et en plus de ça l'objet qu'on a créé il est unique
quoi il va s'ourvrir dans un sens différent il va être en velours l'édition de luxe va avoir une
odeur nous ce qu'on est avec Jonathan c'est déjà c'est un mec super sympa le courant passe vraiment
bien il est hyper créatif donc il est très fort de proposition et surtout il sait si c'est pas tout
le temps ce qu'il veut il sait ce qu'il veut pas et ça c'est toujours le plus dur pour un auteur
c'est d'avoir la liberté de ça de pouvoir tout faire c'est le plus dur c'est se cadrer et de
se dire je fais ça et pas ça pour telle ou telle raison la force qu'il a eu sur sur ce projet c'est
que il a fait un projet qui lui plaît qui PLA pas tout le monde qui sera pas sensible à tout
le monde mais qui laissera pas indifférent et ce projet il est conçu de façon assez personnelle il
plaira un public qui sera sensible à à ce qui est dit ce qui est présenté dans ce projet pour lui
je pense que ce livre c'est quand même un certain aboutissement ou en tout cas une nouvelle étape
ou une nouvelle manière de faire tu vois que ce soit dans la forme de l'objet que dans la
les photographies qu'il a prises du coup il y a quelque chose d'assez particulier en tout cas
dans nous la responsabilité qu'on porte làdedans et même dans la manière de travailler avec lui
d'augmenter son boulot et cetera et le fait que ça passe par autant de gens ça fait que
c'est encore plus abouti et cohérent et tout est justifié dans les choix du livre et dans
le séquençage c'est vraiment c'est fou quoi c'est vraiment j'avais jamais eu autant de de personne
surtout là c'est méga bienveillant c'est grave des échanges sains autour de mon projet ça met
de fou et je suis trop content de bosser avec eux on se lève le matin on parle de ça hier on s'est
couché à 3h et demi parce qu'on parlait de un peu de la sortie du projet à la fin de la semaine on
emmène jeonathan voir l'imprimeur pour justement valider des aspects techniques donc il a l'aspect
artistique donc le placement de tous ces trucs là et l'aspect technique c'est papier est-ce
que c'est faisable par que la plupart du temps Jonathan c'est un mec qui est hyper créatif parce
qu'il pose des questions qui qui nous F gratter la tête en disant mais est-ce que ça c'est possible
etgalemment on se regarde en plus les gens on se dit [ __ ] est-ce que c'est possible donc
c'est pas à nous de répondre à ces questions on dit ok on va poser la question et à Bologne
chez les imprimeurs ils vont nous dire si c'est possible en fait je pense que cette expérience
elle a vraiment rendu mon regard vis-à-vis de de de l'objet qu'est un un livre d'art un livre photo
tellement plus profond tellement plus questionné je suis tellement plus exigeant maintenant je
vais étudier chaque chose en détail les rures les les les couleurs de de papier le le gramage tout
tout tout tout prend sens et j'arrive à tout concevoir et en fait je pense c'est aussi pour
ça qu'on qu'on qu'on partage tout ce processus c'est que aujourd'hui pour des photographes le
livre je pense c'est une des plus belles façons d'exister et dans cette société noyé d'images de
de de de partout il faut aller vers cet objet et rentrer dans cet univers un livre c'est pas juste
mettre des images sur le papier c'est c'est une invitation dans dans dans un univers global dans
lequel on on vous plonge et et où on vous emmène et on vous fait vivre quelque chose au même titre
qu'un film au même titre qu'un album que de la musique que qu'un concert et et moi ça me touche
de de de remettre cet aspect du du du livre en avant de le refaire vivre et de le partager et
qu'on réalise que bah c'est c'est pas juste du papier c'est pas juste un objet c'est c'est une
vision qui s'exprime dans dans dans une réalité dans dans dans quelque chose de de de matériel
qui qui restera dans le temps je crois que les impressionnistes m'ont appris à voir différemment
et à poser un regard sur toutes les choses qui m'entourent et je pense que ce livre c'est une
invitation à ça c'est une invitation à à voir le monde à sa façon autrement et à à essayer d'avoir
un regard plus plus candide et moi c'est quelque chose qui me transporte au quotidien et qui anime
ma ma vie et j'ai envie que que que que les gens soient aussi dans cette poésie et la vie elle est
tout de suite plus belle en fait et je pense que c'est ça un peu ce ce libre c'est comment
les impressionnistes ont réussi à à à se laisser animer par par la vie et franchement c'est un rêve
de gosse et autant c'est la deuxième fois que je fais un livre mais là on est allé tellement
plus loin on a tellement tout réfléchi plus en profondeur l'objet il a tellement une auvergure
différente et et j'ai trop hâte qu'on qu'on le découvre qu'on l'IT dans nos mains et et
d'avoir vos retours aussi et de de pouvoir vous inviter dans dans cet univers que j'ai construit
pendant près d'un an c'est c'est fou c'est la première fois que je travaille autant sur un
projet et c'est c'était à s'en tirer les cheveux et et c'est même pas terminé c'est que le début
et voilà c'est de là qu'impressionnisme est né un an de travail 54 images dans leur habit de
velours des photos grand format pour plonger dans la texture un sens de lecture original pour faire
au carnet desesquiss des peintres un papier texturé pour s'inspirer d'étoiles tout a été
pensé et imaginé pour livrer une expérience et vous offrir une invitation au mouvement à travers
les décors qui ont bercé ma vie il est désormais disponible sur mon site web merci à toutes les
personnes qui m'ont accompagné de près ou de loin dans ce projet et merci à vous de me soutenir
dans mon travail c'est ça qui me pousse à toujours rêver à essayer d'aller plus loin et proposer des
choses nouvelles il me reste une dernière surprise c'est de vous inviter à venir découvrir ces images
ce projet en vrai et pour ça on a trouvé un lieu exceptionnel je vous donne rendez-vous en juin