Jordan Bardella en France, Giorgia Meloni en Italie ou encore Maximilian Krah en Allemagne, voici les têtes de liste des principaux partis d'extrême-droite des trois pays les plus peuplés de l'Union européenne. Entre ces différentes familles politiques quelles sont les convergences et les divergences ? Sortons nos cartes !
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Bienvenue dans l’essentiel du Dessous Des Cartes. Voici les têtes de liste des principaux partis
d’extrême-droite des trois pays les plus peuplés de l’Union Européenne : la France,
l’Italie et l’Allemagne. En France, le Rassemblement national est donné en forte
augmentation avec Jordan Bardella comme tête de liste. En Italie, Giorgia Meloni se présente
aux élections européennes avec son parti Fratelli d’Italia alors même qu’elle est Première Ministre,
dans l’idée de capitaliser sur sa popularité. En Allemagne, le mouvement AFD, avec Maximilian Krah,
après avoir progressé, semble actuellement en recul. Crédité de 18% des intentions de vote,
il mobilise contre lui après des manifestations massives liées à des révélations sur un vaste
plan de « remigration » des étrangers. Alors on a voulu poser la question : Y
a-t-il une ou des extrêmes droites européennes ? Entre ces différentes familles politiques quelles
sont les convergences et les divergences ? Sortons nos cartes ! Au Parlement européen,
les différents partis d’extrême-droite des 27 sont pour l’essentiel inscrits dans deux groupes :
L’ECR: conservateurs et réformistes européens. On y retrouve le parti de la Première ministre
italienne Giorgia Meloni : Fratelli d’Italia. Mais aussi le parti espagnol VOX ou encore le
PIS de Jaroslaw Kaczynski et Andrzej Duda qui a gouverné la Pologne entre 2015 et 2023. Au total,
l’ECR rassemble 68 sièges mais pourrait en compter 10 de plus en juin selon certains instituts.
L'autre grande formation d’extrême droite au Parlement Européen c'est le groupe Identité
et Démocratie où siègent notamment les élus du Rassemblement national,
ceux du parti allemand AFD ou encore du parti italien de Matteo Salvini. Le groupe
ID détient pour l’instant 59 sièges mais pourrait en gagner une vingtaine en plus.
Quant au parti Fidesz du hongrois Viktor Orban : il a été exclu du PPE la droite
modérée européenne en 2021, il n’appartient donc plus à aucun groupe mais il est courtisé
par l’ECR comme par Identité et démocratie, les deux grandes formations européennes
d’extrême droite rêvant d’accueillir dans leurs rangs le parti fondateur de l’Illibéralisme.
Alors tous ces partis d’extrême droite pourraient-ils un jour
former une seule et même famille ? Si tous ont en commun l’obsession migratoire
ou encore la critique des institutions européennes (même si depuis le brexit,
aucun de ces leaders ne parlent de quitter l’UE), il existe entre eux de profondes
divergences : notamment sur la question russe : Fratelli d’Italia, par exemple,
soutient résolument l’Ukraine face à l’agression russe, et joue la carte
de la solidarité entre alliés de l’OTAN. À l’inverse, Viktor Orban est lui proche
de Vladimir Poutine, ayant refusé de voter les sanctions et de renoncer aux hydrocarbures russes.
Quant au Rassemblement National, Marine Le Pen s’est affichée, un temps, aux côtés du président
russe, elle a contracté par ailleurs un prêt de 9 millions d’euros auprès d’une banque tchéco-russe,
mais a officiellement pris ses distances vis-à-vis du Kremlin, depuis l’invasion russe
à grande échelle de l’Ukraine en février 2022. Voilà l’Essentiel du Dessous Des Cartes c’est
fini pour aujourd’hui. À bientôt