SÉNÉGAL, CÔTE D’IVOIRE : VRAI OU FAUX DÉPART DE L'ARMÉE FRANÇAISE ?

Le Média
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dans décrypt l'Afrique le panel votre
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Africa diffusé chaque dimanche à 16h GMT
soit 17h à Paris en heure d'hiver
décrypt l'Afrique c'est également une
chaîne YouTube à part à laquelle vous
pouvez vous abonner en tapant décrypter
l'Afrique dans votre barre de
recherche 2025 année de la fin de la
présence militaire française dans la
quasi-totalité des excolonies africaines
en tout cas le sujet a été à l'ordre du
jour lors des discours de fin d'année de
l'Ivoirien àassan Ouattara et du
Sénégalais Bassirou diomifi chacun à sa
manière ces deux présidents très
différents ont annoncé qu'il y aurait du
mouvement arrivé au pouvoir grâce à
l'intervention militaire de la France
Alassan Ouatara a évoqué une initiative
concertée et organisée on l'écoute nous
pouvons être fiers de notre armée dans
la modernisation est désormais
effective c'est dans ce cadre que nous
avons décidé du retrait concerté et
organisé des forces françaises en Côte
d'Ivoire ainsi le camp du 43e Bima le
bataillon d' d'infanterie de marine de
portboué sera
rétrocédé aux forces armées de Côte
d'Ivoire dès ce mois de janvier
2025 pour marquer cette nouvelle étape
de la vie de notre armée j'ai décidé de
baptiser ce camp du nom du général
Ouatara Thomas dquin militaire au
parcours exceptionnel et tout premier
chef
d'état-major de l'armée ivoirienne
Bassirou MAIF avait déjà plus ou moins
annoncé la couleur à l'occasion des 80
ans du massacre des tirailleurs
sénégalais par leur supérieur militaire
fr à tieroy mais là il a clarifié assez
sèchement ses intentions tous les amis
du Sénégal seront traités comme des
partenaires stratégiques dans le cadre
d'une coopération ouverte diversifiée et
décomplexée d'ors et déjà j'ai instruit
le ministre des Forces armées de
proposer une nouvelle doctrine de
coopération en matière de défense et de
sécurité impliquant entre autres
conséquences la fin de toutes les
présences militaires des pays étrangers
au Sénégal dès 2025 alors attardons-nous
d'abord sur la forme de ces annonces le
temps n'est absolument pas le même
Fabrice euh oui on on voit quand même
qu'il y a un changement clair dans la
façon d'appréhender cette ce partenariat
avec la France qui était déjà un peu
rejeté par de nombreux pays euh la
pratique même d'avoir encore des bases
françaises sur les territoires sur des
territoire de pays souverain et
indépendant était quand même assez
anachronique euh c'est un héritage de de
de de du lendemain des indépendances de
l'après 1960 où la France a voulu
conserver une main mise sur ses
anciennes colonies euh et aussi protéger
évidemment ses intérêts aujourd'hui il
n'y avait plus tout à fait de
justification d'avoir encore ses bases
euh c'est c'est la suite logique euh de
d'un rejet qui s'était déjà fait sentir
dans d'autres pays maintenant euh sur la
forme et sur le fond c'était quand même
un peu surprenant venant de la Côte
d'Ivoire venant d'alassan Ouatara parce
que si on se souvient bien quand
Jean-Marie Boquel au début de l'année
dernière est arrivéyé spécial d'emuel ma
envoyé spécial d'Emmanuel Macron qui est
arrivé en Côte d'Ivoire pour parler du
remodélage de euh euh de la présence
militaire française en en Afrique il y
avait certes une stratégie de réduction
mais la la partie ivoirienne ne montrait
pas non plus une contestation absolument
virulente de la présence militaire
française donc je pense mais là même
dans le dans le fond du propos enfin
dans la forme du propos Alassan Ouattara
ne parle pas comme bass MAIF Fabrice ben
c'est-à-dire que on voit bien qu' il n a
il y a pas la même hostilité entre
guillemets on sent bien que du côté
sénégalais c'est il y a des convictions
de d'anti-impérialisme qui sont euh
mises en avant et que du côté ivoirien
c'est juste la le désir de changer les
relations en fait c'est dans la suite de
ce qui a été fait depuis quelques mois
de ce qui était euh communiqué par les
autorités française souvenez-vous cette
cet épisode très important de la
création du du commandement pour pour
l'Afrique placé sous le commandement de
euh du général Yan Pascal Yan pour moi
c'était déjà un véritable tour an du
désir français déjà parce qu'il faut pas
il faut pas sous-estimer cela du désir
français de vouloir euh transformer un
peu sur le modèle de de ce que fait les
États-Unis ce que font les États-Unis
avec Africom de transformer le
partenariat avec l'Afrique et d'avoir de
mettre l'accent sur le renseignement sur
le la guerre informationnelle qui peut y
avoir sur dans certains pays et les
rivalités avec des pays comme la Russie
et la Chine je pense qu' il y avait déjà
un tournant et que Alassan Ouatara
s'incrit presque dans la la le tournant
officiel français de de ce remodélage
Jean-Paul c'est pas du tout la même
tonalité non ce n'est pas la même
tonalité parce que T fa c'est c'est
c'est c'est un principe je dirais
idéologique de conviction ça qui les
amené au pouvoir voilà c'est c'est c'est
ça a été ça le terreau sur lequel ils
ont été élus et puis percevait il fa
perçoit la la présence française comme
une sorte de de de de de de présence de
ancien colon de l'ancien colon donc il
fallait s'en débarrasser au point de vue
du point de vue symbolique pour ma
parté en 1980 je croison dit que Alassan
Watara est né en 1942 40 sous la
colonisation et comme Fabrice vient de
le dire euh la Côte d'Ivoire et Alassan
Ouattara s'inscrivent dans dans dans un
courant auquel la France a pensé parce
que aujourd'hui ça devenait je dirais
nosux la présence de l'armée française
dans dans ses anciennes colonies il
fallait une certaine façon de partir et
puis le vrai point n'est pas là parce
que aujourd'hui certaines personnes'
apppplaudissent le départ des troupes
françaises des de certains territoires
africains mais le vrai point c'est les
accords de défense militaire c'est ce
qui véritablement après les années après
les les les indépendances au début des
années 60 les accords de défense que les
paysaricains ont signé avec la France
c'est là le vrai point on peut faire
partir les militaires français de des
territoires africains mais tant que ces
accords signés au début des des
indépendances existent encore tant que
cela n'est pas réisité exactement comme
aujourd'hui ça a été au Tchad ils y ont
mis un thème carrément on peut faire
parti des des des des militaires
français du Sénégal ou de la Côte
d'Ivoire mais vous savez aujourd'hui
avec les nouvelles technologies on peut
être à Bangkok et puis intervenir à
l'autre bout de l'Afrique c'est rien du
tout ça pour moi je ne je ne néglige pas
ce départ de l'armée française mais
franchement je pas envie de de
m'extasier devant cela parce que en
réalité le vrai point c'est les accords
de défense militaires signés entre la
France et ces anciennes colonies qu'il
faudra revisiter Wilfrid attachons-nous
d'abord à la forme des deux annonces de
fin d'année euh une fête à Dakar et
l'autre à Abidjan euh oui après euh je
ne vois pas du tout sincèrement je ne
vois pas de discordance au niveau de la
forme je pense plutôt qu'on est dans la
même mécanique de la roublardise que ce
soit du côté du Sénégal ou de la Côte
d'Ivoire en fait oui s'approprier une
décision qui en fait a été prise en
amont par la France c'est comme si votre
épouse décidait le 1er janvier de
divorcer de vous et le lendemain vous
faites une annonce comme quoi j'ai
décidé de me séparer de mon épouse non
l'annonce vient la mécanique vient de la
France depuis avant même Jean-Marie
Boquel on a le général Didier castre qui
avait déjà fait entendre que on va
remodéler en fait le paysage militaire
français en Afrique on va rendre les
contingents moins visibles on va faire
disparaître un peu les trillis mais à
aucun moment il n'est question de
démanteler la présence militaire ou la
présence stratégique de la France en
Afrique je me souviens des propos de
Ousman Sonko il y a quelques mois le 18
mai je pense lors de la visite de
Jean-Luc melenchan à l'université cher
anadiob de Dakar où Ousman sko avait
évoqué cette problématique des bases
militaire en
disant la souveraineté à laquelle aspire
le Sénégal n'est pas compat compble avec
une présence durable des bases
militaires étrangères bon il avait
davantage é mis un souhait comme s'il
oubliait qu'il était en fait le chef du
gouvernement le le le le vice-prce du
Sénégal et que c'était entre ses mains
voilà le pouvoir de dire on ne veut plus
que vous soyez là
lesv en a parlé il y a quelques mois et
il a clarifiéou oui une question enfin
c'est la problématique on a avec le
Sénégal une forte duplicité où rien
n'est jamais clair ce jour-là Ousman
Sonko avait précisé que il parle en tant
que leader du pastef et non qu'en tant
que chef du gouvernement on ne comprend
pas trop le l'opportunité de refouler sa
position de premier ministre quand on
évoque une
problématique aussi sérieuse que les
bases militaires et à la fin il avait
dit cela ne remet pas en cause cela ne
remet pas en cause du tout les accords
de défense et là je vous rejoins
totalement c'est-à-dire on dit je
souhaite que les bases militaires s'en
aille au lieu de dire en tant que chef
allez-vous-en et à la fin on dit non ça
ne remet pas en cause les accords de
défense don on n' jamais été dans une
logique de rupture en fait on
s'approprie quelque chose parce que
c'est un arrangement qui enfin c'est
c'est une convention qui arrange les
deux partis la France se mais quand le
pastf commençait à parler de ça
c'est-à-dire à plusieurs années on
éétait pas dans cette configation ou oui
il a ce qu'il dit il y a ce qu'ils ont
dit en tant que opposant en tant que
personne qui convoitait la magistrature
suprême il y a maintenant les
agissements une fois aux fonction et
c'est pour ça que l'analogie avec le
chchad elle est très bonne parce que le
Tchad lui il dit Mamad debi il dit je
mets fin au aux accords militaires et
évidemment cette partie là surpris la
France parce qu'elle ne s'y attendait
pas elle s'attendait à ce que le Tchad
s'arime à la logistique dictée par Paris
c'est-à-dire REM modélage
restructuration de l'appareil militaire
et non à ce qu'elle soit expulsée avec
révocation définitive des accords
militaires en inscrivant d'ailleurs une
date butoire qui est le 31 janvier de
cette année on voit que du côté du
Sénégal c'est pas du tout la même chose
bassion du ma fa dit dès 2025 c'est
vague Atara dit de son côté c'est une
décision concertée et d'ailleurs il ne
dit pas les bases militaires français
s'en vont il dit il dit le le voilà le
commandement de de port bé le
commandement du 43e bimin revient
désormais aux Ivoiriens ce qui signifie
que les troues françaises peut bien
continuer enfin peut bien rester
présente peut-être moins visible mais en
tout cas présent tout toujours et c'est
simplement les Ivoiriens qui voilà
reprennent le bâton du commandement
alors oui mais justement j'aimerais bien
qu'on entre dans les détails parce que à
titre personnel je pense pas qu'il
s'agit de la même chose à Dakar et
Abidjan dans le fond on assiste
peut-être pas au même phénomène alors il
y a deux dynamiques parallèles
effectivement d'un côté Emmanuel Macron
a lancé une sorte de réforme
d'ajustement de politique néocoloniale
en fait depuis 1945 la France a été très
rapide et très prompte à ajuster sa
politique ce qui a permis à à sa
colonialité de de perdurer par rapport à
celle de l'Angleterre de la Belgique ou
du Portugal donc cette ajustement de
politique néocoloniale a été incarné par
l'ancien ministre Jean-Marie Boquel dans
ce cadre il avait déjà engagé des
discussions oui avec le pouvoir ivoirien
mais pas avec le pouvoir sénégalais qui
avait dit attendre législativ avant de
parler puisque de toute façon il ne
pouvit pas légiféré jusqu'à au
législativ où ils sont devenus
majoritaires à l'Assemblée nationale
donc de l'autre côté il y a une volonté
de rupture qui est clos
Abidjan effectivement tu l'as dit la
l'annonce de la rétrocession du 43e Bima
et son nouveau nom de baptême avait déjà
été annoncé en réalité par la presse
locale qui avait eu connaissance d'un
document programme du ministère de la
Défense ivoirien une source française
annoncé au quotidien Le Monde qu'il
restera en permanence une centaine
d'éléments en français en Côte d'Ivoire
et que du renfort pour arriver en
fonction des besoins du partenaire
africain on a évoqué également ils ont
cet article évoqué également des soldats
américains qui pourraient séjourner au
camp Thomas dquin qui n'est plus Thomas
dquin Ouatara qui ne s'appelle plus 43e
Bima et euh donc d'un côté enfin on peut
parler du Tchad où en fait il y a eu
révocation sèche du Sénégal où il y a
pas eu les discussions euh la Côte
d'Ivoire où les discussions étaient
amorcées et où finalement la décision
est une décision conjointe au Sénégal
c'était un peu plus heurté quand même
c'est pas pareil je ne dirais pas pour
moi c'est exactement pareil c'est ça la
mécanique de la duplicité ou de la
roublardise il faut savoir que le le
premier voyage de di ma faille c'était à
Paris je crois d'ailleurs qu'il effectué
un autre le premier voyage international
c'était à Paris rien ne dit que c
discussion là n'ont pas eu lieu à ce
moment-là vu que la France avait déjà de
toute façon prévu de réaménager son
dispositif je pense et j'en suis
convaincu à 100 % que quand bien même
mackyall serait resté au pouvoir
aujourd'hui il aurait fait la même
annonce ce 31 décembre en donnant cette
image là de souverainiste de panafricain
qui voi les choses autrement le Sénégal
qui nous a vendu une logique de rupture
à attendu que le rapport le 25 novembre
de ce mois soit remis à Emmanuel Macron
par Jean-Marie Boquel pour nous annoncer
que oui je mets fin aux bases militaires
il aurait été intéressant que ce soit
l'une des premières réformes qu'il met
sur pied l'excuse de la Assemblée
nationale n'est pas pertinente parce
qu'en tant que chef de l'exécutif il y a
des prérogatives qui relèvent de la
souveraineté du président de la
République c'est-à-dire enfin
débarrasser son pays d'une présence
étrangère qui va à l'encontre de sa
souveraineté parce que imaginons que
l'Assemblée nationale dit que les bases
militaires doivent demeurer sur place ça
veut dire j'ai vendu un projet de
souveraineté mais finalement mais mais
les accords bilatéraux sont sont
ratifiés par l'Assemblée nationale d'
d'où la nécessité de rompre enfin le
Sénégal enfin le quand on veut la
souveraineté on peut décider on se
réveille un matin n'avait pas la n'avait
pas la majorité à l'Assemblée nationale
oui il n'avait pas la majorité il
n'avait pas la majorité à l'Assemblée
nationale mais je maintiens que quand on
veut se débarrasser des bases militaires
étrangères on peut en toute souveraineté
dire au pays parce que il y a pas eu
légitimation de l'Assemblée nationale on
n'a pas fait un référendum auprès du
peuple sénégalais lorsque les bases
militaires à l'époque coloniale se sont
installées sur notre territoire bases
militaires sont installé avant
l'indépendance donc pas d'institution
local et à partir de MO on devient
indépendant justement il faut consolider
cette indépendance là en disant à partir
de maintenant on est souverain sinon
c'est ça le oui mais on ne peut le faire
que dans le casadre de l'État de droit
c'est-à-dire des institutions ce n'est
pas un état de non droit que de réclamer
sa souveraineté sinon enfin je veux dire
les pays qui ont dit aux présences
étrangères la France s'est débarrassé
des enfin n'a pas voulu de la présence
américaine l'Allemagne la gauche bon on
va pas dire l'Allemagne le SPD la CDO
mais la gauche réclame accord y écrit
euh à chaque occasion le départ des
Américains notamment de la base de
Ramstein quand on revendu qu'un
politique de rupture avec le régime
précédent on ne peut pas défendre euh
que on applique la même mécanique que le
régime précédent c'est-à-dire le
compromis la docilité on a parlé de
rupture systémique c'est-à-dire engager
un nouveau système engager une nouvelle
approche ne pas prier les bases
militaires de s'en aller leur ordonner
de s'en aller sinon ça ne paraît pas
très crédible du moment où cela
intervient après l'annonce de la France
de partir il faut savoir que la France a
annoncé qu'elle partait enfin elle a
annoncé oui en oui partait entre
guillemets
c'estàdire elle a dit qu'elle va se
redéployer cela est justement vendu
aujourd'hui comme un retrait et si on
dit
qu'il cé français il ne parle pas oui
oui mais auprès de l'opinion africaine
pour finir C il y a beaucoup de une
partie de la population africaine qui se
réjou en disant dis que oui c'est une
bonne chose parce que on en avait marre
il fallait que les Français s'en aillent
parce que leur présent n'était pas
justifié or justement il ne s'agit pas
du tout d'un départ et c'est ce prisme
là que je défends c'est là qu'il faut
souligner que à aucun moment ni de la
part de la Côte d'Ivoire ou du Sénégal
il ne faut espérer un départ des forces
françaises elles sont juste configurées
d'une autre manière avec moins de
visibilité il a un peu comme F5 sur la
touche de votre clavier pour diminuer la
luminosité mais si on veut une véritable
rupture systémique c'est pas comme ça
qu'il faut procéder il faut rompre les
accords de défense et ne pas se faire
prier pour alors tout de même je vais
donner la parole Fabrice mais Jean-Marie
Boel s'était avancé un peu trop
manifestement en disant que ni à jamena
ni à Abidjan ni à Libreville ses
interlocuteurs n'avaient souhaité un
retrait français c'était sur France 24
on l'écoute dans aucun des trois pays en
attendant le Sénégal les chefs d'État
nous vous ont demandé de fermer de base
française il n'y aura pas de fermeture
de base française on est bien d'accord
en tout cas c'est l'état d'esprit de nos
partenaires et plusieurs d'entre eux
nous ont dit on a bien compris le
message ce qui compte ce n'est pas
demain le nombre de soldats que
constitueront qui seront dans ce
dispositif socle il y aura les personnel
nécessaire pour que ça fonctionne ce qui
compte pour nous disIl c'est la
qualité du partenariat que nous allons
bâtir ensemble pour le monde qui vient
donc Fabrice justement
on a l'impression en tout cas moi j'ai
l'impression que euh la France s'adapte
mais que la volonté en fait de faire
partir les bases militaires ne vient pas
de Paris mais je pense aussi en fait je
suis totalement euh enfin pas totalement
mais je suis d'accord sur le fond de ce
que euh euh nous dit Wilfried c'est que
il faut tordre le bras en fait à à la à
à la France pour réclamer enfin réclamer
exiger le retrait des forces des forces
françaises mais ça doit se faire
effectivement dans le respect d'un
certain état de droit euh la réalité
c'est que bass JF n'ayant pas la
majorité je le redis n'ayant pas la
majorité à l'Assemblée nationale jusqu'à
un certain jusqu'à peu il y a peu il y a
quelques semaines il fallait attendre
quand même d'avoir des élections
législatives pour qu'il puisse justement
s'il veut aujourd'hui contester les
accords de défense faire passer la chose
devant le Parlement sénégalais je je
pense que il faut pas non plus qu'on
tombe dans euh cette espèce d' tente euh
de de vouloir absolument que les
dirigeants dès qu'ils sont arrivés
frappent direct du point sur la table et
dis ou faire des procès d'intention par
pour faire des procès d'intention ils
n'ont pas approuvé euh euh de manière
totalement radicale qu'ils vont le faire
mais on voit on voit quand même que il y
a une pensée il y a une idéologie qui
est quand même plutôt anti-impérialiste
plutôt anti colonialiste donc dans le
discours dans le discours on verra les
fait on verra
bon en plus c'est une c'est une démarche
qui a été validée électoralement et
c'est ça qui est la particularité du
Sénégal par rapport au Tchad ou par
rapport
au ou à la Côte d'Ivoire oui voilà
Alassan Ouattara n'a pas été élu par les
Ivoiriens pour mettre fin au président à
la présence militaire française Laurent
babo a été renversé par la France pour
les raisons inverses donc bon c'est pas
paril mais juste pour pour terminer je
je suis d'accord qu'il faut être méfiant
euh et qu'il faut être exigeant dans ce
qu'on veut parce que si on se reporte à
ce qui a été fait par le passé
euh dans les années 90 au lendemain de
de l'époque un peu des des parbous la
France avait déjà promis une nouvelle
doctrine qui devait être basée sur VO
recampe exactement le dispositif RECAMP
qui devait être basé sur le respect du
droit international euh des
disposit de de l'ONU notamment mais ça
ne l'a pas empêché justement en fait de
de d'utiliser
des résolutions de l'ONU comme dans le
cas de la Côte d'Ivoire en l'occurrence
avec la Force Licorne pour justement
imposer des des décisions impérialiste
et colonialiste donc je pense qu'il faut
être extrêmement méfiant mais qu'il ne
faut pas juste parce que on est encore
qu'à l'étape de d'intention de retrait
dire que il y a une hypocrisie et que
peut-être le Sénégal ne serait pas
capable de frapper vraiment du point sur
la table en tout cas le pasteur
désormais il ça fait quelques semaine en
réalité que le pestf est élu il a
désormais tout le pouvoir et on pourra
juger le maçon pied du mur euh Jean-Paul
oui justement sur sur la question de de
de de njamena moi je pense que la France
a été surprise hein par par par par la
décision
de de Mahamat parce que la question est
claire la France décide de réduire ses
personnels militaires sur dans ses
anciennes colonies ça c'est clair ils le
disent là où ils sont présents et ils
sont en train ils engagent le le
processus de retrait mais ce qui se
passe à au Tchad c'est que Mahamad subit
une attaque de kam de de booko Arab et
Mahamad active un un un un élément de
active l'accord de défense militaire la
France ne réagit pas et ça ça m Mahamad
qui était en fait mis au pouvoir par la
FR voà et vu sa nouvelle proximité avec
Moscou du coup voilà il prend il prend
une décision et il iront unilatéralement
c'est une rupture unilatérale que la
France d'un certaine manière est obligé
de de de d'accepter d'endosser et c'est
ce qui c'est ce qui se passe au Chad en
Côte d'Ivoire et et au Sénégal ils sont
dans une autre dans une autre démarche
qu'il faudra moi je suis pas dans Je
raborderai pas la chose de la même façon
que
voit la duplicité ou la roubladise mais
vois plutôt c'est vrai il y a le
discours qu'ils ont qu'ils ont utilisé
pour pour arriver au pouvoir mais il y a
aussi la gestion du pouvoir où il faut
avoir une certaine méthode donc il y a
le discours il y a la méthode et a le
discours de la méthode moi je pense que
dans la méthode il faut voir les choses
dans dans une dans une logique de step
by step allons étape par étap pour
l'instant on évacue les militaires
français de notre territoire et
certainement après avec la majorité ils
introduiront peut-être un une loi pour
dénoncer les accords les accords de
défense militaire re la France et le il
faut aussi une loi de politique de
programmation militaire voà
programmation militaire moi je pense que
il ne faudra pas voir les choses de
façon avec dans des ruptures brutales
dans des ruptures brutales et violentes
mais voir les choses de façon
progressive certainement pour éviter un
ce nombre de choses et puis euh et puis
euh plus plus je dirais plus calmement
euh diom FA et et et Sonko ils arrivent
au pouvoir il y a combien de temps pour
que du coup un pays qui qui existe
depuis plus de 60 ans qui a des
relations avec un partenaire essentiel
comme la France on peut on peut partir
du coup comme ça une rupture militaire
sur un certain nombre de choses donnons
le temps à à jomif et Ousman so de de
dérouler ce qu'ils ont promis au
sénégalais ce pourquoi ils ont été élus
et puis les choses viendront sa pas dès
maintenant où ils sont poser les choses
de
façon excusez-moi moi ça m'a surpris
d'entendre cela de la bouche du
président Hassan Ouattara en Côte
d'Ivoire justement parlant de Ouatara
est-ce que et si au fond d'une certaine
manière même pour lui en période
électorale il fallait mieux montrer
qu'onprendre des distances avec
l'ancienne puissance coloniale quand on
est en 2025 donc il a tapé sur sur son
pupitre pour dire voilà ils vont partir
il a vraiment donné l'impression d'être
ferme c'était un peu surjoué non bon moi
je pense que dans le cas de arra c'est
c'est c'est il a plutôt ses communicants
sont lui ont demander certainement de de
faire parler son son corps en montrant
que c'était fini pourtant tout le monde
sait que ce n'est
pas ce n'est pas dans sa dans ses
convictions pour lui c'est un partenaire
farouche de la France ça ne le gêne pas
de tout point de vue que soit militaire
économique financier c'est un partenaire
farouche de la France et on peut même
dire que le fait de d'enlever le drapeau
français de portboué c'est une manière
de d'internationaliser portboué puisque
manifestement les Américains sont
également les français resteront à
portboué les français resteront amé les
américainsi installeront tous les
militaires français certainement
peut-être qu'il aura des techniciens qui
seront là ils seront encore présents
c'est comme à époque de je dirais des ce
qu'on appelait des des des des
techniciens qu'on avait qui venaient
nous les coopérants technique qui
venaient je dirais étent des supplétifs
dans n dans notre administration
certainement ils seront là dans ce cadre
làà pour la formation et certainement
l'information surtout parce que faudrait
qu'on dise aussi la base militaire du
43e Bima véritablement ne servait plus
pour je dirais pour les fantassins et
aut c'était plutôt une base
d'information et de renseignement pour
toute la zone Ouest africaine euh par
rapport à la lutte contre je dirais euh
la lutte contre le terrorisme donc
vitablement ce n'était pas intéressant
même pour la France ce n'était pas ule
c'était peut-être budgettivo d'avoir des
militaires peut-être 4 à 5000 militaires
sur la place pourutant cette base là
avait mainant une autre vocation c'était
de de de l'information et du
renseignement don du coup pour la France
mais ça devenit plus utile de retirer
ses militaires et il garder des des des
agents de formation et d'information
mais ce n'est pas une décision de
d'alassan Ouattara parce que c'est c'est
de c'est de la communication à peu de
frais c'est il voit bien que c'est dans
l'air du temps de de de de montrer qu'on
veut le retrait le départ de la France
et et que politiquement que que du point
de vue de l'opinion publique les gens
veulent entendre ce discours la
triangulation c'est une manère une
manière d'embêter Laurent Bagbo et Dison
la gauche iirien leur enlever le
monopole de cette et puis vous vous
imaginez ceux qui les supportes de
Laurent Gbagbo ils sont emmerdés merd
parce luran Bago pendant 10 ans il a
crié la France la France fait ceci fait
cela il na pasa pas fait partir Ouattara
que la France par la force la France qui
a poussé le ver pour qu'il rentre dans
l'effectivité du pouvoir il puiss
s'embrouill il fait parti de l'armée
française en tout cas du point de vue du
point de vue symbolique c'est il enti il
enti les dividendes c'est malin wifri le
mot de la fin sur ce sujet ah il est
important si c'est le mot de la fin de
restiuer les choses c'est-à-dire la
France était chassée du Mali du Niger du
Burkina Faso évidemment elle n'a jamais
voulu partir souvenez-vous de l'époque
où jean-v dran était encore ministre aux
Affaires étrangère quand ils ont martelé
comment c'était douloureux pour la
France de perdre la cinquantaine de
militaires qu'elle a prétendument perdu
dans les combats et que en guise de
remerciement les pays africains veulent
s'en débarrasser la France n'a jamais
voulu s'en aller même Jean-Marie boet a
perdu son rejeton dans l'opération
Barkan en 2019 évidemment la France n'a
pas prévu de partir elle n'avait même
pas prévu à l'origine de devenir moins
visible ou que sais-je encore on se
souvient du bras de fer notamment au
Niger entre Abdrahman Chani Emmanuel
Macron s'est même allé jusqu'à la
séquestration littéralement de
l'ambassadeur pendant 4 semaines donc
devant l'humiliation parce que c'est une
humiliation en règle que la France a
subit ces deux trois dernières années
dans ces pays elle s'est dit pour ne
plus euh comment pour ne plus répéter la
même chose déjà dans le cas du Tchad on
ne va pas euh faire baisser le
thermomètre pas beaucoup discuté le
Tchad a dit qu'on doit s'en aller on va
pas essayer de résister en sachant que
de toute façon ils finiront par nous
chasser et on en sortira totalement
humilié d'ailleurs raison tu étais plus
ou moins humilié avec Jean Noël Barot
qui était convaincu que non le Chad n'a
pas envisagé qu'on s'en aille et là le
Chad dit B on s'en va donc la France a
commencé à réfléchir après les trois
épisodes notamment dans la elle s'est
dit ok on va pour diminuer le sentiment
antipolitique française en Afrique on va
être moins encombrant on va être moins
visible on va être moins présent
évidemment on va quand même être présent
et comme on a encore des bases au Gabon
au Sénégal en Côte d'Ivoire notamment à
Djibouti vous voyez d'ailleurs qu'
Djibouti n'ont pas du tout envisagé de
réduire parce que là-bas c'est
impossible si un enjeu commercial très
important au niveau du détroit de Babel
mandb là où c'est possible de réduire
parce que les dibousiens ils sont payés
hein
pour pas la France pay par la France RIC
c'est moyen 150 millions de dollars
c'est ridicule vu ce que ça les autr pay
les autres n'ont jamais été payés oui
parce que déjà le comment dire déjà les
les retombées immédiates du commerce
économique à Djibouti le détroit de
Babel mandep est vital il est plus que
stratégique il est vital par rapport à
une présence militaire qui sert plus à
voilà à la présence en elle-même pour
que au cas où on intervient et donc la
France en fait c'est un peu comme l'arme
nucléaire si tout le monde est là donc
tout le monde se laisse tranquille oui
alors la dissuasion alors la France a
donc décidé de de réduire et évidemment
comme je l'ai dit ça arrange Alassan
Ouattara et B sur du MAF à des degrés
divers Alassan Ouatara essaie de s'en
servir pour se présenter comme ce
souverainiste là qui a donc fait partir
la France or évidemment c'est entendu
là-dessus elle ne part pas pour bassur
du myfi ça présente une image de
conformité avec ce qu'ils ont promis ils
ont dit oui on va adopter une politique
de rupture et là il annonce le enfin le
départ plus ou moins de la France mais
il y a beaucoup de formes et très peu de
fond c'est pour ça que je suis revenu
sur l'affirmation de Osman Sonko qui dit
on met pas en question les accords de
défense or les accords de défense
préconisent une intervention une
présence continue de les accords de
coopération les accord de défense vérif
les accords de défense je dis les
accords de défense à l'Université
cherantadiob de Dakar et aujourd'hui il
est majoritaire à l'assemblée donc il
aurait pu justement depuis le 17
novembre qui est majorité il aurait pu
profiter depuis le 17 novembre pour dire
bah maintenant on a le pouvoir de
révoquer les accords de défense et de
dire à nos partenaires français que ça
fait pas 2 mois he mais il faut pas 2
mois pour on va observer
fait en 2025 et ce n'est pas une
question de détestation non on peut dire
à la puissance coloniale d'hier on
continue de de coopérer économiquement
mais votre présence militaire n'est pas
justifiée déjà le Sénégal n'est pas un
pays en guerre n'est pas un pays en
crise mais voilà dans le cas du Tchad
plus récemment la France n'a pas
vraiment montré que on peut compter sur
elle quand il y a des incursions
djihadistes des incursions de bokoaram
par exemple donc on peut dire en toute
amitié ok nous ne voulons plus nous
voulons être souverain comme vous la
France vous êtes souverain on ne peut
pas dire comme bassur di Mafa il a dit
que la France ne peut pas admettre des
soldats sénégalais sur son territoire
mais en même temps dire je ne remets pas
en cause les accords de défense c'est
comme vouloir que la France s'en aille
militairement mais qu'elle reste quand
même militairement d'où le concept de
duplicité et ce qui crée le doute pour
finir sur le cas du Sénégal ce qui
renforce mes doutes c'est que outre les
grandes annonces depuis que le Dios
sanofille est au pouvoir outre les
grandes annonces on a pu de grands actes
il y a eu les des promesses de grands
actes nous allons soutenir c'était le 22
août 2022 une fois au pouvoir nous
allons soutenir les États de l'AS dans
le combat contre le terrorisme on ne
voit rien de tout cela il y a pas eu une
décision qui marque vraiment une rupture
une décision qui va surprendre l'Afrique
tout entière de dire par exemple nous le
Sénégal on va rejoindre une structure
créée par les Africains l'alliance des
états du sel au contraire on a une
diabolisation de l'alliance des états du
sel et le Sénégal précise que la sortie
de la CDAO n'est pas du tout à l'ordre
du jour on a même vu le Sénégal en
première ligne assurer la médiation pour
ramener ces états dans la CDAO une mais
en fait en réalité tu veux que le
Sénégal soit fasse je veux à l'agenda de
laes non je veux que le Sénégal applique
la rupture systémique ils n'ont pas
écrit dans le programme qu'ils allaient
quitter la CDAO ou bien entr dans lees
non mais la la la la rupture systémique
implique des réformes qu'on n jamais vu
et non l'explication du conformisme par
le fait que ben c'est toujours comme ça
que le Sénégal a procédé autant
promettre en amont nous allons faire
exactement comme Mayal
parce que pas ils ont annoncé la fin du
vieux monde politique mais ils nont pas
annoncé de
systémque faire la rupture procéder à
une rupture systémique sans forcément
adhérer à laes c'est pour ça que je
demande les grands actes quels sont les
les grands Act du DI faille son depuis
depuis avril 2024 les grands discours
sont présents les grandes actions se
font attendre par exemple sur les
accords de pêche il y a eu une rupture
il y a eu le Sénégal a durci le temps et
il y a eu une rupture avec avec l'Union
européne on va voir ce que ça va donner
mais bon et puis par ailleurs il n'y a
pas que la politique étrangère il y a
également la politique locale et B a
fait un certain nombre d'annonces sur la
transparence économique sur la
démocratisation des institutions donc on
va observer tout cela en 2025
[Musique]
