✨ | OR DES MINGLes parures féminines sous l'ère de la dynastie Ming recelaient bien plus que de la simple ornementation. Elles incarnaient des symboles puissants, à la fois marqueurs de statut social et présages de bon augure.Cette exposition met en lumière l'orfèvrerie d'or de l'époque Ming, période où les bijoux et parures étaient utilisés non seulement pour leur beauté, mais aussi pour ce qu'ils signifiaient. Explorez les iconographies riches et délicates des parures d’or, révélant des motifs de la prospérité, de la longévité et de la bonne fortune, présentés avec une précision et un raffinement inégalés. ✨ "L'or des Ming. Fastes et beautés de la Chine impériale (14e-17e siècle"Du 18 septembre 2024 au 13 janvier 2025#GuimetChine2024➕ d'infos : https://bit.ly/or-des-mingCette exposition est organisée par le musée Guimet et le musée des Beaux-Arts de Qujiang (Xi’an, Shaanxi, Chine) dans le cadre de l’année franco-chinoise du tourisme culturel et de la célébration du 60e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et la Chine.Les œuvres présentées dans l’exposition appartiennent à la collection exceptionnelle de M. Kwok.Une exposition présentée en partenariat avec L'Ecole des arts joailliers, avec le soutien de Van Cleef & Arpels.Une exposition présentée avec le soutien média de : Connaissance des arts, le Figaro Magazine, SNCF Connect, Paris Première, Europe 1.
On rencontre sur les parures de l'exposition
une iconographie qui relève d'une partie de l'indication du statut et du rang
et on rencontre par ailleurs d'autres motifs
qui sont davantage porteurs de signes de bonne augure.
Il s'agit d'une exposition consacrée à leur fèvrerie d'or
sous le règne de la dynastie des Ming,
cette grande dynastie chinoise qui a régné sur l'Empire
entre le XIVe et le XVIIe siècle.
Parmi les boucles d'oreilles, la boucle d'oreilles en forme de calabas ou double gourde,
il s'agit en fait d'une cucurbitacée très commune en Chine.
Comme toutes les courges, elle comporte de nombreux grains.
Et grains en chinois se dit zè,
ce qui se prononce de la même façon que zè, le fils, l'enfant, l'héritier.
Et en raison de cette homophonie, on considère généralement
que la calabas, double gourde, est un signe de bonne augure
qui apporte une descendance nombreuse aux femmes,
auxquelles bien sûr les femmes de la société traditionnelle chinoise aspiraient toutes.
En dehors de l'iconographie de bonne augure,
on rencontre donc l'iconographie d'un signe.
Et celle-ci était particulièrement importante sur certains objets de l'apparure féminine
tels que le pendant d'écharpe, appelé Peijui.
Ce pendant était porté au bas d'une écharpe
qui elle-même était un vêtement indicatrice du statut et du rang de la femme qui le portait.
Le motif de l'écharpe en soit façonné ou brodé,
représenté pour les femmes du clan impérial des dragons ou des phénix.
Et l'écharpe qui était jointive au niveau des genoux
était maintenue par un pendant qui constitue une forme de boîtier ajouré.
Il pouvait contenir des objets de senteur, écorces, épices de différentes natures
et donc avait ce rôle de boîte à parfums.
Parmi les autres objets particulièrement spectaculaires de l'exposition
figure une très belle épingle de coiffure à motif de dragon enroulé.
Le dragon est réalisé entièrement en filigrane d'or.
Il poursuit la perle enflammée selon l'iconographie chinoise traditionnelle,
donc cette perle qui représente la connaissance.
Et la tige de l'épingle est torsadée
et donc reprend le sens de l'enroulement du dragon.
Et la tige se termine par un petit cuilleron qui est en fait une curette à oreille.
Donc c'est surprenant de voir un objet tellement raffiné,
un insigne de statue qui porte aussi cette fonction d'objet d'hygiène intime.
C'est très émouvant de voir ces objets
et d'imaginer les personnes qui les ont portés parmi les élites de la période Ming.