Aujourd'hui, on vous propose de découvrir les coulisses de l'exposition "Habiller le merveilleux, costumes de scène", présentée au château d'Azay-le-Rideau jusqu'au 3 novembre 2024 ! ✨
Conçue en partenariat avec le Centre national du costume et de la scène -Moulins, vous pourrez y retrouver un ensemble de costumes de ballets et d'opéras célèbres. 🩰
Du "Lac des cygnes" à "Obéron" en passant par "Isoline", parcourez les salles et apprenez-en plus sur la séléction des costumes, le travail de mannequinage ou encore le choix d'Azay-le-Rideau en tant qu'écrin de l'exposition. 🏰
▬▬▬▬▬▬▬▬ 📲 SUIVEZ-NOUS SUR LES RÉSEAUX ▬▬▬▬▬▬▬▬ Le Centre des monuments nationaux : X : https://x.com/lecmn Facebook : / lecmn Instagram : / lecmn TikTok : / le_cmn LinkedIn : / centre-des-monuments-nationaux
Bonjour à tous, nous sommes aujourd'hui devant le château d'Azel Rideau, un joyau du Val-de-Noire,
et nous allons vous emmener à l'intérieur, à la découverte de l'exposition
Habiller le Merveilleux Costume de Serre.
Cette exposition sera présentée à partir du 26 juin jusqu'au 3 novembre
en partenariat avec le Centre National du Costume et de la Terre.
Et justement, nous vous emmenons dans les coulisses du CNCS
pour découvrir comment on a monté cette exposition. Suivez-nous.
Pour la sélection, il y a eu une première sélection sur base de données, informatisée,
avec des dix mille costumes à l'exposition.
Ensuite, en fonction du travail d'avancement sur le projet d'exposition à Azel Rideau,
en rapport avec Azel Rideau, avec la commissaire Véronique Renata,
et la direction de Véronique Rideau, il y a eu un choix un peu sur base informatisée.
Après, il faut aller vérifier s'il est en état d'être présenté ou pas.
Du coup, on est en train de faire un travail largement en amont
pour gérer toutes ces étapes différentes.
Et puis, les sujets repartent par milieu.
Et puis, on peut dérouler jusqu'à la sélection finale.
Les clichés de télégraphie à l'intérieur de l'exposition,
bien sûr, les textes à l'intérieur de l'exposition,
et les textes à l'intérieur de l'exposition à l'amont,
avec une question qui est adaptée pour gérer plus ou moins longuement l'exposition.
Donc là, ici, on a une des robes de la reine.
Et on l'a sortie pour étudier avec Garance
comment on allait demander la caisse adaptée
pour pouvoir l'emmener à Azamédo.
On va la déployer.
Vous allez voir que c'est toujours un peu contraignant,
ce genre de costume.
Et puis, de là, c'est deux dimensions.
Elle arrivera en trois dimensions à prendre vie
grâce au mannequinage de l'atelier de mannequinage du CNPR.
Je vais vous présenter notre travail de mannequinage.
C'est à la fois valoriser une caisse,
et en même temps la protéger.
C'est à la fois une question de conservation.
Et donc, pour cela, on va utiliser certaines méthodes.
La première chose, c'est de prendre les mesures.
On fait le travail inverse du CNPR.
Nous, on va prendre le costume, on prend ses mesures,
et à partir de ça, on va recréer le corps,
recréer la silhouette de la personne que l'attends-t-on.
Ces mannequins-là, on ne les trouve pas dans le cinéma.
Donc, on les fabrique nous-mêmes.
Notamment pour ce but, il a fallu que je les retaille,
que je les rabote, que je les lime,
et puis ensuite, que je lisse la matière,
et que je recouvre avec une huile de dégainage,
et puis que j'écoute le but des bons bras,
avec la bonne courbe des épaules.
C'est très important dans le mannequinage,
parce que j'aime bien quand on a l'impression
qu'il y a comme un petit peu d'air,
Je suis Nathalie Muraté,
je suis la cheffe du service culturel du château d'Azel-Rideau.
C'est un château qui se situe dans le Val-de-Noire,
entre Tours et Chimont,
et un château qui est un bijou de la Renaissance française.
Il a été bâti au début du XVIe siècle,
sous le règne de François Ier,
pour l'un de ses financiers.
On n'est pas du tout dans un château défensif,
même si vous voyez de manière latérale des tourelles,
on est dans un château de plaisance.
Et vous pouvez aussi remarquer
que cette façade très harmonieuse
se reflète dans un miroir d'eau,
qui a été aménagé au milieu du XIXe siècle,
par les propriétaires du château d'alors,
qui étaient les marquis de Bianco.
Et ces marquis vont acheter le château
à la fin du XVIIIe siècle,
et vont donc créer un écrin végétal
autour de ce monument,
de ces lieux remarquables.
La genèse de cette exposition
remonte déjà à plusieurs années,
et l'idée initiale était de partir
du ressenti de nos visiteurs.
Quand ils visitent le château d'Azalbido,
beaucoup nous disent
que c'est un véritable château de contes.
Et nous avons donc eu envie
d'investir le château
et d'y présenter des costumes de scènes
en lien avec des grands contes.
Je pense par exemple au Lac des Filles,
et puis d'autres peut-être un petit peu moins connus,
comme Audine, Isoline ou Oberhof,
qui sont des contes qui ont été mis en scène
dans des spectacles de danse,
au théâtre ou à l'opéra,
avec des costumes tout à fait remarquables,
en lien avec la nature
et avec l'univers de l'Histoire.
Donc le Lac des Filles, évidemment,
c'est une référence.
On peut faire le lien avec
les miroirs d'eau du château d'Azalbido.
On a aussi, évidemment,
le conte d'Audine,
avec cette Audine qui sort des eaux,
qui tombe amoureuse d'un prince
qui finalement faille le connaître.
Et puis pour Oberhof et Isoline,
on est plutôt sur un univers végétal.
Mais un autre lien que l'on peut tisser
avec le château d'Azalbido,
c'est l'excellence des savoir-faire.
Puisque tous ces costumes sont réalisés
par des artisans d'art,
de la maquette créée par le costumier
jusqu'à la fabrication dans l'atelier de culture.
On a de multiples étapes.
Et donc on peut faire ce lien aussi
avec les métiers d'art,
les compétences de ces métiers d'art
que l'on a aussi dans le domaine
du patrimoine bâti,
dans la restauration de nos collections.
Donc on a eu envie de faire dialoguer
ces univers qui finalement se rejoignent
sur la thématique du conte
et ses compétences très particulières
que sont celles que l'on a
dans le costume de scène et dans le patrimoine.