FRANCE UNDER FIRE: Riot Police Accused of Searching 12-Year-Old Schoolchildren in Paris
2 Vues de vidéo·5 nov. 2026
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Il est
journaliste.
Merci.
C'est une action de
police en cause, c'est
une action de police.
C'est parti !
Alors, les personnels ont eu des très bonnes réactions
il y a trois semaines, un mois,
quand ils ont fait des déclarations, ils sont sortis
pour dire qu'ils soutenaient le mouvement
et qu'ils étaient contre le blocage.
Par contre, contre la répression policière
et pour la satisfaction des revendications.
Donc la question des infirmières, il n'y a pas eu
d'infirmière pendant tout un an l'an dernier.
Le chauffage est catastrophique, il est bouché.
Et on est dans un lycée parisien du centre
de Paris qui a le plus de moyens.
On imagine dans quelles conditions vivent les élèves en banlieue.
Donc ça c'est la première chose.
Et deuxième chose, cette semaine, ils se sont fait désagir
en disant qu'on refuse de faire cours ou même de faire du télétravail
quand il y a des policiers en masse, armés lourdement,
en tenue anti-émeute, pour faire entrer les gamins
alors qu'il y a un blocage, tout ce qu'il y a de plus pacifique devant.
Aucune idée, moi ça dépend du gouvernement.
Ça fait un mois et demi maintenant que les gamins sont mobilisés
et ils ont raison,
que les parents aussi sont mobilisés et ils ont raison.
Il y a des problèmes de budget, le problème essentiel il est là.
Il faut qu'il y ait plus de moyens,
plus de profs pour pouvoir rénover les établissements,
pour pouvoir avoir des profs devant chaque élève.
Pour que les élèves, une fois qu'ils ont le bac,
puissent aller dans l'enseignement supérieur.
Moi, je travaille dans l'enseignement supérieur,
les conditions sont mauvaises,
elles se sont dégradées, elles sont catastrophiques en 10 ans.
Il faut savoir que de 2014 à 2025,
le nombre d'étudiants a augmenté de 20%,
on est passé à 3 millions
alors qu'on était environ à 2,4 millions en 2014,
et qu'il n'y a pas eu de moyens supplémentaires
pendant ces 10 années supplémentaires.
Tout a été fait.
Pour, soit pousser les murs, rajouter
quelques tabourets à droite à gauche,
pas de poste de prof en plus,
pas de poste de support pédagogique, de collègues, de biais.
Et donc, c'est des conditions qui sont dégradées de façon drastique,
à la fois pour les collègues et pour les étudiants.
C'est la catastrophe, c'est une stratégie de...
On devrait être sur une stratégie de désescalade
et d'écouter les revendications.
Les revendications qui ont été accordées, qui sont insuffisantes,
le 26 octobre, elles auraient dû être accordées il y a plus d'un mois.
Et maintenant, elles sont largement insuffisantes.
Il faut qu'ils s'aident le plus et qu'ils donnent plus de moyens
pour l'enseignement supérieur et pour l'éducation nationale.
Il faut qu'ils abrogent Parcoursup dès maintenant
et qu'ils mettent en place suffisamment de postes,
de places dans l'enseignement supérieur
pour pouvoir permettre à tous les bacheliers d'aller
dans l'enseignement supérieur s'ils le souhaitent.
Ce matin, les lycéens avaient bloqué l'entrée du lycée Hélène Boucher
et du lycée Ravel.
Les CRS sont arrivés, ont débloqué les entrées
des deux lycées qui sont situés sur le cours de Vincennes
et ont repoussé les lycéens jusqu'à cet endroit, puis les ont nassés.
Donc on est quand même à 150 mètres des bâtiments.
Ils les ont repoussés jusqu'ici
et ils sont actuellement à 100 mètres du périphérique.
Donc quelle est l'image qu'ils souhaitent donner ?
C'est que les lycéens souhaitaient bloquer
le périphérique, ce qui n'est pas le cas.
Ben, elle est...
Elle est incompréhensible, elle est ulcérante.
J'ai vu également, il y a deux jours, parce que notre établissement,
Hélène Boucher, est une cité scolaire.
Il y a un collège également qui fonctionne.
Moi, je suis représentante des parents du côté du collège.
Les collégiens ont été obligés, il y a deux jours,
de montrer leur carnet de correspondance à des CRS
qui bloquaient l'entrée du bâtiment.
Des enfants ont été fouillés.
Des enfants de 13 ans, de 12 ans ont été fouillés,
ont été sommés de montrer leur carnet de correspondance,
non pas à des assistants d'éducation,
mais à des forces de l'ordre casquées,
parfois au visage masqué, avec des grenades sur leur plastron.
C'est inadmissible dans une république.

