Les nouveaux maires du Gard #5 : Frédéric Meseguer à Beauvoisin

Objectif Gard
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Résumé vidéo
Généré par IAFrédéric Mességuier, the new mayor of Beauvoisin, discusses his transition to leadership and his vision for the commune. His primary objectives include resolving the local medical crisis, improving infrastructure and cleanliness, and fostering social cohesion among a rapidly growing population to prevent the village from becoming a mere dormitory town.
Objectif Gare poursuit sa série d'été.
Nous sommes ce samedi ici à Beauvoisin à la rencontre de Frédéric Mességuier.
C'est le nouveau maire élu très largement en mars dernier.
Alors quelques mois après son installation, où en est-il?
Quels sont ses projets pour ce mandat?
Partons à sa rencontre.
Bonjour monsieur le maire.
Bonjour Abdel.
On est ravi d'être là.
Monsieur Mességuier ici à Beauvoisin.
Merci pour votre accueil.
Merci de venir nous voir dans notre beau village.
On est très heureux. Je découvre cette mairie.
C'est la première fois que je passe devant la mairie de Beauvoisin.
Vous me la faites visiter? On y va?
Oui, avec plaisir.
Parfait.
Alors, l'entrée historique de la mairie de Beauvoisin,
qui a plus d'un siècle et demi.
C'est l'ancienne école du village.
J'ai vu qu'il y avait la police municipale,
mais j'ai vu surtout parce que je me suis trompé en arrivant,
parce que je suis rentré à la bibliothèque.
Voilà, la médiathèque.
Qui a été faite juste à l'entrée de ville de la rue Commerçante,
où une médiathèque très active et qui, du coup,
permet aux 600 enfants de la commune de s'ouvrir à la lecture.
Quand je suis rentré, il y avait des familles qui étaient là avec des enfants, etc.
Alors, vous savez que c'est une série de l'été sur Objectif Gard,
puisqu'on va la rencontre des nouveaux maires du Gard.
Vous êtes nouveau maire.
Peut-être la première question sur laquelle je souhaitais vous interroger,
c'est comment vous vivez ces premières semaines,
ces premiers mois dans cette nouvelle fonction ?
Vous avez été beaucoup dans l'opposition, on va en parler tout à l'heure.
Alors, je le vis très bien, je suis très content.
Je suis là où je voulais être, je l'ai choisi.
Par contre, je me suis rendu compte du travail à effectuer.
Première vague après l'élection, la vague élection municipale.
Seconde vague, communauté de communes.
Tous les syndicats auxquels la ville est adhérente devaient se réunir.
Je vous avoue que je pensais que la mise en place serait beaucoup plus rapide.
Et en fait, il a fallu bien trois gros mois pour prendre en main les divers dossiers en cours
et connaître ses interlocuteurs, connaître bien les agents également.
Et en fait, là, avec l'été, un petit peu d'accalmie
et on peut vraiment mettre le nez dans les dossiers
et pour lancer aussi nos projets à venir.
C'est vrai que quand on se lance dans un projet politique,
quand on veut devenir maire de sa commune,
on n'imagine pas forcément la charge de travail que cela représente.
On ne voit pas toujours, non plus systématiquement,
à travers bien évidemment les habitants,
qu'aujourd'hui, être maire, c'est beaucoup aussi d'administratif,
beaucoup de temps passé à une charge aujourd'hui
qui ne permet pas d'entreprendre comme on le voudrait tous les projets.
Effectivement, le millefeuille administratif, ce n'est pas une légende.
Et notamment dans la fonction publique territoriale.
Je suis issu de la fonction publique d'État.
Je connais les millefeuilles administratives,
mais là, la fonction publique territoriale, je pense qu'on a passé un niveau.
Vous étiez dans l'opposition, effectivement, pendant de nombreuses années.
Qu'est-ce que ça fait pour les gens qui vont nous regarder ?
Qu'est-ce que ça fait d'être opposant à une majorité municipale
et puis, d'un seul coup, d'être manette de la commune ?
Alors, pas si nombreuse que ça, ces années d'opposition.
Un seul mandat, j'ai toujours été très actif sur ma commune.
Ouais, mais six ans de maman, là, c'est l'heure, quand même, dans l'opposition.
Mais pendant les six ans dans l'opposition,
ça m'a permis de connaître les dossiers, connaître la mairie
et surtout de savoir ce que je voulais faire
et surtout que je ne voulais pas que ce soit fait ou refait.
On le voit, puisqu'on a déambulé déjà pour préparer cette interview
et j'ai vu qu'il y a beaucoup de travaux dans la commune.
Pourquoi ? Qu'est-ce qui se passe ?
Est-ce que c'est la continuité de ce qui a pu être fait par la majorité précédente ?
C'est ça. Les travaux qui sont faits actuellement
sont des travaux initiés par l'ancienne municipalité.
Alors, des travaux nécessaires,
notamment pour le réseau pluvial de la commune,
mais des travaux en centre-ville qui perturbent un petit peu
les habitants, les commerçants, les sens de circulation.
Mais je le dis une nouvelle fois, des travaux nécessaires
et qui devraient être terminés avant le 15 août,
le début de notre pète-votre.
Eh oui, parce qu'on est au début du mois d'août,
c'est dans quelques jours, la diffusion de cette vidéo,
ce début du mois d'août, c'est quelques jours avant la fête votive.
Rassurez les habitants, il n'y aura pas de souci pour la fête votive.
Il n'y aura pas de souci.
Les travaux seront terminés et notre fête pourra avoir lieu.
L'âme de cette fête est ce plein du Temple, ici même, où tout s'y déroule.
Tout à l'heure, je le disais, monsieur Mességuet,
quand on a préparé ce reportage,
on a constaté que vous étiez pas mal interpellé par les habitants
qui vous saluent, qui vous appellent Frédéric, etc.
Et en fait, tout ça me donne l'impression que c'est en phase avec le résultat,
parce que vous avez été élu à une très grande majorité.
Il y avait une vraie envie de Frédéric Mességuet à vos voisins ?
Je ne vais pas vous dire le contraire, parce qu'effectivement,
on a bien gagné.
Je ne m'attendais pas, d'ailleurs, à gagner avec autant d'écarts.
Mais je pense que les gens ont bien entendu ce qu'on souhaitait faire.
C'est-à-dire être à leur écoute, faire ce que les gens souhaitent
et surtout ne pas décider sans eux.
Quel est le premier dossier que vous avez pris à bras-le-corps à votre arrivée ?
Alors, le premier dossier, mais qui n'est toujours pas réglé,
c'est le dossier des médecins.
C'est une grosse demande au niveau de la commune.
Nous n'avons plus de médecins depuis près d'un an.
6 000 habitants, plus de médecins traitants.
Oui, c'est un vrai problème.
Un vrai problème, alors ce n'est pas dû à vos voisins.
Il y a de moins en moins de médecins.
On est dans des zones sous-dotées, en carence au niveau des médecins.
Donc, on travaille directement avec l'ARS, la CPTS Sud Camargue-Gardoise,
qui est très active pour nous, pour faire revenir à des médecins.
Parce que c'est un peu votre promesse de campagne quand même.
On a des locaux, on a des locaux qui existent,
mais qui pour le moment sont vides.
On a une pharmacie juste derrière nous qui est très dynamique.
Donc, on peut faire un attendant de la téléconsultation
pour pallier justement au manque de médecins.
Et pour essayer de faire revenir les médecins,
on travaille directement avec l'ARS,
avec maintenant une société de communication qui travaille,
qui nous a été conseillée par l'ARS pour faire de la promotion
auprès des nouveaux médecins pour les faire venir.
Et également, que ce soit d'un côté, avec la région,
pour se rapprocher de la Maison de Santé de Saint-Gilles,
pour connaître un petit peu le satellite Ma Santé Ma Région.
Et de l'autre côté, au niveau de l'ARS,
il y a un dispositif qui s'appelle Un médecin près de chez vous,
qui fait aussi, en se rapprochant des maisons de santé
ou des cabinets médicaux voisins, comme Générac ou Vauvert,
c'est notre volonté pour pouvoir...
Et est-ce que vous êtes optimiste ?
Vous êtes optimiste ?
Je suis optimiste.
Vous pensez que ça va arriver dans quelques mois ?
Ça va arriver.
J'espère qu'on voit la lumière d'ici la fin de l'année.
On est au Café du Commerce, c'est le café central de Beauvoisin,
celui où on va s'installer, si vous voulez bien Monsieur le Maire,
pour continuer notre échange.
Peut-être l'occasion d'évoquer également l'attractivité de Beauvoisin,
parce que vous le dites, il y a une carence au niveau des médecins
et à la fois, c'est une commune qui continue à attirer de nouveaux habitants.
Comment on l'explique cette attractivité de Beauvoisin ?
Parce que c'est un village dynamique déjà.
Je vais faire un petit peu de pub,
c'est un des plus beaux villages de Petite Camargue.
Je suis né à Nîmes, mais j'ai toujours habité à Beauvoisin,
donc je pourrais vous dire qu'on y a toujours bien vécu,
on y est bien élevé.
Nous avons une population jeune,
c'est-à-dire que plus de 600 enfants scolarisés à Beauvoisin,
moins de 11 ans, donc plus de 10% de la population.
Nous n'avons pas de nouvelle ouverture de classe, mais on n'a pas de fermeture.
Ce qui n'est pas le cas partout, ce qui prouve la dynamique de la commune.
Parlons des priorités des habitants de Beauvoisin.
Il y a le cadre de vie, bien évidemment,
il y a les travaux aussi en termes de sécurité, prévention, inondation, etc.
Quelles sont les priorités ?
Est-ce que c'est la question autour de la sécurité ?
On en a parlé il y a quelques instants sur l'aspect médical.
Est-ce qu'il y a d'autres sujets de priorité sur lesquels vous travaillez ?
La priorité des Boisinois, c'est propreté voirie.
Donc, c'est la première chose sur laquelle on va travailler.
Au niveau propreté, c'est avec les services techniques
et les entreprises externes qu'on est en train de mettre en place pour la rentrée.
Ça ne se fait pas du jour au lendemain.
Bien sûr.
Vous disiez tout à l'heure, vous avez été bien élu.
Qui dit bien élu, dit beaucoup d'attente.
Beaucoup d'attente des Beauvoisinois.
Et là, pour le moment, je suis plutôt dans l'explication de dire,
on va le faire, mais laissez-moi un petit peu de temps pour mettre en place ceci.
Donc, au niveau de la propreté,
on est en train de mettre en place de nouveaux protocoles
pour le nettoyage du village et de ses rues.
Tout ce qui est aussi faux cardage.
Et notamment pour faire attention au niveau des incendies.
Et également à la voirie, où là, on va avoir un programme pluriannuel
pour la réfection de la voirie sur toute la commune.
Parlons de vous, monsieur le maire, monsieur Mességué,
parce que, bien évidemment, être maire d'une commune comme Beauvoisin,
c'est être sollicité en permanence.
Je l'ai dit tout à l'heure, on se baladait.
Beaucoup de gens sont venus vous dire bonjour.
Je présume que ces sollicitations sont continuelles.
Comment on arrive à consigner une vie personnelle là-dedans ?
Alors, une vie personnelle, c'est vrai que là, depuis l'élection,
la part municipale est très, très importante.
Vous en parlerez à mon épouse.
Mais après, voilà, c'est une volonté d'être là où je suis, je le dis.
Donc, je n'ai aucun regret.
Les Beauvoisinois, pour le moment, me sollicitent beaucoup,
mais sont quand même bienveillants.
Voilà, je n'ai pas eu de problématiques par rapport aux habitants.
Mais parce qu'ils voient que, certainement, je vais tout faire pour que ça se fasse.
Vous êtes très présent aussi dans la commune.
Je suis très présent. Je l'étais avant de m'être élu.
Parce que j'étais, comme je vous l'ai dit, un enfant du village
et que j'ai été président du comité d'animation,
président de diverses associations par le passé.
– Et votre profession aussi, peut-être, qui est jouée.
– Voilà. Donc, je suis fonctionnaire de police, effectivement.
Quand vous dites que c'est très prenant,
il a fallu que je me mette, du coup, à mi-temps, au niveau du commissariat.
Donc, je suis à 50% en tant que fonctionnaire de police.
Au niveau du commissariat, je suis enquêteur.
La chance d'être élu, on a quelques jours de mandat électif.
Et du coup, j'essaie d'avoir 60% de mon temps en mairie
et le reste du temps au commissariat.
– Monsieur le maire, si je reviens dans 5 ans, ici, à Beauvoisin,
qu'est-ce que vous me direz, dans 5 ans ?
Qu'est-ce que vous aurez réalisé ?
– Eh bien, je vous dirais, Abdel, regardez ça, là.
On a fait ça, on a fait ça, on a fait ça.
Je pense qu'on a bien travaillé.
– Et il y aura des médecins.
– Il y aura des médecins et j'espère aussi que les gens continueront,
comme vous le dites là, à venir me dire
« Fred, Fredo, ça va ? T'as vu ceci, t'as vu cela ? »
– La proximité, le contact direct avec la population.
On va terminer par 2-3 petites questions rapides.
C'est un peu la thématique, effectivement, de cette rubrique.
Beauvoisin en 2-3 mots.
Quelqu'un qui ne connaît pas Beauvoisin, qu'est-ce que vous lui diriez ?
– Beauvoisin, petite camargue, soleil, tradition et vivre ensemble.
– Votre endroit préféré dans la commune ?
– Ici, la place, la place du temple, voilà.
– Et le café du commerce ?
– Le café du commerce notamment, parce qu'il est central au niveau de la place.
Mais la place du temple est vraiment un lieu de vie
qui rassemble les gens, où les gens se croisent.
Vous voyez le temple qui est derrière nous, le temple classé,
qui n'a pas été mis à cet endroit-là tout simplement parce que c'était un lieu de vie.
Les commerces se trouvent à proximité, c'est là où les gens se croisent.
Et c'est là où la fête se fait aussi.
Mais c'est là où les gens discutent, les gens échangent.
– Il y a besoin effectivement de retrouver cette convivialité et ces échanges.
On le voit d'ailleurs à travers les reportages que nous faisons depuis le début de l'été.
Tous les maires nous disent que la place centrale du village
doit redevenir des lieux de convivialité, d'échanges et de partage.
– Lieux de vie, voilà ce que je voulais vous dire aussi.
Ça me permet une petite aparté.
– Je vous en prie, dites-moi un peu.
– C'est que nous, Beauvoisin, en 15 ans, on a pris 2000 habitants.
On est passé de 4000 à 6000 habitants.
C'est allé très vite, ces personnes se sont installées,
mais on ne les a pas de suite saisies.
On a, pour moi, et c'est un constat avant l'élection,
il y avait un trou entre les 4000 qui étaient là et les 2000 qui sont arrivés.
Grâce aux écoles, grâce aux enfants des écoles,
ça se rassemble, grâce aux associations.
Mais nous aussi, mairie, on veut tout faire pour que ces 2000 habitants
se sentent Beauvoisinois, tefl comme on dit chez nous,
et que ce ne soit pas Beauvoisin-ville-dortoir.
– Merci beaucoup monsieur le maire pour votre accueil ici,
dans ce beau village de Beauvoisin et à très bientôt.
– Et à très bientôt et je souhaite que vous reveniez rapidement.
– On aura l'occasion de revenir.
– Merci.
– Tout l'été, Objectif Gard part à la rencontre des nouveaux maires du Gard.
Rendez-vous la semaine prochaine du côté de Méjeanne Nézadez.
