Que faut-il retenir de 2024 et qu'attendre de 2025 ?
47 Vues de vidéo·31 déc. 2024
On va basculer en 2025.
Mais avant de vous demander quels sont vos souhaits pour 2025,
et je ne doute pas qu'ils soient nombreux,
on vous a interrogé sur ce que vous retenez de cette année 2024.
On va commencer avec vous, Amine Elbey.
Quelles sont les images ou l'histoire
qui vous a marquées au cours de cette année 2024 ?
Le fait marquant, moi, qui m'a marqué en 2024,
c'est le courage de Gisèle Pellicot.
Gisèle Pellicot, qui a osé affronter ses bourreaux,
les regarder droit dans les yeux, écouter les récits d'audience.
Elle a accepté la publicité des débats,
alors que l'audience aurait pu se dérouler à huis clos.
Et à mes yeux, elle incarne ce courage dont on a besoin,
le courage de la libération de la parole des femmes.
On en parlait tout à l'heure des violences conjugales.
Et je crois qu'il faudra tirer les leçons aussi de ce courage
qu'incarne Gisèle Pellicot.
Pourquoi pas demain, en créant une juridiction spécialisée
qui regroupe à la fois l'action judiciaire et l'action administrative,
donner des ordonnances de protection systématique
pour les femmes victimes de violences sexistes, de violences conjugales.
Je voulais saluer cette femme parce que je pense que son combat
est le plus beau des combats.
C'est le symbole de la voix, de la voix qui s'élève, de la voix des femmes.
L'OMERTA, c'est fini.
Elodie Huchard, en tant qu'observatrice du monde politique et en tant que journaliste.
En tant que journaliste politique, je me sens obligée de parler de la dissolution.
J'aurais deviné, Elodie Huchard.
Parce qu'effectivement, c'est quelque chose qui a profondément marqué
la politique cette année.
Je ne suis pas sûre que ce soit dans le bon sens par ailleurs.
Mais en vrai, ce qui m'a vraiment marquée,
ce n'était pas du tout la dissolution que je voulais dire dans un premier temps.
C'est parce que vous connaissez ma passion pour la traduction royale.
C'est effectivement l'annonce et parce que ça a eu un vrai rôle
aussi dans la communication des cancers du roi Charles et de Kate Middleton.
On a vu comment la communication de la famille royale a évolué.
Et aussi, ils ont tenu, justement, à rendre ça public
justement pour que les gens aillent se faire dépister plus facilement,
pour que ça ne soit pas un tabou.
Et au-delà du côté un peu people, je trouve ça intéressant
qu'ils puissent utiliser leur célébrité à ce profit.
Ça ne me surprend pas de vous.
Mais j'ai quand même dit la dissolution.
Oui, j'ai bien compris.
J'ai bien compris.
Jacques Morel.
Bien, j'avais une idée avec les sujets qui avaient déjà été pris par vos invités.
Donc, j'en suis arrivé à la visite du pape François,
qui, pour moi, est quand même un rayon de soleil
dans ce spectacle un peu triste ou catastrophique
qu'on a pu rencontrer cette année.
Sa liberté politique qui fait que finalement, il dédaigne Paris
pour venir d'abord à Marseille, ensuite en Corse.
On voit les images d'ailleurs en Corse.
Féliciter.
Pour les auditeurs d'Europe.
Et remercier les Corses pour leur foi.
Et cet homme qui est fatigué, presque contenté de rester,
surtout fin d'année, bénédiction.
Il y a des cérémonies importantes au Vatican.
Il a fait l'effort quand même de venir, de prendre tous ses enfants,
de prendre le temps d'aller terminer un congrès qui se passait là-bas en Corse.
Et je trouve que c'est un rayon d'espoir dans tout ce paysage.
Julie Girard, vous avez un pied aux Etats-Unis, un pied en France.
Et votre image me surprend qu'à moitié, finalement.
Je viens de la découvrir.
Alors, j'ai choisi l'image de l'atterrissage de la fusée de SpaceX.
Très gracieusement, le 13 octobre dernier,
parce que je trouve que c'est une prouesse technique qui, certes,
appartient à Elon Musk, mais aussi à l'humanité entière,
puisque c'est vraiment, je crois, un progrès,
une innovation dont on peut tous être fiers et qui nous tourne vers le futur.
Mais aussi, évidemment, comme c'est Elon Musk,
un fait très marquant de cette année d'un point de vue politique.
Il a été le plus grand soutien de la campagne républicaine aux Etats-Unis.
Il est en train de redéfinir un changement de paradigme
dans la manière de faire de la politique.
Et donc, je pense que c'est, pour moi, l'image qui incarne à la fois 2024
et d'une certaine manière aussi notre avenir.
Attention, je vais vous poser la question pour 2025, n'anticipez pas.
Sabrina Medjeber, qu'est-ce que vous retenez, vous, sur cette année 2024?
Alors, il y a une image qui m'a profondément, plus que marquée, émue.
C'est l'image de Abu Daryaé, cette jeune iranienne
qui a ôté ses vêtements devant un parterre de molas,
hommes et femmes, qui montre à quel point,
qui déjà, nous, nous réduit en tant que femmes en Occident,
qui sommes choyées et confortées par l'acquisition de droits
civiques et des droits élémentaires.
Et de voir que cette femme a des milliers de kilomètres de chez nous,
qui vit sous un joug terroriste
de la molacratie et eu ce courage absolument héroïque
de se déshabiller et de marcher pour signifier la vie,
la vie qui est le slogan des Iraniennes et du combat des Iraniens en général.
Femme, vie, liberté.
Je trouve que c'est une sacrée claque à nous autres femmes en Occident
qui ne sommes même pas manifestées pour elles
et qui n'arrivons pas aujourd'hui à défendre le moindre des droits élémentaires,
c'est-à-dire pouvoir nous vêtir comme nous l'entendons
et ne pas subir le joug communautaire de certaines idéologies.
Je trouve que cette femme a marqué l'année 2024 par son courage,
par son héroïsme.
Et lorsque je vois qu'en France, par exemple, Mona Jaffarian,
qui est la présidente du collectif Femmes Asadis, est sous protection
policière, je me dis que l'Occident et notamment la France,
la France, c'est la matrie des droits des femmes.
Je me dis qu'il y a un sacré déclin civilisationnel.
Michel Taubat, que retenez-vous de 2024 ?
Moi, je retiens déjà le choix qu'a fait Sabrina Manjaber,
parce que je pense que le combat des femmes iraniennes,
c'est le combat de toutes les femmes dans le monde
et de toutes les femmes et les hommes libres dans le monde.
Alors moi, je voulais initialement parler de la dissolution qui, pour moi,
a résonné comme une véritable démission d'Emmanuel Macron.
Elodie Huchard vous a demandé, c'est Michel Taubat.
Mais je respecte évidemment la primaire à Elodie Huchard.
Si vous avez insisté, elle aurait mis la...
Je me suis pas mis à te poser quelque chose.
Mais peut-être qu'elle m'aurait rejoint sur un petit moment de nostalgie,
surtout pour nous, les plus jeunes d'entre nous, n'est-ce pas Thierry ?
Je ne vois pas pourquoi, je ne comprends pas ce que vous voulez dire.
Un petit moment de nostalgie avec la disparition d'Alain Delon,
qui a une grande perte, mais qui en même temps, il n'est plus là,
mais en même temps, il est toujours présent.
Son oeuvre est extraordinaire et pour moi, Alain Delon,
c'était au-delà de sa filmographie extraordinaire.
C'était à la fois la beauté de la vie et la profondeur de la vie,
parce qu'il avait cette profondeur qui a fait, à mon avis,
son talent au-delà de sa beauté.
Et puis, pour celles et ceux qui en ont le temps,
vous pouvez revoir la trilogie avec Melville, le samouraï,
le cercle rouge et un flic.
Voilà, j'aimerais avoir cette...
Surtout que cette année,
on a battu tous les records de visite des salles de cinéma.
C'est vrai, on l'évoquait tout à l'heure.
J'en profite pour saluer Naber Saada,
puisque j'étais, au moment de l'annonce de sa mort,
on était en émission spéciale.
Naber Saada, cette producteur, est proche d'Alain Delon.
Il nous reste quatre minutes.
Je vais vous demander de faire très court.
On va se projeter sur 2025,
le tournant pour 2025, où vos vœux, comme vous le voulez,
on va commencer avec vous, Sabrina Bedjaber.
Très rapidement, parce qu'il nous reste quatre minutes.
Que Boilem Sansa soit libérée, c'est le premier vœu.
Le second vœu, j'en ai plusieurs, c'est qu'évidemment,
les Français soient en bonne santé,
qu'ils puissent aller à l'école en toute paisibilité,
que les professeurs puissent enseigner en toute quiétude,
que l'économie soit, pour une fois justement, étudiée,
moins de dépenses publiques, moins d'états thérapeutiques,
moins d'état de nounou, plus de liberté pour nos entrepreneurs,
que nos agriculteurs arrivent à voir le bout du tunnel,
puisque c'est quand même un plan social sectoriel
des plus silencieux et des plus graves.
Et puis encore tant d'autres choses, mais nous espérons.
Rapidement, rapidement, les amis, il nous reste trois minutes.
Je regarde le chronomètre, je suis le maître des horloges.
Amine, en quelques mots.
Un, cesser le feu dans la bande de Gaza,
la libération de tous les otages,
de deux, de nos compatriotes français otages.
On l'évoquait tout à l'heure.
Et puis surtout, réunir ces deux peuples frères,
peuple juif, mais aussi peuple arabe et musulman.
Et en France, mettre fin aux conséquences de tout cela.
J'en ai assez, moi, de voir mes compatriotes juifs
se faire insulter de salles juifs ou de salles génocidaires.
Voilà, j'aimerais que musulmans et juifs puissent faire communion
et demain dire tu touches un juif, tu touches à mon frère.
Bonne fête à vous, Michel Thaube.
Rapidement, rapidement, très vite, en deux mots.
Pour annoncer un événement qui aura lieu en juin prochain,
le Sommet mondial des océans qui aura lieu à Nice,
qui sera un événement important pour notre pays.
Pas aussi important que les Olympiques, mais quand même.
Voilà, espérons que ce sera un beau succès et qu'on prendra en compte.
On l'a vu avec Mayotte, les effets du réchauffement climatique.
Julie Girard.
En tant qu'écrivain, clairement, la libération de Bouyn-le-Mstensal.
J'espère que ce sera le cas le plus rapidement possible.
Jacques Morel.
Mais que les Outre-mer retrouvent de l'inquiétude,
ce qui permettra à nos camarades policiers et gendarmes
qui ont été beaucoup sollicités pendant l'année 2024
de retrouver une certaine sérénité et la paix dans leur famille.
Et je termine avec Élodie Huchard.
J'ai hâte de vous écouter.
Elle a la pression beaucoup trop de pression.
Oui, oui, oui.
Non, mais que souhaiter peut-être qu'on retrouve un peu une stabilité politique,
parce qu'effectivement, on peut commenter cette dissolution,
on peut commenter ces remaniements.
À la fin des fins, tous ces hommes politiques trouvent des ministères,
des voitures avec chauffeurs, repartent, reviennent.
Peu importe, en attendant, c'est les Français qui trinquent.
Et on peut se dire que les hommes politiques
devraient penser peut-être un peu plus à l'intérêt général.
Ça fait des années qu'on le dit, ça ne fonctionne pas.
Mais je pense qu'un peu de stabilité politique ferait du bien au pays,
même si on rappelle qu'on a découvert,
avec ce gouvernement démissionnaire pendant des semaines,
que l'administration tourne très bien.
C'est peut-être une autre question à se poser.
Pourquoi l'administration, l'État profond,
devient visiblement plus fort que nos propres gouvernants ?
Et vous n'avez pas un souhait pour nos amis britanniques ?
Même pas. Je m'attendais à quelque chose.
Non, je vous en prie, allez-y, profitez-en, on a un peu de temps.
Déposer le prince William, s'il jamais nous regarde.
Pardon ?
Bah, déposer le prince William, s'il nous regarde.
Ah, ça, c'est un scoop.
Ah, c'est un scoop pour les...
C'est un souhait.
C'est un scoop aussi pour les auditeurs d'Europe 1
et les téléspectateurs de CNews.
Je m'attendais pas à cela, merci.
Vous n'allez pas prendre la perche, chérie.
Je vous ai tendu, ce n'est même pas une perche,
je vous ai tendu, c'est un bas au bas, bien.
Merci en tous les cas, ainsi se termine ce punchline,
ce dernier punchline.
Je salue Laurence Ferreri,
qui vous présente habituellement cette émission.
Merci pour votre grande fidélité, ça nous fait très plaisir.
Merci à vous de m'avoir accompagné.
Merci à l'équipe qui m'a entourée pour préparer cette émission,
Jérôme Debruyon, Alexis Prince,
Héloïse Tartrey qui nous a rejoints,
Maureen Vidal pour l'information,
merci à la programmation,
Nicolas Nissi, Magdanela Dervish.
Dans quelques instants, la suite de nos programmes sur Europe 1.
Stéphanie Demuru et puis sur CNews,
Christine Kelly.
Moi je vous dis bye bye, belle soirée,
bon réveillon
et on se retrouve demain
pour Midi News.
Vous serez là, Mélodie ?
On sera là.
Profitez bien de ce réveillon.
Allez, bye bye.
