La Nouvelle-Orléans, voyage en terre festive

Ici et ailleurs voyages
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Jacques Goldstein, réalisateur voyageur, nous propose aujourd'hui un carnet de voyages sur la Nouvelle-Orléans. Il est allé aux sources du jazz et s’est baigné chez Tennesse Williams. Il est parti à la recherche du Mississipi, a mangé beaucoup d’huîtres, fumé le cigare à l’église et surtout, il a dansé jour et nuit sur des rythmes endiablés.
Réalisateur : Jacques Goldstein
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jackques Goldstein réalisateur voyageur
nous propose aujourd'hui un carnet de
voyage sur la nouvelle orléand il est
allé aux sources du jazz et s'est baigné
chez Tennessee Williams il est parti à
la recherche du Mississippi à manger
beaucoup d'huîre fumer le cigare à
l'église et surtout il a dansé jour et
nuit sur des rythmes
endiablés il y a dans la bibliothèque de
l'université Xavier de la nouvelleorléan
phographie prise au début du 20e siècle
par un photographe créole Alphonse
Bedou ces photos racontent une belle
histoire celle d'une ville où les
familles étaient de toutes les couleurs
où le jazz naissait et les religions
fusionn cette histoire aperçu lun sé
jour m'a donné l'envie de retourner à la
nouvelle
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orléand j'ai grandi avec les images et
le son di rider le film de Peter Fonda
et Denise Hopper
dans ce road movie fondateur du genre
les deux héros se dirigeai vers la
Nouvelle
Orléan Hoper avait choisi de montrer un
pont métallique en jambant le
Mississippi comme premier plan de cette
séquence puis une série de traveling
nous faisait descendre vers la ville par
la route des
plantations au son c'était du rock
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une tension soudaine s'installait à la
vue de ses plans les maisons
patriciennes et les cabanes [ __ ]
alternai dans le montage aujourd'hui
alors que je pénètre dans la ville en
écoutant la même musique je ressens de
nouveau cette tension et cette urgence
qui m'avait tant frappé dans le
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film pour arriver chez moi il faut
traverser mid City ce qui devrait être
le centre ville ressemble plus à un
faubourg noir en fait je pourrais être
au Caraïb en Afrique ou dans le
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branx il y a plusieurs façons d'aborder
le quartier français on peut viivre un
plan ou se laisser aller à ses propres
penchants j'admire la maîtrise de ces
touristes il est 10h30 du matin et pas
une goutte de bière de Blood ou de
whisky coca ne s'échappe de leur gobelet
alors qu'il se dirigent d'un pas décidé
à la conquête de la
ville je n'aurai certainement pas cette
aisance je décide donc de m'abstenir
je suis venu à la nouvelle orléand parce
qu'il est le berceau du jazz la musique
qui rythme ma vie d'adulte j'ai
conscience d'effectuer là une sorte de
pèlerinage maladroit aller aux sources
d'un plaisir et parfois un exercice vain
j'ai provoqué une rencontre avec Donald
Mary et un de ses amis journalistes
Jones car Donald a écrit une biographie
du mythique bodyen qui serait le premier
Jaz
was one of the that inteated thoses into
new i'm not hect what he was on I he
didn't JIS enreistr il reste lui que
quelques photos et des souvenir autes
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Musici TAD a mis un disque de King
Oliver un disciple de
benen Donald a proposé d'aller voir la
maison où benen vivait je l'ai suivi
au début du siècle il vivait dans cette
maison avant d'être interné pour folie
les nouveaux habitants ne semblent pas
s'intéresser à l'histoire ils doivent
avoir d'autres préoccupations
i
once bunch of Japanese
come they're fascinated with Jaz history
here well that's a stupid idea I
think this is this is where the man
sans Donald qui a rassemblé l'argent
pour sa tombe B aurait complètement
disparu ici la mémoire vous jou des
tours est revendi et peu entreten
peut-être parce que la culture populaire
est encore vivante et que la légende se
transmet dans la rue
i don't know what that do's been there
for a long time I don't know000
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[Applaudissements]
j'ai choisi de loger chez un ami Mike
Smith il est photographe et a passé sa
vie à capturer dans son objectif la
culture noire
locale son studio ressemble à un bazar
ou à un musée le sacré côtoie le
profane j'ai l'impression de pouvoir
lire sur ces murs l'istoire de la ville
au fond sur une estrade une batterie je
suis bien la nouvelle orléand la ville
qui inventé le swing
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last
la maison est à côté du Mississippi je
décide d'aller le
voir en chemin je fais de vrais clichés
américains mais je ne trouve pas la
rivière bien que de vieilles Coes
abandonné m'indi sa proximité où est
donc passé le
Mississippi ici on prend manifestement
le temps de vivre les gens sont à la
fois chaleureux et indifférents se
parler semble facile c'est Bob qui
m'aborde elle se propose de me montrer
le fleuve me présente ses amis ce sont
des musiciens
nous avons roulé un moment mais sans
apercevoir le fleuve ma première
impression serait la bonne le
Mississippi a
disparu Bobby me livre sa version
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lorsque les premiers colons sont arrivés
ils ont trouvé l'endroit idéal pour
ouvrir un comptoir mais pas pour y vivre
il fallait un certain courage pour
s'établir ici ou alors être né indien la
plupart des habitants n'ont pas eu le
choix soldats espagnols et français
bagnard esclaves africains prostitués
pour les femmes ont constitué la
première
population un brassage improbable qui a
su créer son propre syncrétisme
mélangeant allaigrement christianisme
rit africain et indien il y a un endroit
où se lit cette histoire le cimetière
Saint-Louis
j'aime ce cimetière pour sa situation
presque sous un échangeur comme si le
béton voulait affirmer sa suprématie sur
les esprits comme s'il n'était pas sûr
de sa victoire sur le
Mart ici sont enterré les familles
créoles les prêtresses vaudou et les
aventuriers les tombes N sont pas creusé
elles sont posé sur le sol et c'est ce
qui donne cette impression de ville des
morts
[Applaudissements]
si l'on creuse on atteint rapidement
l'eau et les cadavres s'en vont alors
nourrir les écrev qui vous sont servis
dans le gombo au menu des restaurants
créol il paraît qu'ici on aime la bouffe
et le sexe que l'on salue la mort en
fanfare pour aussitôt dans un club de
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jazz mioctobre à la fin de l'été
étouffant et humide commence la saison
des parades chaque dimanche matin ass
socicial club descend dans la rue et se
montre dans les
quartier aujourd'hui ce sont les avenue
steppers et le quartier c'est mid City
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[Applaudissements]
un Social Club c'est une association
d'entraide héritier des clubs et loges
maçonniques formé par les esclaves
affranchis et les famille CRÉO pour
défendre leurs
droits derrière les présidents du Social
Club se tient la fanfare puis la
secondde line c'està-dire le quartier
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toutes les générations sont là confondu
dans la joie d'être ensemble chaque
fanfare va poser son style en ce moment
elle joue fy le tu j des lignes de base
façon James Brown
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[Applaudissements]
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[Applaudissements]
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j'ai toujours trouvé extraordinaire
cette capacité de la musique noire
américaine à faire du neuf avec de
l'ancien d'inventer toujours de ne
jamais se scéroser j vois la marque
d'une authentique culture populaire
d'une joie d'être ensemble d'un lien
social fort
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il n' pas été facile de me faire
accepter dans cette parade je suis blanc
et la méfiance est grande de nombreuses
caméras sont déjà passé par là prenant
et ne donant rien en échange aujourd'hui
les social cl sont exigs il faut trouver
les mots justes pour être accueill
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[Applaudissements]
je suis soulagé le Mississipi a disparu
mais ses huîres sont toujours là
cette scne Souain comme une métaphore
possible de la ville des blancs
gourmands s'apprêt à déguster des Hu
qu'un Noir le R
nous sommes dans la ville protestante
comme on dit ici pour désigner le
quartier des affaires et pourtant il
règne une atmosphère presque française
de communion dans la bonne bouffe à New
York ces gens mangerai des sandwich
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j'aime cette gourmandise et cette
élégance
nonchalante mais je ne suis pas DUP je
sens bien qu'il se jouit ici une comédie
sociale aigre douce chacun est à sa
place et bien dans son rôle
peu de choses ont changé semble-t-il
depuis 1968 quand Denis Hoper était
derrière la caméra
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[Applaudissements]
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au lever du rideau la scène est dans
l'ombre un petit orchestre joue un air
de
jazz la scène s'éclaire lentement
dévoilant l'appartement de Kowalski
composé de deux pièces dans le quartier
français de la nouvelle-
orléand blanche du bois entre en scène
elle a l'air déçue et
incrédule un marin s'approche d'elle et
lui pose une question que la musique
empêche d'entendre elle a l'air aurie et
de toute évidence ne peut lui répondre
la musique s'éteint
doucement c'est ainsi que commence la
pièce un tramou nommé désir de Tennessee
Williams au 104 de la rue duum dans le
quartier français j'ai visité la maison
que Tennessee Williams avait acquise au
soir de sa
vie j'ai lu dans une biographie qu'il
avait l'intention de passer ces derniers
jours dans cette ville à qui il devait
la liberté et l'indifférence à ses choix
d'homme ici il est devenu et s'est
accepté
homosexuel j'aime imaginer qu'il
écrivait dans son PAO ou au bord de la
piscine ou bien encore qu'il remontait
sa rue passant devant Congo square en
sachant ce qu'il devait au fantôme de la
ville
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j'ai longtemps hésité à entrer dans
Congo square le terrain sur lequel les
esclaves se réunissaient le dimanche
jour de liberté octroyé par les
planteurs français les lieux mythiques
sont souvent décevants il ne s'y passe
généralement pas
grand-chose c'est ici que le Jaz serait
né dit la légende peut-être ce qui est
sûr c'est que les esclaves y jouaient du
tambour et dansai j'imagine qu'il
s'asseyait sur des bancs ou par terre
pour frapper les peau jusqu'à ce
qu'éclate la joie des ensemble et
libre j'ai cherché ce qu'il restait de
ces joies et de cette douleur j'ai
trouvé un parc et deux statues celle de
béchette sur laquelle il m'a semblé voir
une expression de colère d'être de
retour ici en Amérique lui le créole qui
avait choisi l'exil en France où il est
enterré sur celle d'Armstrong il m'a
semblé voir une expression ironique face
à ses oies blanches qu' a su si bien
faire rire et
rassurer la ville lui a dédié ce parc
effaçant de la mémoire ses esclaves
devenus gênant je me suis dit que la
nouvelleorléan était finalement une
ville américaine avec ses icônes
verticales et ses histoires simples
evening and you are jming baby than
feels good and I'm just I wanted to say
something I'm just so proud to be a part
of this wonderful community of ours here
that the WZ listening audience
encompasses and I'm talking about the
Crescent City the proper Crescent City
the West Bank the North Shore i think
they hear us all the way out to la PL
even and uh for those of you joining us
via i10 East right past the Mississippi
State line so we cut a pretty wide SW
when we speak of community here at wwz
radio and I'm also speaking of the
wonderful jazz community that we have
here you get a chance to hear fantastic
music like this each and every day of
the week we program more jazz than I
can't even imagine who else at whatever
level you can support this wonderful
musical community at it's appreciated
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il est difficile d'ignorer Bourbon
Street la rue la plus célèbre de la
nouvelle orlé autreis on y trouv les
marins les pianistes de les
bordel aujourd'hui tout le monde vient
en canill l'atmosphère est bon enfant
gay noir et blanc se mélange
des dizaines d'orchestres payé à la
consommation fournissent l'ambiance
c'est la fête tous les
soirs aujourd'hui c'est Halloween il y a
donc les déguisements en plus
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en quittant Bourbon je suis tombé sur
des scènes bien plus piquantes j'aurais
peut-être dû me déguiser
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il y a la nouvelle- Orléan de longues
après-midis où le doute s'installe à
quoi bon prolonger un séjour dans une
ville où la fête jouée tous les soirs
devient lassente où la musique
omniprésente perd son sens dans
l'absence de silence reste rester pour
les gens peut-être pour être sûr qu'il y
a autre chose que les sourires et lesri
mas convenu du
carnaval j'ai rencontré jeunevève
pendant la soirée de Halloween et les
Québécoises s'est installé ici il y a 5
ans la musique l'a prise à la gorge
dit-elle depuis elle apprend le trombone
et vit le jazz mais moi je pense que la
musique elle est très forte parce que
justement à cause du climat les gens
vivent dehors puis quand tu vis dehors
tu as plus plus de de de de de d'amis tu
as plus de raisons de célébrer donc tu
fais plus de musique
ça c'est c'est
logique c'est au Québec comme il fait
tellement froid on est toujours à
l'intérieur moins de d'occasion célébrer
si tu fais une fête faut que tu
avertisses tes amis à l'avance parce
qu'il on des horaires chargés puis puis
il faut qu'il se déplace souvent il
habit loin puis ici tout le monde est
dans le même quartier tout le monde
fait tout le monde arrive même sans les
invités il arrivent il entend la musique
il
VI moi j'en suis au point de me demander
si les les gens travaillent encore ici
ça qui prend la fête tout le temps mais
je travaille
moi mais non ça
travaille mais faut croire que les gens
qui font la fête c'est pas
nécessairement ceux qui font le 9 à
5il y en a il y en a quand même des gens
qui font pas la fête à New Orleans mais
je sais pas on les voit
moin on les voit on les voit à
l'Halloween c'est ce qui avait les les
costumes hier là qui coûtait tellement
cher parce qu'il on travaillé tellement
fort toute l'année pour se le
payer il une question de
valeur moi j'aime mieux faire la fête
puis ramasser un costume d'un
poubelle que travailler fort pour me
payer un beau costume de toute façon
c'était moi la plus
belle je suis rentré chez moi j'ai laiss
le soir tomber sur ma rue et constater
avec joie que je faisais enfin partie du
décor
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lorsque les esclaves s'enfu des
plantations il trouvai refuge auprès des
tribus indiennes du Maré au-delà de la
haine du blanc ils avaient en commun une
vision animiste du monde la mémoire de
cette main tendue dans la nuit est
toujours présente dans la conscience
noire de la ville on la trouve intacte
lors des rites célébrés dans les églises
spirituelles ce sont des églises où SOP
un incroyable syncrétisme héritier des
métissages du passé je voulais assister
à l'une de ces cérémonies j'aiendu
m'appelle le Bishop Colman vient de me
donner rendez-vous dans un des quartiers
les plus pauvres de la nouvelle orléand
le service est en l'honneur de blackk un
chef indien
lorsque je suis arrivé le service était
commencé je me suis glissé dans un coin
contre un poteau au fond de la pièce il
y a une batterie un queon ne peut voir
derrière le poteau quelques fidèles
allone all
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supernnah we don't see it but it's
B and we going to wash
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nobody like
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Jesus turn
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j'ai laissé blackk et l'esprit du Mara
veiller sur ces femmes et je me suis
éclipsé
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cela fait 30 ans que mon ami Mike Smith
photographie la communauté noire de la
nouvelle-
orléand il a su se faire accepter et
s'est fait de nombreux amis noir qui
respectent son travail et apprécie son
humanité aucun d'eux n'est là ce soir
aucun noir n'est venu voir cette
exposition ce vernissage se passe dans
une banlieue blanche et les communautés
aujourd'hui ne se mélangent plus
les hommes comme Mike qui franchissent
les frontières sont devenus rares en
dehors des
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musicien je sens qu'il se joue un double
drame ce soir celui des intellectuels
qui découvre la vie de leur voisin sur
les murs de l'expo celui plus intime de
la maladie de Mike mon ami perd la
mémoire c'est une partie de la nouvelle
orléand qui va disparaître
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ce soir je rejoins jevè qui joue dans un
club du quartier français le matador
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c'est un club typique de ce quartier
avec ses visages fatigués sa déc inarde
et son mauvais alcool mais sur scène on
ne triche pas il faut jouer
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à cet instant en regardant le visage de
jeuneviève fasciné par ce trombone j'ai
senti ce qui nous rapprochait ce qui
nous avait fait venir tous les deux dans
cette ville nous partagions le moment
magique où la note juste est atteinte où
la musique est belle et qu'on ne souffre
plus
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le cœur de la ville s'était ouvert et il
ressemblait à l'embouchure de ce
trombone
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ça c'est en ré mineur tu vois la
différence de
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tonalité personnellement j'ai mux un
Rina
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