Guillaume Bardet, témoin de Notre-Dame

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9 déc. 2024
Missionné par le diocèse de Paris pour créer le nouveau mobilier liturgique de la cathédrale Notre-Dame de Paris, le designer Guillaume Bardet revient sur ses intuitions et le sens de sa création. A l'occasion de la réouverture de la cathédrale Notre-Dame de Paris, retrouvez le témoignage de plusieurs "témoins de Notre-Dame". En partenariat avec la Fondation Notre-Dame.
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J'ai été saisi par la minéralité de Notre-Dame.
Je me suis dit que ça allait être très compliqué
d'avoir une proposition en pierre.
Je sentais qu'il fallait une proposition qui soit
présente, puissante et silencieuse.
Et donc je me suis dit que c'est très simple.
Je prends du bronze
et simplement là, les pièces existent.
La simplicité est une forme de noblesse.
L'évidence et la simplicité
est une forme d'élégance parce que
c'est une manière de parler à tous.
Que les choses soient lisibles,
très compréhensibles.
Je m'adresse à tout le monde.
Je ne m'adresse pas qu'aux initiés.
Bien sûr, je m'adresse aux catholiques,
donc ils doivent s'y retrouver.
Mais je m'adresse aussi
à tous les autres visiteurs
qui ne sont pas forcément catholiques,
qui peuvent être de toute autre religion,
voire ne pas en avoir du tout.
Et pourtant, il va falloir
qu'à travers ce mobilier,
qu'ils comprennent tout de suite
qu'on est en train de parler de ça.
Notre-Dame, c'est incroyable.
Ça intéresse tout le monde.
Mais tout le monde.
Ça va de la grand-mère à l'enfant.
Ça va
de
la comtesse à l'ouvrier.
Ça va
du péruvien au chinois.
Ça va
du croyant au non-croyant.
Ça va de toutes les religions.
Tout le monde est intéressé.
Déjà,
quelque chose de beau
dans notre monde actuel
et dans notre époque actuelle.
Quelque chose
où, déjà,
nous, Français,
on ne se bagarre pas entre nous.
Franchement,
il n'y a pas beaucoup de choses
sur lesquelles on ne se batte pas.
C'est déjà
un petit miracle.
Évidemment, il y a un mélange
de symboles religieux immenses
mais aussi de symboles universels.
Et c'est très bien.
C'est un tracèque
à Notre-Dame.
Je dirais même que c'est un tracèque
à l'ouverture à la limite de l'église.
C'est très beau.
Les églises sont ouvertes au monde.
C'est un moment,
une forme de résurrection
d'un lieu
universel.
