Crise sanitaire : c'est l'heure de juger les coupables ! - Dr Alain Colignon et Dr Martin Zizi

Tocsin
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56 Vues de vidéo·2 déc. 2024
Dans le monde de la santé aussi, la résistance s’organise !
🔷 Avec Dr Alain Colignon
Chirurgien vasculaire, président et fondateur de l’OUPS (Ordre Universel des Praticiens de la Santé)
🔷 Avec Dr Martin Zizi
Médecin, biophysicien moléculaire,ancien professeur de neurophysiologie (VUB)
et ancien directeur scientifique à la Défense Belge, et ancien président de la Commission Éthique au sein du département Défense Belge
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Et pour notre corps-à-corps, nous allons parler de ce qui se passe non seulement en France,
mais en Europe et même plus, allons regarder ce qui se passe aux Etats-Unis du côté de
la santé.
Ça fait longtemps que nous donnons la parole, nous tendons le micro à des médecins qui
ont choisi, entre guillemets, de se rebeller face à un ordre d'abord, mais face à des
ordres, des décisions, si vous voulez, gouvernementales, qui ne vont pas dans le sens de la santé
et du soin.
Ces médecins l'ont payé cher, vous le savez, beaucoup ont été suspendus.
Aujourd'hui, nous donnons la parole à l'un d'eux, le docteur Alain Collignon.
Bonjour.
Bonjour, bonjour.
Merci beaucoup à vous d'être avec nous aujourd'hui.
Vous êtes chirurgien vasculaire, président et fondateur de Loups, on va revenir sur Loups
dans quelques instants.
Ordre universel des praticiens de la santé.
Donc, nous allons revenir sur cette organisation que vous avez vous-même créée en opposition
à ces ordres des médecins et plus largement à ces ordres que les médecins reçoivent
et qu'ils doivent appliquer, qui ne vont pas dans le bon sens, dans le sens de la santé.
Mais on va aussi, ce sera le deuxième volet de cette émission, aborder ce qui se passe
et ce qui se développe en ce moment, notamment aux Etats-Unis.
Évidemment, on se tourne vers Robert Kennedy Junior, qui va pouvoir faire avancer beaucoup
de sujets dans le domaine de la santé.
Et pour ça, je suis aussi très heureuse de recevoir le docteur Martin Zizi.
Bonjour.
Vous allez bien ?
Merci.
Oui, très bien.
En fait, c'est bonsoir pour moi.
Bonsoir et merci d'être avec nous.
Médecin, biophysicien moléculaire, ancien professeur de neurophysiologie, ancien directeur
scientifique à la Défense belge, ancien président de la commission éthique au sein
du département de Défense belge.
Et donc, vous suivez de très près l'actualité américaine et vous allez pouvoir nous dire
aussi ce qui se passe.
On va revenir sur les dernières annonces, justement, de ses membres, de l'administration
Trump, notamment dans le domaine de la santé.
On va y revenir.
Mais d'abord, revenons sur ce que c'est que cet ordre universel des praticiens de
la santé que vous avez créé, docteur Alain Collignon.
Eh bien, c'est en fait relativement simple.
Durant la crise sanitaire et dès le départ, des médecins ont observé que les principes
fondamentaux de la déontologie étaient violés par des mesures gouvernementales qui
étaient prises à l'emporte-pièce sans fondement scientifique.
Et il faut savoir que ces principes participent du droit naturel, n'est-ce pas ? Le droit
à être assisté ou à être secouru quand on se trouve confronté à une maladie grave.
L'autonomie du patient, c'est-à-dire le droit de consentir librement et de façon
éclairée à un traitement qu'on veut vous administrer.
La liberté thérapeutique, tout ça, ce sont des principes qui ont été d'emblée balayés
d'un revers de main, piétinés, je dirais alors, qu'ils sont dans la hiérarchie des
normes comme le droit de respirer au sommet du bloc de constitutionnalité de nos principes
juridiques.
J'ai donc écrit à l'ordre, évidemment ma première réaction a été de contacter
mon ordre provincial, ce qui est l'équivalent des ordres départementaux en France, et malgré
des questions que je répétais avec insistance, malgré des communications qui ont été véritablement
obstinées, je n'ai pas reçu de réponse si ce n'est qu'on me dise que les questions
que je posais n'étaient pas d'ordre déontologique mais politique, et on m'a envoyé dans les
pauses.
Je ne pouvais pas laisser passer ça, d'autant qu'il faut savoir que la doctrine de la déontologie
n'est pas en Belgique, en tout cas, un droit réputé écrit, c'est-à-dire qu'il se fonde
sur le droit de nature, sur le bon sens d'une corporation professionnelle qui essaye d'établir
cette profession dans ses aspects les plus humains, les plus bienveillants et les plus
efficaces.
Et donc nous avons créé l'Ordre universel des praticiens, d'ailleurs à l'initiative
d'un collectif français qui a remis au bout du jour le serment d'Hippocrate sous le nom
de serment d'Asclépios, et Horicotobi qui était à l'origine de cette démarche a été
également à l'origine de la démarche de l'Ordre universel puisque c'est sur cette
base que nous avons refait, refondu une forme de code de déontologie qui était adaptée
à des situations comme celles que nous avons vécues.
Voilà pourquoi j'ai fondé cet ordre universel qui n'a aucun pouvoir évidemment répressif
ou effectif, mais qui a un pouvoir doctrinal fort et lorsque les choses éclateront, lorsque
la vérité se répandra, nous serons partie prenante des débats qui aboutiront, je l'espère,
à des réformes en profondeur de nos ordres.
Pratiquement, vous avez vous-même été banni par l'Ordre des médecins ?
J'ai été suspendu pour deux années pour avoir refusé de me plier aux oucas de l'Ordre
des médecins qui étaient de deux natures, parmi les plus importantes à mes yeux.
La première, c'est qu'on nous a interdit de traiter les patients, littéralement, on
nous a demandé de fermer nos cabinets, de ne pas les voir, de les traiter au paracétamol,
ce qui est une poudre de berlimpinpin en l'occurrence, alors que nous avions un protocole
qui était prévu et qui avait été réfléchi longuement par les Chinois d'abord, par Didier Raoult ensuite,
protocole qui ne concerne pas que l'hydroxychloroquine, bien sûr, on ne traite pas des patients atteints
du Covid à l'hydroxychloroquine, c'est un ensemble de choses, de démarches thérapeutiques
qui vont de l'hydroxychloroquine aux anticoagulants ou aux corticoïdes, et tout ça demande de
suivre le patient, de l'examiner, de réaliser des biologies pour voir comment il évolue
et d'adapter le traitement. Ces traitements sont, je vous l'assure, efficaces à 99%,
tous ceux qui l'ont utilisé, tous ceux qui l'ont administré savent que ça fonctionne.
La deuxième chose, c'est qu'alors qu'on nous interdit d'utiliser un traitement que
nous maîtrisons depuis 40 ans et dont nous connaissons l'innocuité, on nous a contraint,
par voie circulaire, à faire la promotion d'un traitement tout à fait nouveau et que
nous ne connaissions absolument pas et que personne ne connaissait et qui était la vaccination,
et alors que dans un cadre comme celui-là, avec un traitement nouveau, il est évidemment
de tradition dans la déontologie de faire l'usage de la plus grande prudence, ici on
a proposé une vaccination de masse. Ces viols de nos principes les plus élémentaires n'ont
qu'un qualificatif, c'est évidemment du totalitarisme à partir du moment où des
lois d'exception, des lois d'habilitation ou des pouvoirs spéciaux mettent en cause
les principes fondamentaux de la hiérarchie des normes, on est dans un système totalitaire
et d'ailleurs le vice-président de l'Ordre national des médecins belges a écrit dans
un de nos plus grands journaux qui s'appelle Le Soir, que le plan de vaccination puait
le totalitarisme et à la suite de cet article il a d'ailleurs démissionné, enfin c'est-à-dire
qu'on l'a démissionné. Très intéressant en effet, je n'avais pas suivi cette démission
involontaire on va dire. Donc vous vous avez été suspendu, là vous avez pu reprendre
vos fonctions ? Ah mais c'est-à-dire que je suis toujours dans le cadre d'une procédure
qui a suspendu cette suspension, c'est-à-dire que j'ai interjeté appel à ce qui pourrait
faire suspendre la décision, alors ça c'est tout à fait intéressant, l'Ordre national
des médecins s'est pourvu en cassation et il faut savoir que ce qui est intéressant
c'est que le président de l'Ordre national des médecins qui a été en cassation contre
moi est également le président de section de la cour de cassation. Donc évidemment l'appel
qui avait annulé la décision de première instance a été renvoyé de nouveau devant
un conseil d'appel autrement composé et ça ne s'invente pas le 25 mars et le 1er
avril 2025. Donc je n'ai pas eu d'effet de cette suspension jusqu'à présent.
On va revenir de toute façon sur votre cas et puis surtout sur ce que ça représente
et puis ce que représente maintenant l'OUPS, l'Ordre universel des praticiens de la santé,
mais puisqu'on est sur ce... Docteur Martin Zizi, avant d'aller sur les Etats-Unis et
ce qui se passe, parce qu'évidemment beaucoup de choses se passent et je pense que c'est
la force majeure du bouleversement en ce moment, du renversement de la table en fait qui est
en train de se dérouler sous nos yeux au niveau dans le domaine de la santé qui est
en train de se passer aux Etats-Unis. On va revenir là-dessus. Mais on voit bien que
donc à notre échelle, à nous, on a des organisations qui se passent. Et vous, évidemment,
Docteur Martin Zizi, vous avez connu vous aussi ce qui s'est passé pendant le Covid,
vous l'avez subi vous aussi et j'imagine que vous étiez déjà aligné avec des résistances
telles que celles de Docteur Collignon. Oui, en fait, quand Alain Collignon a créé
l'Ou, je suis un des membres fondateurs aussi, parce que ce qu'il dit est très clair,
je ne vais pas le refaire ou le redire, il y a un problème quand on arrête la médecine
sur ordre, il y a un vrai problème. Et donc, on peut le dire et les gens vont s'en rendre
compte. J'ai parfois publié des choses pointues ou piquantes, mais c'est la vérité statistique,
sachant que le taux de mortalité, si on n'avait rien fait de SARS-CoV-2, au maximum,
globalement, était de 2 pour 1 000. Si on n'avait rien fait en dessous de 60 ans sans
comorbidité, c'est-à-dire hypertension, diabète ou obésité, on aurait eu 1 sur 300 000. On a
perdu 2 % des gens. Donc, moi, j'ose dire que si les politiques qui nous ont forcés à faire ça
n'avaient pas été là, 90 % des gens, parce que le rapport entre 2 pour 1 000 et 2 %, c'est 10,
90 % des gens seraient encore là. Ça, c'est un crime, mais j'ose le dire. De toute façon,
je n'ai pas grand peur parce que j'ai un passé très fleuri. Pour le moment, je suis toujours
vivant. Comme je ne pratique plus, je peux prescrire, je suis toujours accès à l'ordre,
mais je n'ai plus de cabinet et que je fais d'autres choses dans ma vie. Je suis revenu
à la biologie et la médecine en esprit indépendant, de grande indépendance. Ça n'a pas
empêché qu'on essaie de traîner en justice pour soi-disant menaces contre des journalistes qui
n'étaient fausses. Après les audiences nécessaires, on a dit qu'il n'y avait rien là-dedans,
que c'est classé sans suite. Mais il y aura une suite en ce qui me concerne, parce que ce que les
journalistes et l'RTBF ont fait en Belgique s'appelle « dénonciation calémnieuse avec
intention de nuire », ça relève du pénal. Et donc, quand on aura un peu plus d'oxygène devant
soi, je crois qu'il y a des gens qui vont eux-mêmes devoir parler d'abord à des inspecteurs et puis
à des juges. Si je dépose plainte à la Constitution de partie civile, il n'y a pas le choix. La
justice devra enquêter. Et comme j'ai eu accès à mon dossier, il y aura des choses intéressantes
qui vont monter. Par exemple, ils avaient planifié ça des mois avant. Donc, on m'a reproché d'être
agressif avec les journalistes sur Twitter six mois avant que je ne sois sur Twitter. C'est
quand même génial. Ah oui, c'est un effet assez particulier. Oui, c'est particulier. Vous savez,
c'est Covid. Alors, on va aller un petit peu sur... On a parlé de cet ordre, ce contre-ordre,
on va dire de toute façon, l'ordre universel des praticiens de la santé. On va revenir un peu sur
ce que vous faites. Et puis, les annonces de Donald Trump, puisque évidemment, nous suivons de très
près, notamment, l'arrivée de Robert Kennedy Junior. Et Donald Trump a annoncé le 26 novembre
dernier deux nouveaux noms dans le département de la santé. Il s'agit de Jim O'Neill, qui est,
selon Robert Kennedy, qui a retweeté le lendemain, il a dit « Jim O'Neill est le partenaire idéal
pour m'aider à restaurer le HHS ». Alors, HHS, c'est le département de la santé et des services
sociaux des Etats-Unis. Donc, restaurer le HHS vers la recherche scientifique non corruptible et
ses priorités de santé publique. Et alors, je rajoute ici le commentaire de Renaud Bauchard,
notre chroniqueur qu'on entendra demain, d'ailleurs, qui suit beaucoup cette actualité américaine,
qui nous dit « c'est un peu comme si le professeur Raoult avait été nommé à la tête d'une agence
européenne centralisée de financement de la recherche pharmaceutique ». Donc, c'est pour
donner un peu l'image de ce personnage, de cette personne qui vient d'arriver, qui va arriver plutôt
dans l'administration Trump. Donc, Jim O'Neill à la tête du HHS. Et puis, alors, il y en a un
autre. Alors, est-ce que je vais bien prononcer son nom ? Docteur Jay Bhattacharya. Vous allez me
dire si je prononce bien son nom, Docteur Dizzi ? C'est Jayanta Bhattacharya. Il est indien. Il est
hindou américain. Mais vous avez bien prononcé. C'est Jay Bhattacharya. Voilà, Jay. On va dire
Jay, oui. Et le leader idéal, d'après toujours Robert Kennedy Junior, le leader idéal pour
restaurer le NIH. Donc, le NIH, ce sont les instituts américains de la santé. Enfin,
l'Institut National Américain de la Santé, en tant que modèle international en matière de
sciences, de références et de médecine fondée sur des preuves. Voilà, je reprends les tweets de
Robert Kennedy, qui se félicitait, qui était très heureux de l'annonce de ces deux noms. Alors,
déjà, on avait eu, en effet, ce premier nom, celui de Robert Kennedy Junior. Maintenant, deux noms
qui confirment la volonté de Donald Trump de vouloir changer les choses du côté de la santé.
Est-ce que vous pouvez nous dire comment vous interprétez l'arrivée de ces nouvelles annonces
et de cette nouvelle administration ? Bien, d'abord, ce sont de bonnes nouvelles.
Je n'ai pas envie de vous corriger, mais pour dire HHS, c'est Human Health and Human Services.
C'est ce qui définit le ministère. Oui, vous avez raison. Et le NIH, National Institute of Health,
c'est en fait ce qui finance toute la recherche académique et biomédicale aux Etats-Unis au
départ des grandes institutions. Donc, ces deux, aussi bien O'Neill que J. Bhattacharyya,
vont contrôler les investissements de 100 milliards de dollars. Ça, c'est un premier point. Donc,
il y a vraiment une volonté de réformer, mais surtout de clarifier les grants. Les grants,
c'est ce qu'on donne aux chercheurs ou des priorités. Par exemple, si on doit définir des
priorités, la recherche au cancer, la recherche au ceci, la recherche au cela. Donc, ces deux
personnes vont avoir un poids très lourd pour réorienter les fonds qui sont alloués. En plus
de ça, il y a autre chose. Il y a aussi le passé épongé. Et donc, quand Kennedy a rejoint Trump,
ce qui m'a surpris quand j'étais aux Etats-Unis, je suis parti part-time aux Etats-Unis, part-time
en Europe et j'étais aux Etats-Unis au moment où il y a eu cette fameuse réunion où il a
rejoint Trump sur scène. Bon, Trump, on n'aime, on n'aime pas. Il a l'air d'être beaucoup mieux
entouré cette fois-ci. Il est plus logique dans sa manière de parler. C'est un provoque,
mais il y a quand même de la logique comparé aux autres. Quand Bobby Kennedy est arrivé dans le
meeting de Trump, il y a eu une ovation incroyable pendant sept à huit minutes où on avait des
républicains. Il faut imaginer ce que c'est, des républicains qui criaient Bobby, Bobby, Bobby
pendant cinq minutes. Et Trump disait, ce jeune-là, il est encore plus apprécié que moi. Donc, ça veut
dire que pour un démocrate, se faire acclamer par le Parti républicain à ce point-là, c'est assez
unique. Et il a expliqué pourquoi il rejoint Trump. C'est parce qu'il a demandé de pouvoir mettre de
l'ordre dans la santé. Et c'est plus, c'est beaucoup plus large le Covid. C'est la malbouffe,
chère Akof, faire en sorte que les Etats-Unis mettent en place des régulations, pas beaucoup
de régulations, mais des régulations fermes pour éviter le « processed food ». C'est tous ces
additifs qui font que finalement, et notre ami RFK Jr. l'a dit lui-même, nous n'avons que 17% des
gens qui sont aptes à entrer à l'armée. Donc, ça veut dire que les trois quarts et plus de la
jeunesse américaine sont soit en surpoids, soit en mauvaise santé et ne peuvent même pas faire
10 ponts ou 20 pompages. On en est là. Donc, quand il dit qu'on a un grand problème social,
et le social et médical rejoignent l'économique parce que la santé aux Etats-Unis, c'est entre
16 et 20% du PIB, donc ce n'est pas rien. Il dit qu'on dépense des milliards, comparé à l'Europe,
nous sommes 31% plus cher pour une espérance de vie 4 à 5 ans inférieure. Donc, il y a quelque
chose qui ne marche pas. Finalement, la moyenne d'espérance de vie est un bon indicateur global
du système. Donc, voilà. Derrière cette dynamique-là, qui est assez bicamérale,
elle est bipartisane, ce n'est pas un problème républicain ou démocrate, quoi qu'on entend.
RFK n'est pas un anti-vax, comme on l'entend en France, etc. C'est un avocat puissant qui a gagné
des procès concernant les adjuvants des vaccins, etc. Et donc, finalement, il veut juste dire que
les produits qu'on met aux gens, que ce soit un vaccin ou non, ils doivent être certifiés,
ils doivent être validés. Mais on lui a fait un très mauvais procès parce qu'il s'est attaqué
à beaucoup d'intérêts, des intérêts financiers énormes. Je vous dis, c'est 16%. La manne financière
pour Bipharma, c'est 16% du PIB américain. Quand on sait que le PIB américain, c'est
10 trillion, en moyenne, on va dire c'est 10 000 milliards de dollars par an, 16%, ça fait pas mal.
À côté de ça, il y a Jay Bhattacharya, lui, c'est quelqu'un qui a signé la déclaration de
Greg Barrington. Les gens en Europe le savent pas, mais dès le début de la crise, en tout début,
les premières semaines, en février et mars 2020, il y a 1 600 médecins et scientifiques américains
qui ont dit qu'il ne faut pas de politique zéro Covid, il faut une politique ciblée sur les gens
qui ont des comorbidités et les gens qui vont être les plus fragiles. Et ça, c'est une approche
normale, on soigne en priorité les gens fragiles et ce virus, on savait déjà en février 2020,
n'allait pas être... c'est pas Ebola, quoi. Un virus qui se disperse très vite ne peut pas tuer,
ça c'est une sorte de règle du pouce de la virologie. Donc on savait tout ça et notre
ami Jay Bhattacharya, que je connais personnellement parce qu'on s'épaule depuis quatre ans l'un
l'autre, je suis passé à Stanford aussi, enfin ma boîte est à 10 minutes de Stanford, donc on y
passe souvent, mais Jay Bhattacharya disait quelque chose de très clair, il avait été mis sur les
news avec ça. Et il se fait que la tête du NIH, Francis Collins, ainsi que Fauci et tous les
establishments américains, au moment de mars 2020, essaient de le faire virer de Stanford avec d'autres,
l'a attaqué, l'a sali dans la presse en l'appelant « fringe scientist ». À l'époque, il m'a fait rire
parce qu'il m'a montré sa carte de visite. Stanford l'a pas viré parce que c'est un bon médecin et c'est
un très grand administratif. Donc il m'a montré sa carte. C'est aussi un professeur d'économie, il a fait
médecine et puis l'économie, donc c'est quelqu'un qui a quand même plus d'une carte dans son arc.
Il montre sa carte de visite officielle de Stanford, il a mis « doctor professor », « doctor Jay Bhattacharya,
fringe scientist ». Il avait effacé l'aspect épidémiologiste et l'aspect docteur. Il a résisté.
Maintenant, pour la petite histoire, la déclaration de Greg Barrington est signée par un peu moins d'un
million de gens en 4-5 ans parce que c'était, et c'est souvent la démarche du docteur Collignon,
c'est la logique de la médecine, on soigne des gens, on soigne pas des chiffres, on soigne pas
des cas, on n'essaie pas de faire de la médecine par « spreadsheet » comme il a été fait. Et donc ça,
ça va être une grande libération. Alors il y aura sans doute des casse-formes.
Déjà la dernière fois que je vous recevais, vous utilisez ce terme, si vous pouvez le retraduire en français,
« soyez des gens par spreadsheet ». Comme vous dites, en gros, par Excel, voilà.
On ne fait pas dans des tableurs. Excusez-moi, je pense souvent en anglais quand je parle français,
non, les tableurs Excel. La logistique qui est propre aux tableurs Excel et qui est nécessaire
pour gérer la médecine ne peut pas décider de la médecine. Le médecin va dire, voilà, j'ai besoin
de milliers de compresses par an parce que je gère un service de soins intensifs et voilà ma
consommation annuelle. Mais c'est pas au ministère de dire non, on vous en donne 50 et pas 200.
Donc c'est là où le bas a blessé et c'est venu avec le fait qu'il y a de plus en plus de MBA,
Master Business Administration, ça veut dire des financiers qui ont géré l'hôpital,
qui ont géré la médecine. Les médecins n'ont plus le pouvoir sur les hôpitaux
depuis maintenant 25 ans et on paie le prix. Et juste une question, d'ailleurs, Dr Alain
Collignon, l'Ordre des médecins s'est dirigé, enfin, qui était à la tête de l'Ordre des
médecins ? Ce sont des médecins ou ce sont d'autres profils ? Alors il faut savoir qu'il
y a deux niveaux de pouvoir. Il y a le niveau provincial où le conseil est constitué par 12
médecins assistés par un magistrat assesseur pour la bonne administration de la justice,
mais qui n'a pas de pouvoir. Alors que devant le conseil d'appel, nous avons paritairement
cinq magistrats, cinq médecins et un président qui est magistrat. À la tête de tout cela,
le président du Conseil national et le docteur, le monsieur Benoît de Jemep en Belgique,
qui est à toutes fins utile président honoraire de la Cour de cassation, mais qui a été antérieurement
un procureur général, qui a été sanctionné dans l'affaire Dutroux pour avoir été jugé incapable
de conduire son parquet. Il faut savoir qu'à l'époque de l'affaire Loubna Benaïssa,
il a accepté l'idée que l'on remette de Rochette en liberté sous prétexte d'un alibi qu'il avait
donné et qui était celui-ci, absolument incroyable. Je ne peux pas avoir kidnappé
Loubna Benaïssa parce qu'à l'heure du kidnapping, je mangeais avec mon frère. On a accepté ça comme
un alibi. Au lieu de le mettre en garde à vue et de perquisitionner chez lui et de récupérer la
petite Loubna, monsieur de Jemep a accepté l'idée que ce monstre aille paisiblement s'occuper de
cette petite fille. Il faut savoir que c'est lui qui dirige l'Ordre des médecins. Il faut savoir
que le ministre de la Santé chez nous est un ancien escroc qui a brûlé l'argent d'Augusta de
l'affaire Dassault. Nous sommes dirigés d'une manière générale par des gens qui ont probablement
énormément de merci à dire. Quand on devient ministre de la Santé alors qu'on est éliminé
du circuit politique depuis 15 ans et qu'on ne s'est pas présenté sur les listes, il y a une
raison à cela. M. Vandenbrouck, en Belgique, n'était pas le seul ministrable. Quand on voit
que l'OMS, avant l'affaire Covid, a été dirigée par un monsieur qui n'est pas médecin et qui a
quand même un passé louche en Éthiopie, Mme von der Leyen a un passé louche au ministère de la
Défense en Allemagne, on a mis au centre de contrôle de la pandémie des gens qui étaient
très douteux et qui ne devaient pas être là. Douteux, j'aurais presque rajouté corrompus
parce que certaines affaires sont connues. Maintenant, ce n'est même pas caché, c'est
officiel. Pour Mme von der Leyen en Allemagne, en tout cas, c'est connu. Je mets douteux. Dans
mon esprit, douteux est encore plus glauque que corrompu. C'est-à-dire que ça va au-delà de la
corruption. Ce sont des êtres malveillants. C'est dans ce contexte-là que, finalement,
nous avons rassemblé des médecins. Le docteur Zizi parlait de la déclaration de Greg Barrington.
L'Ordre universel des praticiens de la santé a lancé une déclaration, qui est maintenant
en ligne, qu'on peut signer en ligne sur le site ordreuniversel.org. Cette déclaration
vise à demander la réforme ou le remplacement des ordres et notamment, parmi les ordres européens
ou les ordres mondiaux, notamment, évidemment, l'ordre des médecins belges. Je peux vous
garantir que je n'aurai de cesse dans ma vie d'avoir la peau de cet ordre à qui on doit tant
de morts. Parce que Martin Zizi le signalait. Moi qui ai traité les patients contre vents et
marées avec des protocoles complexes, il ne s'agit pas de dire un peu d'hydroxychloroquine
ou d'ivermectine, vous allez dire. Moi qui ai suivi les patients, qui les ai examinés,
qui ai réalisé des biologies. Je suis chirurgien, je ne suis pas par nature destiné à traiter des
Covid. Mais quand vos patients vous téléphonent, docteur, mon médecin ne veut pas venir me voir,
il me dit de prendre du Dafalgon, mais je suis mal en point comme tout. Je lui dis passez,
nous allons voir ça. J'en ai traité 337. Pas un, vous m'entendez, pas un, n'a eu besoin d'oxygène,
ni d'hospitalisation, en plus forte raison. Ma mère de 93 ans m'a fait deux fois le Covid. Je
lui ai mis un peu d'ivermectine et de l'azithromycine. Elle a un QUT impeccable, elle a un
coeur parfait, elle n'a pas de contre-indication. Et par deux fois, elle s'en est sortie avec quelques
jours de fièvre et un petit peu de vagues à l'âme. Donc j'accuse véritablement, franchement,
cette démarche d'avoir privé la société et la population d'un traitement parfaitement efficace.
Et je souscris à ce que disait Didier Raoult au tout début de la pandémie, le Covid est une
des maladies les plus simples à traiter quand on la traite, bien sûr. Mais je comprends dans ce cas
ce que vous nous expliquez, avec ce contexte, pourquoi vous parlez de malveillants. Je voulais
revenir tout de même sur ce qui se passe justement, parce que soyons optimistes, je crois qu'on peut
porter de l'espoir, de l'espérance aujourd'hui avec ce qui se passe. Notamment, on voit déjà
comment vous vous organisez avec l'OUPS, mais en plus, ce qui se passe maintenant et les annonces
qui sont faites au niveau américain. Et j'ai l'impression que c'est finalement deux mondes qui
s'affrontent. On l'a dit, le monde des tableaux Excel, de la financiarisation de la santé, le monde
porté par Fauci, d'ailleurs, et puis un monde qui veut revenir à le soin porté à l'homme, tout
simplement. C'est ce que disait Robert Kennedy Junior dans son magnifique discours. Je rappelle
qu'on a fait une émission, on est revenus sur des extraits de son discours. Je vous renvoie
évidemment à cette émission. Juste pour revenir sur ces deux mondes qui s'opposent, peut-être,
écoutez, Joe Biden, hier, qui a qualifié Anthony Fauci, donc l'ancien monsieur Covid de la Maison
Blanche, de vrai héros. Ça s'écoute quand même, on l'écoute, c'était hier.
Alors, un vrai héros, dit-il, ou est-il, je vous aime et God love you, Dieu vous aime.
Peut-être, Docteur Zy, vous avez suivi cette intervention ?
Oui, on est le cul par terre ici, parce qu'Anthony Fauci, c'est 20 ans de casserole aussi. C'est
une catastrophe avec un médicament appelé la ZT, qui a les mêmes initiales qu'en fait
l'azithromycine, mais qui n'est pas de l'azitro. Dans les années 80, on a été débrouillé face
au sida, enfin, face à l'HIV, avant qu'on sache même que le virus, enfin, qu'on ait
découvert que c'est un virus, etc. Et donc, il y a eu des médicaments et des essais,
et la première thérapie a été une catastrophe, mais il l'a imposée alors qu'il y avait
d'autres molécules. Mais au-delà de Fauci, et c'est ce que je voulais dire aussi il y
a quelques minutes, c'est, les gens qui sont mis en place, on ne va pas s'en sortir par
des commissions parlementaires. Je veux que les gens comprennent bien, une commission
parlementaire qui va enquêter sur Fauci ou sur quelque chose, comme ça s'est déjà
fait en partie avec Rand Paul, un sénateur républicain américain, c'est quoi ? C'est
on va faire ça ou on fait ça, et puis on fait des rapports. Et les rapports, c'est
finalement une négociation politique. Et donc, ce qui va se passer ici, ça va être
sans doute, si j'ai bien compris en parlant avec mes contacts ici, des audits.
Quand vous êtes ici, je précise, vous êtes en Californie, c'est ça ?
Oui, mais donc, Jayanta Bacharya est prof à Stanford. Moi, j'ai travaillé avec Stanford
en début de pandémie pour faire un rapport, on était 43, sur quelles sont les leçons
à pouvoir tirer. Mais on se rend compte, j'en ai parlé avec lui, avant qu'il soit
nommé, en fait, il a dit la seule chose qu'il faut, le soleil est le meilleur
désinfectant. Donc, c'est d'abord un bon gestionnaire, mais pour arriver à donner
la confiance. En fait, on doit s'organiser pour que la société puisse
fonctionner. Ce n'est pas normal qu'un pouvoir tue sa propre population. C'est
ce qui s'est passé. Donc, il y a un moment où il faut dire, et je crois que
Trump l'a annoncé, mais c'est aussi une idée de Jay et de moi, il faut des
commissions pour la vérité et la réconciliation. Calquer un peu sur Mandela
toutou. Pourquoi ? Parce qu'il faut que tout le monde puisse se mettre à parler.
Alors, il y a des gens qui ont fait des trucs vainniels. « Oh oui, j'ai refusé
des consultations impatientes. » Ils viennent le dire, ça va, on prend note.
Et vous allez, on ne vous en veut pas. Parce qu'on ne peut pas reprocher à des
lâches ou à des gens peureux. D'être lâche ou peureux, c'est leur nature. Il
faut bien vivre avec. Maintenant, tout le monde ne peut pas être un
collignon, un Kennedy ou un Martin Zizi. Donc, en gros, la société, c'est riche.
Par contre, autre chose, c'est qu'en parlant des gens dans des commissions
pour réconciliation, on obtient des informations qui permettent de
verrouiller un dossier légal très fort contre les commanditaires et les chefs.
Et c'est ça. Ça ne va pas prendre trois mois. Donc, moi, je crois qu'on s'organise
très bien. Mais je veux déjà prévenir la foule. Il n'y aura pas de grand soir.
Ça va prendre deux, trois ans. Et maintenant, Trump aura deux ans jusqu'au
present election mid-term pour faire foncer son 8-team. C'est vraiment une
formule qu'il a mise en place. Bon, les gens vont dire que c'est bizarre
qu'il le fasse. Je peux vous signaler qu'on critique beaucoup Elon Musk aussi,
qui est trop près de Trump. Je vais révéler quelque chose. Il y a quelqu'un
de la famille proche de Musk qui est victime du vaccin. Donc, à partir du
moment où les gens voient dans leur propre famille des choses, vous savez,
ils n'ont qu'envie de rire. C'est ce que je dis aussi à mes collègues
belges qui disent « la justice, la justice, ils s'en foutent ». Je dis
« attendez qu'assez de juges d'instruction, de juges, perdent qui ?
Une épouse, un enfant ou ont des effets secondaires graves à vie et ils vont
commencer à lâcher le pouvoir politique ». Donc, il faut, comme disait
Mitterrand, donner du temps au temps. Il y a un temps et maintenant, on s'organise
et il y aura des audits indépendants. Et ça, ce ne seront pas des commissions
politiques cash sex. Donc, voilà. J'ai beaucoup d'espoir.
Ce que vous dites, ça fait penser un peu au tribunal de Nuremberg. On revient
sur la collaboration, etc. Finalement, c'est la même chose, ce que vous
appelez de vos voeux, mais version santé et corruption autour de la santé.
Pas vraiment. Parce que Nuremberg a été une construction pour...
Ça a été très dur, Nuremberg. C'étaient les vainqueurs qui ont jugé les vaincus.
Ici, ce n'est pas ça. Ici, je crois que le format commission pour la vérité
et la réconciliation, c'est plutôt le modèle sud-africain, le modèle du Rwanda.
Ça peut avoir les mêmes conséquences parce qu'on collecte des informations
cruciales pour amener les gens en justice de manière irréfragable.
C'est ça qu'il faut. Sinon, on s'en sort toujours. Donc, il faut vraiment
beaucoup de preuves et en parlant à un maximum de gens, on aura ces preuves.
Et donc, ça conduira peut-être à un tribunal international qui sera créé
ad hoc dans quelques années, mais ça conduira à... Moi, je n'aime pas
employer... J'ai employé le mot Nuremberg 2.0, mais je crois que c'est
trop typé. Je crois que ce n'est pas le format qui va faire fonctionner
la société. Il nous faut mieux que Nuremberg. Il faut que ces commissions
citoyennes, gérées éventuellement en autogestion par des juristes, puissent
refaire fonctionner les gens ensemble. Donc, si juste un médecin qui a déconné
vient demander pardon, qu'est-ce qu'on fait? Voyez, c'est ça. Moi, ce qui me
choque pour le moment, c'est qu'on voit... Et il y a des collègues à vous,
par exemple, je vais la nommer parce que je l'ai attaqué deux, trois fois
et les gens me le reprochent, la certaine Christine Kelly. Oh, elle fait du bien,
elle commence à ouvrir la porte, etc. Mme Kelly n'a aucun moment présenté
des excuses pour les mensonges qu'elle a dit. Elle a dit oui, on a dû mentir
pour le vaccin, on ne peut pas en parler. Est-ce qu'elle a demandé aux gens
je vous demande pardon, maintenant on va faire mieux? Non. Donc, tant qu'on
ne demande pas pardon, on ne peut pas pardonner. Et donc, c'est différent
de Nuremberg. Si vous me permettez de...
Bien sûr, bien sûr, je cherche tout simplement à préciser.
Docteur Alain Coignon, à ce sujet, on a compris l'espoir et ce qui peut
vraiment arriver, notamment cette force énorme qui peut arriver de la nouvelle
administration Trump, mais que vous avez mise en place vous-même avec vos
organisations de résistance avec l'ordre universel des praticiens de la santé.
Comment vous voyez justement cette espèce de réconciliation ou de jugement
qui devrait avoir lieu? Mais je la vois très bien et je la sens.
Il ne faut pas oublier que dans l'immense majorité des médecins qui ont suivi
le mouvement, qui ont accepté les oucases de l'ordre et des politiques,
il y a un grand nombre de médecins qui, en cachette, ont essayé de faire
pour le mieux. On ne peut pas reprocher à un médecin qui a des enfants à l'unif,
une maison à payer, sa voiture en leasing, de ne pas prendre le risque
d'une suspension à 40 ans, à 45 ans. Moi, j'ai 71 ans. Il est évident que
pour moi, le gros avantage, c'est que quand je vais à l'ordre, je me retrouve
en face de gens qui ne me font absolument pas peur. Ce que je trouve triste,
c'est que les gens de mon âge ne soient pas plus nombreux, mais que le rempart
se fissure. Et vous verrez jaillir tous ces médecins qui diront qu'ils n'étaient
pas d'accord, mais qui ont été forcés de l'être, contribuer au renouveau
de la médecine. Il n'y a pas 99% des médecins qui sont des crapules.
Martin Zizi, Collignon, Fouché, Raoult. Nous sommes une minorité parlante.
Mais derrière nous, il y a une majorité silencieuse. Croyez-moi bien,
la plupart des médecins sont quand même, en tout cas une grosse majorité,
sont des gens très bien. Il ne sera pas difficile, dès que les choses,
le climat aura changé aux États-Unis, de revenir et de restructurer
cette médecine. Moi, j'ai eu l'avantage, étant donné mon âge, de connaître
la vraie médecine à un moment où nous étions dépouillés de moyens.
Quand j'ai commencé la médecine, il y avait le stéthoscope,
l'électrocardiographie, la radio et l'électroencéphalogramme.
On n'avait ni scanner, on n'avait ni échographie, rien du tout.
Mais cette médecine était bonne. Maintenant qu'elle est devenue
extrêmement technologique, elle perd de son humanité.
Mais tous les ferments sont là. Il faudra revoir aussi
les politiques hospitalières. Il faut remettre de vrais médecins
à la tête des hôpitaux. Il faut cesser cet acharnement
à la centralisation hospitalière et à la paupérisation des provinces
et des régions reculées. J'ai commencé la chirurgie
à l'Institut médico-chirurgical de Belleuil, qui était tenu
par une famille de médecins. Il y avait de la chirurgie,
de la médecine interne, de l'obstétrique et une réanimation
dans un petit village où il y a un château et 50 maisons.
Je pense que tout est là en fermant. Comme le dit très bien
Martin Zizi, il va y avoir une réconciliation qui ne sera pas
difficile. Dès que les vrais responsables, que les vrais criminels
seront mis sur la touche, nous pouvons reconstruire, rebâtir
une médecine. Et ce jour-là, les interlocuteurs
des parlements, des ministères, ce seront des médecins sérieux
et non pas des charlatans. Didier Raoult est quand même
le premier microbiologiste de la planète au ranking
de Research.com. Olivier Véran, qu'il a traité de charlatan
de la Canbière, il n'est qu'à bien se tenir parce qu'il va
évidemment perdre beaucoup de plumes dans cette affaire.
Il pourra bien faire comme il le voulait, du Botox
avec les médecins visés parce qu'il ne va pas être,
il va être évidemment discrédité. Tous ces gens vont être
discrédités. Il va peut-être perdre sa licence. Véran va peut-être
perdre sa licence de pratique médicale et son inscription à l'ordre
parce que c'est un médecin au départ. Je pourrais ajouter
quelque chose ? Allez, une chose, oui. On n'est pas censé avoir.
En fait, au-delà de... C'est vrai que beaucoup de médecins
sont pas des salauds, ils ont été peureux, etc. Mais il y a
quand même quelque chose qu'il faut changer chez eux aussi.
C'est la capacité à oublier. Ils ont été trop soumis
aux publicités des VRP et des fermes. Et ils ont oublié.
Moi, je suis choqué quand je leur expliquais en ligne à des
médecins qu'un bébé avant l'âge de 4 mois ne fait pas ses propres
anticorps. Donc, il y a des médecins, c'est pas des méchants,
c'est peut-être même pas des cons qui disent, ah oui, oui, non,
mais moi, j'ai vu des cas graves, il faut vacciner le bébé
dès la première semaine. Et je dis, mais vous êtes cons.
Vous connaissez mon franc-parler maintenant. Je dis, mais vous
êtes cons ou quoi ? Le système immunitaire du bébé, il n'est
pas fini. Il ne sait pas faire ses propres anticorps avant le
mois 3 ou minimum 4 ou 5. Donc, injecter un bébé avant 4-5 mois,
c'est de la foutaise. Ça ne sert à rien. Par contre, ça peut
perturber son immunité à lui. Pourquoi ? Parce que le bébé est
dans le ventre de maman et il ne sait pas faire la différence
entre lui et le monde extérieur, vu qu'il n'a pas encouru le monde
extérieur. Or, le rôle du système militaire, c'est exactement
de faire la différence entre le self, le soi et le non-soi,
les intrus. Et donc, ça se fait une fois qu'il sort du ventre
de la maman. Et il a besoin aussi de 3-4 mois pour sélectionner
les lymphocytes qui vont... Enfin, les lymphocytes qu'il
reconnaisse, lui, doivent être sélectionnés négativement,
donc doivent être éliminés. Et les lymphocytes qui sont stimulés
par le monde extérieur doivent être montés en puissance.
Donc, le système immunitaire du nouveau-né ne sait pas faire
ses propres anticorps, mais est en train de mettre en place
la différence entre le soi et le non-soi. Donc, aller vacciner
au jour 1 ou à la première semaine ou au deuxième mois,
c'est faire deux bêtises. Un, il n'y aura pas de montée d'anticorps
chez l'enfant. Et deux, on est en train de foutre en l'air.
Et ça, Kennedy le sait, on est en train de foutre en l'air
son immunité naturelle. Et on se demande comment l'humanité a fait
pour vivre. Lucie, c'était il y a 2,5 milliards d'années.
Sans système immunitaire, on ne tient pas une semaine en tant
qu'espèce. Donc, je crois qu'il y a beaucoup de choses à revoir
en médecine, dans les cursus et dans la formation continuée,
je dirais.
Merci beaucoup à tous les deux. Est-ce que vous avez abordé
en fin d'émission la suite et peut-être la grande réconciliation ?
Je ne sais pas comment on peut l'appeler.
Ça pose beaucoup de questions, puisque vous avez cité
Christine Kelly. On peut citer beaucoup d'autres journalistes,
d'ailleurs, peut-être plus coupables qu'elle et beaucoup de médecins.
Et c'est vrai que ça pose la question du silence. Jusqu'à quand
le silence devient une forme de collaboration ? On se rappelle
d'Anna Arendt et du procès Hichemann et de la banalité du mal.
Et ça pose de grandes, grandes questions.
C'est un très beau livre.
Auquel il faudra qu'on réfléchisse en temps voulu.
Mais en tout cas, vous ouvrez des portes et en tout cas,
une porte de l'espoir. Ça, c'est certain.
Merci beaucoup, docteur Martin Zizi.
Merci beaucoup, docteur Alain Collignon.
Et vous êtes fondateur de LOOPS, l'Ordre universel des praticiens
de la santé. Merci infiniment à vous.
