"L’ Etat français en quasi-faillite est engagé sur le chemin de la Grèce !"

Tocsin
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4 nov. 2024
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Ce matin, on va parler de notre argent, on va parler de notre épargne, on va parler de la faillite de cet état.
Et pour ça, je reçois Romain Goujon qui est trader à son compte.
Bonjour Romain, comment allez-vous ?
Bonjour Nicolas, très bien et vous ?
Je suis en pleine forme, alors je suis allé, je vous ai dégoté sur TikTok parce que je suis beaucoup sur TikTok.
Et vous faites pas mal de petites vidéos sur TikTok et très intéressantes puisque ça répond à des questions que tout le monde se pose.
Vous avez un certain succès.
Une première question, en fait, je suis en train de me rendre compte qu'il y a des gens qui ne s'intéressaient pas du tout à l'économie, ni à la finance,
ni à comment sauver leur denier, leur patrimoine pour ceux qui en ont chance à l'avoir et leur épargne.
Et finalement, on se rend compte que les Français sont de plus en plus intéressés parce que les stars aujourd'hui,
les réseaux sociaux, c'est les gens comme vous ou comme d'autres qui, à un moment donné, donnent des pistes de réflexion ou des solutions bien des égards.
Romain ?
Exactement. En fait, je pense que les gens ont cette envie de sortir des médias mainstream pour avoir des informations réellement, avoir des vraies informations.
Parce qu'on se retrouve dans les médias mainstream, c'est toujours très lisse et puis c'est très, très, très loin de la vérité.
C'est surtout ça.
Oui, oui, c'est vrai que vous êtes beaucoup à dire ça.
Quand les médias mainstream, finalement, on part de choses, des mondes qui n'existent pas, des mondes parallèles qui n'existent pas finalement, surtout en termes d'économie.
C'est comme s'il y avait un petit peu deux mondes complètement parallèles, surtout au niveau des chiffres.
Dans les médias mainstream, il n'y a rien de grave et tout va bien se passer. Il ne faudra pas s'inquiéter.
Et voilà. Et en fait, dans la réalité, c'est beaucoup plus compliqué que ça.
Les choses sont beaucoup plus graves qu'on ne le pense et elles sont plus graves parce que c'est le contribuable qui va être impacté.
Mais ça, les médias mainstream se gardent bien de le préciser.
Et c'est pour ça que ce matin, je vous ai proposé de venir et vous m'avez répondu.
Merci d'être là. Je le répète pour ceux qui viennent de nous rejoindre. Romain Gougeon, vous êtes trader à votre compte.
Vous êtes un ancien d'une grande banque française. Et ce matin, on va répondre à quelques questions.
Je sais, chers téléspectateurs, qu'elles vous passionnent et qu'elles vous inquiètent surtout.
Parce que le problème, c'est que ça, vraiment, ça inquiète tout le monde.
Première question très brute. L'État français est-il en faillite ou en quasi faillite ? En un ou pas ? Selon vous.
Techniquement, l'État français n'est pas en faillite. Pourquoi ? Parce qu'il a des rentrées d'argent.
Mais si l'État français était géré comme une société, il serait devant un tribunal. C'est comme ça qu'on peut le résumer.
Aujourd'hui, l'État français est dans une situation qui est très, très compliquée. Pourquoi ?
Parce qu'on arrive au bout d'un cheminement qui repose essentiellement sur de la dette.
Et nos responsables ont de plus en plus de mal à cacher l'État réel de la France.
Donc, on est arrivé au bout d'un cheminement avec Bruno Le Maire qui a été démis de ses fonctions cet été.
Bruno Le Maire qui a passé l'ensemble de ces années à nous dire que tout allait bien, qu'il ne fallait pas s'inquiéter.
Et que tout allait de mieux en mieux, Romain. Je me permets que tout allait de mieux en mieux.
Tout à fait. De mieux en mieux. Et c'est très drôle parce que, juste pour cette année, on devait commencer, selon Bruno Le Maire,
avec un déficit qui allait courir cette année autour de 5%, avec un objectif de descente en dessous de 5%.
On a même entendu du 4,4%. Donc, Bruno Le Maire quitte le gouvernement, il a démis de ses fonctions.
La passation se fait à la rentrée et on découvre que le déficit n'est pas du tout de 5%, il est encore moins de 4,4%,
mais il est plus de l'ordre de 6,1%. 6,1% est une donnée complètement approximative parce que, techniquement,
Michel Barnier n'a pas pu faire le calcul exact du déficit français. Il a eu quelques semaines à sa décharge.
Et au bout de quelques semaines, avec la précipitation du projet de loi de finances 1.25, il a été jeté un chiffre de 6,1%
pour dire qu'on est dans le pétrin, c'est quelque chose qui tourne autour de 6,1%. Il va falloir se serrer la ceinture.
Ce chiffre est probablement faux pour plusieurs raisons. La première raison, c'est que si on commençait à dire que c'était au-delà,
on va commencer à foler les français parce que pendant un quinquennat et un peu plus, on leur a dit que tout allait bien
et qu'on était en train d'encaisser la barre. Et si en quelques semaines, on leur annonce que finalement, ce n'est pas du 5%,
ce ne sera pas du 6%, mais qu'on est plutôt autour du 10%, concrètement, c'est la panique.
Je me permets Romain, vous êtes dans une de vos vidéos sur TikTok, je vous invite à suivre Romain Gougeon sur TikTok si ça vous intéresse.
Vous êtes à 10 et en 10, bien 10. En 10 voire en 11 même.
C'est ça, on serait plutôt au-dessus des 10. Un petit comparatif, lorsque la Grèce fait défaut, lorsque la Grèce au début des années 2010
tape à la porte de Bruxelles en disant que là, on est dans le pétrin, on a un déficit qui va frôler les 5,5 cette année.
Bruxelles déploie la Troïka, déploie BlackRock pour faire les comptes et au final, on n'est pas du tout à 5,5, on était à 13.
Pourquoi ? Parce que chacun a sa manière de faire les comptes, chacun a sa manière de faire les calculs
et dans leur bilan, chaque pays met un petit peu ce qu'il veut. C'est surtout ça.
Donc là, on sait que le déficit ne peut pas être à 6,5, ce n'est pas possible.
Et qu'en fait, si c'était une entité extérieure qui venait faire les comptes, on serait plus sur l'ordre de 10 voire peut-être au-delà.
Mais ça, on ne peut pas le dire dans un premier temps et puis de deux, il faudrait que ce soit une entité extérieure qui vienne faire les comptes.
Oui, parce qu'on se retrouve dans une situation de plus en plus compliquée.
Quelques-uns de nos ministres commencent à nous dire que s'il n'y a pas d'effort de fait, la France finira comme la Grèce.
Est-ce que ça vous paraît envisageable ? Même si la France n'est pas la Grèce, la Troïka pourrait quand même,
tout de même avec Michel Barnier, s'emparer et piloter nos comptes.
C'est d'ailleurs un peu le cas avec les comptes pluriannuels à remettre à la Commission européenne, on n'est pas trop loin.
On est déjà un petit peu dedans, même avant cette annonce, parce que déjà c'est une volonté de l'Europe de mettre la main un petit peu sur les comptes de chaque pays.
Mais oui, clairement, on y va. Il y a une commission qui est déjà déployée, on n'est pas du tout dans l'objectif de Bruxelles.
Donc oui, on est un petit peu la nouvelle Grèce, ça c'est sûr.
Après, ce que nous on n'a pas par rapport à la Grèce, c'est peut-être un souci d'honnêteté.
C'est que la Grèce, on savait que c'était un maillon faible finalement de l'Europe, alors qu'aujourd'hui la France,
elle est présentée à l'inverse comme un maillon très fort, comme un pays qui emmène l'Union.
Et ça serait vraiment désordre de dire que la France pourrait faire défaut, que la France a une situation délicate.
La différence, elle est surtout là, sur la communication finalement.
Aujourd'hui, qu'est-ce que les Français risquent ? On parle énormément, vous en parlez dans vos vidéos.
Je vous invite, chers amis, à aller voir les vidéos de Romain Bougeon, que je rappelle pour ceux qui veulent nous rejoindre.
Vous êtes trader à votre compte et ancien d'une grande banque française.
Aujourd'hui, l'épargne des Français, les assurances vie, tout ça, à moyen terme, à court terme même, ça pourrait être raboté.
Ces gens pourraient venir puiser allègrement dans ce que certains Français ont mis de côté.
Le sujet de l'épargne et des contrats d'assurance vie, c'est quelque chose aujourd'hui, quand on en parle,
on pourrait être assimilé un petit peu à, vous savez, ces SDF à Los Angeles qui secouent des cloches dans la rue,
un peu annonceurs d'apocalypse, ça fait un peu ça.
Et pourtant, il y a de nombreux économistes qui secouent cette cloche déjà depuis 10 ans.
Je pense à un ouvrage de Simon Wepler qui doit dater des années 2010,
et qui parlait déjà du fait que les contrats d'assurance vie correspondaient peu ou prou au montant de la dette,
et qu'à un moment donné, on n'aurait pas le choix.
Là, aujourd'hui, on arrive sur une situation où ce SDF qui secoue la cloche,
finalement, c'est des politiques qui arrivent sur des plateaux télé,
qui commencent à dire ouvertement, attention, il faudrait se préparer, on pourrait fonctionner,
il faudra faire une participation.
Donc chacun a ses propres termes, chacun a son langage.
Mais on sait que quand on arrive là, quand les politiques commencent à parler de quelque chose ouvertement sur un plateau de télé,
c'est une façon finalement d'annoncer un petit peu à la population ce qui va se passer.
Pour rappeler les chiffres, le montant de la dette aujourd'hui, c'est 3228 milliards,
pour être précis, arrêté à fin septembre.
Et le montant des contrats d'assurance vie, c'est 1970 milliards.
C'est quasiment la bascule.
Il y a eu un moment au début d'année où on était pile, vraiment au même montant,
et c'est ce qui permettait aussi à l'État français de s'endetter parce qu'il y avait un collatéral.
Aujourd'hui on a dépassé un petit peu ça, mais on sait que c'est quelque chose qui peut être envisagé,
qui peut être envisagé par de multiples façons.
Et on sait surtout qu'il y a un arsenal législatif qui est déjà en place pour fonctionner.
Et comment ça pourrait se faire ?
Ça serait obligatoire ? Ça serait coercitif ?
À titre du volontariat, comment ça pourrait se faire selon vous Romain, si ça devait se faire ?
Il y a plein de manières de le faire, ça ne sera pas fait de manière brutale.
La France ne fonctionne pas comme ça, c'est toujours fait de manière un petit peu vicieuse.
La première manière qui pourrait être faite, enfin une des manières qui pourrait être faites,
il y a un outil qui s'appelle ATD et SATD en France, donc avis à tiers détenteur,
qui est utilisé pour fonctionner les contrats d'assurance vie lorsque vous ne réglez pas une dette que vous avez envers l'État.
Par exemple, vous n'avez pas réglé une amende, vous n'avez pas réglé un impôt,
aujourd'hui l'État peut venir se servir directement sur votre contrat d'assurance vie.
Alors on peut imaginer que demain, si l'État disait qu'il nous faut une contribution au travers d'un nouvel impôt,
ça ne laisse absolument pas le choix au propriétaire d'assurance vie que de régler.
Et s'il ne réglait pas, l'État pourrait passer au travers de cet outil pour venir se servir directement sur les contrats.
Ça c'est une première possibilité, après il y en a plein, il y a la possibilité, Bruno Le Maire avait commencé à en parler,
d'un nouveau produit d'épargne qui pourrait être mis en place, qui serait dans l'objectif de financer telle ou telle chose,
et au final ça pourrait être pour régler la dette, mais ça ce n'est pas quelque chose qui est futile,
ce n'est pas quelque chose qui est peu probable, parce qu'il faut quand même rappeler que le contrat d'assurance vie est là pour financer l'État,
un fonds euro c'est de l'argent qui va à l'État, un livret A c'est la même chose,
donc il y a plein de manières demain d'arriver sur ces points-là, et ce ne sont pas des choses qui sont improbables du tout.
Oui, ce serait pareil pour les livrets Romain, si je vous suis.
Oui, bien sûr.
Tout le livret que nous avons, du moins les gens une nouvelle fois qui ont la chance d'avoir un peu d'épargne,
les LDD, les livrets A, les lettres, je n'oublie plus, probablement le livre des réparts populaires,
tout ça c'est pareil, ça pourrait à un moment donné faire l'objet de ponctions, c'est ça, de ponctions.
En fait tous les produits que vous venez de citer ce sont des produits qui sont réglementés par l'État,
qui sont encadrés par l'État, donc à partir de ce moment-là, à partir du moment où l'État intervient,
pourquoi est-ce qu'il ne pourrait pas, d'un moment donné ou un autre, nous on établit une nouvelle règle,
on établit un nouveau contrat, par exemple quelque chose qui pourrait très bien arriver,
c'est que le gouvernement dise nous on va faire un nouveau produit, mais ce nouveau produit va être obligatoire,
à partir du moment où vous avez x milliers d'euros d'économies en réserve,
et bien on va vous obliger à placer sur ce nouveau produit peut-être 20%, 30%,
et on pourrait envisager également que celui-ci soit bloqué, bloqué comment ?
Peut-être à 5, 8 ou 10 ans, et avec un système de déblocage qui pourrait ressembler à celui par exemple
d'un plan épargne-retraite, d'un PER, donc pour rappeler c'est des conditions qui sont très compliquées,
pour débloquer c'est le décès d'un conjoint, c'est une faillite personnelle, c'est un handicap sévère,
et ça permettrait à l'État de bloquer des fonds pendant une durée définie,
mais de vous dire ne vous inquiétez pas en fait c'est là, vous pouvez consulter vos fonds tous les jours,
ils sont là, et à un moment donné on va vous les rendre.
Oui c'est intéressant parce que c'est vrai que cette façon de présenter les choses est assez flippante,
là tu sais que c'est une question explosive Romain, et mais aujourd'hui j'ai quand même l'impression
que le consentement à l'impôt il commence à devenir de plus en plus approximatif pour des milliers,
ou du moins des milliers de français, c'est du moins ce que j'entends ça et là,
et même sur certains plateaux certains osent aborder la question du consentement à l'impôt,
aujourd'hui est-ce que ça aussi ça peut être une donnée dans les prochaines semaines qui peut être explosive,
au delà de la question légale du consentement à l'impôt que nous malheureusement nous devons tous à l'État ?
Vous voulez dire le fait qu'à un moment donné les français remettent en cause l'État en se disant mais où va l'argent ?
Où va le pognon quoi, au moins poser la question d'où va le pognon, je pense que celle-ci elle est légitime tout de même.
Je ne sais pas, je ne pense pas que les français, comme je vous disais tout à l'heure,
l'État agit de manière un petit peu vicieuse dans le fait qu'il prend toujours le temps,
c'est-à-dire que même Michel Barnier qui arrive là avec des comptes qui sont clairement catastrophiques,
il pourrait se saisir de ça en disant c'est pas de ma faute, moi je vais secouer tout et on va imposer quelque chose de sévère,
au final relever la flat tax de 3%, taper sur certains citoyens ce n'est pas des choses qui sont exceptionnelles,
ça se fera de manière douce, ça se fera dans le temps pour que les français ne le voient pas,
pour que les français s'habituent finalement et se disent c'est un petit peu plus, c'est pas grave.
Et finalement c'est laisser le temps aux français de s'habituer à la situation et de se dire c'est pas grave.
On a connu ces dernières années des situations où on a contraint les français et j'en connais pas beaucoup qui ont bougé malheureusement.
Donc si l'État agit dans le temps, malheureusement il n'a pas assez qu'ils bougeront en tout cas.
En tout cas on verra bien là-dessus, c'est vrai qu'il y a eu, rappelez-vous, on se rappelle quand même des gilets jaunes,
on se rappelle de mouvements quand même qui ont marqué, des agriculteurs aussi pour d'autres raisons bien entendu,
quoique, mais on verra bien entendu ça.
Il nous reste encore 5 minutes Romain, je vous remercie Romain Goujon qui est trader à son compte et ancien d'une grande banque française.
D'ailleurs tiens, une question sur les banques, est-ce qu'aujourd'hui on a des banques en France qui pourraient,
alors pas aller jusqu'au bank run mais des banques qui sont en grande difficulté aujourd'hui Romain,
où nos fonds ne sont pas forcément en sécurité, dans ces banques qu'on pensait un jour indétrônables, indéboulonnables ?
Techniquement aujourd'hui, quand chacune des banques donne son bilan, il n'y a aucune grande banque,
si on prend les deux premières, qui est en mesure de faire faillite.
Pourquoi ? Parce qu'en fait chaque bilan de banque, pour faire très court et très simple, donne ce qu'elles veulent donner.
C'est-à-dire qu'il y a de multiples façons de cacher des actifs, du moins de les sortir du bilan,
et ça, ces actifs-là sont beaucoup plus risqués et pourraient faire vaciller les banques,
même si on nous dit aujourd'hui que tout va très bien.
Je vais vous redonner une anecdote.
Moi j'étais sur la partie gestion des contrats d'assurance vie, il y a un an et demi.
Beaucoup de SCPI ont décoté, du jour au lendemain.
Moi j'étais donc sur la relation client directement avec les professionnels.
Il y en a des clients qui se sont levés un mardi matin et qui avaient vu leur portefeuille d'assurance vie,
donc avec SCPI, décoté de 25% du jour au lendemain sans aucune explication.
Certains clients n'ont pas trop apprécié et ont voulu sortir.
Il a fallu une semaine pour que les différents organismes s'occupent de bloquer l'ensemble des sorties,
pour justement pallier à ce genre de difficultés.
Pourquoi ? Parce que clairement, si on laissait faire une forme de bank run,
alors là on ne peut pas l'appeler exactement bank run parce qu'on arrive sur des actifs...
Oui, mais c'est un peu l'idée.
Exactement, c'est tout à fait l'idée.
Et bien on peut mettre en péril l'organisme.
Donc on voit effectivement que si l'organisme arrive à faire des blocages pour dire
vous ne pourrez pas sortir sous telle ou telle ou telle condition,
et bien c'est que l'organisme a peur effectivement d'une forme de bank run,
même si on ne peut pas l'appeler comme ça directement,
qui mettrait forcément en péril l'organisme.
Tout à fait.
Donc ça c'est quelque chose qui est tout à fait possible,
même si on nous dit le contraire aujourd'hui et qu'on nous montre des documents
qui en fait ne sont pas tout à fait exacts.
Dernière question, elle est tout aussi intéressante que les autres.
Là-dessus sur l'euro numérique, vous en parlez aussi dans vos vidéos,
je vous rappelle à nos amis qui viennent nous rejoindre,
Romain Gougeon, vous êtes trader à votre compte,
et vous avez travaillé dans une grande banque française,
et vous parlez de l'euro numérique rapidement.
L'euro numérique aujourd'hui c'est un véritable péril.
C'est quoi ? C'est pour nous fliquer ? C'est pour enlever le cash de partout ?
C'est pour peut-être aussi venir nous bloquer les comptes des cartes bleues
si nous ne sommes pas de bons citoyens ?
C'est quoi le projet de l'euro numérique selon vous Romain ?
Le projet de l'euro numérique, comme il est présenté...
Quand les gouvernements nous présentent quelque chose,
comme ils nous ont présenté par exemple l'Europe,
il y avait une forme de publicité à faire.
Liberté de passage entre les pays...
Oui, de circulation...
Exactement.
Là aujourd'hui sur l'euro numérique, il n'y a pas de publicité.
La seule publicité qu'il y ait, c'est le remplacement du liquide à part entière,
et c'est l'accessibilité sur des personnes qui ont des difficultés à se bancariser,
donc des personnes en situation précaire,
et la validation de la BCE qu'il n'y aurait pas de faillite
vu que c'est dirigé directement par la banque centrale.
Donc c'est très très maigre comme argument de publicité pour le grand public.
Par contre, dans l'autre sens, les arguments pour la BCE,
effectivement c'est une possibilité de nous fliquer,
c'est une possibilité de surveiller tout ce que l'on fera
et surtout de limiter nos dépenses dans des actifs qui n'intéressent pas la banque centrale.
Par exemple, si la banque centrale a décidé que vous pouviez acheter 40 écrans plasma à l'année,
il n'y aura pas de problème.
Par contre, si elle a décidé que votre consommation de CO2 est trop élevée
et que vous n'iriez pas en vacances en Thaïlande cette année
ou que vous n'achèteriez pas votre 4x4 de collection américaine des années 70,
elle pourra, parce qu'au travers de cette euro numérique,
elle pourra contrôler ce que vous allez acheter demain.
Donc ça c'est un gros problème.
Il y a un problème aussi qu'on ne soulève pas,
c'est que ça va être une concurrence directe sur les banques commerciales.
Pourquoi mettre en péril aujourd'hui les banques commerciales
alors qu'on a des politiques qui nous disent que les banques vont très bien
et de l'autre côté on a un argumentaire qui dira
Quand on parle de numérique, il n'est jamais soulevé cette question.
Parce qu'elles vont faire quoi nos banques ?
Si la banque centrale récupère finalement notre pognon,
il faut être clair avec ça,
et ne nous permet pas de dépenser ce qu'on veut à notre guise.
La banque centrale vend le projet en disant
nous on est là pour compléter quelque chose.
On est là pour remplacer les espèces.
C'est clairement ce qui est dit.
Donc ça il faut savoir aller entre lignes,
ça veut dire qu'on va couper les espèces à terme.
Mais effectivement on peut se poser la question
de quel avenir pour les banques commerciales ?
Est-ce que les banques n'auront plus qu'un rôle de vendeur de crédit,
de vendeur d'alarme ou de téléphonie mobile,
comme elles se sont déployées ces dernières années ?
Ça c'est une véritable question et je ne vois pas l'idée
parce qu'aujourd'hui votre banque fait des bénéfices sur ces produits-là,
mais elle fait aussi des bénéfices sur l'ensemble des transactions
que vous faites au quotidien.
Donc ça si on les supprime,
je ne vois plus l'intérêt de l'ensemble des grandes banques.
Là il y a un sujet assez étrange
et je vois mal aucune banque centrale rentrer directement en confrontation
avec l'ensemble des grandes banques commerciales.
Donc soit il y a quelque chose qui nous échappe
et il y a une donnée qu'on n'a pas dans le discours,
forcément il y a une donnée qu'on n'a pas
parce que ce n'est pas cohérent en fait.
En tout cas on va rester là-dessus,
on va continuer à y réfléchir bien entendu.
Merci Romain d'avoir été là ce matin avec nous.
Avec plaisir Nicolas.
Trader à votre compte,
je le répète vous avez travaillé dans une grande banque française
et vous êtes sur TikTok, vous faites pas mal de vidéos.
Je vous invite à aller voir ce que fait Romain,
c'est très intéressant,
des cours de vidéos sur des sujets très importants.
Libre à vous de vous suivre,
Romain je vous souhaite une excellente journée,
un excellent vendredi,
un excellent week-end.
Merci Nicolas,
bon week-end à vous,
merci pour votre invitation.
