Retrouvez le replay de la chronique "Pourquoi ?" de l'Équipe de Greg du 22/10/2024.
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On a mis une petite musique brésilienne.
Vous avez gagné au jeu ?
Non, non, non.
Pourquoi Neymar ?
Effectivement, on parle de Neymar parce qu'il a rejoué.
Hier, après un an de blessures, il a fait son entrée sur le terrain du leader du championnat saoudien.
Ça m'a donné envie de revenir sur son aventure au Paris Saint-Germain.
Vu qu'on est un soir de match du Paris Saint-Germain, on va parler de Neymar au Paris Saint-Germain.
Pourquoi Neymar à Paris ? Finalement, c'était grand.
Il n'y a qu'à voir le prix de son transfert.
222 millions d'euros.
C'était à l'époque le plus gros transfert de l'histoire.
C'est toujours le plus gros transfert de l'histoire.
Assez largement devant, d'ailleurs.
Devant Ken Mbappé qui signait le même été.
Et devant tout le reste avec une sacrée écarterne.
Avec tout le reste.
Pour un bilan en Ligue des Champions, il faut le dire aussi, qui est quand même ultra décevant.
Ces six années au Paris Saint-Germain.
Neymar, il y a la finale en Ligue des Champions.
Il y a une demi-finale de Ligue des Champions.
Et pour le reste, c'est quatre éliminations en huitièmes de finale.
Bref, quand il rejoint l'Arabie Saoudite, il part un peu en mode énorme flop.
Il a fini par incarner la loose parisienne en Ligue des Champions.
Dans son parcours, il n'y a rien, si tu veux, qui a tiré le club vers le haut.
C'est un joueur qui s'est gâché.
Et lui, un jour, il dira qu'il a perdu six ans à Paris.
Parce qu'il l'a perdu six ans à Paris.
Il a été payé pour te faire gagner la Ligue des Champions.
Il y a eu un Fallneuil 8.
Pourtant, on va vous surprendre dans notre récit.
On va vous raconter pourquoi Neymar fut une réussite au Paris Saint-Germain.
Oui, oui, une réussite.
Alors, sportivement souvent blessé.
Mais quand il était là, c'était quand même pas mal.
Même si on va vite éluder le dossier sportif.
Vous l'aurez compris, il ne m'a pas forcément parlé de sport aujourd'hui.
Mais c'est vrai que sur le terrain, il était décisif quand même
toutes les 77 minutes avec le Paris Saint-Germain.
Sur les 173 matchs qu'il a disputé parce qu'il a été souvent blessé.
C'est tout simplement le troisième meilleur total de l'histoire du Paris Saint-Germain.
Mais on va revenir surtout sur l'opération Neymar au PSG.
Parce qu'on n'est peut-être pas loin de l'opération du siècle, du transfert du siècle.
Au moment où il signe en 2017, c'est la folie à Paris.
La boutique officielle évidemment qui est prise d'assaut.
Repeinte aux couleurs du Brésilien.
Il faut se souvenir qu'à l'époque, il est derrière Messi et CR7.
Il y a Neymar au troisième.
C'est une marque énorme.
C'est un joueur exceptionnel qui débarque au Parc des Princes.
Qui est fou de joie évidemment d'accueillir un joueur d'un tel niveau.
La une de l'équipe au moment de son arrivée à Neymar.
C'est l'équipe d'ailleurs qui faisait sa une tous les jours quasiment sur Neymar.
Un roi à Paris.
C'est les 18 premières pages du quotidien qui sont toutes dédiées à l'époque à Neymar.
C'est une vraie icône qui signe au PSG.
Boris Radocic, il est spécialisé dans le marketing sportif.
Et il nous l'explique en fait qu'en Neymar qui signe au PSG,
déjà le sport, il importe peu dans ce transfert.
Aujourd'hui, les réseaux sociaux, la communauté, la notoriété, etc.
Ça vaut quasiment autant que la valeur sportive.
Même s'il est moins bon sportivement, ça ne bougera pas.
Sa dimension marketing, son positionnement, ce que les gens aiment chez l'athlète, ça ne changera pas.
Tu peux capitaliser pour construire les partenariats avec de nouvelles marques.
Donc on a un très bon joueur de foot qui signe au PSG.
Mais on a surtout une marque énorme qui signe au PSG à l'époque.
C'est le deuxième sportif le plus suivi de la planète au moment où il signe en 2017.
60 millions d'abonnés sur Facebook.
30 millions d'abonnés sur Twitter.
79 millions d'abonnés sur Instagram.
C'est tout simplement énorme.
Ce qui ferait dire à un ancien candidat à la présidence du FC Barcelone,
recruter un joueur de ce calibre n'est pas une dépense.
C'est le meilleur investissement du monde.
Est-ce que ça va faire passer Paris dans une autre dimension, Adrien ?
On s'est appuyé sur un petit outil qu'on aime bien utiliser dans nos chroniques.
Pourquoi ? C'est le Google Trend.
On va regarder les recherches qui ont été faites sur Google au moment d'une date précise.
Ça, c'est les recherches Paris Saint-Germain dans le monde.
Vous le voyez, c'est assez stable depuis 2004.
Regardez la petite courbe qui montre l'énorme pic.
C'est le jour de la signature de Neymar au Paris Saint-Germain.
Donc jamais le Paris Saint-Germain n'avait été autant recherché sur Google
qu'au moment où Neymar rejoint le club.
Et sa première année va être à la hauteur.
Ça a même des chiffres complètement dingues en merchandising.
Selon El Mundo et Le Parisien, il va rapporter près de 500 millions d'euros
rien que sur la première année Neymar.
Il y a plus de 25% d'audience dans le monde au Paris Saint-Germain.
Une augmentation de 78% de vente de maillots dont 50% évidemment pour Neymar.
On va passer de 9 millions à 40 millions sur Twitter
puisque ça s'appelait bien Twitter à l'époque.
C'était pas encore X.
Et ça va durer.
Quand le Paris Saint-Germain se déplace dans le monde, c'est les Beatles à l'époque de Neymar.
En 2018, par exemple, première tournée estivale pour Neymar en Chine.
Vous allez voir, vous allez apercevoir Buffon passer devant l'écran.
Mais alors tout le monde s'en fiche de Buffon.
Et en Amérique latine, au Brésil, on a demandé à notre correspondant Eric Frausio.
A l'époque, c'est multiplié par 50, par 100, par 1000 la popularité du Paris Saint-Germain.
Dès sa présentation au Parc des Princes, il y a eu plus de 50 millions de Brésiliens
qui ont assisté à l'événement quelque part.
Son premier match contre Guingamp a été diffusé dans 183 pays dont le Brésil évidemment.
Les audiences ont explosé lors de cette saison-là,
que ce soit sur Sport TV pour le championnat mais aussi en Ligue des Champions sur Band.
Sur Band, je crois qu'il a enregistré sa meilleure audience lors d'un PSG Bayern Munich.
Je vais vous poser une question un peu bête.
C'est peut-être la réponse.
Ça attire des marques tout ça ?
Effectivement.
En 2017, arrivé de Neymar, le Paris Saint-Germain enregistre en recette Sponsoring.
Je parle uniquement des partenariats, des Sponsoring.
154 millions d'euros.
En 2023, lors de sa dernière année au Paris Saint-Germain, c'est 400 millions d'euros.
Alors oui, il y a Messi qui était arrivé entre-temps.
Mais dans les chiffres, l'augmentation c'est surtout 2017-2021.
Parce qu'après Neymar, les Sponsors sont arrivés en masse.
Il y a surtout le partenariat avec Jordan qui est signé par exemple en 2018,
qui est une immense signature pour le Paris Saint-Germain.
2019, le contrat avec Accor qui est signé avant l'arrivée de Messi.
C'est 60 millions d'euros par an.
C'est un record pour le Paris Saint-Germain.
2019 également, c'est la signature ou la prolongation du contrat avec Nike pour 70 millions d'euros.
C'est l'un des plus gros contrats d'équipementiers dans le foot au monde.
Donc à ce moment-là, quand on regarde ces chiffres-là, les 222 millions d'euros,
ils semblent plutôt bien investis.
Je pense qu'il est très amorti d'un point de vue financier.
Tu vas aller chercher des Sponsors qui étaient auparavant peut-être les Sponsors de City,
du Real, du Barça, du Bayern.
Aujourd'hui, ils viennent te voir toi parce que tu as Neymar.
Je pense que le Paris Saint-Germain, ils ne font pas de Jordan si jamais...
Enfin, ils ne font pas. On ne sait pas.
Mais ils ne l'auraient pas fait dans cette temporalité-là s'il n'y avait pas eu Neymar en tout cas.
Il attire des Sponsors, il attire des fans.
Est-ce qu'il attire aussi des joueurs ?
Le même était avec Neymar.
Quelques semaines plus tard, Kylian Mbappé rejoint le Paris Saint-Germain.
Regardez ce que titre l'équipe au moment où on a cette information
que Kylian Mbappé veut jouer au Paris Saint-Germain.
Mbappé veut jouer avec Neymar.
En fait, c'est ça qui est presque fou.
C'est que Neymar, il a fait passer le Paris Saint-Germain dans une autre dimension.
Dans la tête des Sponsors, dans la tête des joueurs aussi.
Le Etanzi, notre insider transfert, il est bien placé évidemment pour nous raconter ça.
Il était évidemment dans les coulisses encore une fois.
Mais à qui il faudra augmenter le tarif des piges ?
Parce que vous le verrez, malheureusement, le réseau ne fonctionne pas très bien chez lui.
Ça a attiré beaucoup de joueurs derrière.
Dans les mercatos qu'on suivit, il y a énormément de joueurs qui sont venus
parce qu'il y avait Neymar.
Ça a complètement libéré le fait de pouvoir signer au PSG.
Et sur le marché des transferts, le Paris Saint-Germain était devenu l'égal
du Real Madrid, du FC Barcelone, du Bayern Munich, de l'Inter Milan.
Le PSG était capable de se battre avec n'importe quelle équipe
sur le marché des transferts pour faire venir des joueurs.
Quand je vois son château, je n'augmenterai pas sa pige.
Je vous le dis tout de suite.
Aujourd'hui, l'effet Neymar, est-ce qu'il se fait encore sentir au PSG ?
Ce que Paris a acquis, Paris ne l'a pas perdu justement en termes de valeurs.
Si on regarde sur l'année 2024, par exemple, sur l'année 2023,
Deloitte, le cabinet Deloitte, il a la plus grosse puissance financière
selon le chiffre d'affaires généré.
En 1, on a le Real Madrid, 831 millions d'euros.
Vous l'avez vu en 2, Manchester City.
Mais en 3, donc le Paris Saint-Germain qui est devenu une marque ultra puissante
et beaucoup plus qu'elle ne l'était au moment de l'arrivée du Paris Saint-Germain.
Pour vous dire à quel point la marque a perduré,
même au Brésil, Paris continue de devenir un club ultra populaire
malgré le départ de Neymar.
Si on profite encore aujourd'hui, on voit beaucoup de maillots du Paris Saint-Germain
dans les rues, à Rio, à San Paolo.
C'est un club, si ce n'est pas le numéro 1, en tout cas il est dans le top 3
des clubs préférés en Europe par les Brésiliens.
Donc on a tout finalement.
On a les transferts, on a les sponsors.
Paris a changé complètement de dimension avec l'arrivée de Neymar
et c'est pour ça que finalement, c'était un grand transfert.
On va continuer d'en reparler avec vous.
On va en parler beaucoup dans le pourquoi le débat dans un instant.
Mais là, il faut que j'aille voir Eric Huet qui est en cabine
puisque c'est la mi-temps Monaco-Etoile-Rouge-Belgrade.
Eric ?
Ce n'est pas encore la mi-temps.
Il y a 4 minutes à l'instant même.
Annoncez 4 minutes de temps additionnel Greg.
Mais pour l'instant, les Monegasques n'y arrivent pas.
Un but partout face à l'Etoile-Rouge-Belgrade
depuis l'égalisation sur pénalty d'Hendaye, le Sénégalais.
On a le sentiment vraiment dans cette fin de première période
qu'il y a pas mal de nervosité chez les Monegasques
qui jouent même parfois à l'envers.
On va espérer qu'Adé Uter à la mi-temps remette de l'ordre dans tout ça.
Sachez que Golovin est parti s'échauffer.
Peut-être entrera-t-il en début de seconde période.
Merci Eric.
Je précise que moi, j'arrivais à 45-0-0.
Pour moi, c'est la mi-temps.
S'ils font 4 minutes, ce n'est pas mon problème.
Allez, dans un instant, le débat sur Neymar.
Pourquoi finalement Neymar ?
À Paris, c'était grand.
Il a rejoué hier.
Le PSG joue ce soir.
C'était le soir pour le faire.
Merci Adrien.
Vous restez avec nous.
Et puis, on aura également le foutoir et la compo du PSG
qui va arriver dans quelques secondes.
Encore une dinguerie ou pas de vous s'énriquer ?
A tout de suite.
De retour dans le DG.
Le quart du Paris Saint-Germain.
Les joueurs arrivent au Parc des Princes.
Ce soir, c'est sport de match.
Monaco joue en ce moment contre l'Etoile-Rouge.
On va les voir dans la cabine.
Eric Huet, ça bouge.
Au stade Louis II.
Et le PSG, c'est ce soir, 21h.
Contre le PSG Eindhoven.
Match déjà important dans la course.
Au top 8 pour les Parisiens.
Aux abords du Parc des Princes.
Eric, je vous annonçais.
Il s'est passé une belle chose pour Monaco.
Une très belle nouvelle effectivement.
Puisqu'au bout du temps additionnel ou presque,
Brel Embolo a enfin marqué son premier but de la saison.
Lui qui courait après, il s'est dépoussiéré son maillot
une fois qu'il a marqué.
Tout le monde est venu le féliciter.
Il a voulu tenter une-deux avec Minamino.
Le ballon a été en fait redonné par Spajic,
l'ancien défenseur toulousain,
le capitaine de cette formation de l'Etoile-Rouge.
Et il a trompé le gardien Ilic.
Ça lui a fait un bien fou.
Ça a fait beaucoup de bien à Monaco.
Qui s'est même créé une autre situation
au bout de 6 minutes de temps additionnel.
Finalement, l'arbitre a renvoyé les deux équipes aux vestiaires.
Et pour l'instant Greg, au moment où on se parle,
Monaco est en tête de la phase de ligue.
Et bien voilà, c'est ça qu'on aime.
Monaco au premier, Brest troisième.
On arrête là, stop the count.
Voilà, terminé.
Écoutez, à tout à l'heure Eric.
On vous retrouve dans 3 minutes.
Après la pause pour la suite de l'Aniton.
On a tout petit décalage.
Le débat c'était avec vous Adrien Courbe.
Effectivement.
Sur pourquoi Neymar c'était grand finalement.
Alors c'est pas la question de tomber dans la nostalgie,
la mélancolie à deux balles.
Ou de réécrire l'histoire.
Vous voyez ce que je veux dire.
C'est juste qu'il est parti.
Il y avait un peu d'amertume Benoît.
Parce qu'il y avait un sentiment
quand on entend tous ces chiffres.
Quand on voit son image où il était fit.
Quand on repense à son premier match
au Roudourou à Guingamp.
180 chaînes qui diffusent ce match là.
183.
Ouais, autant pour moi.
On se dit, est-ce qu'il a tout donné ?
Est-ce qu'on a tout vu ?
C'était son axe ?
Non, on n'a pas tout vu.
Moi qui jouais en Espagne,
lorsque Neymar était au Barça.
Moi j'ai vu le grand Neymar.
C'est pour ça que je suis forcément déçu
de son passage au Paris Saint-Germain.
Au Barça, il volait.
Il était fit.
Il dribblait 2, 3, 4 joueurs.
Il était décisif.
Il jouait régulièrement.
Quasiment tous les week-ends.
C'était un top 3 mondial Neymar.
Et forcément lorsqu'il est arrivé à Paris,
il y avait beaucoup d'attentes.
On a vu beaucoup quand même.
Bien sûr qu'on a vu beaucoup.
Mais on n'a pas vu le Neymar du FC Barcelone.
Ce que les supporters parisiens auraient dû voir,
c'est l'apogée de Neymar.
C'est-à-dire Neymar qui arrive au Paris Saint-Germain
pour gagner le ballon d'or,
pour gagner une nouvelle Champions League
qu'il avait gagnée au Barça.
Voilà ce qu'attendaient les joueurs.
Un Neymar à l'apogée de son talent,
de sa carrière.
Le problème c'est que c'était quasiment
un match sur deux.
C'était beaucoup de blessures.
Une hygiène de vie qui était catastrophique
et qui était rendue publique.
Donc forcément, tous les supporters et nous-mêmes
avons tapé sur Neymar à cause de ça.
Donc oui, on n'a pas tout vu de Neymar.
Il a remporté finalement que des titres nationaux.
Il n'y a pas eu cette fameuse Ligue des Champions.
Il y a eu cette finale.
Et même lui, finalement, à titre personnel,
il n'a pas remporté beaucoup de titres individuels.
Seulement une fois meilleur joueur de Ligue 1.
Une fois dans l'équipe type de la Ligue des Champions.
Et puis finalement, il n'a même pas fait top 10
au Ballon d'Or lors de son passage
au Paris Saint-Germain.
12ème en 2018, 16ème en 2021.
Et Benoît évoquait le taux de participation
de Neymar au match du Paris Saint-Germain.
Ce taux, il est seulement de 53%.
Regardez, sur les 328 matchs
qu'a disputé le Paris Saint-Germain
pendant la période où il était là,
il n'en a disputé que 173.
Le Ballon d'Or J-6, je précise,
nous serons là bien plus tôt que prévu lundi.
D'habitude, pour vous faire le classement
de la 30ème à la 11ème place.
Puis derrière, ce sera le tapis rouge
avec Mesaud Benterki en direct du Châtelet.
Et derrière, la grande soirée du Ballon d'Or
à ne pas louper sur la chaîne l'équipe.
À partir de demain, on fera un point
à Gullet J-5.
On a essayé de corrompre Olivier Bossard
et David Apadou.
Mais pas de classement.
Et même pour tout vous dire,
même eux ne l'ont pas.
Donc c'est tout nouveau.
Et c'est vrai, bien sûr.
Sinon, je ne le dirais pas.
Il y a un secret comme jamais.
Il y a Ludo qui nous persécute depuis tout à l'heure.
Non, mais là, il n'y arrivera pas.
On vous a vu dans le document proposé par Niako.
Vous étiez un peu sévère sur ça.
Vous me disiez, pendant la pause,
je voudrais que vous lanciez là-dessus,
c'est la première blessure qui déclenche tout.
Oui, parce qu'en fait, dans le passage,
je parle du fait qu'effectivement,
il n'a pas pu faire franchir ce cap.
Mais parce que je rajoute,
du fait de ces blessures
et de ce temps de jeu effectif
qui est d'un match ou deux globalement.
Et en fait, le péché originel,
c'est cette première blessure en février 2018, je crois,
ou quelque chose comme ça.
Contre l'OM.
Exactement.
Et qui derrière, en fait,
va entraîner toutes les conséquences.
Parce que, juste très rapidement,
le Brésil, qui a la main un peu sur Neymar,
beaucoup plus que le PSG,
le staff du Brésil considère qu'il faut le retaper
pour la Coupe du Monde
qui a lieu quelques mois plus tard.
C'est-à-dire qu'au lieu de suivre
un protocole beaucoup plus long
pour reconsolider son pied, etc.,
en fait, on accélère et on saute des étapes
pour le retaper.
Et derrière, qu'est-ce qui se passe ?
Un an plus tard, il se fait exactement la même blessure.
Un an plus tard, et cette fois, c'est Strasbourg.
Et donc derrière, c'est-à-dire que deux fois en deux ans,
vous perdez le meilleur joueur du monde
qui joue des demi-saisons.
Mais le temps où il a joué,
allez, 9 fois sur 10,
c'était le meilleur joueur,
le meilleur joueur non seulement du PSG,
mais pas loin d'être le meilleur joueur d'Europe ou presque.
Il a été incroyable.
Et un dernier point,
et j'en finis là-dessus,
Adrien nous parlait un petit peu des steps
qu'a réussi à avoir le PSG
pendant le passage de Neymar.
Il y en a un aussi qu'on sous-estime,
c'est que Paris a gagné une importance capitale
dans les instances.
C'est-à-dire que c'est devenu un club
qui compte au sein de l'UEFA
à tel point que maintenant,
on a l'impression qu'ils co-dirigent le foot européen.
Bon, le foot français, c'est même pas la peine.
Et que, comment dire,
une partie des gens de la FIFA,
Gianni Infantino, etc.,
sont allés s'installer au Qatar.
Il n'y a plus de révolte de l'Italie ou d'Allemagne.
Et tout ça, c'est le crédit, en partie,
mais en grande partie,
le crédit apporté par la venue de Neymar
parce qu'ils ont réussi le coup du siècle
qui est de faire venir, à ce moment-là,
celui qui est destiné à être le meilleur joueur du monde
à 25 ans, pas à 30.
Avec un contrat où celui qui avait mis
la clause d'achat à 222 millions d'euros
doit être au chômage depuis à peu près maintenant
des années.
Il n'avait pas compris que le foot, il a changé.
Oui, le foot, il a changé.
Vous n'avez pas Microtrot ou quelque chose comme ça ?
Effectivement, on a demandé à Jérémy Zalengro
de demander aux supporters parisiens.
Aujourd'hui, au Parc des Princes,
est-ce qu'ils pensaient de Neymar ?
Et vous le verrez,
les retours de Neymar au Paris Saint-Germain,
les retours sont plutôt positifs
malgré les blessures,
malgré les erreurs de Neymar au PSG.
Vous voulez que je vous relance ?
Ça reste pour moi une légende du club
parce qu'un joueur de sa qualité,
il marque forcément le club.
Il l'a marqué par ses buts
et par son nombre de passes.
Oui, il manque quand même.
C'est un bon joueur.
Le fait qu'il revienne quand même,
ça fait plaisir,
mais ce n'est pas un joueur
qui nous manque actuellement.
Incroyable ce qu'il a apporté à Paris.
Franchement, je trouve que c'est un passage très positif.
Un grand joueur, une icône du club.
Ça a quand même changé,
parce que ça finit par Neymar,
casse-toi au pied de son domicile.
Orchestrer pour orchestrer,
c'est autre chose.
C'est terrible.
Mais l'image de fin est folle.
Je l'ai adoré autant que je l'ai détesté.
Hier, j'en rigolais,
mais pour moi, c'était l'élu.
C'était lui qui devait prendre la suite.
C'est lui qui devait prendre la main du football mondial.
C'est lui qui aurait dû voler
les deux derniers ballons d'or
de Messi et de Ronaldo.
Il devrait en avoir au moins trois, Neymar.
Et moi, j'aime beaucoup les joueurs
qui ont cette arrogance,
ce panache d'affirmer
cette confiance en eux.
Et donc, il a affirmé des choses
quand il est arrivé à Paris.
Je me dégage de Barcelone
parce que je veux gagner le ballon d'or
et que Messi, avec lui, c'est compliqué.
Donc, je viens là parce que j'ai des ambitions,
parce que je veux gagner ici,
parce que je veux gagner ça.
Moi, ce qui me dérange,
et c'est pour ça que je l'ai aimé
autant que je l'ai détesté,
même s'il m'a émerveillé.
J'ai en souvenir des matchs
contre Bayern, contre Dortmund,
quand il est sur la tribune à la fin.
J'ai des images.
La première année, c'était complètement fou.
Il prenait, il jouait avec ses enfants
dans le jardin.
Mais c'était fabuleux.
Et c'est pour ça que je lui en veux.
C'est-à-dire que ma déception
qu'on a vue tout à l'heure sur les images,
elle est à l'image de tout ce
que j'avais misé sur lui
parce que je pensais que ça allait être lui.
Et donc, je lui en veux
parce que quand on voit ce que s'inflige
les derniers trop trois du Ballon d'Or
en termes d'hygiène de vie...
C'est pas ça, lui.
Il a choisi la vie.
Il a choisi autre chose.
Un autre style.
Ce qui m'a énervé,
c'est qu'il avait annoncé que...
Et quand t'annonces quelque chose,
il faut mettre les actes en face des paroles.
C'est pour ça que j'en veux me bapper aussi
un peu en ce moment.
Vous avez raison, Ludo.
On finit avec vous, Olivier Bossard,
avant de passer au foutoir.
Je voulais écouter...
En fait, ce qui m'intéressait,
c'est aussi de voir vos visages
quand on parlait de lui.
Parce que...
Je savais pas trop où on allait
en parlant de Neymar.
Est-ce que les gens l'avaient oublié ?
Je pense pas.
On aime tous le foot, ce genre de choses.
Non, mais...
Il y a le fait qu'il revienne quand même.
Il arrive, malgré ses blessures,
malgré le fait qu'il soit loin,
à faire beaucoup de parler de lui.
Et que toutes les chaînes
qui aiment le foot,
tous les gens qui aiment le foot
ont regardé son entrée hier.
Malgré tout.
Bah oui, parce que ça reste
un joueur extraordinaire.
Je suis d'accord avec Ludo.
En fait, il est aussi attachant
que détestable.
Mais c'est aussi un joueur
Son père l'a enrichi aussi.
Il l'a enrichi, mais il faut voir.
Malheureusement, les blessures
ne viennent pas par hasard.
Mais moi, c'est un joueur
que j'ai adoré.
Benoît disait tout à l'heure
qu'on l'a peut-être pas vu
en prime avec le PSG.
Franchement, sa première saison
avec le PSG, c'est de l'art.
Je vous invite aussi à revoir
le Final 8 et le match
notamment contre la Talenta Bergam.
Il est absolument monstrueux.
C'est juste un peu dommage
qu'il ait pas fait ça en finale.
Parce qu'on peut retenir Bergam.
Vous avez raison.
On peut retenir Leipzig.
Mais on se souvient
qu'il a raté sa finale.
Greg, ce qui est fort
pour les grands joueurs
comme Messi, c'est qu'en fait
ils sont forts sur 50 matchs.
Lui, effectivement,
sur 15 ou 20 matchs,
il a été exceptionnel.
Il a fait des gestes de malade.
Il a fait lever la foule.
Mais ce qu'on voulait voir
de Neymar, c'était
qu'il gagne le ballon d'or
et que pendant 50 matchs,
il soit exceptionnel.
Quoi qu'on en pense,
pour moi, ça reste
un des joueurs les plus talentueux
du PSG.
Et moi, je suis persuadé
que Dazzo n'aurait eu
beaucoup plus d'abonnés
cette saison si Neymar
avait encore été là.
C'est une force d'attraction
quasi inégalable.
C'est un joueur qu'on a envie
de voir et que même si
on n'aime pas le PSG,
il est capable de faire
lever un stade.
Merci beaucoup, Adrien.
Vous restez avec nous
parce qu'on vient
de m'annoncer
qu'on a la compo
du Paris Saint-Germain.
Giovanni Castaldi
est-il connecté avec nous
en direct depuis
le Parc des Princes ?
Joe, est-ce que vous êtes là ?
Et est-ce que Joe...
J'ai l'impression que non.
C'est la bonne.
J'allais dire
est-ce que c'est la bonne ?
Mais je ne crois pas à Joe.
Non, ce ne sera pas
la bonne, Greg.
Mais j'ai fait 1 sur 2.
Ce qui n'est quand même
pas mal avec Luiz Henrique.
Dans les cages,
pas de surprise,
il y aura Gigio Donnarumma,
la défense de gauche à droite,
Nuno Mendes, Pacho Marquinhos,
le capitaine Achraf Hakimi.
Devant la défense,
Joao Neves,
relayeur droit,
Warrens et Emery.
Relayer gauche,
Fabian Ruiz,
Vitinha sur le banc.
Ça, on ne l'avait pas vu venir.
Et puis devant,
c'est ce qu'on vous disait
un peu plus tôt dans l'émission,
côté droit,
Ousmane Dembélé.
Et puis le meilleur joueur
de France actuellement,
Bradley Barcola.
Allez, à tout de suite.
On marque une courte pause.
On parle de tout cela
dans quelques secondes
dans l'EDG.
Il y aura aussi
entre le Pinot et Anzora.