NBA : Aux États-Unis, "on m'arrête dans la rue" pour le poster sur LeBron, avoue Yabusele

RMCSport
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3 Vues de vidéo·13 oct. 2024
Les Jeux Olympiques à Paris, son dunk sur LeBron James, son retour en NBA avec les Sixers de Philadelphie, son entente avec Joël Embiid... L'ancien joueur du Real Madrid Guerschon Yabusele était l'invité de Stephen Brun dans "Stephen Brunch".
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Gershon Yabousselé en direct avec nous depuis Philadelphie, Stéphane !
Salut mon petit Gershon !
Salut, ça va ?
Comment vas-tu ? Merci d'être là avec nous à 8h40 du matin.
Ça va, ça va, merci à vous de me recevoir.
T'es en forme ? On t'a sorti du lit ou tu pars à l'entraînement ?
Non, je vais pas du tout à l'entraînement encore.
On est dans, on va dire, à peu près une heure.
On va aller à l'entraînement, mais je me suis réveillé, y'a pas de problème.
Très gentil d'être là, Gershon.
Bon, Gershon, qui retrouve la NBA, c'est la deuxième expérience NBA pour toi.
Gershon, comment ça se passe justement ?
C'est premier pas à Philly, c'est match de pré-saison, y'en a eu un la nuit dernière d'ailleurs.
Ouais, exactement. Non, pour l'instant ça se passe super bien.
Et on a vraiment une bonne équipe avec des bons gars déjà en tant que joueurs.
Et on a vraiment un très bon coaching staff.
Ils sont assez contents de ce que je fais depuis le début.
Voilà, ils me demandent vraiment d'essayer d'être dans l'énergie, dans la défense,
prendre des rebonds et puis mettre des shoots.
Donc on m'en demande pas trop, donc ça va pour l'instant.
Et on a vu que t'avais bien repris tes repères sur une ligne à 3 points qui est plus loin qu'en Europe.
On a vu que ça t'a pas perturbé de ce changement de distance.
En fait, le changement de distance, ça va. C'est surtout les ballons.
C'est ça que je disais à tout le monde.
Les ballons, c'est vraiment un gros, gros, gros changement encore.
Faut que je m'habitue.
J'ai l'impression que la balle, des fois, c'est du savon.
En fait, y'a moins d'attrapes.
La balle est beaucoup plus lisse, en fait.
Donc t'as l'impression que des fois, tu perds la balle.
Si tu vas au dunk et t'essaies de l'attraper à une main, tu peux l'échapper, quoi.
— Alors en Europe, c'est les ballons à pico comme les scolaires, c'est ça ?
— Y'a un peu plus de grip.
— Le cuir est différent en Europe, c'est plus facile de l'attraper.
Gershon, il faut que tu nous parles de cette saison infinie, ton retour en NBA,
où tu fais, mine de rien, un pari sur toi-même,
puisque t'appartenais au Real Madrid, t'avais encore un an de contrat,
que le buy-out pour une franchise NBA sur un club européen,
pour un joueur, il est limité à 850 000 dollars,
que le buy-out, c'était 2,5 millions.
Donc tu paries sur toi-même, parce que tu as pas gagné beaucoup d'argent,
tu paries sur le fait d'être bon cette saison infilie,
d'être free agent, et ensuite de signer un gros contrat.
— Ouais, exactement.
En fait, je pense que, plus ou moins, je vais dire que j'avais pas le choix,
parce que déjà, d'avoir une deuxième chance, de pouvoir revenir en NBA,
c'est quelque chose qui est assez rare.
Donc quand t'as l'opportunité, je pense que tu réfléchis pas,
parce que je me dis, la chance, elle est là,
c'est pas dit que je l'aurai l'année prochaine.
En sachant qu'on va dire qu'il y avait une petite vague de buzz cet été,
je me suis dit que c'était le bon moment pour essayer de revenir.
— Alors justement, ça fait partie des images légendaires de ces Jeux de Paris,
il y a des images qui marquent forcément,
on n'arrête pas de rabâcher les oreilles de Fred Veil
sur ce dunk de Vince Carter sur les Jeux de Sydney en 2000.
Fred Veil, toi tu as ça, mais à l'inverse,
donc t'as dunké sur la tête de Lebron James.
Est-ce que depuis que t'es arrivé aux États-Unis, Gershon,
on t'en parle systématiquement dans le vestiaire, des journalistes américains,
est-ce que cette action revient tout le temps ?
— Bah... Si je dirais non, c'est que je serais un menteur.
Encore dans le vestiaire, ça va, on en a parlé franchement au tout début,
puis sans plus. Mais c'est vrai qu'ici, les médias, à chaque fois
que quelqu'un a une question, c'est obligé qu'il m'en parle,
ou y'en a qui m'arrêtent dans la rue,
en parlant de ça ou partout où je vais.
On me dit tout le temps « Eh, c'est lui qui a dunké sur Lebron »,
donc en fait, c'est justement ça qui revient.
Et après, franchement, c'est une action assez incroyable.
Mais moi, de ce tournoi-là, je retiens vraiment
ce qu'on était capable de faire depuis les quarts de finale jusqu'en finale.
— Mais Lebron, est-ce que tu penses sincèrement...
— Gershon, pas Lebron.
— Gershon, est-ce que tu penses que cette action-là,
c'est l'élément déclencheur qui te permet
de retourner dans la ligue en NBA ?
— Oui, 100%, je vous le dis sans gêne.
Je pense que malgré le bon match, on va dire, que je fais contre eux,
je pense que le dunk a rajouté le truc, c'est clair.
— Et comment est la vision maintenant ?
T'avais mal vécu ton passage à Boston,
t'es arrivé à Boston dans une franchise ambitieuse qui jouait le titre,
t'es arrivé de Chine après avoir été drafté à Rouen.
Est-ce qu'aujourd'hui, dans le vestiaire à Philly,
ton statut est différent ?
C'est-à-dire que les mecs te regardent en disant
« OK, on sait ce qu'il a fait au Real Madrid en Euroleague,
on sait ce qu'il a fait avec l'équipe de France,
et que c'est plus le petit rookie qui arrive du championnat de France de basket. »
— Ah oui, oui, complètement.
Complètement, je sens cette vague quand même de respect
envers les joueurs et même les coachs,
quand ils me parlent, tu vois,
donc c'est vraiment un contexte complètement différent
que quand j'étais à Boston.
J'ai beaucoup plus de respect, on arrive à me donner la balle,
on arrive à me chercher.
Je m'en souviens, par exemple, du premier match qu'on a fait
avec Kylo Ree, tu vois,
même si c'était pas une équipe NBA.
Il me cherchait beaucoup sur les rôles, sur les pick-and-roll,
sur les trucs comme ça, et je sais que lui, c'est quelqu'un
qui va être dans la deuxième unité avec moi en rentrant.
Donc voilà, y a déjà des petits trucs comme ça qui se créent,
et je sens que j'ai cette confiance et ce respect, c'est clair.
— Juste, on rappelle qu'on est avec Gershon Yabousselé,
en direct de Philadelphie.
C'est le Français qui vous a fait rêver dans l'équipe de France de basket
jusqu'à la finale, cette médaille d'argent
décrochée par l'équipe de France masculine.
Dans un instant, on accueillera Samy et Pierre
qui ont des questions pour toi au 32-16.
Stephen, ton regard sur cette signature à Philly
de Gershon, est-ce que Philly reste
un candidat à la finale de l'NBA
dans la Conférence Est, et ça reste une grosse équipe
du championnat NBA, quand même ?
— Ouais, ouais. Gershon, qui est après Boston, revient
dans une franchise qui a beaucoup d'ambition,
qui vient de récupérer Paul George, qui est un des
10-15 meilleurs joueurs NBA,
qui font un espèce de Big 3 avec
Joel Embiid et Tyrese Maxi.
C'est une équipe qui a beaucoup d'ambition.
Et c'est une équipe, mine de rien, sur le poste de Gershon Yabousselé,
sur le poste de Delié Fort, où
je veux pas dire qu'il y a un creux, mais y a pas de
joueurs qui s'imposent sur ce poste-là.
Donc y a vraiment un coup à faire pour Gershon.
Et puis quand t'es en NBA,
c'était le discours d'Evan qui est rentré en Olympiakos,
c'est qu'à un moment donné, l'NBA, c'est sympa,
mais si t'es dans une franchise pour
entourer et encadrer des gamins et gagner 12 matchs,
quand t'as connu ce qu'a connu Gershon au Real Madrid,
faire des Final Four, être champion d'EuroLeague
et avoir des matchs avec en jeu, t'as pas
envie d'y retourner pour jouer les fair-valor.
Donc il est vraiment dans un très bel environnement
où il va gagner des matchs, et surtout, son poste de jeu
est pas bouché. Donc je pense que c'est une belle option
pour Gershon. — Gershon, t'y vas
pour jouer et pour faire une excellente saison,
vous avez des ambitions collectives avec Philly.
— Oui, forcément.
Moi j'aimais bien aussi
quand on a eu l'appel cet été, qu'on a regardé.
Effectivement, on regardait
qu'au niveau du poste 4, y avait vraiment
un opening, y avait vraiment quelque chose
à jouer. Je vois aussi
qu'il compte m'utiliser
et faire partie des rotations,
donc ça aussi, c'est un point très positif.
Et forcément, on est une équipe
vraiment ambitieuse. Ce serait mentir de dire
qu'on essayait pas
d'aller pour le titre. Donc vraiment,
on a une équipe qui crée,
on essaie encore de se trouver, parce qu'il y en a
quand même pas mal de nouveaux gars dans l'équipe.
Mais y a vraiment quelque chose à jouer.
— Pierre Ambroisebosse, qui est avec nous aussi. — Ouais, salut Gershon.
Mec, moi j'ai une question
qui a rien à voir.
Ils ont été très charrières, les Américains,
dans cette finale des JO.
Je voulais savoir comment ça se passe derrière.
Après, est-ce qu'ils sont un peu pareils, ou c'est vraiment
que à l'américaine ?
— Non, non, c'était...
Je vais pas dire pour le show, mais voilà,
c'est une équipe qui est comme ça.
On le sait déjà, et puis
quand tu leur réponds pareil,
ça peut les surprendre un peu. Donc on était vraiment
dans ce mode où on avait peur de personne.
Donc je pense que
les gens ont dû voir que
je parlais beaucoup aussi pendant ce match-là.
Voilà, je voulais leur faire comprendre
qu'on n'a pas peur d'eux, quoi. Nous on est là, et on va
venir les chercher. — Faut avoir des joues pour
trash-talker Gershon Yabousselé, quand même. — Ouais, mais c'est
au final olympique, hein, faut pas baisser ton falzard.
Et il l'a pas fait, Gershon.
Gershon, dans ton vestiaire, y a
un garçon, qui est français aussi,
mais qui a une médaille d'un métal supérieur au tien,
c'est Joël Imbide, qui a une médaille d'or.
— Il est vraiment français, alors ? — Il est vraiment français, oui.
Est-ce qu'il t'a chambré, Joël, un petit peu,
depuis que t'es arrivé ?
Non, du tout.
On parle même pas du tout
de ça.
Je m'en souviens juste qu'une fois, il était là, et...
C'est Joël Imbide qui a eu... Allô ?
— Ouais, vas-y, il est dans un ascenseur.
— Ouais, non. — Vas-y, Gershon.
— Ouais, toi, Gershon, vas-y. — Désolé.
Et du coup,
ils l'ont présenté
en tant que champion olympique, et
tout le monde m'a regardé, j'ai tourné un peu la tête,
et ça a fait rire un peu tout le monde. Mais voilà,
c'est vraiment dans un bon...
dans un bon esprit, quoi.
Mais on charrie pas trop, ça va.
Tiens, Gershon, je le disais, c'est la promesse de Stephen Brunch,
on donne la possibilité aux fans de sport de poser
des questions aux champions qu'ils admirent. C'est le cas
de Samy, qui est avec nous. Salut, Samy !
— Salut, Samy ! — Salut. — Ça va ?
— Comment vas-tu, mon frère, et toi ? — Ouais, ça va nickel.
En plus, merci beaucoup de pouvoir parler à Gershon,
ça fait vraiment plaisir, donc merci beaucoup.
Ben tu nous appelles d'où, d'abord, Samy ?
J'appelle de Chatuzang-le-Goubet.
Ah ouais, exceptionnel, ça, je connais pas du tout.
Écoute, Samy,
Gershon est avec toi, en direct de Philly.
Pose-lui ta question.
Alors déjà, je voulais le féliciter pour les JO.
Il a fait vraiment des super JO, il a mis
beaucoup d'impact, il a fait vraiment plaisir dans le jeu.
Moi, franchement, c'est le joueur que je retiens
de ces JO. Et après, la question que
j'ai à lui poser, c'est... Il y a quand même beaucoup
de joueurs, en fait, qui aiment me prendre des shoots
dans cette équipe, notamment Paul George,
Reddy Jackson, et puis Embiid, effectivement,
qui prennent beaucoup, beaucoup de shoots pour moi.
Donc je voulais savoir quelle est la position
qu'il allait adopter par rapport à ça. Est-ce qu'il s'attend
à mettre moins de points cette année ?
Comment il voit les choses ? Est-ce qu'il se dit le collectif avant tout ?
Gershon.
Alors déjà, merci beaucoup,
en tout cas, pour tout ce que t'as dit,
en tout cas pour cet été. Ça me fait vraiment
super plaisir. Forcément,
moi, je m'attends à avoir un rôle complètement différent,
que ce soit en équipe de France
ou au Real Madrid. Va falloir
que je m'adapte aussi par rapport à ça.
Forcément, je pense que je prendrai moins de shoots
et que mon rôle, il va être différent.
Mais c'est quelque chose
dans lequel je vais devoir m'adapter aussi.
De rentrer, de ne pas forcément
avoir la balle ou quoi que ce soit. C'est pour ça qu'il faut
que j'ai plus d'énergie, que j'aille au rebond
et que je fasse, on va dire,
le petit travail. Pendant que,
justement, ils vont devoir avoir la balle sur eux
et prendre des shoots. C'est l'NBA.
C'est vraiment ce style à l'américaine.
Dis-moi, Gershon, sur ces matchs de pré-saison,
on sait que ça fait beaucoup tourner.
D'ailleurs, cette nuit, il n'y a quasiment personne
qui a joué. Et tu joues beaucoup sur le poste de pivot.
C'est juste temporaire. Quand la saison va démarrer,
tu vas bien te retrouver sur le poste de l'effort
ou tu es le back-up désigné de Joël Embiid ?
Non, non, non.
Normalement, je devrais passer en 4.
J'avoue que j'attends ce passage
à...
que ça arrive très bientôt.
Parce que j'aime bien le poste 5, mais voilà, je préfère jouer au poste 4.
Au niveau des repères,
même, je suis mieux. Mais bon, en sachant qu'il n'est pas là
pour l'instant, il préfère me mettre en 5.
Et puis, ça me permet aussi d'arriver
justement derrière André Drummond
directement et que je puisse aussi gagner des minutes.
Mais normalement, ce ne sera pas mon
poste avec lequel je jouerai toute l'année.
Merci Samy qui a posé une question à Gershon.
C'est au tour de Pierre qui a composé le 32-16.
Salut Pierre ! Salut les gars !
Tu nous appelles d'où Pierre ?
De Toulouse. Ah Toulouse...
Je connais un petit peu Toulouse.
À l'époque, il y avait une très bonne équipe de basket.
Il y avait une bonne équipe
féminine aussi. Exactement.
Pierre, vas-y, je te laisse discuter avec Gershon.
Déjà, comme a dit Samy,
c'est un honneur de parler avec Gershon.
C'est pour moi le joueur qui a tout changé
notamment dans le management de Vincent Collet.
Quand il est rentré dans le 5,
il a tout changé sur les JO.
C'est lui qui a été le déclencheur.
Mais du coup, j'avais deux questions.
Est-ce qu'il a vraiment
le sentiment d'avoir passé un palier
sur ses JO ou est-ce que pour lui, c'est la continuité
de ses bonnes années au Réal ?
Et la deuxième question,
c'est qu'est-ce qu'il a comme ambition
personnel avec les Six Surfs ?
Est-ce qu'il va se contenter
d'être dans la seconde unité en sixième homme
ou est-ce qu'il a pour ambition
de finir starter en poste 4 ?
Déjà,
merci beaucoup aussi.
Je pense aussi par rapport à ta première question
que c'est les deux, c'est aussi la continuité.
Forcément, de passer trois ans
au Réal Madrid en jouant
tous ces matchs importants, toutes ces finales,
d'avoir ces trophées,
je prends en expérience. J'arrive à gérer
les matchs
avec plus de facilité.
Je pense ça aussi.
Après, forcément, d'avoir eu la confiance
aussi du coach qui m'a mis dans le 5
de départ.
En ayant le dos contre le mur,
en voyant aussi tous les gens
qui ont douté de nous, ça nous a donné
aussi une confiance et une force
sur lesquelles, quand on arrive déjà en quart de finale,
on est déjà dans un mode où on sait
qu'il n'y a personne qui va nous battre.
Vraiment, ça a été important.
Et puis, par rapport à Philly,
je pense que mon rôle
va forcément être
d'arriver du banc. Il va falloir que je sois prêt.
On a parlé aussi un peu avec
Joël. Il nous disait que ce qui manquait
aussi dans leur équipe, c'était
un peu des postes quatre qu'ils peuvent shooter.
Parce que lui, en fait, il va beaucoup être sur le
poste 1. Il y a
beaucoup de défenseurs qui vont aller sur lui pour essayer
de l'arrêter. Donc, quand il ressort
la passe, il va falloir
être à droite et pouvoir
mettre ses shoots là. C'est ce que les coachs me disent.
Et puis, voilà. Après, dans le jeu, on
essaiera de me trouver, forcément. Mais
mon rôle va être différent. Et puis, je
pense que je vais arriver en septième ou
sixième. – On remercie Pierre
qui est venu pour poser une question. Garchon,
toi, tu as l'esprit
patriote, tricolore.
C'est l'équipe de France aussi qui t'a permis de retrouver
l'NBA pour cette nouvelle
saison avec Philly. Rassure-moi,
tu ne vas pas, maintenant que tu es au NBA,
snobber les grandes compétitions avec l'équipe de France.
Il y a un peu de changement. Il y a l'arrivée de Freddy Fautou
en tant que sélectionneur. Tu vas rester à fond
avec les bleus et tu seras bien là pour les grands rendez-vous
qui arrivent ? – Oui, bien sûr.
Moi, comme je l'ai toujours dit,
ça a toujours été une fierté, quand même,
de pouvoir porter le maillot de l'équipe
de France. Forcément,
les quatre années
que j'ai eu la chance de faire
ont été assez incroyables dans les compétitions.
On a quand même eu
des bonnes médailles. Donc, forcément, en plus que c'est
Freddy Fautou avec qui j'ai une très
bonne relation, déjà, ça me fait plaisir qu'il soit coach,
mais aussi, c'est quelque chose que
j'ai envie de faire avec lui. Donc, forcément,
je suis content aussi
de la dernière compétition. Donc, voilà,
j'aimerais bien revenir en équipe de France, c'est sûr.
– Le seul problème avec Freddy Fautou, c'est qu'il a le même comportement
que Stéphane Brun sur un parquet. C'est-à-dire qu'il est insupportable
dès que ça perd. Donc, ça, il faudra l'assumer.
– Ils n'ont qu'à ne pas perdre. C'est un bon comportement.
– C'est clair.
– Gershon, avant de te laisser
tranquille,
parle-moi un peu
de Philly. C'est comment la ville ? Est-ce que t'avais pu visiter ?
Est-ce que t'as monté les marches comme Rocky Balboa ?
– Ouais, bien sûr.
Bon, après, j'ai pas trop envie
de spoiler parce que c'est arrivé dans quelques jours,
mais bon, j'ai fait une interview
avec l'équipe. On a fait
bien le tour de la ville.
C'était vraiment sympa. Mais sinon,
Philly, c'est une très bonne ville. Une ville que
vraiment, on a l'impression, on est déjà venu
avec ma famille, on s'est baladé un peu
dans les rues, on a fait, bon,
quelques petits restaurants, des choses comme ça.
On essaie encore de découvrir, mais
c'est une vie très sympa. Vraiment
active. Il y a beaucoup aussi
de fans de sport, surtout
de Philly. Donc voilà,
on sent vraiment que la ville, c'est
une ville sportive et que les gens
vont être derrière nous, quoi. C'est des fans
passionnés. – T'es parti voir l'NFL
et du baseball ?
– Non, pas encore. Pas encore.
L'NFL, il faut que j'aille voir
de sûr. Les Eagles,
en plus, c'est une bonne équipe.
Et le baseball, je crois que ça va être terminé dans
pas longtemps. Mais sinon, à chaque fois
qu'il y aura un sport ou quoi, j'essaierai d'y aller.
– Gershon va pas trop quand même voir les matchs de l'NFL,
parce que vu ton physique, ils vont peut-être te prendre,
Gershon ! Reste au basket !
– Ouais, c'est possible.
– J'avais déjà eu ce problème en plus à Boston.
– Merci Gershon,
c'est super sympa. Merci beaucoup.
– Merci à vous. – Bonne saison à toi.
– Merci à vous. – Et tu reviens
quand tu veux dans Stephen Brunch, hein ?
– En tout cas, moi, Gershon, je vais venir à Philly
et tu vas m'offrir le Brunch au lit tout de suite.
– Ah bah y'a pas de problème, alors
tu me tiens au courant et tout, c'est comme ça.
– Merci beaucoup. – Merci Gershon.
