Représentés à la chasse, en portrait ou au combat, les animaux de Jean-Baptiste Oudry sont des références incontournables du règne animal en images. Parmi ses œuvres ayant le plus fortement pénétré notre imaginaire visuel, ses illustrations pour les fables de La Fontaine s’imposent comme un modèle d’efficacité graphique. L’exposition du château de Chantilly éclaire la ferveur qu’Oudry n’a jamais cessé de connaître auprès des amateurs ainsi que la pénétration de ses compositions dans les arts décoratifs, l’édition ou les décors de résidences. Pour cette visite, vous êtes accompagnés par Oriane Beaufils, conservatrice du patrimoine et directrice des collections de la Villa Ephrussi de
Rothschild, et Baptiste Roelly, conservateur du patrimoine au musée Condé.
Exposition "Oudrymania : fables, chasses, combats" 8 juin - 6 octobre 2024 Cabinet d’arts graphiques du château de Chantilly
[Musique]
bonjour et bienvenue au Château de
Chantilly dans son cabinet des arts
graphiques où nous présentons jusqu'au 6
octobre une exposition consacrée à
Jean-Baptiste oudri l'exposition
s'appelle oudri Mania fable chasse
combat et Orian vous expliquera dans un
instant pourquoi ce que vous pourrez
admirer dans cette exposition sont des
dessins des peintures mais aussi des
objets d'art essentiellement des dessins
qui sont évidemment le cœur de ces
pièces consacré aux arts graphiques des
dessins inédit pour la grande majorité
d'entre eux que personne n'a donc jamais
vu et qui vous montre Jean-Baptiste
oudri sous un angle à la fois drôle
parfois brutale toujours léger et
virtuose à chacun de ses
[Musique]
gestes alors le pere roudriamia vient de
la vérité table obsession qu'on généré
les compositions d'oudri dans les arts
tout au long du 18e siècle on connaît
oudri peintre de chien peintre de chasse
peintre de fable mais on le connaît
peut-être moins concepteur de tapisserie
de modèles de porcelaine de Sèvres et en
fait la passion pour oudri gagne tous
les arts et donc c'est cette manie que
nous avons essayé de montrer dans cette
exposition l'idée était vraiment de
créer une forme de rally des château
pour Jean-Baptiste toudri puisque le
château de fontaineleot organise à
l'automne prochain à partir du 12
octobre une exposition Consac cré aux
chasses royale au grand carton
monumentaux peint par Jean-Baptiste
oudri pour une teinture de tapisserie de
chasse pour Louis XV et de ce fait
l'exposition de chantilllyer et
l'exposition de Fontaine Bau se
répondent l'une l'autre il y a quelques
œuvres communes des sujets communs des
seres des chiens de la porcelaine donc
l'idée était de concevoir une sorte de
rally de château pour ce très grand
artiste du 18e siècle Jean-Baptiste
oudri en fait on connais beaucoup de
choses de son parcours déjà ce qu'il
faut peut-être préciser d'entrée c'est
que c'est un peintre actif au 18 siècle
dans la première moitié du 18e siècle
essentiellement il connaît des débuts
pluriels c'est-à-dire que son père est
déjà artiste mais il se forme auprès
d'un très grand portraitiste Nicolas de
largilière auquel il doit beaucoup et
dont il se revendiquera ensuite tout au
long de sa carrière il fréquente
d'autres artistes un peintre de scène
navale mais en fait ce qui fait vraiment
la gloire de Jean-Baptiste oudri la
raison pour laquelle il est le plus
connu le plus apprécié aujourd'hui ce
sont ces représentations d'animaux à la
fois des portraits d'animaux des scènes
de chasse mais aussi des combats
d'animaux des illustrations pour des
Fables de La Fontaine où les animaux
sont les principaux protagonistes
oudri a accompagné Louis XV lors de ses
chasses pour représenter tout son
équipage le gibier qu'il levait l'issu
le dénouement de ses chasses qui sont
parfois des scènes qui peuvent
aujourd'hui être assez poignantes à
juste titre mais oudri au final a
vraiment réinventé la représentation de
l'animal en lui insufflant une dimension
psychologique une profondeur de
sentiment qui explique qu'aujourd'hui
encore ces œuvres nous saisissent en les
[Musique]
regardant dans cette première salle du
parcours pour introduire nos visiteurs à
ce qui constitue la sève de notre
exposition on s'attarde sur les Fables
de La Fontaine qui sont d'une certaine
manière la colonne vertébrale du
parcours dans le cadre des préparatifs
de ce projet nous avons eu l'occasion de
travailler avec différents prêteurs qui
nous ont permis de réunir souvent des
collectionneurs privés qui nous ont donc
permis de réunir ici au château un
ensemble de dessins qui provient d'un
groupe que Jean-Baptiste ouder a réalisé
entre 1729 et 1734 la légende voudrait
qu'il neurait réalisé tous ces dessins
que en 2 ans à forceorie la nuit en
hiver c'est tout du moins ce que nous
apprend son ologue qui prononce une
biographie de Jean-Baptiste oudri à
l'Académie royale après son décès pour
autant on sait que ce myth relève de la
légende puisque toutes ces illustrations
des Fabes de la fontaine qui sont près
de 300 dessins que Jean-Baptiste oudri a
réalisé il les a fait avec une
application extrême il n'a pas laissé de
côté la moindre fable de La Fontaine
tout ont été illustré on sait par
ailleurs que Jean-Baptiste ouder a
réalisé d'autres séries d'illustrations
dans l'objectif de les faire graver pour
ensuite vendre ses gravures et ce qui
lui ouvrait naturellement un débouché
commercial mais dans le cas des Fabes de
la Fontaine Jean-Baptiste er ne les a
pas fait graver il a réalisé tous ses
dessins probablement pour son plaisir
personnel sans doute aussi les
conservit-il dans son atelier plusieurs
indices nous permettent de l'avancer
tout d'abord ces montage que vous voyez
autour des illustrations pour les Fabes
de la Fontaine qu'il a réalisé c'estes
montages bleu sont réalisés au bleu de
Prusse ce sont des montages très
particuliers on connaît des cas de
figure où Jean-Baptiste oudri a utiliser
le dessin comme un moyen d'ériger son
atelier en lieu de sociabilité je pense
à un cas très précis où il a voulu
illustrer le roman comique de scaron et
il a fait paraître une annonce dans la
presse en disant que Jean-Baptiste oudri
illustrait le roman comique de scaron
qui réalisait pour se faire des dessins
que ces dessins seront sont ensuite
gravé et que chacun pouvait souscrire
aux gravures pour financer le projet et
ensuite recevoir les gravures
lorsqu'elle serait publiée et en
conclusion de son annonce Jean-Baptiste
oudri invite quiconque s'intéresse à ce
projet à venir dans son atelier
contempler ses dessins pour se faire une
idée de son projet et ce petit moment-l
où on comprend que Jean-Baptiste oudri
mesure l'attractivité du dessin et le
fait que annoncer au public aux amateurs
d'art un projet et en lui faisant
miroiter le fait de venir voir les
dessins dans son atelier a dû lui faire
comprendre que son atelier à lui qui de
par sa qualité oudri fait une carrière
très officielle il est peintre du roi
pour les chasses membre de l'Académie
royale membre aussi de l'Académie de
Saint-Luc Jean-Baptiste oudri a un
atelier au Tuileries un lieu extrêmement
central extrêmement mondain avec
beaucoup de passages et Jean-Baptiste
oudri a dû comprendre que le fait de
garder des dessins dans son atelier de
les montrer aux amateurs aux clients au
public qui passait lui rendre visite
pour avoir des conversations pour avoir
en l'occurrence grâce à la fontaine même
peut-être lire les fables se délecter
avoir différents plaisirs visuels
littéraires ça lui permettrait à lui de
s'affirmer comme un peint Pictor doctus
c'est-à-dire un peintre intellectuel qui
lui permettrait d'affirmer le caractère
libéral de son art et sans doute que ces
dessins qui illustrent les Fables de La
Fontaine ont été réalisés dans cette
optique c'esthypothèse du moins nous
défendons dans le catalogue de
l'exposition et dans l'exposition
elle-même en fait ce qui nous pousse à
l'affirmer sont précisément ces montages
en fait ça n'est qu'une feuille de
papier c'est-à-dire que Jean-Baptiste
oudri a dessiné sur papier bleu et
autour de cette illustration il a tracé
cet encadrement où vous voyez que
l'objectif qu'il a recherché ça a été de
simuler un cadre en relief avec un
éclairage latéral ce qui explique que le
côté gauche soit plus clair le côté
droit ombré comme si en fait il y avait
une forme de relief et que la lumière
était accrochée par le côté gauche la
totalité des dessins de Jean-Baptiste
sououdri pour les faes de la Fontaine
présentait à l'origine cet encadrement
dessiné là ce qui signale le fait que il
réalisit ses dessins en soignant leur
état de présentation pour les montrer à
un public et que ça n'était pas
simplement pour les graver à titre de
comparaison les dessins qu'il a réalisé
dans l'optique de les faire graver ne
présente pas ce type de montage c'est
une spécificité de ces feuilles pour les
fbmes de la fontaine et par ailleurs ça
permet aussi à ses dessins de faire
vibrer des symphonies de bleu en jouant
la fois du papier bleu plus clair de ses
montages au bleu de Prusse beaucoup plus
profond et plus dense et une technique
que vous observerez tout au long de
l'exposition qui est assez constante de
dessin au pinceau avec de l'encre noire
plus ou moins dilué pour avoir des
tonalités grises et des rehaut de
gouache blanchees et cette forme de
triichromie si on peut dire de noir
blanc bleu c'est l'essentiel de la
palette de jamb ouderie dessinateur et
donc ce qu'on a voulu faire dans
l'exposition c'est présenter ces
illustrations pour les Fables de La
Fontaine montrer aussi les rapports que
ces dessins entretiennent avec les
autres pans de l'œuvre d'oudri mais on a
voulu aussi expliquer comment ces
dessins en était venu à connaître une
fortune extraordinaire et pour se faire
l'instrument majeur ça a été la gravure
puce que oudri à la fin de sa vie a
vendu l'ensemble de ces dessins qui
illustrent les faes de La Fontaine un
grand amateur un entrepreneur qui a
inauguré disons une entreprise
pharaonique qui a impliqué des dizaines
et des dizaines d'intervenants qui a été
de reproduire en les gravant la totalité
des illustrations d'oudri pour les Fabes
de la fontaine et de les reproduire dans
une nouvelle édition des Fabes de la
fontaine en quatre volumes et ce sont
les gravures qui ont été imprimées dans
ces livres qui ont diffuser les
compositions d'ouder comme aucun artiste
qui s'était attelé au Fab de la Fontaine
avant lui ici en fait on a installé un
petit coin dans l'exposition où on a été
très heureux de réussir à réunir toutes
les étapes qui montre à nos visiteurs
comment les dessins de Jean-Baptiste
oudri pour les fbes de la fontaine ont
fini par être imprimé dans des livres
comme vous le voyez les dessins de
Jean-Baptiste oudri sont picturau
d'apparence ça ne sont pas du tout des
dessins linéaires avec des contours très
précis nets ce sont des dessins
extrêmement flous qui jouent beaucoup
oup des nuances et des jeux de teintes
qui contrastent les unes avec les autres
pour produire un effet et donc au moment
où il s'est agit de graver ses dessins
un artiste a été chargé de tous les
redessiner intégralement d' réaliser des
copies cet artiste c'est Charles Nicolas
Cochin fils le cas d'école que nous
montrons ici c'est la fable des deux
aventuriers du talisman à laquelle
Jean-Baptiste souder a consacré deux
dessins et la première illustration pour
la fable des deux aventuriers du
talisman a été est copié par chal
Nicolas cochinfils dans le dessin que
vous voyez ici et en comparant les deux
vous observerez que cochinfil a d'une
certaine manière rationaliser la
composition d'oudri en la réduisant à un
contour à des lignes claires nettes et
précises et nous montrons ensuite dans
la vitrine juste à côté comment le
dessin de Cochin fils a été confié à des
graveurs et que ce sont ces graveurs
ensuite qui ont travaillé d'après les
copies et non pas d'après les originaux
d'ouder qui n'étaient pas grava en
l'état parce que trop
[Musique]
[Applaudissements]
picturau le chien est un des animaux les
plus importants dans la culture du 18e
siècle et oud un de leurs meilleurs
portraitistes et un de leurs meilleurs
avocats le chien est à la fois le chien
de cours ce sont des chiens
d'appartement on construit les hbénistes
crée des niches exceptionnelles pour les
chiens mais aussi des fauteuils des
colliers le chien fait véritablement
partie de la société de cours
Jean-Baptiste toudri est un grand
peintre de chien d'ailleurs son maître
Nicolas de l'argilière dans un mot
répété au 18e siècle lui aurait dit tu
ne sera jamais qu'un peintre de chien
certes mais tu seras le plus grand des
peintres de chiens et en fait cet
intérêt pour la animal et notamment pour
le chien au 18e siècle va aussi de paire
avec un nouveau regard qu'on porte sur
l'animal pendant tout le 17e siècle et
bien c'est la théorie de décartte de
l'animal machine selon laquelle l'animal
serait un peu comme une horloge qu'il
suffit de remonter un animal on le
nourrit et puis il peut reprendre le
cycle de son activité cette théorie est
peu à peu batue en brèche à la fois par
l'importance prise par l'animal dans le
quotidien du prince de l'homme de cours
et à la fois par le développement de
nouvelles théories le sensualisme un
rapport à à l'animal qui lui reconnaît
une âme une théorie qui est également
défendue par le concept d'animal trésor
cher à Jean de La Fontaine Jean-Baptiste
souer est en effet un très grand peintre
de chien et cette salle va vous montrer
les différentes dimensions dans
lesquelles il peut représenter l'animal
et finalement ce portrait moral du chien
qui est à la fois le meilleur ami de
l'homme son confident un animal un peu
vaniteux et un peu trop ambitieux
parfois un animal très intelligent un
animal triste un animal heureux donc
toutes ces dimensions sont visibles ici
dans cette salle des chiens sans doute
que les images les plus célèbres de
chiens de Jean-Baptiste toudri ce sont
celles de ces chiens couchants qui sont
sur le point de lever un animal ou alors
de se saisir d'un trophée attaché à un
arbre comme on le voit sur ce
merveilleux dessin conservé dans une
collection particulière parisienne ici
en effet on voit tout ce que l'animal a
de réel on voit ce chien en tension on
voit les tendons de ses pattes qui sont
parfaitement tendues il est prêt à
bondir sur cet animal on voit la façon
dont les les muscles se gonflent on voit
le regard plein de convoitises et à la
fois de réflexion du chien et on voit
évidemment ces superbe rehaut de blanc
qui joue de la lumière sur l'animal une
chose dont oudri devient absolument un
spécialiste donc ces compositions sont
parmi les plus célèbres de jean-mis
toudril réalise de très nombreux
portraits de chiens devant défaisants
c'est la fameuse commande de 1725 les
portraits des chiens de Louis XV Polydor
blanche Liss gredinet Charlotte petite
fille donc de véritables chiens qui ont
vraiment existé qui ont vraiment une vie
un quotidien oudri les représente et en
fait il donneent la dimension d'un
portrait à chacun des chiens qu'il va
dessiner et ici ce dessin est
préparatoire à un tableau un dessus de
porte réalisé pour le château de choisi
et donc on voit bien la dimension
picturale qu'il donne déjà à son dessin
puisque on sent comment la lumière
couronne les chines du chien les feues
de la Fontaine évidemment offre une
occasion idéale pour dresser un portrait
moral de l'animal le chiens à appî plus
de 10 fois dans les fables de La
Fontaine al ce n'est pas l'animal le
plus présent qui est le loup qui
apparaît 26 fois néanmoins 10 c'est un
excellent score puis qu'il y a une très
grande diversité d'animaux représentés
dans les fables de La Fontaine et c'est
l'un des animaux les plus représentés et
ce qui est très intéressant c'est qu'il
est représenté à différents égards
parfois il est le protagoniste principal
parfois il est simplement présent dans
la scène et parfois il est la menace ou
alors la morale de de l'histoire ici je
vous propose de comparer de fable il y a
d'un côté celle du chien à qui on a
coupé les oreilles al alors ce qui est
amusant c'est que la fontaine utilise à
la fois une pratique courante au 18e
siècle pour les chiens de chasse on
pouvait leur couper les oreilles parce
que c'est une des parties les plus
sensibles de leur corps et donc les plus
susceptibles d'être mordu par les
différentes proies ou prédateurs avec
lesquels les chiens pouvaient avoir
maille à partir donc de cette pratique
de mutilation qui est aujourd'hui
interdite évidemment et qui était
utilisé pour les chasses la fontaine
tire une morale en effet l'histoire de
cette fable le chien qui on a coupé les
oreilles c'est l'histoire d'un chien qui
se lamente de l'État terrible dans
lequel il se trouve puisqu'il a les
oreilles coupées qu'il est mutilé qu'il
perd donc l'usage d'un de ses sens et
puis qui lui semble complexe
d'apparaître en société avec une telle
mutilation et finalement il y a une
dimension réflexive à cette fable et
bien oui chian arnieu a toujours
l'oreille déchirée alors autant
finalement avoir les oreilles coupées
pour ne point laisser prise aux dents
d'autrui et pouvoir finalement se
recentrer en son fort intérieur et c'est
ce qu'on voit sur cette fable de Jean de
La Fontaine ici vous vous avez le
spectaculaire dessin sans doute
préparatoire à la fable qui est à côté
on voit le magnifique courbe trè au coco
du corps du chien et puis ici vous avez
le chien dans son environnement
d'ailleurs vous notez que les animaux
dans les femmes sont toujours intégrés
dans un environnement dans lequel
l'homme existe ce sont des fables les
animaux sont les miroirs des
comportements humains mais il y a
toujours la preuve d'une activité
humaine un château une maison un moulin
bref ils sont dans un environnement
habité et ici ce chien c'est comme s'il
était en train d'hurler à la lune devant
un magnifique paysage architectural il
est recentré sur lui ne laissant point
prise aux dents d' truille et finalement
pouvant s'adonner à la contemplation
d'une nature à contrario les deux chiens
et LAN morort montrre des chiens
finalement un peu trop entêtés et un peu
trop systématique dans leur démarche et
qui sont d'une certaine manière presque
proches de la bêtise au chien réflexif
qui a les oreilles coupées on passe ici
à deux chiens qui voi au centre d'un lac
la dépouille d'un n mort donc il rêve de
s'en faire la provision de la semaine ça
semble être une auèe absolument
exceptionnelle et donc ils se disent que
pour parvenir à dévorer cette dépouille
d'AD Mor il suffit donc de boire toute
l'eau du lac jusqu'à ce qu'asséché il
puissent accéder à la dépouille de cet
animal évidemment le stratagème est
audacieux puisque à force de boire l'eau
du lac il finissent par en mourir et
donc n'obtiennent jamais la provision
tant rêvé et la morale n laisse songeur
puisque et bien l'homme est inssi bathti
comme le chien quand un sujet l'in l'âme
l'impossibilité disparaître à son âme
celantienne on peut boire toute l'eau du
lac et finalement on voit bien à quel
point l'homme est proche du chien dans
la pensée de gens de la fontaine et dans
une fable comme celle-ci là aussi le
dessin est construit de manière
extrêmement savante vous avez une
gradation de plan un chien puis l'autre
qui boivent l'eau de ce lac on distingue
finalement à peine la dépouille de l'âne
au centre du lac et toujours cet
environnement habité par les hommes que
l'on voit au fond le clocher d'une
église différentes maisons et on voit
bien voilà come comment ces animaux
s'inscrivent dans ce contexte humain
enfin dernier aspect de oudri mettre des
chiens dans cette salle c'est évidemment
la chasse et ce qui est assez amusant
c'est que aussi bien dans la fable que
vous voyez ici le corbeau la gazelle la
tortue et le rat que dans le chat et le
renard juste à côté le chien n'apparaît
pas dans le titre et pourtant il est sur
le dessin le protagoniste principal de
la fable et en fait pour ces deux dessin
et bien aussi bien ce chevreuil
poursuivi par un chien que ce renard
attaqué par des chiens oudri puiss dans
son propre répertoire et pas n'importe
lequel le répertoire quantilien de
jean-mti toudri puisque ce sont des
reprises de la scène de la chasse au
renard et de la chasse au chevreuil
peinte pour le prince de Condé entre
1724 et 1725 et exposé dans la salle des
Gardes du château de Chantilly peinture
que vous allez retrouver un petit peu
plus loin dans l'exposition donc on voit
bien que le chien est un animal
toutterrain pour Jean-Baptiste toudri
portrait moral sujet cinégétique mais
aussi portrait animalier et bien il se
prête à absolument toutes les attitudes
et de la fable aux chasses il n'y a
finalement qu'un pas coudri franchi
extrêmement
[Musique]
rapidement ce qu'on a voulu montrer dans
cette pièce ce sont les continuités qui
apparaissent entre les illustrations
d'oudri pour les fbes de la Fontaine les
autres aspects de son œuvre et ici le
cas particulier de ces illustrations de
combat d'animaux c'est une spécificité
des 10 dernières années de sa vie
Jean-Baptiste oudri est alors directeur
artistique de la manufacture de
tapisserie de Bovet mais aussi des
Gobelins il a un contrôle presque total
sur la fabrique des tapisseries en
France et il réalise plusieurs séries de
dessins qui représentent différents
animaux en train de combattre les uns
contre les autres sur certains dessins
ce sont des animaux d'une même espèce
qui combattent entre eux sur d'autres
dessins ce sont des animaux de
différentes espèces les unes contre les
autres et ces dessins n'ont jamais été
réalisés sous la forme de tapisserie ça
son resté les dessins que vous voyez ici
et tout à gauche vous voyez un dessin
sur papier bleu c'est sans doute l'un
des plus spectaculaires parce que ce
sont des éléphants qui combattent avec
des tigres des léopards et des lions et
c'est réalisé dans la même technique par
rudri que ces illustrations pour les
Fabes de la Fontaine donc ce papier bleu
vraiment caractéristique récemment le
GTI Muséum de Los Angeles a réalisé une
exposition i spécifiquement consacré au
dessin sur papier bleu de toutes les
périodes et ils ont à ce sujet
approfondi la question d'oudderie qui
est vraiment un jalon important dans
l'histoire de ce médium et en fait le
constat qui a été tiré par nos confrères
du GTI c'est que près de 70 % de la
production des sné dououder est réalisé
sur papier bleu donc on peut vraiment
dire que c'est quelque chose de tout à
fait caractéristique de son approche
pourquoi est-ce qu'oudri a dessiné sur
papier bleu sans doute parce que étant
avant tout un peintre il a souhaité
rompre avec la bicromie trop radicale du
noir et du blanc et intégrer une
troisième teintte dans la fabrique même
de son œuvre ce qui n'est pas sans
évoquer ses peintures puisque oudri
était également familier du fait
d'enduire ses toiles d'une teinte de
fond tantôt rosâtre tantôt grisâtre
parfois brune aussi parfois ocre et
d'ensuite tenir compte de cette teinte
qui prépare et qui endue sa toile au
moment de l'exécution de ces peinture en
laissant cette préparation apparente à
certains endroits et on voit ici qu'il
se sert du papier bleu de la même
manière comme d'une teinte qui n'est pas
simplement un fond mais qui est aussi
déjà une vibration qui anime la
composition et qui est intégrée dans le
dessin au centre du mur c'est un dessin
de léopard qui montre plusieurs léopards
qui se combattent entre eux c'est un
dessin une autre technique des lavis
brins une ancre spia avec un premier
tracé à la pierre noire quelques
reprises à la plume et à l'encre noire
pour préciser des contours et à ma
gauche c'est un dessin que nous avons
été très chanceux de pouvoir acheter
pour les collections du musée Condé dans
le cadre de la préparation de cette
exposition c'est un dessin à la sanguine
et la sanguine c'était une technique
particulièrement rare dans l'œuvre
d'oudderie c'est assez inespéré d'avoir
pu trouver ce dessin à plus forte raison
quand on regarde son sujet c'est un
combat de singe les singeries sont un
grand phénomène de mode qui marque le
début du 18e siècle au château de
chantil nous conservons deux des quatre
grands décors de singerie qui existent
encore aujourd'hui ce sont des pièces
principalement à fond blanc sur lesquels
on a peint dans une forme logique
d'allover des motifs de singe d'arabesqu
parfois de chinoiserie aussi qui anime
l'espace complètement et donne une forme
d'illusion spatiale de trompeleœil qui
est à la fois drôle distrayant puisque
les singes sont souvent représentés dans
des situations tout à fait humaines et
offrent une sorte de mir roir à la
condition humaine en l'occurrence le
château de chantil chemin faisant est
devenu un haut lieu des singeries non
seulement du fait de ces deux grands
décor que nous conservons au château et
que vous pourrez admirer en même temps
que l'exposition oudri mais aussi parce
que depuis ces différents propriétaires
et surtout le dernier Henri d'Orléan le
duc Domal a eu à cœur d'alimenter ce pan
de nos collections en achetant
différentes scèines de singerie
notamment de de camp par exemple mais de
bien d'autres artistes aussi et donc ça
a été assez inesp pour nous de pouvoir
acheter une déclinaison des singeries
sous la forme de combat de Jean-Baptiste
oudri par ailleurs le duc d'Al savait
que Jean-Baptiste oudri était très
important pour le château de chantil du
fait de cette fameuse commande dont
auian va dire quelques mots et que les
princes de Condé passent à Jean-Baptiste
oudri il a donc eu le souci de continuer
à alimenter ce pan des collections en
achetant d'autres dessins d'ouderie et
nous avons donc pu emboîer nos pas dans
les en en réalisant cette acquisition
grâce à nos mécenes et donc nous les en
remercions très
chaleureusement alors cette salle est
consacrée à un autre aspect fondamentale
de la carrière de Jean-Baptiste oudri la
chasse oudri il appartient à cette
génération d'artistes qui évolue avec
une évolution des intérieurs les
seigneurs aiment chasser les princes
aiment chasser le roi Louis XV est un
très grand honneur et donc le décor de
la maison de l'appartement du château
s'adapte à cela et on trouve de plus en
plus de compositions cinégétiques dans
le décor les trois tableaux qui sont
derrière moi ont été commandés en 1724
pour le prince de Condé pour la salle
des Gardes du château de Chantilly de ce
fait ils sont réunis ici au château de
Chantilly quasiment pour la première
fois en effet le tableau représentant la
chasse au chevreuil a quitté le château
de Chantilly sous la Révolution il
appartient au collection du Musée des
Beaux Arts de rouan ces trois tableaux
pas en 1700 en 24 sur les deniers de la
couronne bien montre l'évolution de la
carrière de jean-mtiste toudri qui
devient un peintre de chasse il n'est
pas le seul à occuper ce terrain
François Desportes avait déjà peint des
chiens de chasse et des scènes
cinégétiques pour Louis XIV et pour
Louis XV mais on voit bien comment oudri
finalement se démarque de celui qu'on
peut un peu quand même considérer comme
son concurrent sur la chasse au renard
que l'on voit ici on voit la dextérité
avec laquelle il aime à rendre les
matières cette queue du renard châyante
qui arrive juste à l'entrée de l'image
on a qu'une seule envie c'est de la
caresser ou de s'en faire une écharpe
pour l'hiver montre bien ce qu'il a
hérité de Nicolas de l'argilière une
dimension finalement véritablement
tactile de la peinture comme le disait
Bernard Berenson et du reste lors des
salons et bien les descriptions des
salons qui sont parvenus jusqu'à nous
montre bien à quel point et bien les
visiteurs avaient envie de toucher sa
peinture parce qu'il a su donner cet
aspect tactile à travers les Glac à
travers les couches superposées de
peinture en très fine couche et bien il
arrive à donner ce cent sentiment cette
envie de toucher qui est le propre de
son art sur le tableau de la chasse au
loup on voit également une plus grande
douceur accordée au scène alors certes
il s'agit toujours de prédateurs qui
attaquent des proies néanmoins on a
presque l'impression et bien que
certains des chiens posent leur mufle
sur les chines de l'animal et on voit
beaucoup moins de sang et de Croc que
sur les tableaux de Desportes quant à la
chasse au chevreuil de rouan bien il
faut observer la gracivité du bon de ce
chevreuil et la sorte de jeu de ligne
entre les deux pattes grciles du
chevreuil qui passe devant la tête du
chien dans une symphonie de couleur du
blanc au fauvees qui est là aussi
typique des jeux de coloristes auquels
oudr ça donne dans sa
[Musique]
peinture en 1728 la carrière d'oudri va
véritablement changer le roi Louis XV
l'invite à suivre les chasses en sa
compagnie les chasses royales il prend
d'une certaine manière la succession de
d'Adam Franz van dermelen qui avait
également suivi Louis XIV lors des
chasses donc à partir de 1728 finalement
les motifs les compositions de chasse de
Jean-Baptiste toudri vont se fonder plus
uniquement sur des compositions connues
des compositions de des portes qu'il
fait évoluer ou des combats d'animaux
qu'il peut imaginer mais son inspiration
est prise sur le vif il se rend à la
chasse et il assiste donc à cette ce
véritable théâtre de de société qui est
la chasse de cours sous l'Ancien Régime
en effet chacun a sa place chacun a sa
tenue chacun a son rôle au service du
souverain et c'est véritablement ce
fourmillement de microscène au sein du
Théâtre de la chasse que l'on voit
représenter sur ce formidable dessin
conservé dans les collections du musée
Condé alors c'est assez intéressant
parce que ce dessin fait partie d'un
ensemble de dessins tous dessinés en
1728 donc l'année même finalement où
oudri commence à suivre les chasses et
ce sont les premiers dessins dans
lesquels il exprime et bien ce point de
vue multifocal des scènes de venery on
voit à peu près tout ce qui se passe ici
sur ce dessin c'est plutôt la fin de la
chasse pourquoi et bien on voit la meute
de chien une sorte de symphonie de queue
courbée autour d'un ser qui est en très
mauvaise posture qui est probablement
même déjà mort celle-là la lit la mort
donc de l'animal autour et bien on voit
des chasseurs qui se reposent auprès
d'un arbre on voit le roi Louis XV on
voit une voiture prête finalement à
faire repartir les veneurs qui sont
venus sur le site et puis on distingue
ce site ce site qu'on pourrait presque
avoir envie d'identifier à la forêt de
Fontainebleau puisque ça fait penser
évidemment au grand rocher de franchar
un site très pittoresque de la forêt et
très apprécié par Louis XV pour ses
chasses ce dessin n'a pas fait l'objet
d'une transposition en peinture pour ce
que nous en savons aujourd'hui néanmoins
celui qui est à côté en revanche
constitue un projet définitif arrêté
pour l'un des cartons de la tinture des
chasses royales du roi Louis XV ça va
être le projet de la vie de
Jean-Baptiste toudr il va y consacrer
plus de 15 ans Jean-Baptiste toudri va
dessiner les compositions préparatoires
ses modellis sur papier bleu il va
réaliser ensuite des petites esquiss à
l'huile qui sont conservées à Paris au
musée d' C de Camondo puis des grands
cartons à échelle 1 qui sont conservés
au château de Fontaineblau et puis à
partir de là ces peintures seront
données au maître licier de la
manufacture des Gobelins pour deux
tissages dont l'un est conservé au
château de Compiegne et l'autre est
conservé au palazopiti à Florence les
chasses royales c'est une histoire du
roi finalement depuis l'arrivée du roi
dans sa voiture le roi qui mène le
limier tous les épisodes de la chasse
constituent comme une forme d'histoire
du roi et de sa domination sur les
animaux sur la nature et sur sa cour et
c'est un des projets les plus importants
du 18e siècle le dessin qui est présenté
ici et le dessin préparatoire pour la 5e
composition de la série Louis X menant
le limier donc qu'est-ce qu'il se passe
ici c'est le début de la chasse alors au
départ et bien les valletes de chasse
vont ce qu'on appelle faire le bois avec
les chiens c'est-à-dire qu'ils vont
repérer l'animal que l'on va suivre
durant la chasse à l'issue de ce de
cette pratique le maître d'équipage va
faire son rapport au roi Louis XV on a
défini quel animal on allait suivre quel
animal on allait traquer au cours de la
chasse et le Roi peut donc avec son
limier c'est-à-dire un chien pourvu d'un
odorat extrêmement fort pister le SER
que l'on va traquer puisque il en
reconnaît ce que l'on appelle le
sentiment c'est-à-dire l'odeur mais
également la manière dont le SER va
frotter ses bois contre les cors un
arbre tout cela va donner au chien le
sentiment de l'animal et c'est ça qui va
permettre de le suivre et donc on voit
sur ce dessin alors ces grandes allées
creusées dans les forêts françaises qui
sont typiques du règne de Louis XV et le
roi qui tient en l'ISS donc son chien
qui est en train de trouver ce sentiment
du gibier qui va être pris
[Musique]
ne faut pas oublier que Jean-Baptiste
oudri n'est pas seulement un peintre et
un dessinateur c'est un véritable
entrepreneur c'est un homme des
manufactures oudri a dirigé la
Manufacture de tapisserie de beauovet il
a travaillé pour les gobelins il a
travaillé pour les manufactures de Sèvre
et Vincen il donne des modèles en fait
pour à peu près tous les médias il a
dessiné pour des des berlines de gala il
a dessiné pour des boiseries c'est un
artiste véritablement complet ces
compositions se prêtent finalement à
toutes les adaptations et dans cette
vitrine vous voyez deux très jolies
adaptations de composition de
Jean-Baptiste toudri d'un côté vous avez
ce gobelet couvert et sa souscoupe qui
représente et bien la chasse au renard
que l'on a vu dans la pièce précédente
peinte pour le prince de Condé en 1724
1725 pour la salle des Gardes du château
de Chantilly oudri était très fier de
ses composition et pour certaines
d'entre elles il les a gravé lui-même et
c'est le cas de tableau de Chantilly et
c'est pour ça qu'ils ont pu être adapté
agrandi rapetisser pour former des
surtous ou le décor peint sur des petits
gobeltets de porcelaine ce gobelet
couvert et sa soucoup proviennent des
collections de la villa effrusy de
rothschiild une collection réunie par la
baronne Béatrice de rothschield à la fin
du 19e siècle et au début du 20e siècle
et on retrouve sur la pense de ce
gobelet rien d'autre que la chasse au
renard peinte par Jean-Baptiste toudri
pour la salle des Gardes du château de
Chantilly en 1724 vous remarquerez que
la composition est inversée parce que
l'artiste le peintre de la manufacture
de Vincen et bien s'est servi de la
gravure rudri était très fier de ses
compositions il a d'ailleurs lui-même
gravé certaines de ses œuvres et c'est
le cas pour les compositions peintes
pour la salle des Gardes du château de
Chantilly juste à côté et bien on voit
un magnifique groupe en porcelaine de 20
scè en porcelaine tendre émaillée qui
donne elle aussi envie d'être caressée
tout comme les peintures du maître où
vous retrouvez la composition en fait
très proche de l'un des dessins que l'on
a vu dans une des pièces de l'exposition
avec ce chien en arrêt devant des
perdreos des perdris dé faisants la
queue tendue par le plaisir de voir la
proie conquise et prês finalement à la
débusquer donc on voit à travers à la
fois ces deux pièces de porcelaine et
les éléments du surtout commandé pour le
duc d'Omal d'après des éléments du 18e
siècle réalisés d'après des compositions
d'oudri à quel point l'animation la
vivacité des poses le jeu entre les
différents protagoniste se prête à la
tridimensionnalité si les compositions
d'oudr se prêtent au plus petit avec les
pièces de porcelaine qui sont réalisées
du temps du vivant de Jean-Baptiste
toudri alors qu'il est encore actif et
bien elle se prête aussi au beaucoup
plus grand et en fait la chasse et les
Fables de La Fontaine rejoignent assez
rapidement le décor des intérieurs c'est
surtout dans la première moitié du 18e
siècle que le décor de fable est très à
la mode du reste oudri en fait très tôt
dans sa carrière réalise des
compositions avec les Fables de La
Fontaine on le voit au château de
réveillon on le voit dans les décors du
château de voré mais en fait plus tard
dans le siècle ces Composit I sont
réinterprété pour réaliser des boiseries
représentant des Fables de La Fontaine
et c'est le cas de ce panneau de
boiserie qui est exécuté sous le règne
de Louis XV sans doute dans la deuxème
moitié du 18e siècle pour l'hôtel de
Médar brancour et on retrouve ici une
fable don vous avez le dessin juste à
côté le renard le loup et le cheval et
on voit bien que le peintre a tout de
suite emprunté à l'artiste cette croupe
de cheval en arrière bondissante qui
propulse finalement l'animal au devant
de la scène un artifice assez drôle de
l'artiste qui a donc plusu au peintre
qui le récupère pour les pour les
[Musique]
boiseries la principale source de la
force fortune extraordinaire que
connaissent les illustrations d'oudri
pour les fmes de la Fontaine ce sont
nous vous l'avons dit les gravures les
gravures sont des multiples qui
circulent très largement les gravures
qui sont réalisées d'après ces dessins
sont d'abord imprimées dans des livres
on en expose plusieurs volumes tout au
long de l'exposition pour que vous
puissiez en la visitant comparer dessins
et gravure comprendre comment
l'intervention d'autres intermédiaires
ont modifié d'une certaine manière
l'image des œuvres d'ouderie elle-même
et le cas le plus é et sans doute celui
qui est exposé ici le berger qui joue de
la flute pour attraper des poissons
c'est une histoire qui est finalement
assez drôle ou un berger voulant séduire
une bergère qu'il constate est à la
peine pour attraper des poissons se
propose de l'aider il sait jouer de la
flute donc il essae de jouer de la flute
pour attirer des poissons seulement
évidemment les poissons restent
insensibles à ces charmes il se saisit
donc d'une épuisette les attrape tous
d'un coup et constate que c'est
infiniment plus simple et la fontaine
veut nous dire par là au fond pourquoi
par parfois se perdre en paroles
inutiles quand on pourrait par l'action
régler des problèmes beaucoup plus
rapidement et en fait le décalage qui a
lieu entre la date à laquelle oudri
réalise ses dessins et le moment où les
œuvres sont gravées explique que le goût
évolue et même si oudri reste très en
vogue dans la seconde moitié du 18e
siècle ses dessins pour les fbes de la
Fontaine sont tous réalisés autour de
1730 or oudri ne les cède qu'à la fin de
sa vie il meurt en
1755 entreprise se m en marche au même
moment le premier volume sur les quatre
livres qui sont donc les Fables de La
Fontaine illustré des gravure d'après
les dessins d'oudri paraî donc le
premier volume quelques jours avant la
mort d'oudri et les trois autres
s'échelon ensuite donc le premier paraît
en
1755 le dernier en 1759 et entre la date
d'exécution de ce dessin vers 1730 et sa
reproduction en gravure en 1759 plus de
20 ans s'écoule le goût évolue et on
s'aperçoit ici que le graveur qui a été
chargé de reproduire ce dessin a pris
beaucoup de liberté et dans l'intervalle
le grand artiste qui a su imposer sa
marque son style c'est François Boucher
et on comprend qu'en fait le graveur
pour actualisé le dessin d'oudri 20 ans
plus tard rend ce dessin à la manière de
boucher beaucoup plus délicat beaucoup
plus précieux beaucoup plus recoco dans
le style et c'est ce qui explique les
différences très considérables qu'on
observe entre le dessin et la gravure
qui actualise donc le projet d'oudri et
le meilleur signe sans doute de
l'efficacité visuelle des compositions
d'oudderie du fait que ces illustrations
pour les Fabes de la Fontaine n'ont pas
pris une ride c'est qu'elle Contin
continuent à être édité et diffusé
aujourd'hui en fait au moment de leur
parition originelle en quatre volumes
entre 1755 et
1759 l'engouement a été tel qu'on a très
vite proposé plusieurs variantes
c'est-à-dire qu'on a réalisé des livres
avec les gravures en noir et blanc comme
celles qui sont présentées dans
l'exposition mais on a aussi proposé en
vente des livres avec des gravures
réhaussées à l'aquarelle donc mise en
couleur également des livres avec des
relures spéciales qui présentent des
fers animaliers donc sur la relure
elle-même déjà des illustrations des
Fabes de la Fontaine inspiré d'oudri et
une éditrice contemporaine très réputée
pour son édition très régulière de
grands textes fondamentaux de la culture
humaniste Diane de sellier qui est
aujourd'hui
très installé en fait a lancé sa maison
d'édition en décidant de reproduire et
de rééditer les Fab de la Fontaine
illustré par Jean-Baptiste houdri c'est
ce que nous présentons dans cette
vitrine comme une forme d'épilogue qui
montre le fait que cette engoument est
toujours vivace aujourd'hui Dian de
celllier a choisi de reproduire un
exemplaire qui était rehaussé à
l'aquarelle ce qui explique pourquoi ces
livres sont en couleur quand les
gravures originales ne le sont pas
systématiquement le premier tirage
qu'elle a réalisé de cet ouvrage est
aujourd'hui épuisé mais elle l'a réédité
dans un plus petit format de poche qui
permet aujourd'hui encore à chacun de
faire l'acquisition des fbles de la
Fontaine illustré par oudri et de
réfléchir au rapport toujours très
stimulant entre le texte et l'image
entre ce très grand auteur et ce très
grand
artiste donc voilà pour ce trop bref apç
de notre
exposition que j'espère que vous
visiterez peut-être un mot sur le
catalogue qui l'accompagne que nous
avons pris beaucoup de plaisir à
préparer ensemble ce qui nous a
particulièrement réjoui en fait c'est
que chaque texte qui est publié dans ce
catalogue relève d'une approche en
histoire de l'art différente chaque
auteur qui a contribué adopte une
méthode différente regarde oudri
différemment éclaire ses œuvres sous un
autre angle à la fois la matérialité de
ses peintures sa technique de
dessinateur le détail de ses manditaire
la fortune qu'il a connu dans les arts
décoratifs c'est un important ensemble
d'études inédites qui porte même sur
l'influence qu'il a pu avoir sur les
plus grands maîtres de l'art américain
un siècle plus tard que nous vous
proposons pour accompagner cette
expérience de visite et nous espérons
que vous ressentirez beaucoup de plaisir
en le parcourant vous avez donc jusqu'au
6 octobre pour venir apprécier les
dessins les peintures et les objets
tirés de l'œuvre d'oudri au château de
Chantilly et puis pour les plus oudr
maniaques d'entre vous le 12 octobre
ouvre juste à la suite de cette
exposition au château de fontaineedau
l'exposition peintre de cours C de
autour du grand projet de la vie d'oudri
he les chasses royales la tinture des
chasses royales un projet qui va
l'occuper pendant quasiment 20 ans et
dont vous avez vu quelques prémisses ici
à Chantilly et que vous pourrez ensuite
découvrir de manière plus ample au
château de Fontainebleau merci beaucoup
Baptiste d'avoir inviter un château
peut-être pas voisin mais en tout cas
ami à collaborer à cette très belle
exposition au château de champ
merci à toi auian et donc à très bientôt
vouscde
[Musique]