5 Vues de vidéo·31 oct. 2023
Samuel, fils aîné d'un curé de campagne chaldéen, a quitté son village natal d'Ischy, rebaptisé Onbudak par les autorités turques, alors qu'il n'avait que cinq ans. Vivant en France, le photographe porte avec fierté l'héritage de ses ancêtres mésopotamiens. Ce récit personnel de son voyage de retour sur sa terre natale évoque le passé douloureux des Assyro-Chaldéens qui ont subi, entre autres, les massacres de 1895 à Diyarbakir et plus tard ceux de 1915 au côté de leurs frères arméniens qu'ils appellent « Sayfo » (épée). Face à un tel déchaînement de violence, le réalisateur, sans verser dans l'angélisme, rend hommage à la grandeur d'âme et à l'humanité des "Justes" kurdes qui ont sauvé des milliers d'Assyro-Chaldéens au péril de leur vie. KTO diffuse ce film à l'occasion de la date d'anniversaire du déclenchement des massacres de Diyarbakir, le 1er novembre.Hakkari - Brises d'un temps révolu au coeur de l'Assyrie (52') - Une Production Ninway 2019 - Réalisée par Samuel Yalap
[Musique]
j'ir dans les montagnes
du ce sont les montagnes de mon
grandpère et du sien de ces montagnes et
Vallé vient mon père ces plines et ces
déserts sont le foyer de ma
mère assis sur un ban de l'aéroport
d'Istanbul les paroles de cette chanson
que ma fille Isla chante depuis qu'elle
a 5 ans et qui est une œuvre de Sargon
Gabriel tourne en boucle dans ma tête à
cet instant où j'attends avec une petite
valise et un appareil photo suspendu au
bras le décollage de mon avion pour
diarbaker c'est depuis cette ville que
j'entamerai un voyage initiatique sur
les terres de mes
ancêtres je suis animé par la joie de
revoir ces terre d'une part
l'ÉÉ CUS ce qui est arrivé
à d'autre
part je monte dans l'avion avec
l'excitation de voir cette TER bientôt
alors que les grappes d'immeuble
couvrant chaque centimètre carré
d'istanul s'éloigne les plines har de
l'Anatolie centrale commen à apparaître
par le
H 2 he plus tard lorsque j'atterris à
l'aéroport de la ville rebelle de
l'aéroport est vide à la sortie de
l'avion le soleil me brûle déjà le corps
il fait si chaud que j'ai l'impression
d'être jeté dans une fournaise la
température s'élève à 43
degr en marchant dans les rues étroites
de diarbaker je me sens très mal à
l'aise le récit du diplomate français
Gustave Meier qui disait que le sang
coulait à flot dans ses rues durant les
massacres de
1895
1896 me revient à
l'esprit je retrouve au détour d'une rue
une trace vivante des tentatives des
missionnaires catholiques protestants
anglicans et orthodoxes de nous diviser
en différentes confessions religieuses à
l'ombre de la Première Guerre
mondiale l'église protestante construite
juste en face de l'église syrique
catholique de la Vierge Marie est un
témoignage de cette
[Musique]
période tandis que les puissances
occidentales désireuses de démanteler
totalement l'Empire ottoman nous
abandonn sans scrupule les missionnaires
qu'ils envoyaient dans ces contrées
lointaines achevé de diviser notre
peuple tantôt en se servant de notre
misère en échange d'un morceau de pain
sec tantôt en manipulant notre clergé
avec de l'argent ou la promesse de titre
et d'honneur il nous divisait d'une
telle manière que même 100 ans après
notre unité ne serait toujours pas
possible je visite marpun la seule
église caldenne de diarbaker qui
subsiste encore entretenue par une
famille d'origine caldenne et mes yeux
cherchent un signe rappelant
l'architecture traditionnelle de
l'église de l'Orient mais en
vain en visitant l'église arménienne
orthodoxe de sur Guiragos mitoyenne à la
nôtre je réalise que la raison de cette
situation qui me semble demeurant assez
étrange est d à des travaux de
restauration pendant la Première Guerre
mondiale cette église qui servait de
quartier général à l'armée allemande
aiguisé contre les Arméniens en raison
de l'attitude des députés Arméniens qui
s'étit fortement opposé à l'entrée en
guerre de l'Empire ottoman au côté de
l'Allemagne a soi-disant été restauré
tout comme marpun mais rien ne permet de
distinguer les deux églises l'une de
l'autre en fait on ne peut pas dire que
ce soit une restauration car évidemment
la structure architecturale des églises
caldéennes catholiques et arméniennes
orthodoxe ne peut pas être la même cela
ne peut être au mieux qu'une maigre
tentative de rénovation et
d'embellissement j'accepte tout de même
de saluer cette
[Musique]
initiative est-il possible de ne pas se
sentir accablé en passant devant la
maison de Na le père de la Renaissance
assyrienne la maisonù l'aîné et AG
grandi a été détruite et seule la façade
a survécu le sol de la maison est criblé
de trous béant laissés par les chasseurs
de
trésors je ne peux m'empêcher de
comparer la façade fière de la maison de
naom faïik à la situation de mon peuple
nos têtes et nos bras ont été coupés nos
terres ont été bafoué mais en dépit de
tout et malgré le temps nous sommes
toujours debout
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les rues de diarbaker sont ravagés et
tristes malgré un soleil de plomb il
règne une atmosphère hivernale sombre
pour la première fois de ma vie j'ai
froid sous 42
degr l'odeur du sang chrétien versé
cruellement dans ses ruelles sinueuses
en
1896 des décennies avant le génocide de
1915 me
[Musique]
mononné je pense soudain au télégram
envoyé au ministre français des Affaires
étrangères Paul Cambon par Gustave Meier
vice-consul de France
àarbacer la ville est à feu et à sang
sauveznous immédiatement après avoir
envoyé ce télégramme Gustave érier
ordonne à son garde du corps de tuer
immédiatement sa femme et ses enfants si
le bâtiment du consulat venait à être
assiégé il avait tellement peur que
quelque chose d'encore plus terrible que
la mort leur arrive en marchant dans ces
rues j'ai la nausée et mon cœur se serre
j'ai une boule dans la gorge je marche
dans les rues où le sang de 150000
chrétiens tués froidement à diarbaker
lors du génocide de 1915 a coulé et cela
me bouleverse moi survivant de l'épée de
marcher sur ces pavés qu'ils ont arrosé
de leur
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sang je m'enfuie des Russes sombre et
retiré du vieux diarbaker et me jette
dans ces rues bondées et animées pour
oublier ce que je viens
d'éprouver je sens que j'ai faim et
j'entre dans un restaurant la nourriture
est délicieuse mais l'endroit fait
penser à l'intérieur d'une
église tout en discutant avec mes amis
de la beauté de ce décor bien chic
j'appelle le serveur pour le félicité
pour la nourriture et la beauté du
cadre le serveur nous dit un peu pe
gêner que les murs sont d'origine mais
que l'endroit est une ancienne église
convertie elle-même en hamam pour femme
à ce moment-là je comprends qu'il n'est
pas possible de se libérer des traces de
la persécution que nous avons subi
àbak après le dîner assis dans le café
du quartier où se trouvait notre hôtel
j'essaie de me remettre de mes
émotions j'interroge le gérant sur le
lieu où se trouvait la prison ak que le
magazine Times avait classé comme la 4è
pire prison du monde et où des tortures
indiciible éta infligé au
détenus comme mon
oncle qui était le maire de mon
village avait été emprisonné dans cette
prison dans les années 80 je tenais
vraiment à la
voir
[Musique]
[Musique]
[Musique]
avec des regards inquiets et des gestes
de la main le tenancier du café me somme
de me taire il a dû se rendre compte que
j'étais un étranger car il semble dire
tu as eu le cramp de me poser cette
question mais évite surtout de la poser
à quelqu'un d'autre j'avais reçu le
message après plus de 40 ans il est
manifeste que cette prison reste encore
un cauchemar effrayant pour les
habitants de
diarbaker
Anan amınaduğumun evladı sen bu işin
farkına
[Musique]
varmad je nai dormi que 2 cette nuit des
pens sombr ont enveloppé tout mon être
mon esprit et mon cors Mordon de quitter
cette ville le plus vite
[Musique]
possible
le lendemain nous nous rendons à la gare
routière et quittons dibak à bord d'un
autre car en direction de jizre à
l'entrée de nousbin des gendarmes
montent dans le bus et vérifient les
carte d'identité des passagers à
l'entrée de jizr nous sommes de nouveau
arrêtés pour un deuxème contrôle
d'identité de la
gendarmerie le minibus dans lequel nous
sommes montés à gizr dont les fenêtres
ne s'ouvr repas et qui est rempli à
rabord de passagers et de fromage aux
herbes quitte les voies asphaltées à
toute vitesse dans cette nuit noire pour
s'engager sur des routes desquelles
s'élèvent des nuages de poussière et
nous déposent enfin au pied de l'hôpital
public de
chernac le lendemain je rends ma
première visite à Osman Babat l'un des
chefs de la tribu des bebeiré qui nous a
protégé de la mort lors du génocide de
1915 et qui a continué d'ASS
protection jusquen
1987 date à laquelle a été vidé de sa
population cette tribu a monté la garde
dans nos villages pendant 40 jours fusil
à l'épaule pour s'assurer que rien ne
nous arrive pendant que les chrétiens de
la région étaient passés au fil de l'épé
nous
appelons tonton et il nous appelle mes
petits
neveux
les anciens nous ont toujours dit du
bien de cette famille je me sens chez
moi en buvant du thé il pose des
questions sur les anciens déchis quand
je dis à Oncle Osman que nous voulons
nous rendre à gaznar il me répond
calmement nous allons vous déposer tant
que vous êtes dans ma région vous êtes
sous notre garde
ajouteil les petits enfants de ceux dont
les grandsparents se considéraent garant
de nos vies en
1915 considéré à nouveau responsable des
nôtres en
2022 je lui réponds que nous avons un
chauffeur mais il ne veut rien entendre
et clôture le débat dans ce cas nous
vous
accompagnerons il nous fait alors
escorté par un véhicule 44 avec trois
gardesarmé à son bord sur la route leur
voiture précède la nôtre le trajet entre
et dure 5 he nous rencontrons des solds
et de protecteurs de village sur le
chemin je ne me rappelle même pas
combien de points de contrôle nous avons
franchis les paysages sont
spectaculaires mais les routes
effrayantes et non protégé des véhicules
militair blindé passe devant nous notre
chauffeur un vrai philosophe nous parle
des gens et de l'histoire de la région
je me délecte de ces
histoires sur la route je pense à mon
père il m'avait raconté un jour que dans
les années 1960 alors qu'il était un
petit chamacha un acolyte de 12 ans lui
et le père yosep se rendaient à gaznar
et que le trajet durait une journée
entière à pied il bravait le danger en
traversant ces montagnes accidentées
pour permettre aux fidèles de ce village
de remplir leurs obligations religieuses
fort heureusement pour lui il était
jeune et agile mais le père Josep était
déjà avancé en âge la foi de la
population était si forte à l'époque
qu'un vieux prêtre et un jeune garçon de
12 ans n'hésitait pas à porter le
message de Jésus-Christ dans ces
villages reculés en dépit du danger et
des conditions de voyage
pénniible il m'a fallu être directement
témoin de ces choses pour réaliser enfin
à quel point la vie était dure à cette
époque depuis Beit Shabab nous entrons
dans la région où règne la tribu des
jirg un peu plus loin gaznar se révèle
dans toute sa splendeur ce village
chrétien se distingue des autres
villages par ses nouvelles et grandes
maisons nous ne savons pas encore où
nous allons atterrir à gaznar je vais
vous amener chez Mansour à gaznar nous
annonc Crem le chauffeur de taxi mais
qui est ce
Mansour vers 12h notre voiture s'arrête
devant la maison de Mansur Petitfils de
Ramo ancien leader de gazenar et
sûrement l'un des chrétiens les plus
connus de la région il nous accueille
devant la porte avec son frère
diram bien que le soleil soit écrasant
au-dessus de la colline nous ressentons
une fraîcheur agréable sous le kiosque
de Saint
maisonaznar don le nom tur est le
village au noyé nous nous asseyons et
discutons avec les villageois qui nous
accueillent et buvons du thé avec
eux après le repas les hommes de la
tribu de beberé nous confient au soins
des descendants de Ramon et promettent
de revenir le lendemain pour nous
accompagner sur le chemin du
retour après leur départ nous commençons
à nous promener dans les rues de gaznar
avec oncle d' crân notre but est de
visiter l'église de marioanna Saint-Jean
et dy prier oncle dicllan nous dit que
nous atteindrons marioohanna en 20
minutes à pied et nous passons devant
les vieilles maison en ruine de gaznar
sur le chemin de
l'église lorsque je demande ce qu'il est
advevenu des pierres de la vieille
maison de l'oncle Kerim j'apprends que
le fils de ce dernier telebi a utilisé
les pierres de la maison de son père et
les Pierr d'autres maisons en ruine pour
la construction de l'église de
marioohanna qui l' fait ériger en
hommage à ses parents pendant ce temps
herdal essaie d'appeler son père par
vidéo pour lui montrer les ruines de
leur ancienne maison mais le risseau ne
capte pas très bien et herdal n'arrête
pas de faire tourner son téléphone dans
tous les sens en montant la pente raide
vers l'église mon attention se porte sur
le mont Kato qui se dresse dans toute sa
majesté en face de nous et où une lutte
fratricde sans merci a fait rage à cause
de la lut armée opposant le PKK à l'état
je me demande combien de familles ont
été endeuillé et anéantis par les
combats meurtriers qui se sont déroulés
au sommet de cette
montagne la route qui selon oncle
desclan devait durer 20 minutes s'avère
finalement interminable et bien qu'il ne
soit pas du tout fatigué nous pourtant
bien plus jeune que lui n'avons plus la
force de marcher en gravissant la pente
je sens l'oxyg diminué mais Mario Hanna
reste invisible j'en arrive au point
d'en vouloir secrètement au sein bon
sang pourquoi est-il monté si haut nous
avons finalement atteint une route
bétonnée de yaznar village dont
l'étendue du territoire est immense et
infinie lorsque je demande pourquoi la
route est bétonnée je réalise que cela
empêche le PKK de la piéger car elle est
surtout utilisée par les militaires
il est également évident que les unités
militaires transportent des soldats sur
les collines le soir et surveille la
cime de ces montagnes toute la nuit
malgré notre jeune âge nous ne parvenons
pas à suivre oncle dclan âgé de 70 ans
et nous restons 100 m derrière lui au
fur et à mesure que nous montons vers
marioohanna je ne peux m'empêcher de me
retourner souvent et de contempler les
paysages
somptueux au bout de la route qui m'a
semblé durer 4h avec un total de tris
arrêts nous arrivons enfin devant
marioohanna à l'extérieur de marioohann
il se trouve un amat de pierre qui
aurait app parTenu à une ancienne église
et que les habitants de gaznar croient
miraculeuse une nouvelle chapelle a été
construite juste à côté pour que les
fidèles du village puissent y
prier
[Musique]
nous prions nous aussi Mario Hanann un
moine nestorien et le remercions de nous
avoir permis d'arriver sain et sauf à
gaznar et nous lui faisons offrande d'un
mouton pour qu'on puisse rentrer chez
nous en toute
sécurité depuis la cour de Mario
j'observe les montagnes et je pense à
ces gens qui reconstruisent leur village
gaznar est un village solitaire entouré
de tout côtés par les Kurdes et ses
habitants braves héritiers de l'ancienne
Assyrie y vivent sans
crainte pendant de jours j'ai partagé la
table et le quotidien de ces gens
courageux qui défendent leurs droits
depuis des siècles refuse de se laisser
à servir et de plier les chines devant
qui que ce
soit terre est sacré me dit Mansour et
pour elle il faut être prêt à vivre mais
aussi à mourir l'oncle déclan voit son
avenir dans ce village et je ne
comprends pas son obstination à vouloir
vivre ici après tout le niveau de vie à
Paris Bruxelles ou Berlin n'est sûrement
pas pire qu'ici mais la réponse crève
les yeux les villageois sont heureux de
vivre ici ils aiment leur terre son air
pur et son limpide la seule chose qui
les dérange c'est qu'ils doivent quitter
leur habitat ancestral pendant deux ou 3
mois en hiver en raison des conditions
climatiques
difficiles alors que j'essaie de
comprendre installé sur le balcon de
l'oncle déclan l'amour de la terre la
nuit tombe sur yznar les lumières des
maisons commencent à illuminer la
nuit le bruit des femmes qui
s'interpellent de maison en maison dans
le village me fait doucement sourire
leurs cris me font penser aux pleurs
d'un nouveau neé gznar n'est-elle pas
enfin comme un feu qui s'était éteint et
qui renait de ses
cendres les mil et une craintes qui
m'accablit avant mon arrivée sur la
terre de mes ancêtres ont été vite
remplacés par un calme indescriptible
dans la maison de l'oncle dicran et
bercé par le son mélodieux des sources
d'eau et le champ paisible des cigares
je finis par plonger dans le
[Musique]
sommeil le lendemain je suis réveillé
par la voix de Mansour qui appelle son
frère depuis le rez-de-chaussé dicran
nos amis Assyriens sont-ils
réveillés je me sens à l'aise dans la
maison de l'oncle dicran car elle
dispose de tout le confort auquel nous
sommes habitués en Europe après avoir
pris ma douche je me dirige vers la
cuisine et me prépare un café je me
rends sur le balcon et je profite en
silence de la vue sur gazenard en
compagnie d'oncle
d'icran je descends ensuite chez Mansur
avec mes amis et nous nous assayons pour
prendre le petit
déjeuner j'ai l'impression de boire du
thé et de manger du pain du fromage des
tomates et des œufs pour la première
fois leur goût est tellement bon je bois
4 C six tasses de thé peut-être même
plus le goût du thé que je n'aime pas
habituellement est complètement
différent ici lorsque je dis en
plaisantant à l'oncle Mansour que je
vais ramener du thé à la maison il
sourit et me dit va pour le thé mais
comment vas-tu emporter l'eau fraîche et
l'air pure de cet
endroit oncle Mansour me dit qu'il a
reçu la veille plein d'appel de Beitou
Shabab les cures de Beitou Shabab qui
ont appris que les petits enfants de
rodeda était dans la région lui ont dit
qu'il voulait nous voir nous sommes dans
la région de Ramo le leader légendaire
de gaznar et il n'y a personne ici qui
ne le connaisse mais je suis surpris que
les Kurdes musulmans de cette bourgade
connaissent mon grand père bien que nous
soyons à 4 ou 5 he de route en voiture
depuis mon village natal
ei cette question tourne en boucle dans
ma tête toute la
journée je pose finalement la question
un C de
beabab mais y y a-t-il un cur dans la
région qui n'est pas mangé le pain de
ton grand-père me
répond-t-il je me sens bizarre mon
grand-père ne nous a peut-être pas légué
ces milliers d'hectares de terre mais il
nous a laissé un héritage qui a 1000
fois plus de valeur que tout ça et c'est
son nom dont on se souvient encore avec
respect et gratitude même si des
décennies ont
passé
je suis honoré de constater que les CDES
est transmis aux nouvelles génération ce
qu'on fait pour mon grand-père et ma
grand-mère que certains considér comme
une mère 40 ans auparavant et qu'il
fasse preuve d'autant d'attention à
notregard n'estce pas là le plus grand
héritage de
l'homme il est 8h du matin notre
chauffeur Ekrem nous rejoint et prend le
petit déjeuner nous avons l'intention
d'aller dans les hautes montagnes ce
jour-là après un voyage effrayant de 40
minutes au cours duquel crè surmonte les
obstacles avec beaucoup d'habilité nous
arrivons enfin sur le plateau le plateau
que nous avons atteint en empruntant des
routes poussièreuses sendreuses et
accidentées cerné par des virages et des
falaises et où vivent des nomades me
rappelle des scènes que j'avais déjà vu
dans les albums photos de mon père quand
j'étais enfant nous avions l'habitude
d'aller sur le plateau de Hanga j'ai
l'impression de revivre ces moments 40
ans
après la seule chose qui a changé est
que les tentes ne sont pas noires mais
coloré et blanch les hommes ont amemené
les moutons pêtre sur le plateau les
femmes et les enfants s'abrite sous les
tentes on nous sert un thé les yeux des
enfants brillent de mil000 feux leurs
pieds sont nus mais ils sont heureux
lorsque j'ai réalisé qu'une fille me
suivait je me suis assis et lui ai
demandé son prénom mais elle ne parlait
pas le turc et je ne parlais pas le
kurde je lui dis que j'ai une fille de
son âge et lui montre la photo
d'Isla elle regarde la photo pendant un
long moment et sourit puis elle me
regarde et rit aux éclats j'immortalise
ces moments par des photos nous quittons
le plateau en voiture et arrivons au
cimetière de gazenard les habitants de
yaznar préfèrent enterrer ici la plupart
de leurs proches décédés en
Europe le cimetière se trouve dans la
zone située entre marioanna et Mara
saintaï et semble être sous la
protection bienveillante de ces deux
seints du cimetière je vois des femmes
qui Trent leurs chèvres et je descends à
pied vers
elle je pense à ma grand-mère trèsut
quand j'étais petit elle me donnait du
lait tras par ses femmes et étaléit de
la crème faite à partir de ce même lait
sur du pain qu'elle me tendait me
demandant si ce lait avait toujours le
même goût je demande la permission aux
femmes de les
photographier l'oncleosem de BB
m'appelle à ce moment et me dit que ces
hommes vont venir nous chercher vous
dînerez chez moi me dit-il je ne veux
pas les contraindre à faire ce long
trajet et luiort que nous sommes encore
en train de nous promener et que nous
rentrerons par nos propres moyens nous
quittons gaznar en direction de chenoba
dont le nom CDE et et arrivons chez
oncle Osman 5h plus tard avant le dîner
il y a trois personnes que je veux voir
à tout prix nous allons le rendre visite
accompagné des enfants de l'oncle
Osman
[Musique]
notre première visite est pour l'épouse
d' qui vivait à et était un homme bien
connu dans la
région
[Musique]
les anciens m'ont raconté combien était
compatissante et aim les chrétiens c'est
une femme dont le nom devrait être écrit
en lettre d'or dans notre histoire parce
qu'elle a évité des drames et des
meurtres qui auraient pu frapper les
chrétiens de
sans son
intervention lors d'une rit qui a éclaté
entre les chrétiens et les musulmans de
basnae le fils unique de cette femme
Suleiman âgé de 20 à 25 ans a été tué
par les chrétiens du côté des chrétiens
c'est Daniel à peu près du même âge qui
a été tué comro la mère de suleimman son
fils unique et Laya la mère de Daniel
ont été terrassé par la mort de leurs
enfants
de plus les femmes de Suleiman et de
Daniel étaient enceintes lorsqu'ils ont
été tué le jour de la mort de son fils
comro se rend chez Leya pour lui
présenter ses condoléances et la
consoler ensemble elles entonnent des
lamamentation pour leur fils chéri ces
deux femmes se sont mutuellement essuyé
les larmes partageant une douleur amère
provoqué par des hommes qui n'avaient
pas eu pitié les uns des autres le
pouvoir de la féminité et de l'instinct
maternel est probablement quelque chose
que nous les hommes ne pourrons
peut-être jamais
[Musique]
comprendre les femmes de Suleiman et de
Daniel ont accouché quelques mois plus
tard la femme de Suleiman dont les
autres enfants sont des garçons a donné
naissance à un autre fils et la femme de
Daniel dont les enfants précédents été
des filles a donné naissance à une autre
fille lorsque comro se rend auprès de
son petit-fils nouveau-né et voit que
c'est un garçon elle dit seigneur
j'aurais voulu que tu donnes ce fils à
Daniel et non à mon fils Suleiman car il
n'a pas de fils pour perpétuer son
nom c'est à cette femme
maganimro et à sa bellefille Bahya
habillée d'une robe verte que je rends
visite à chenoba mais comro est malade
et peut à peine prononcer quelques mots
mais la femme de Su est si heureuse de
nous voir j'ai appris que cette femme ne
s'est jamais remariée et qu'elle
s'occupe de sa
belle-mère plus tard j'ai demandé à ma
mère pourquoi elle ne s'était pas
remariée alors qu'elle était une jeune
fille quand Suleiman est mort elle m'a
alors répondu que Bahya était la fille
et la bru d'un Nara et qu'elle ne s'est
jamais remarié parce que c'était
contraire aux je et coutumes de ces
familles de
notbl que c'est triste de voir que cette
femme qui s'était retrouvée veuve à
l'âge d'à peine 20 ans n'avait pas pu
refaire sa vie et avait dû par respect
des coutumes se résigner à rester auprès
de sa belle-mère pour prendre soin
[Musique]
d'elle notre deuxème visite a été pour
l'oncle Mousseau qui avait été tellement
chagriné par notre départ deschi alors
que j'avais à peine 7 ans et qui m'avait
amené jusqu'au district sur le dos de
son âne cet homme CDE au Grand cœur
était un ami de mon grand-père et les
habitant d'Ichi l'appréciit énormément
on m'a rapporté qu'il était toujours
souriant et positif bien qu'il est
maintenant plus de 100 ans il m'a paru
être en forme seul sa mémoire semblait
vaciller car il ne s ESS de nous répéter
que Dieu vous garde oui oncle Mousseau
Dieu nous garde grâce notamment à votre
intercession bienveillante depuis 1915
et aujourd'hui nous avons une dette
envers vous vous êtes de ces gens que
les Français Appell les Justes parmi les
nations ces hommes et ces femmes qui ont
refusé de livrer des Juifs à la mort
pendant l'Holocauste et les ont protégé
au péril de leur
vie
le lendemain nous partons tôt pouri
l'oncle Osman et sa femme sont arrivés
avant nous nous nous asseyons au bord du
ruisseau qui passe sous le village des
Chi et buvons notre thé mon dieu quel
endroit magnifique et paisible me disje
intérieurement
Osman Babat et ses enfants ont apporté
avant notre arrivée deux moutons qui
doivent être sacrifiés en offrande à
Mar Saint Joseph le voyant deux familles
en France nous ont en effet demandé de
faire une offrande à Marie Josep saint
protecteur du village pour protéger leur
famille des calamités et des
malheurs ces deux moutons ont été
égorgés et leur sang a été étalé sur le
mur de l'église conformément aux
traditions
entre 2000 et 2010 j'ai souffert d'une
grave dépression et n'ai pris aucun
médicament en guise de dernier recours
ma mère a fait offrand de cette mouton à
marioazaya et je crois sincèrement que
c'est lui qui m'a guéri tant les
chrétiens que les musulmans croient que
Saint-Joseph le voyant a opéré de
nombreux miracles et maintenant dans
cette église qui porte son nom je le
remercie pour ma propre
guérison ne supportant pas de voir du
sang je m'éloigne des bêtes sacrifié et
commence à marcher vers
l'église curieusement le village dont je
me souvenais vaguement me revient tout
de suite à l'esprit et tout devient
clair d'abord j'entre dans l'église et
je tombe sur une scène désolante les
chasseurs de trésor ont criblé son sol
de trous au centre de l'église je creuse
moi aussi un petit creux on ramasse une
belle petite pierre et la met dans ma
poche avant de venir ici j'avais demandé
à mon fils Cadé tiglat ce qu'il aimerait
que je lui rapporte en guise de cadeau
une petite pierre m'avait-il simplement
répondu cette petite pierre qu'il
conserve précieusement et maintenant à
la maison je ne peux m'empêcher de dire
aux Kurdes qui sont avec nous que le
véritable trésor déchie et pour nous
cette terre et ses pierres du moins pour
nous on me promenant dans le village je
me souviens des récits de nos anciens et
je me souviens instant
de tout je revois la coach une grande
salle où les villageois se réunissaient
la petite épicerie de mon grand-père le
balcon où ma grand-mère s'asseyait la
fontaine où les femmes
s'approvisionnaient en eau les raisins
volai discrètement par les goss les
figuers l'école où enseigné mon
professeur barche le cimetière où ma
grand-mère est aussi enterrée mais qui a
lui aussi était pillé par les chasseurs
de
trésors mon frère Anthony entre dans
l'église et chante le cantique préféré
de mon grand-père que ce dernier a
chanté peut-être des centaines de fois
dans cette même
[Musique]
[Musique]
église
[Musique]
une grande maison située en face de la
nôre atti mon attention je demande à qui
elle appartient et on me répond qu'il
s'agit de la demeure de goano réputé
dans le village pour son caractère espiè
les
travailleurs des sentiments confus
bouscul dans ma
tte stion de paix qui m'anime dans ce
village où j'ai passé mon enfance et
dans lequel je reviens après 40 ans et
d'autre part celle de me sentir soudun
vieux je ne peux pas détacher Monard des
maisons car leur mur résiste obstinément
aux années alors que j'enregistre ces
images sur mon appareil photo elles sont
gravées dans ma
mémoire je cueille les fruits de tous
les arbres que je trouve sur mon chemin
et je me délecte de ces
poire pommes figes et même des tomates
poivrons et concombre bref de tout ce
qui me tombe sous la main ils sont si
bon que je n'en ai pas assez tout ça me
donne bien soif mais il me suffit de
m'allonger et de boire directement
l'rèîche du petit ruisseau qui coule
sous l'église mon Dieu me ditje après
quelle condition de vie difficile ont
endurer mes ancêtres dans ces contrées
une bonne odeur de nourriture vient d'en
bas et nous des end pour manger de loin
oncleosman me dit chaque fois que nous
les CDES venions ài il y avait
inévitablement du pilave de boulgour et
nous en mangions et il ajoute cela
prouve que vous les gens de Chi vous
aimez le boulgour notre menu confirme
presque les dire de l'oncle Osman
boulgour et viande
sacrificielle une fois rassasié nous
bouvons un bon thé et mangeons des
raisins des filles deschi de bonne
humeur oncleosman raconte l'histoire de
Farou un homme que nous avons rencontré
la veille il nous explique avec un doux
sourire sur le visage que Farou était
tombé malade un jour lorsqu'il était
bébé sur le plateau de Hanga mais que sa
mère était incapable de l'allaiter parce
qu'elle n'avait plus de lait et qu'une
jeune mariée chrétienne nommée Zaré
avait pris Farou qui pleurait beaucoup
dans ses bras et l'avait amené dans
toutes les tentes avait fait it allaité
par plusieurs femmes deschi et que si Z
n'avait pas fait cela peut-être que
Farou ne serait pas en vie
aujourd'hui je comprends alors que les
habitants d'I et les Kurdes ont vécu
ensemble comme des frères pendant des
siècles j'ai un pincement au cœur en
quittant chi ce village ne doit pas
rester dans cet état les CDES
propriétaires actuel du village ont fait
une promesse venez et prenez soin de
votre village reconstruisez vos maisons
restaurez votre église nous vous
rendrons ce que vous nous avez donné à
condition que vous preniez soin de vos
terres nous n'irons peut-être jamais y
vivre mais nous devons protéger ces
maison et réparer cette église le toit
de
mariosazaya à qui nous avons confié
notre vie et notre santé et qui continue
de veiller sur nous ne doit pas fuir et
surtout ce village ne doit pas pas être
laissé à
l'abandon alors que nous quittons le
village je demande à Naji le fils de
l'oncle Osman de s'arrêter quelques
instants je veux jeter un dernier coup
d'œil à Achi depuis le sommet de cette
colline je lève les yeux vers le plateau
de Hanga et pour la première fois j'ai
le sentiment d'appartenir à cette are
pour la première fois je me vois à
l'endroit où je dois être alors que nous
reprenons la route je me souviens que
lorsque les habitants des chi quittaient
le village dans les années 80 les
anciens se tenaient brusquement au
milieu de la route et regardait Ichi
pour la dernière fois on dit qu'un lieu
où une personne reste dans le souvenir
de quelqu'un tel qu'il l'a vu pour la
dernière fois ils sont morts en se
souvenant d'uni intact debout et fier et
moi donc je mourrai certainement avec le
souvenir amè d'I en
ruine je me rends maintenant à bespen a
6 chrétiens ont été assassinés entre
1960 et
1990 en 1915 les musulmans qui y
vivaient ont trouvé le moyen de protéger
les chrétiens du village du génocide ce
n'est que très récemment que j'ai appris
l'histoire tragique des chrétiens de
bespen il y a peut-être de ou 3 ans j'ai
appris que
la mère de mon grand-père Miro né en
1913 et appartenant à la tribu de
betrano que je n'ai jamais connu avait
été enlevé par un cur à besespen alors
qu'il n'était encore qu'un bébé on
raconte que bien plus tard rfch appelait
son fils Miro mon grand-père en sour
mais qui lui jetait des pierres parce
que sa mère avait été ostracisée par sa
propre famille parce qu'elle avait été
enlevée peu de temps après peut-être de
chagrin qui sait rfch est décédé sans
donner un enfant à ce kurde qui l'avait
enlevé à cause de cette incident la
famille de betrano est contrainte de
quitter bespen et de se réfugier dans le
village de wasasta Les massacre de 1915
sont sur le point de commencer et le
Kurt qui a recueilli les membres du clan
de betrano à vasta leur annonce que les
massacres vont commencer et qu'il n'a
pas le pouvoir de les protéger il le
recommande de fuir pour sauver leur vie
les betranons reprennent le chemin de
l'exil et s'installent dans un autre
village appelé bcher ou un AR kurde
nommé Hussein les cache dans sa maison
la nuit et dans ses vigne le jour il les
sauve ainsi de la mort on raconte que
tous les jours la Brue de cet ara prê
nommé bquet leur apporte de la
nourriture maintenant je comprends
pourquoi ma mère a surnommé ma fille
Isla Boué plus d'un siècle après le nom
de cette jeune femme compatissante
continue à être conservé avec gratitude
et transmis de génération en
génération la famille de betrano subit
de grandes privations dans ce village
sur ce leurs proches à bespen leur
demande de revenir et ils se
réinstallent dans leur village
entre-temps après la mort de mon
arrière- grand-mère rfch le CT qui
l'avait enlevé est allé kidnapper une
autre fille dans un autre village
chrétien c'est cette fille qui lui
donnera finalement des enfants et les
personnes avec lesquelles je marche dans
les rues de bespen aujourd'hui sont les
descendants de cette seconde épouse
chrétienne ce qui est étrange c'est que
ce sont eux-mêmes qui me racontent cette
histoire il m'appelle
cousin il ressemble à mes proches qui
vivent en France oui je n'ai PE
peut-être aucun lien de sang avec eux
mais nous sommes unis par une même
histoire douloureuse leur arrière
grand-père avait enlever mon arrière-
grand-mère alors que son fils était
encore emmailloté mais je n'éprouve
aucune colère à leur égard au contraire
je suis heureux de les connaître il me
regarde avec affection et respect comme
s'il retrouvait un proche parent il me
parle de mon grand-père Miro ils me
disent en souriant qu'il n'aimait pas
beaucoup travailler alors que ma
grand-mère raché se tuait à la tâche
mais que c'était un homme sage doté
d'une grande intelligence et un tribain
horspère que les gens de bespen
apprécient
écouter en marchant dans les rues de
bespen je tombe sur le fameux manoir
dont ma mère parle souvent et où
résidait autrefois l'ara de la tribu de
betelo il se dresse elle une imposante
forteresse au-dessus de
bespen
[Musique]
les chrétiens de bespen ont une histoire
très ancienne ils ont cohabité avec les
Kurdes et ont vécu des histoires
tragiques mais aussi des moments de joie
j'entre à l'intérieur de la maison de
mon grand-père Miro c'est devenu une
sorte de poulailler je regarde la maison
de mon oncle la moitié a été démolie je
passe de la mais le célèbre forgeron de
la région originaire du village de
[Musique]
[Musique]
rose
[Musique]
les mots de la fille qui é abattu d'une
balle dans la tête un jeun traverse mon
[Musique]
[Musique]
esprit
[Musique]
[Musique]
le meilleur forgeron de ces villages
n'était
plus la femme
d' se retrouas veu avant l'âge de 30 ans
avec de jeunes enfants et passa le reste
de sa vie à les
[Musique]
élever je me souviens d'un autreliche le
père des feux oncle Levi Rito matlop et
Dino etich était le leader chrétien de
bespen et le petit-père des pauvres qui
ouvrait grandes les portes de sa maison
aux gens qui venaient à lui ce Menier
qui était le premier à venir à l'esprit
lorsqu'il était question de meunerie
dans toute la région c'était également
un maçon compétent et bien connu tandis
qu'à yznachi je pensais à des souvenirs
agréables à bespen je ne sais pas
pourquoi je suis assailli par le
souvenir d'événements tragique quand
j'étais encore un bébé ma mère m'aurait
amené chez son père ce dernier aurait
alors décidé de m'appeler Sélim du nom
de séim Musto un de ses amis Kurt de
bespen qu'il aimait beaucoup alors même
que mon prénom d'usage et de baptême est
Samuel aujourd'hui encore on continue de
m'appeler séim ce prénom est le seul
héritage que j'ai reçu de mon grand-père
que je n'ai jamais
connu durant le vol de Mardine à
Istanbul j'ai noté dans mon calpin les
noms de trois chrétiens que je n'ai
cessais d'entendre au cours de ces
quelques jours que j'ai passé dans la
région trois personnes que même la
nouvelle génération de Kurdes connaît
sans jamais les avoir vu rodé Thoma
deschi Ramo de gaznar et hich le
menunier je rentre à Istanbul cette
ville que j'aimais tempant et où j'ai
passé mon enfance et ma jeunesse
m'étouffe maintenant je n'aime plus me
promener dans ces rues les gens semblent
se marcher les uns sur les autres mon
père dit toujours qu'en prenant de l'âge
on s'éloigne progressivement de la foule
des grandes villes et qu'on prend
plaisir à se rapprocher de la nature
source de la vraie vie nous sommes venus
de la terre et nous tourneront à la
terre je suis né sur le sol fertile
deschi et qui sait un jour je
retournerai peut-être à la terre sur ce
même Sol béni de mon échi
[Musique]
natal
[Musique]