Traitement de la douleur par la combinaison de la médecine occidentale et de la médecine chinoise — Écrit à l’occasion de la “Journée internationale contre la douleur”
Association Internationale de Santé Naturelle (Consultation et Formation à Lyon France): https://santemtc.com
Sinosoins de Genève Médecine Traditionnelle Chinoise, Acupuncture. https://www.qi-tao.com
Bonjour à toutes et à tous, je suis Isabelle Saint-MTC.
La Journée internationale contre la douleur est célébrée chaque année le 11 octobre.
Elle a été initiée par l'Association internationale pour l'étude de la douleur, IASP,
dans le but de sensibiliser le public aux problèmes de douleurs chroniques,
douleurs cancéreuses, douleurs neuropathiques, etc.,
et d'appeler la société à prêter attention à la prise en charge de la douleur
ainsi qu'à la qualité de vie des patients.
À cette occasion, les établissements médicaux organisent des conférences éducatives,
des consultations gratuites, et promeuvent dans le monde entier
une compréhension scientifique de la douleur,
une utilisation rationnelle des médicaments,
ainsi qu'une intervention psychologique appropriée.
Ils s'efforcent également de découvrir et développer
de nouvelles méthodes de traitement de la douleur.
À l'occasion de ce moment important,
notre Association internationale de santé naturelle
vous présente ce programme spécial
afin d'améliorer la compréhension du concept de la douleur,
de son diagnostic et de son traitement,
et de contribuer modestement à soulager les souffrances des patients.
1. Qu'est-ce que la douleur ?
Le 16 juillet 2020, l'IASP a publié en ligne une nouvelle définition de la douleur
révisée par un groupe spécial d'experts.
Il s'agit de la première révision depuis 1979
de la définition utilisée dans le monde entier.
Ce groupe spécial de révision comprenait 14 membres
issus de diverses disciplines liées à la douleur,
algologie, neurosciences, anesthésiologie, psychologie et psychiatrie,
médecine de réadaptation, soins infirmiers,
sciences comportementales et cognitives, sciences sociales, etc.
Les experts venaient de 12 universités et hôpitaux
situés aux États-Unis, au Canada, en Allemagne,
au Danemark, en Australie, au Japon et en Chine.
Nouvelle définition de la douleur
La nouvelle définition, en anglais, est la suivante.
La douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable
associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle
ou ressemblant à une telle expérience.
La nouvelle définition s'accompagne de six précisions complémentaires.
1. La douleur est toujours une expérience subjective
influencée à des degrés divers par des facteurs biologiques, psychologiques et sociaux.
2. La douleur est distincte de la nociception.
L'activité des neurones sensoriels et des voies nerveuses
ne représentent pas à elles seules la douleur.
3. Les individus peuvent apprendre et comprendre
la signification de la douleur à travers leur expérience de vie.
4. Les déclarations des patients concernant leur propre douleur
doivent être acceptées et respectées.
5. La douleur est généralement une sensation adaptative et protectrice,
mais elle peut aussi avoir des effets néfastes sur le fonctionnement physique,
la santé mentale et les interactions sociales.
6. Le langage n'est qu'un moyen d'expression de la douleur.
Une incapacité à communiquer verbalement
ne signifie pas qu'une personne ou un animal ne ressent pas la douleur.
Pour les patients et les médecins,
les deux éléments les plus importants concernant la douleur sont
1. La cause, étiologie.
2. Le mécanisme pathologique.
Une fois que ces deux éléments sont compris,
la douleur peut être efficacement traitée.
Cependant, il est regrettable que dans sa longue définition de la douleur,
IASP ne mentionne ni la cause ni le mécanisme de la douleur.
De plus, lors de la révision de cette définition,
la compréhension et la pratique de la médecine traditionnelle chinoise
n'ont pas été prises en compte
et aucun expert en MTC n'a été invité à participer à cette révision.
C'est profondément dommage car la médecine chinoise
combat la douleur depuis au moins 5000 ans.
Au cours de ces 5000 millénaires de lutte contre la douleur,
la MTC a accumulé d'innombrables récits fascinants
et des expériences précieuses.
Celui qui apprend ces connaissances en bénéficiera
2. La compréhension de la douleur selon la médecine chinoise
Voyons maintenant comment les ancêtres chinois,
il y a 5000 ans, comprenaient la douleur.
Lorsque les caractères chinois ont été inventés,
le mot « douleur » s'écrivait déjà de cette manière.
Le radical neng signifie « maladie »
et le caractère inférieur « hiver » évoque le froid.
Cela indique que le froid est la principale cause de la douleur.
Le radical neng signifie également « maladie »
tandis que la partie inférieure « yang » signifie « passage », « voie ».
Dans le corps humain, cela correspond aux vaisseaux sanguins,
nerfs et méridiens,
c'est-à-dire aux systèmes de transport et de communication internes.
Quand la voie est obstruée, il y a douleur.
Ainsi les textes classiques de la MTC disent.
Lorsque la circulation est libre, il n'y a pas de douleur.
Lorsqu'elle est bloquée, la douleur apparaît.
Ces deux caractères résument donc la cause et le mécanisme de la douleur.
Une fois que la cause et le mécanisme sont identifiés,
il devient possible de la traiter efficacement.
Les causes de la douleur sont multiples, mais la plus courante est le froid.
Par exemple, quand le temps se refroidit,
de nombreuses personnes âgées ressentent immédiatement des douleurs articulaires,
notamment aux genoux.
Après avoir consommé des aliments froids,
certaines personnes éprouvent des douleurs gastriques ou d'autres douleurs,
comme les douleurs menstruelles, la toux accompagnée de douleurs thoraciques, etc.
En tant que médecin orthopédiste,
j'ai constaté que le syndrome douloureux régional,
ou s'appelle algodystrophie,
que la médecine moderne qualifie de maladie des théologies inconnues,
sans traitement spécifique,
est en réalité provoqué par le froid.
Ce froid peut provenir de l'application de glace
sur une zone enflée et douloureuse après une blessure,
d'une alimentation trop froide,
une exposition au froid sans protection suffisante de la zone lésée.
A propos de l'application de glace,
beaucoup pensent que poser de la glace sur une blessure
aide à réduire l'enflure et la douleur
et procure une sensation agréable.
Mais ce confort est temporaire,
il résulte de la vasoconstriction causée par le froid.
Si le froid pénètre profondément,
jusqu'à la moelle osseuse,
il provoque une ischémie osseuse.
Même après le retrait de la glace,
la circulation sanguine à l'intérieur de l'os
ne se rétablit pas rapidement,
ce qui entraîne cette maladie.
Dès le début, on peut observer sur une radiographie
des signes caractéristiques,
tels qu'une ostéoporose mouchetée,
preuve de ce processus.
Autrement dit, un confort momentané
peut se transformer en année de souffrance.
Les zones les plus touchées sont souvent les poignets,
mains, chevilles et pieds,
car ces parties sont proches de l'os
et peu protégées par les muscles.
En revanche, les épaules et les hanches,
mieux protégées par des masses musculaires épaisses,
sont rarement atteintes.
Depuis que j'ai pris des mesures préventives,
telles que 1. Informer les patients
des dangers du froid,
2. Inscrire sur les ordonnances
de rééducation fonctionnelle la mention suivante.
Pour prévenir algodystrophie,
ne pas appliquer de glace sur les membres du patient.
J'ai observé au fil des années
une forte diminution du nombre de cas.
Autres causes de douleur selon la MTC sont
une alimentation inadaptée,
des émotions perturbées,
comme la colère,
combinées au froid ambiant,
peuvent entraîner 1. Condensation du froid,
2. Stagnation du Qi,
3. Stase sanguine,
ce qui finit par bloquer les vaisseaux
et les méridiens,
provoquant la douleur.
Les classiques médicaux l'expliquent clairement.
Xuen Guntonglun,
traité sur la douleur,
dit « Lorsque l'énergie froide pénètre,
la circulation des vaisseaux est entravée.
Les méridiens devraient circuler sans arrêt,
mais le froid les retient et les empêche d'avancer.
S'ils restent à l'extérieur des vaisseaux,
le sang diminue.
S'ils pénètrent à l'intérieur,
la circulation du Qi et du sang s'interrompt,
d'où la douleur soudaine. »
Et dans Xuen Yuji Shanglun,
traité du trésor véritable du jade,
il est dit
« Lorsque le froid s'installe dans le corps humain
et qu'il y a enflure et douleur,
il convient d'appliquer des compresses chaudes,
comme la moxibustion ou l'acupuncture,
pour le dissiper. »
Ainsi, il y a 3000 ans,
les anciens chinois comprenaient déjà le mécanisme de la douleur
et savaient comment la traiter.
Au XVIIIe siècle,
le savant suédois Emmanuel Swedenborg,
qui disait avoir eu accès au monde spirituel
pendant 27 ans à partir de l'âge de 57 ans,
a écrit plusieurs ouvrages
sur les mystères du corps et de l'univers.
Dans « L'amour divin », chapitre 1,
il dit
« La chaleur, c'est l'amour, c'est la vie. »
Pour la MTC, comme pour Swedenborg,
le froid et la chaleur représentent l'énergie.
Le grand scientifique Nikola Tesla
affirmait également
« Si vous voulez comprendre les secrets de l'univers,
pensez en termes d'énergie, de fréquence et de vibration. »
Ignorant ces trésors de sagesse
accumulés par l'humanité,
l'Association internationale pour l'étude de la douleur
prive inévitablement
beaucoup de patients de traitements
et de rétablissements efficaces.
L'importance de la MTC dans le traitement de la douleur
mérite d'être prise en exemple
par la médecine moderne.
La médecine chinoise a toujours accordé
une grande importance à la notion de globalité.
Lors du diagnostic et du traitement,
elle ne se concentre pas uniquement
sur la zone douloureuse,
car elle considère que la douleur est souvent causée
par un déséquilibre ou une lésion située
ailleurs dans le corps.
Par exemple, j'ai autrefois traité un patient
atteint de névralgie du trijumeau,
une maladie que l'on surnomme aussi la maladie du suicide,
tant la douleur est insupportable
et pousse certains malades à mettre fin à leur jour.
En médecine moderne,
le diagnostic et le traitement de cette maladie
se concentrent principalement sur le cerveau.
Mais si la cause de la douleur se trouve
dans une autre partie du corps,
alors le traitement ne fait que s'attaquer aux symptômes
sans résoudre le problème à la racine.
En 2018, ce patient
âgé de 76 ans souffrait
depuis 10 ans d'une douleur faciale unilatérale
extrêmement vive.
Il avait consulté à Lyon où un neurologue
lui avait proposé une intervention chirurgicale
consistant à placer un petit coussin
entre le nerf et le vaisseau sanguin,
ce qui, selon lui, pourrait le soulager.
Cependant, l'opération comportait
un risque vital et le patient avait refusé.
Il continuait donc à endurer
une douleur atroce chaque matin.
Lors des crises, il appelait son médecin
qui lui disait simplement « Augmentez la dose
de vos antalgiques ».
Lorsque ce patient est venu me consulter en 2018,
j'ai remarqué que les deux plis
de sa peau au niveau du cou n'étaient pas symétriques.
Je lui ai alors dit avec joie
« Votre problème ne vient peut-être pas du cerveau
mais du cou, nous avons donc des chances
de le guérir ».
Je lui ai demandé s'il avait déjà passé une radiographie du cou.
Aucun des médecins consultés n'y avait pensé.
Après des examens radiographiques
et un scanner, nous avons constaté
une arthrose cervicale dégénérative sévère
avec déformation importante.
Je lui expliquais le mécanisme suivant.
La déformation cervicale
comprimait les veines,
provoquant un trouble de la circulation sanguine de la tête.
Les artères dilatées pour compenser
venaient toucher le nerf trijumeaux
à chaque pulsation, ce qui déclenchait la douleur.
J'ai donc entrepris
un traitement ciblé sur la région cervicale
à raison d'une séance toutes les deux semaines,
tout en lui enseignant deux exercices
de Qigong destinés à
mobiliser le cou.
Dès le lendemain de la première séance, il a diminué
de moitié la dose de ses anthalgiques.
Après trois séances, la douleur de
décharge électrique, la plus insupportable
pour lui, avait disparu.
Au bout de trois mois et demi,
la douleur avait totalement disparu,
ne laissant qu'une légère sensation de tressaillement
qu'il jugeait insignifiante.
Nous avons alors arrêté le traitement
et je lui ai conseillé de continuer les exercices
de Qigong quotidiennement.
Quatre ans plus tard, la douleur est revenue.
Je lui ai demandé, continuez-vous
à faire les deux exercices que je vous avais appris.
Il m'a répondu oui.
Je lui ai demandé de me les montrer,
il les exécutait totalement de travers.
Je lui ai réexpliqué, mais à 80 ans,
il avait du mal à les réapprendre.
Je lui ai alors écrit quelques mots sur un morceau de papier
et je lui ai dit, récitez
ces mots chez vous aussi souvent que possible.
Il a récité ces mots pendant
trois semaines sans résultat, mais au bout de la
quatrième semaine, la douleur a soudain
disparu. Ce cas montre
qu'il ne faut pas toujours chercher la cause au niveau
de la douleur elle-même. Il faut parfois
explorer d'autres zones du corps susceptibles
d'en être responsable. Ainsi,
une douleur de tête peut provenir des pieds,
une douleur oculaire peut être liée au foie,
une douleur à la main gauche peut être causée
par le pied droit, etc.
Le corps humain est un tout indivisible.
Un médecin qui ne cherche la cause
que dans la zone douloureuse ne la trouvera
au souvent pas car la médecine moderne étudie
le corps uniquement dans un monde tridimensionnel.
Or, les scientifiques supposent
que l'univers possède onze dimensions
et que notre monde à trois dimensions n'est qu'une projection
d'un espace à quatre dimensions.
Tout ce qui existe dans le monde
tridimensionnel est déterminé par la
quatrième dimension, invisible aux yeux humains
et donc hors du champ d'étude
de la médecine moderne. C'est pourquoi
certaines maladies échappent à toute explication
ou diagnostic selon les méthodes
de la médecine moderne.
La médecine chinoise, en revanche, s'intéresse
principalement au monde invisible,
à des dimensions plus élevées que la troisième,
ce qui explique pourquoi elle parvient parfois
à guérir aisément des maladies
que la médecine moderne considère comme incurables.
Pour ceux que ce sujet intéresse,
je vous recommande de regarder notre ancienne vidéo
« L'espace quadridimensionnel
et la thérapie de l'esprit ».
Ainsi, l'approche holistique du diagnostic
et du traitement propre à la médecine
traditionnelle chinoise mérite pleinement
d'être étudiée et intégrée dans la médecine moderne.
La combinaison
de la MTC et de la médecine moderne
peut considérablement améliorer
l'efficacité du traitement de la douleur.
Dans les pays occidentaux,
le recours à la médecine chinoise présente
un avantage particulier. Presque
tous les patients qui consultent un praticien
de MTC ont déjà effectué
des examens médicaux dans les hôpitaux.
Généralement, ces patients
n'ont rien trouvé d'anormal aux examens,
ou bien le diagnostic posé
mais le traitement reste inefficace,
ou encore les médicaments chimiques ne soulagent
pas la douleur. Bref,
après un examen complet dans l'hôpital,
le diagnostic est déjà clarifié
et les maladies graves au vital ont été
écartées. Le praticien
de MTC peut alors soigner en toute tranquillité,
sans craintre de retarder la prise
en charge d'une maladie grave,
ni de manquer un danger caché
que la médecine chinoise ne pourrait détecter.
Dans ce contexte,
consulter un praticien des MTC revient
en réalité à pratiquer la combinaison
des deux médecines. Dans ma précédente
vidéo, Symposium international
d'acupuncture de Stockholm
2025, j'ai présenté trois
cas cliniques de ce type.
Ceux qui ne l'ont pas encore vu peuvent aller la consulter.
La méthode thérapeutique
utilisée est le fruit de nombreuses
années de pratiques cliniques.
Elle repose sur l'anatomie
occidentale, tout en s'appuyant sur la
culture chinoise ancienne et sur les
technologies scientifiques modernes.
J'ai ainsi mis au point une technique
très simple, précise et efficace
pour soulager la douleur, appelée
le croissement et la correspondance
corporelle 3C.
Le 21 septembre 2025,
lors du Symposium international d'acupuncture
de Stockholm, j'ai consacré
deux heures et 49 minutes à la
présentation de cette méthode devant des
experts venus du monde entier.
De retour à leur travail, ils l'ont immédiatement
appliquée et ont tous fait part de
résultats remarquables et rapides.
Aujourd'hui, je vous présente
un autre cas clinique. Une patiente
de 38 ans, souffrant depuis 7 ans
de douleurs sur le côté gauche de la cicatrice
d'une césarienne, avait consulté de
nombreux médecins et essayé divers traitements,
tant chinois qu'occidentaux, sans
aucun effet. Elle a finalement demandé
à sa chirurgienne gynécologue de
rouvrir la cicatrice pour voir
à l'intérieur. Mais
la chirurgienne lui a dit « Et si après
avoir ouvert, nous ne trouvons rien ?
Nous refermerons. » Et si la douleur
persiste ? Elle a donc refusé,
invoquant l'absence d'indication opératoire.
Lors de mon examen,
la cicatrice ne présentait aucune anomalie
visible, mais la douleur était constante
avec une forte sensibilité locale
à la palpation.
Selon la technique 3C, je recherchais
un point douloureux sur le côté droit de la poitrine
mais n'en ai trouvé pas.
Cela n'empêchait pas le traitement.
J'ai inséré deux aiguilles sur les points.
Dès l'insertion,
la patiente a ressenti un soulagement immédiat.
Au bout de 5 minutes,
la douleur avait nettement diminué.
Après 20 minutes, elle avait totalement disparu.
Trois mois plus tard,
la douleur est reparue légèrement.
Nous avons refait le même traitement, et de
nouveau, 20 minutes plus tard,
la douleur avait complètement disparu.
Sans aucune récidive depuis.
Grâce à cette méthode, j'ai également
guéri une patiente souffrant de douleurs dorsales
depuis 30 ans, qui avait consulté
en France et en Suisse partout sans succès.
Une seule séance de
technique 3C a suffi pour la soulager
définitivement.
Les versions françaises, anglaises et chinoises
du livre détaillant la technique
de 3C ont toutes été publiées.
Les liens se trouvent sous la vidéo.
Ces trois ouvrages
ont été archivés par la Bibliothèque nationale
de France en tant que
trésor permanent de l'humanité.
La douleur est
le système d'alarme du corps humain.
Elle nous avertit qu'un problème
existe quelque part.
Cependant, lorsque la douleur devient
chronique, dépassant le rôle de
signal d'alerte, elle n'est plus
protectrice. Elle devient une maladie
en elle-même.
Selon les statistiques, environ 20%
de la population mondiale souffre
de douleurs chroniques, et une part
importante de ces patients subissent
des troubles du sommeil, de l'anxiété,
de la dépression, voire une
perte de capacité de travail à cause
de la douleur.
La douleur altère silencieusement la qualité
de vie. Pourtant, la médecine moderne,
dans sa compréhension, son diagnostic
et son traitement de la douleur,
ne répond pas encore pleinement aux besoins
des patients. Les médecins eux-mêmes
devraient s'en montrer insatisfaits.
C'est pourquoi, dans le
traitement de la douleur, il est essentiel
d'associer la médecine chinoise
et la médecine occidentale.
Ainsi, quand les examens
modernes ne trouvent pas la cause,
ou quand la cause est identifiée
mais le traitement reste inefficace,
ou encore quand les médicaments chimiques
provoquent des effets secondaires importants,
il faut se tourner sans tarder vers
la médecine chinoise pour obtenir
un meilleur résultat thérapeutique.
Dans la pensée traditionnelle,
on dit souvent « il suffit
d'endurer, ça finira par passer ».
Mais cette idée erronée fait perdre
précieusement du temps aux patients.
En réalité,
grâce à la complémentarité entre
les examens modernes, les anthalgiques,
l'acupuncture, le massage et
d'autres approches naturelles,
il est possible, par des moyens variés,
d'aider la majorité des patients à se libérer
de la douleur, et dans bien des cas
à guérir complètement.
Je souhaite à tous les patients souffrant de douleur
un prompt rétablissement
et une vie belle, paisible et joyeuse.
Merci de votre attention.
A très bientôt.