JE RETOURNE A L'AVENTURE

Mike Horn
14 abonnés
35 Vues de vidéo·24 déc. 2024
Ça te fait quoi d'être de retour au Groenland ?
Ah, pour moi, Groenland c'est paradis !
Salut, moi c'est Annika, une des deux filles de Mike.
What's Left, c'est ce que j'aime appeler le projet héritage de Mike.
Une aventure qui se déroule sur environ quatre ans,
pendant laquelle il aura l'opportunité de découvrir des coins du monde
qu'il n'a pas encore eu l'occasion de découvrir,
mais pas que.
L'idée, c'est aussi de retourner dans les endroits du monde
qui ont fait de lui l'aventurier qu'on connaît aujourd'hui,
pour témoigner des changements qui ont eu lieu au fil de sa carrière,
de partager ses découvertes avec son audience.
C'est pour cette raison que je suis son porte-parole dans cette vidéo aujourd'hui,
pour vous introduire à la première étape de l'expédition What's Left au Groenland,
qui a été le lancement de cette belle et grande aventure.
Hey Mike, what was your list for ?
The last port of call was Lisbonne, over Lisbonne.
Then we sailed into Greenland for the last 10 days
and we need to fix a couple of things on our vessel before we can carry on.
On est finalement partis du port de Reykjavik, direction l'est du Groenland.
Le début d'une expédition, c'est toujours un moment très, très excitant.
Après des mois de chantier pour Pangaea
et des mois de préparation pour mettre le bateau en place pour lancer cette nouvelle aventure.
Reykjavik, Greenland.
L'idée c'est qu'on monte là, ici,
et qu'on mette l'ancre dans un petit pays là.
À midi, on a une route et puis on chauffe,
on chauffe du vent un petit peu moins fort.
Ok, donc ce qu'on va faire c'est
qu'on laisse Josh tourner sur les moteurs,
qu'on les chauffe et qu'on laisse partir,
et qu'on sort à la dernière minute.
Pour la première partie de cette aventure, on a décidé de la faire en famille.
Et pour Pape, j'ai l'impression que pour lui c'était important
qu'il partage cette étape-là de l'aventure avec nous
pour qu'on comprenne la mission dans laquelle il voulait s'engager
et dans laquelle il voulait qu'on l'accompagne.
Ces cartes, j'ai prises avec moi.
Parce qu'ici, il y a tellement de rivières,
et c'est des coups de sac, tu vois.
Tu rentres dans les rivières, tu es perdu.
Tu vas pour chaque bord.
Oui, c'est juste pour l'orientation.
À nuit, ça ne sert à rien.
Après, il y avait des vieux vols devant.
Ils sont assis.
À bord d'un bateau, c'est hyper important,
chacun doit avoir un rôle à jouer.
Il y a tout l'élément de l'entretien du bateau,
mais aussi la cuisine, nourrir tout le monde.
Donc chacun mettait la main à la pâte.
Et après, on a aussi Lucas et moi-même
qui étions chargés de la création de contenu, des images,
pour qu'on puisse la partager avec vous aujourd'hui.
Pour que chaque membre de l'équipe joue son rôle,
on avait mis en place des systèmes de cars
où chaque deux heures, c'est un différent groupe
qui prenait le rôle de car
et qui devait être en train d'observer l'horizon
pour tout obstacle,
s'assurer que le bateau garde le bon cap,
observer les cartes pour voir d'où venait la direction du vent
pour pouvoir réajuster le cap.
Le vent se calme.
On vient de quitter Reykjavik il y a quelques heures.
On est partis à 15h.
Donc là, on est 21h.
Lucas et moi, on commence notre car maintenant.
Donc là, on se trouve là actuellement
et notre plan pour les prochaines heures,
c'est de faire le tour de cette petite péninsule
et de venir trouver un spot
où on pourra passer la nuit,
peut-être dans une baie ou un petit port.
Donc là, on a la direction du vent.
Le plus de barres, le plus fort.
Donc là, trois barres.
Trois barres, c'est plus fort.
Donc là, on va se réfugier du côté où il y a moins de vent.
Donc ça pourra être une nuit calme.
Chaque barre, c'est combien ?
Chaque barre, c'est 10 nœuds.
Et donc demain, l'objectif, c'est de quitter Lisbonne,
se dire au revoir à ce pays magnifique
et de tracer en direction du Groenland.
Le Groenland, c'est un endroit encore très nature,
très authentique, très brut
où l'impact de l'humain n'a pas encore vraiment fait sa place.
Et je pense que c'est un peu ce monde d'extrême beauté
mais aussi d'extrême hostilité qui attire Mike
et qui lui donne envie de retourner et passer encore plus de temps au Groenland.
On est en 2020 dans l'agmaxalik.
Il y a encore la glace qui nous bloque l'entrée.
Puis on est juste ici à côté des grands icebergs
qui sortent de la fjord de Saint-Malik.
On a des baleines, on a des oiseaux.
Et on a juste arrêté pour apprécier les moments.
Ça te fait quoi d'être de retour au Groenland?
Pour moi, Groenland c'est paradis!
Je suis content de mon aliment ici.
C'est là où je suis bien.
On a la drogue!
On te laisse là!
Alors là on est en train de naviguer dans la glace.
Mike il est au pilote et moi je lui donne des directions.
Et donc je me poste à l'avant du bateau
pour voir un peu où il y a des ouvertures d'eau
pour pouvoir se manœuvrer entre les bouts de glace.
Donc là on est dans une zone d'eau ouverte
mais on va pas tarder à rentrer dans une zone avec pas mal de glace.
C'est une manière très à l'ancienne de naviguer
mais c'est comme ça qu'on aime faire.
Et dans les conditions un peu plus extrêmes,
on met quelqu'un en haut du mât.
Parce qu'il faut savoir que Pangaea en fait,
c'est pas un brise-glace.
C'est un voilier en aluminium qui peut aller dans la glace.
Donc ça veut dire que s'il se retrouve à faire un choc avec la glace,
le fait qu'il soit en aluminium
fait que la coque du bateau peut se déformer
mais sans se fracturer.
Mais dans un monde idéal,
on évite tout morceau de glace pour éviter les dégâts.
Pour toutes les personnes qui sont pas sur le pont,
ils sont en train de se reposer
pour ensuite prendre le relais des personnes qui sont en action.
Donc c'est tout un orchestre,
toute une dynamique à mettre en œuvre
pour garantir la sécurité non seulement du bateau
mais des gens à bord.
Et aussi c'est une opportunité pour que chacun puisse aider
et contribuer au succès de l'expédition.
C'est à ce moment-là où Paps, qui était à la barre, il dit
« Les gars, je vois une silhouette blanche qui bouge là-bas ! »
Et du coup, tout le monde, hyper silencieux,
on se retourne, on se tourne dans la direction
pour regarder à quoi il faisait référence.
Et en fait, il avait spoté notre première ours polaire.
Personne n'aurait pu voir cette ours polaire à part lui.
Il est vraiment fait pour être dans la nature
et il a l'habitude de la nature et il sait comment observer.
Donc la priorité, c'est vraiment le bien-être de l'animal.
Et nous, on est simplement des observateurs,
on est simplement des visiteurs.
On n'a pas notre place ici, c'est pas notre maison.
On a remarqué que lui, l'ours polaire,
il nous avait clairement déjà repérés,
sûrement longtemps avant que nous, on le voit.
Il était curieux et très très serein.
Donc ça nous a soulagé de savoir qu'on n'était pas
en train de le déranger dans son habitat.
Et c'était vraiment unique de pouvoir voir
une créature aussi belle
naviguer dans son environnement naturel.
C'est pas tous les jours qu'on a la chance
de voir quelque chose d'aussi beau,
d'aussi magique, d'aussi fragile.
Et ça doit facilement être un des moments
qui m'a le plus marquée dans ma vie.
Au moment où on a vu cette ours polaire,
c'est vraiment là où je me suis rendue compte
aussi de l'importance de ce projet What's Left,
parce que l'ours polaire était l'exemple même
de ce qui reste de la beauté de la nature
et de ce qui reste à préserver.
C'est là où on se rend vraiment compte
que nos décisions ont des conséquences.
On peut aussi faire en sorte que
les choses jouent en notre faveur
pour garder et préserver ces créatures
et ces environnements absolument
naturels et magnifiques
le plus longtemps possible pour les générations à venir.
Regardez cette lune !
C'est fou !
Donc on est là,
on navigue,
magnifique vue,
et c'est la lune !
Tu te lèves sur l'icepick,
et puis tu extends ton bras
directement
et tu le mets.
Et l'autre bras directement et tu le mets.
Donc tes bras sont extendus encore.
Tu te lèves de l'icepick,
et puis tu lèves les...
Tu lèves les jambes encore
à la position où c'est environ
entre 90 et 60 degrés.
Et puis tu te lèves sur tes jambes encore.
Tac ! Et maintenant ton icepick est là.
Parfois, ils sont bloqués.
Tu dois le tourner
de côté un peu,
et puis un peu comme ça.
Plus tu...
Plus tu as le poignet
vers l'ice,
le bas du poignet de l'icepick,
plus il se retient.
Donc pour le sortir,
tu dois le lever un peu,
et puis
And that's ready to go !
That's the job done !
J'étais en train de me dire que
il était peut-être un peu...
La parole était peut-être un peu raide pour mon initiation.
Et du coup la réponse de Mike, c'est cet après-m...
Du coup cet après-m...
C'est quoi sa réponse ?
Petite exploration là-bas.
Ça c'est ok.
Tout est ok, en vrai.
Après avoir joué sur quelques
icebergs, l'idée c'était
vraiment de mettre les pieds sur terre ferme.
Et on a trouvé un spot
parfait où on a pu
jeter l'encre dans une petite baie
pour ensuite prendre les paddles pour aller
sur terre.
Un, deux,
et trois.
On va être les trois
qui vont s'unir avec la corde.
Et tout le monde
vient et met
son iceberg, on va faire un petit drôle,
son iceberg dans la baie,
il doit pointer le plus vite possible,
une fois déterminé.
Ce n'est pas une seule personne qui fait le tout.
Tout le monde vient prendre son iceberg,
on fait le V avec les paddles
pour qu'on puisse commencer à installer
le système très rapidement.
Parce qu'il prend du temps pour aller
jusqu'au bas de la baie.
Le temps est l'essence
quand tu as ton iceberg
planté dans tes yeux ou un crampon dans tes jambes
parce que tu tombes.
Donc,
quand tu as ton backpack,
tu prends ton iceberg, tu lèves ton...
ton...
et tu le pousses là-dessus.
Et c'est là qu'il reste.
Quand tu arrives là-dessus,
c'est là que tu vas poser ton iceberg.
Tu prends ton premier, tu lèves ta main pour
que tu le mènes.
Et tu as ton iceberg prêt à opérer.
Ne laissez pas passer cet iceberg.
C'est plus important que ta mère ou ta mère
ou vos amis.
Même plus important que du papier toilette,
parce que tu dois
être en mesure,
si tu es au bas,
de récupérer un cravasse,
la seule façon d'en sortir
c'est si tu as des crampons
et l'ice axe, donc n'oubliez jamais de laisser partir votre ice axe, sinon vous serez vraiment
coincé.
Quand vous tombez, on tombe dans la crevasse où les bras seront en haut, essayez d'amener
votre bras un peu en bas et poussez l'ice axe dans la mur de la crevasse où vous tombez
et cela va ralentir votre tombe un peu, mais vous ne pouvez pas garder votre ice axe là
J'ai un bon rythme là, oui on est sur un rythme plutôt pas mal, je vous montre la vue de
l'avant.
Incroyable, regarde les bleus derrière toi, ah comme c'est dingue, je ne l'ai même pas
vu.
Lucas, pas trop sur les bras.
Donc la caméra est sauvée.
Où il y a du nez, vous voyez la différence entre le nez et l'ice, vous ne marchez pas sur
le nez parce que c'est une brèche sur la crevasse, c'est le premier danger, vous tombez
et vous évitez ce type de texture spécifique.
Ok, donc on va mettre les crampons ici et on va monter la crevasse.
Donc sortez les crampons, les vêtements, l'ice axe.
Oui, très bien.
C'est ça, magnifique.
Je n'ai pas besoin d'entraîner trop.
J'ai marché sur des glaciers toute ma vie.
Regarde celui-là.
Encore un, viens.
C'est un beau glacier.
C'est une partie de l'église, de l'église grecque qui tombe dans l'océan Atlantique.
C'est un glacier assez spectaculaire parce que c'est très sec et j'espère qu'on
pourra voir de l'ice tomber dans l'océan.
Mais est-ce normal ou est-ce que c'est un signe de réchauffement mondial ?
Non, c'est normal que l'ice tombe et qu'il y a toujours de l'ice qui tombe dans l'océan.
Mais ce qui s'est passé, c'est que la profondeur de l'ice a diminué
parce que l'ice s'éteint du haut.
Donc les glaciers se déplacent toujours, mais la profondeur des glaciers
est en train de diminuer et diminuer.
Ici, on peut voir des glaciers qui tombent à 150 mètres de hauteur
et ça aurait pu être peut-être 400 mètres de haut il y a 10-15 ans.
Et quoi notre mission, Marie-Claude ?
Maintenant j'ai perdu mon drone, là quelque part à côté des glaciers.
Et puis on va essayer de le trouver.
Mais ça c'est notre mission.
Voilà, on est à 314 mètres, à 86 mètres d'eau.
C'est juste, je pense, là.
Allez, on y va !
C'est grave ?
C'est grave, mais dès qu'on a une opportunité pour faire un haltic, ça fait du bien.
Nous sommes là, le drone est là, puis il faut monter.
Mais nous, on ne sait pas quel est le haltic.
Bon, on est bien.
Justin, toi, t'es confiant pour la mission ?
Oui, je suis motivé pour une mission comme ça.
Regarde les paysages autour de nous.
Ça, c'est unique.
On n'est pas loin, là ?
On n'est pas loin.
On va voir si on trouve quelque chose.
On y est ?
Il nous manque un bras.
Ah non, la batterie !
Batterie !
Il nous manque un bras, une hélice.
Mais il est prêt à repartir, là ?
Oui, presque.
Mais la caméra, elle est nickel, hein ?
Il veut démarrer.
Moi, il ne veut pas jamais arrêter.
Il a pris le choc, là.
Mais ça, je peux reconnecter.
Je répare avec des coches.
Par contre, les hélices passent pas.
Moi, j'ai encore des hélices.
C'est presque trop facile.
Oui.
Parfois, on aime bien un peu plus de challenge.
Il nous manque plus qu'un.
Plus dur à retrouver, l'autre.
Au fond de l'océan, entre l'Islande et le Groenland.
Profond.
Je crois que l'eau est à 2000 m.
Mais il nous reste plus qu'un drone.
On n'a pas le droit à l'erreur.
Et c'est le tien.
Et c'est le mien.
Il fait très chaud.
On est en t-shirt au Groenland.
Parce qu'on est sur un glacier.
Mais si tu mets ta main sur les rochers,
il y a de la chaleur qui envahit.
Si ça se voit, je ne me rends pas compte
à quel point ça fait ambigüe.
Mais ça fait ambigüe.
Les côtés des glaciers sont souvent noirs, comme ça.
Parce qu'ils touchent la terre.
On se posait la question avant sur le bateau.
De temps en temps, on voyait des icebergs, mais tout noirs.
On ne sait pas pourquoi.
Tu es content de mettre les pieds sur terre?
Oui.
Ça fait maintenant six jours qu'on a quitté l'Islande.
Et puis, on a été bloqué par la glace pendant quatre jours.
Et puis là, maintenant, enfin, on a traversé.
On est arrivé à pousser vraiment la glace
et d'arriver là, dans un pays superbe.
On voit encore les glaçons qui flottent et tout ça.
C'est vraiment le paradis.
C'est le Poulailler, où ils ont gardé les poissons.
Les parties nordiques, tu te sens...
Si tu regardes vers l'horizon, tout est rond.
Tu ne le vois pas tellement à l'équateur.
Mais plus au nord, si tu regardes vers l'horizon,
tu vois la curvature de la planète.
Parce que c'est plus prononcé là.
Imaginez qu'on est resté à pied,
de l'un côté du monde,
à travers le pôle nord, vers l'autre côté du monde.
Vous ne comprenez pas le concept d'être en fait capable de marcher
d'une hémisphère à l'autre.
Et je pense que c'est ça que Papsador ouvre l'ombre.
C'est ce côté nature à l'état brut,
où il peut monter sur son bateau,
naviguer dans toutes les fjords, les baies,
être à sa place.
Et ne pas avoir l'impression de déranger,
ou d'être dans un endroit où on va lui demander de partir.
