PSG : "Bravo à lui", Acherchour félicite Luis Enrique après les succès contre Lyon et Monaco

RMCSport
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20 déc. 2024
Paris s'est imposé face à Monaco, 4 buts à 2 hier soir.
Troisième victoire de suite pour ce PSG
qui a inspiré donc un avis à Walid Acharjou.
Olivier Le Temps, c'est chapeau.
Chapeau melon et bottes de cuivre, on dit.
T'as déjà vu des bottes en cuivre en Algérie ?
Merci pour tout ça aussi, Walid.
Merci pour le foot, mais pas que.
Surtout les à-côtés.
Le foot, c'est pas terrible.
Non, mais on va retenter là, maintenant.
Avis tranché.
On retente notre chance.
Je voulais parler bien évidemment de la séquence du PSG,
parce que c'était une très grosse séquence
entre ce rendez-vous contre Salzbourg
et le passage Lyon-Monaco en Ligue 1
après les deux matchs nus contre Auxerre-Immérité
et contre Nantes où ça avait été compliqué,
surtout en deuxième période.
On n'avait pas retrouvé un PSG fringant offensivement.
Louis-Henrique était attendu,
avec les remous aussi médiatiques,
les ressentis.
Les ressentis ou les ressentiments ?
Ça dépend de la suite de la phrase.
Les ressentiments des joueurs.
Tu veux dire d'embeller tout ça ?
Oui, les ressentiments de certains joueurs,
ce qui est sorti notamment dans la presse,
le fait que Louis-Henrique ait fait une réunion avec certains
pour essayer de mettre un peu d'eau dans son vin.
Notamment, il était attendu au tournant là-dessus.
C'était déjà un premier tournant,
un gros tournant pour le Paris-Saint-Germain,
parce qu'en ayant eu des contre-performances
contre Salzbourg ou contre Lyon et Monaco,
le PSG aurait pu voir Marseille ou Monaco ou même Lyon
revenir un peu au classement.
Et je trouve que la séquence du Paris-Saint-Germain
donne totalement raison à Louis-Henrique
et qu'il y a eu un rebond de la part de Louis-Henrique.
Je m'explique sur certains choix tactiques,
notamment le fait de passer à trois défenseurs
avec l'adaptation Joao Neves ou Arenza et Remry
pour essayer de donner un peu plus de liberté offensive à Nuno Mendes,
même s'il a été blessé hier en cours de match.
Je trouve que ça a été plutôt gagnant sur les dernières semaines.
C'est Nuno Mendes qui marque contre Salzbourg,
c'est lui qui est impliqué sur le deuxième but contre Lyon.
Son turnover aussi contre Lyon où pas de Ramos,
pas de Barcola, pas de Martíneos.
Au final, on a une équipe du PSG qui est compétitive
avec un désiré doué qui joue à la place de Barcola
et qui est très bon.
Le choix Ousmane Dembélé aussi au poste de faux numéro 9
qu'il remet un petit peu comme ça au goût du jour.
Il l'avait déjà testé sur les dernières années,
même sur le début de saison,
mais c'était plus l'affinité avec Hakimi qui était fréquente.
Et force est de constater que Dembélé,
buteur contre Lyon, double buteur contre Monaco.
Le fait de mettre Ramos sur le banc
et même en ayant Ramos sur le banc, il rentre, il marque.
Je trouve que ces choix ont été récompensés
et qu'au final, moi je l'attendais au tournant
contre Monaco et contre Lyon.
Je ne m'imaginais pas deux victoires faciles comme ça a été le cas.
Et ça l'est.
On voit l'horizon, ce qu'a fait Louis-Henriquet.
Quand c'est pas bien, je le dis.
Quand c'est bien, il faut le dire.
Il faut avoir l'honnêteté de le dire.
Chapeau Louis-Henriquet.
Maintenant, il y a l'Anse et les échéances de Ligue des Champions
qui vont être très importantes
parce qu'ils se sont mis dans la panade.
Mais la séquence post-Auxerre a été pertinente pour lui.
D'accord ou pas ?
Equality 32-16, on vous attend.
On venait débattre dans Génération After sur RMC.
Damien, est-ce que tu es d'accord avec l'avis de Walid ce soir ?
Oui, je suis d'accord.
Après, c'est toujours bien de dire quand c'est bien aussi.
Il n'y a pas que le rôle de critique.
La critique, elle peut être positive.
Et au contraire, il faut le faire.
Moi, je n'ai jamais été vraiment très critique négative
sur Louis-Henriquet, sur son projet notamment,
sur ce qu'il veut faire et comment il le fait.
Je trouve que toutes ses adaptations tactiques ces derniers temps
lui donnent raison tout simplement.
Et en plus de ça, son idée de toujours jouer avec,
en tout cas habituellement, avec un info neuf,
ça permet d'avoir sa réponse sur le nombre de joueurs
qu'il veut voir marquer énormément.
Et pas qu'un seul joueur qui, comme l'année dernière,
est tributaire du rendement de Mbappé.
Moi, je trouve que c'est cohérent.
On parlait la dernière fois de Salzbourg,
qui pouvait être un tournant dans la saison.
Ils l'ont bien négocié.
Au contraire, ils sont allés là-bas en patron.
Ils les ont posés, comme on dit.
Et après ça, il y avait deux matchs.
Moi, c'est plus les deux matchs que Salzbourg,
parce que vu l'adversité de Salzbourg,
je n'imaginais pas une autre issue.
Oui, mais tu ne sais pas.
En plus, il y avait les histoires dans le vestiaire.
Il y avait tout ça qui mettait un peu de remous.
Les mecs peuvent lâcher à un moment donné le coach et dire
« vas-y, tu sais quoi, on va perdre là-bas ».
Mais en fait, ils en ont besoin de la Ligue des Champions eux-mêmes.
Là-dessus, tu savais qu'ils allaient faire un résultat.
Après, les matchs de Nantes et Auxerre,
ils ont quand même pas mal de difficultés
contre les équipes qui jouent regroupées derrière.
Et ça s'est vu sur ces matchs-là
où les équipes ne pensent pas à marquer des buts,
mais plutôt à défendre.
Et au final, quand ils jouent contre des équipes
qui jouent comme Lyon ou comme Monaco,
ils font des grosses différences et s'imposent en taille patron.
Donc aujourd'hui, je trouve que c'est bien
pour Lucien Riquet avant les fêtes.
Il y a encore un autre tournant au mois de janvier
avec City en Ligue des Champions.
J'espère qu'ils répondront présentement.
Parce qu'il y a une exigence et une surexigence
que j'assume autour du Paris Saint-Germain.
Moi, c'est surtout les à-côtés.
Le discours de Louis-Henriquet.
Bon, c'est pas très très grave si, entre guillemets,
on ne gagne pas deux titres.
Sa non-lucidité sur l'efficacité offensive
où parfois il noie le poisson
ou il nous tourne un peu en bourrique.
L'histoire de Nasser El Khalafi ou de Luis Campos.
Même si on ne gagne pas le titre cette saison,
même si on n'est pas dans les 24,
c'est pas très très grave.
Ça, moi, c'est des discours que je ne peux pas accepter.
Et peut-être que ça a conditionné
mes avis et mes critiques.
Maintenant, sur le terrain,
il faut le dire,
il n'y a pas que la Ligue des Champions.
Moi, ce qu'ils réalisent en Ligue 1,
là, sur la première partie de saison,
c'est quand même de très très hauts niveaux.
Quand on dit que Marseille,
ils sont potentiellement à 7 points,
voire à 10 points, factuellement,
à 2 points par match.
S'ils sont à 10 points,
c'est quand même qu'il y a une équipe du Paris Saint-Germain
qui avance très très bien
et qui engrange les points
avec une certaine facilité
et avec un Ramos qui a été absent
deux mois et demi,
avec toute l'inefficacité qu'on a décrit.
Et ça, c'est quand même Louis-Henriqué
qui a valorisé là-dessus.
On ne va pas parler uniquement
de la Ligue des Champions,
tout le temps que de la Ligue des Champions.
On doit faire aussi ce travail-là
en disant que sur deux matchs très importants,
je mets Salzbourg de côté,
deux très importants,
je pense dans l'adversité contre Lyon.
Lyon qui était sur une très bonne dynamique,
ils viennent de taper Francfort.
C'est une équipe qui, moi, me plaisait
vraiment bien dans le jeu.
Bon, qu'est-ce qu'ils vont faire contre Lyon ?
Il n'y a quand même pas eu photo sur 70 minutes.
Monaco, la même chose.
Bon, Monaco, qu'est-ce qu'ils vont faire ?
C'est une équipe qui peut être redoutable.
Tu vas à Louis-II, test compliqué,
Donnarumma qui sort,
Nuno Mendes qui sort sur blessure.
Qu'est-ce que tu fais ?
Tu es mené 2-1, comment tu réagis ?
Je trouve quand même qu'il y a des belles choses
du côté de ce PSG.
Et moi, ces deux matchs, Lyon-Monaco,
m'ont mis d'accord là-dessus.
Mais ce que tu mets en avant,
et Damien est plutôt d'accord avec toi,
est-ce que ce n'est pas finalement la normalité ?
Là où tu dis, Louis-Henriquet,
bravo pour la séquence là,
est-ce qu'en fait, il n'a pas juste
arrêté de faire quelques dingueries ?
Libérer Nuno Mendes,
j'ai l'impression que ça fait 6 mois qu'on le réclame.
Non, pas forcément, parce que mettre
João Neves dans une défense à 3,
ou mettre Zayer Henry,
ça avait été critiqué notamment,
ou même Fabien Nruiz,
il l'a déjà fait avec Fabien Nruiz,
ça a déjà été critiqué,
contre Auxerre notamment,
ça aurait été critiqué s'il n'y avait pas eu
les résultats.
Oui, bien évidemment qu'aujourd'hui,
être devant en Ligue 1,
c'est normal par rapport au budget,
quand tu as une équipe comme Monaco
qui perd Zakaria,
et qui doit se retrouver avec Magasa,
et Lamine Kamara,
qui sont très très jeunes,
et que de l'autre côté,
on a une équipe du PSG,
si tu n'as pas Fabien Nruiz,
tu vas avoir Zayer Henry,
si tu n'as pas Zayer Henry,
tu vas avoir des solutions.
Donc oui, l'effectif du PSG,
à l'échelle de la Ligue 1,
il est bien plus fort que les autres,
pourvu de qualité,
mais de là à être à 10 points,
Thibaut, 10 points,
à la 16ème journée,
moi en tout cas je ne l'imaginais pas,
donc je ne peux pas venir ici
en me disant c'est normal,
c'est pas possible,
je dois être cohérent.
Moi en début de saison,
je me suis dit Monaco,
va titiller le PSG,
titiller, pas gagner le titre,
mais titiller le PSG,
et l'OM la même chose.
En tout cas,
c'était pour moi leur mission.
Là, c'est pas le cas,
c'est pas le cas,
et il y a bien un dénominateur commun là-dessus,
c'est quand même
Paris Saint-Germain,
qu'on le veuille ou non.
