« Paris va gagner » Mamadou Sakho dans Rothen s'enflamme

RMCSport
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25 oct. 2024
Ancien joueur et capitaine du PSG, Mamadou Sakho est revenu sur son expérience des classicos sur le plateau de Rothen s'enflame.
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C'est dimanche donc au MPSG et on est avec Jérôme, un de tes capitaines.
Mamadou Sakho, l'ancien capitaine du PSG, est avec nous en direct.
Ça me fait plaisir d'avoir Mamad. Salut Mamad !
Salut, comment ça va Jérôme ?
Et toi ?
Bah écoute, ça va, tout va bien. Et toi, ta famille ça va ?
Écoute, qu'est-ce que tu deviens Mamad ? On t'a quitté avec Michel Desacariens qui a failli être emplâtré.
T'es où là ?
Je suis basé en Géorgie.
En Géorgie, actuellement.
D'accord, et donc c'est quoi, t'es en pré-retraite, t'es en retraite, t'es encore joueur, tu fais quoi ? Tu joues dans quel club là en fait ?
Au Torpedo Kutaisi.
Écoute, cet été, quand on a décidé de se séparer avec Montpellier, avec le club, tout s'est super bien passé.
J'avais des offres le mois de décembre, janvier, et c'est vrai que j'avais quelques offres pour six mois, pour m'engager sur six mois.
Et moi je suis quelqu'un qui suis très famille, vu que j'ai quatre enfants.
Je ne me voyais pas partir pour six mois, ou déplacer ma famille quelque part pour six mois.
Donc de ce fait, je suis resté tranquille, j'ai eu le temps d'organiser un petit peu ma seconde vie, parce que j'entreprends pas mal de choses.
Et puis cet été, j'ai eu l'offre d'un club géorgien, c'est la deuxième fortune du pays qui nous a contactés.
Ma femme est venue une semaine pour visiter la ville, les écoles, les infrastructures.
Tout était vraiment génial, pays surprenant.
Ensuite, on a entamé des discussions, et les choses se sont faites naturellement.
En tout cas, je suis ravi pour toi. Mais c'est quoi cette nouvelle vie ? C'est quoi ces projets ?
Au niveau des projets, c'est vrai que moi j'ai toujours été attiré par le monde de l'entreprenariat.
Et je vois aussi par mon expérience, ça fait quand même 19 ans que je suis dans le monde de foot professionnel,
je vois pas mal de joueurs qui préparent mal, je vais dire, leur après carrière.
Et c'est vrai que moi je pense que des personnes qui ont de l'expérience,
ils peuvent justement servir, je vais pas dire d'exemple, mais sensibiliser les jeunes à mieux se préparer pour leur après football.
Et donc j'ai créé une boîte qui s'appelle Sako & Co, donc une holding qui abrite plusieurs sociétés
pour justement venir aussi en aide à encadrer des jeunes qui veulent bien investir pour préparer leur après carrière.
Et ça marche bien ? C'est en train de prendre ?
Franchement, ça se passe très bien. On organise un événement le 13 novembre sur Dubaï.
Et puis voilà, on a convié pas mal de sportifs, mais aussi des hommes d'affaires, des investisseurs.
Voilà, ça va être un événement sympa, très corporate.
D'ailleurs Jérôme est invité, c'est gentil.
Le but c'est vraiment de connecter des experts, que ce soit dans l'immobilier, dans la gestion de patrimoine, etc.
avec des jeunes, je vais dire sportifs, jeunes ou moins jeunes bien sûr.
Mais voilà, connecter des professionnels entre eux.
C'est très bien tout ça Mamad, et je ferai partie de ce voyage à Dubaï dans ces cas-là.
Mais pour reparler de l'OM-PSG et plus du sportif, déjà comment tu vois ce match cette année ?
Beaucoup disent que Marseille s'est rapprochée de Paris. Est-ce que tu penses que le PSG peut être en danger là-bas au Vélodrome ?
Bah écoute, de ce que je pense, déjà chaque match est différent évidemment.
T'as eu cette expérience-là à terrain.
Après c'est vrai que le PSG est en reconstruction.
Il y a des nouveaux joueurs, des jeunes joueurs, il y a besoin d'un temps d'adaptation.
Mais voilà, quant à le cœur parisien, pour moi tous les matchs Paris-Marseille,
je pense toujours que Paris va gagner, j'espère que Paris va gagner et Paris va gagner.
Bon, toi la fibre parisienne, on sait que tu l'as comme moi sur ces matchs-là.
Mais je me rappelle des souvenirs, déjà on en a fait des classiques ensemble.
C'est quoi ton meilleur souvenir d'un OM-PSG, pas un PSG-OM, d'un OM-PSG là-bas au Vélodrome ?
OM-PSG, mon meilleur souvenir ?
Oh là, il faudrait que… parce qu'entre-temps il y en a eu des matchs.
Il y en a eu beaucoup ?
OM-PSG, il y en a eu plein franchement.
Il faudrait que je réfléchisse, que je trouve le meilleur moment.
Mais franchement pour moi tous les classicaux que j'ai pu vivre,
pour moi c'était des moments juste exceptionnels,
parce que c'est des matchs qui restent gravés.
Et déjà avoir la chance de participer à un classicaux quand tu es parisien,
tu as grandi dans la capitale, tu as porté le maillot de Paris dans toutes les banlieues parisiennes.
Tu as joué à Sarcelles, à Saint-Denis, etc.
Et que tu as la chance de pouvoir jouer contre Marseille, j'allais dire,
chez les professionnels, c'est quelque chose qui n'a pas de prix.
Donc pour moi tous les classicaux ont été des moments mémorables.
Tu as bien raison, c'est toujours des moments particuliers.
Et le match de dimanche alors, comment tu le vois ?
Pardon ?
Non, concernant dimanche.
Dimanche, excuse-moi Jean-Louis, je te coupe.
Dimanche, il y a le premier match d'Adrien Rabiot,
avec l'Olympique de Marseille contre le Paris Saint-Germain.
Qu'est-ce que tu penses toi, le titi parisien, de l'arrivée,
capitaine du Paris Saint-Germain, formé au club,
qu'est-ce que tu penses de l'arrivée de Rabiot à Marseille ?
Non, moi je me suis déjà exprimé sur le sujet.
Je ne t'ai pas entendu moi.
Mais comme j'ai dit, pour ma part, d'accord.
Je te donne mon avis.
Mon avis sincère et sans filtre.
C'est vraiment ce que je pense.
C'est du mamad quoi.
Moi je pense que si Adrien a fait ce choix-là, ça lui est propre.
Déjà, personne n'a jugé son choix.
Donc moi je le respecte vraiment.
Je ne sais pas comment il est parti du PSG.
Il y a peut-être eu des conflits, etc.
Donc ça c'est son histoire propre à lui.
Ça ne me regarde pas.
Maintenant, personnellement, comme je l'ai déjà dit,
en tant que pur Parisien,
c'est vrai que moi jamais j'oserais porter le maillot de Marseille.
Mais c'est propre à moi.
C'est du mamad qui parle.
Après, j'ai déjà eu des contacts avec Marseille à une époque,
quand j'étais en Angleterre.
Je dirais l'année.
Mais oui, on m'a déjà approché.
On m'a déjà contacté concrètement.
Et évidemment, c'était sympa.
C'était marrant.
Mais ce n'était pas du tout dans mes projets.
Et ça ne le sera jamais, personnellement.
Il paraît que quand il était jeune, il était un peu supporter de l'OM, Rabiot.
Ça, je ne sais pas du tout.
Rabiot est plus jeune que moi.
C'est vrai que j'ai eu la chance d'intégrer le groupe professionnel très, très tôt.
Ce n'était pas trop ma génération.
Même si je l'ai côtoyé avant que je parte du Paris Saint-Germain.
Lui, il commençait à toucher au pro.
Mais moi, en tout cas, je n'ai jamais eu écho de cela.
Hamad, en fait, c'est une forme d'hommage.
Parce que moi, je t'ai vu arriver.
Comme tu dis, tu étais très, très jeune.
16, 17 ans.
Tu venais t'entraîner avec nous.
Tu as joué très vite avec nous.
Quand tu vois les débuts comme ça,
ce qu'on a partagé et ce que tu as réussi à faire par la suite,
tu as fait une énorme carrière.
Tu peux en être fier.
Tu es fier de cette carrière-là ?
Oui, bien sûr.
Je suis très, très fier.
Le parcours que j'ai eu, comme beaucoup dans le football, évidemment.
Mais le mien, il a été atypique.
Je viens de Paris.
J'ai grandi un peu partout à Paris.
Dans le 94, Villeneuve-Saint-Georges, à Porte de Vincennes.
J'ai passé beaucoup de temps à la Courneuve, chez mon cousin, dans le 18e.
Bref, dans tous les quartiers de Paris.
Des fois, on me parle du 78, telle ville, Errani.
Je dis oui, je connais, j'ai un ami là-bas, machin.
C'est vrai qu'en tant que nomade parisien,
pouvoir jouer au Parc des Princes, très jeune,
arriver avec cette fin des quartiers populaires,
et ensuite pouvoir toucher aux pros,
mais aussi avoir eu la chance de jouer avec des pros confirmés comme toi.
Tu vois, vous nous avez aussi beaucoup aidés,
en nous apportant beaucoup de conseils, etc.
On a pu s'adapter avec cette fougue qu'on avait à l'époque,
mais aussi avec votre expérience.
Moi, personnellement, je m'en suis beaucoup servi tout au long de ma carrière.
Déjà, c'est gentil, mais après, comme toi, tu as fait après,
tu as passé le relais, tu as conseillé des plus jeunes,
et c'est comme ça, la transmission est comme ça.
Jean-Michel l'a fait il y a quelques années, Louisa aussi.
Moi, en fait, la carrière est énorme en club, de ta part.
En sélection, il y a eu des hauts, il y a eu des bas, il y a eu des hauts aussi.
Il faut reconnaître.
Et les deux buts.
Et les deux buts contre l'Ukraine, on s'en souvient.
Mais pour moi, il y a un goût d'inachevé en équipe de France.
Tu n'es pas d'accord avec moi là-dessus ?
Non, c'est vrai, un petit peu, mais après, vous savez,
je dis toujours que dans la vie, on fait...
Comment je vais dire ça ?
On a toujours ce qu'on mérite.
On fait les choses que l'on maîtrise.
Non, non, non, pas on mérite.
On fait les choses que l'on maîtrise.
Ça veut dire que je maîtrise mes entraînements.
Je maîtrise le fait de me coucher tôt.
Donc, on va dire d'espérer performer de mieux en mieux.
Ça, c'est évident.
Maintenant, quand l'histoire du dopage m'est tombée dessus,
c'est quelque chose que je ne maîtrisais pas.
Donc, j'ai été accusé à tort
et je pense que c'était un tournant de ma carrière, concrètement.
Mais c'est une injustice, c'est terrible quand même.
J'étais titulaire à Liverpool et j'ai été accusé à tort.
Donc, il a fallu que je quitte Liverpool
et je venais de signer un contrat de 4 ans à Liverpool.
Donc, tout allait très, très bien.
Ce virage-là est arrivé dans ma carrière.
Après, je suis quelqu'un, je dis toujours que ma destinée,
je n'y échapperai pas.
Donc, je n'ai pas de problème avec ça.
J'ai pris, j'ai courbu mon dos, j'ai avancé.
Je continue à travailler.
J'ai continué ma carrière à Palace.
Ça s'est très bien passé.
Et ensuite, voilà.
J'ai fait d'autres choix dans ma carrière.
Par exemple, quand je suis rentré en France,
ma mère était malade.
Elle avait fait deux AVC sur ma dernière année.
Donc, il fallait absolument que je rentre en France.
Pour moi, revenir en France,
bien sûr que j'ai été accueilli dans un club exceptionnel
avec un président top,
une superbe ambiance,
avec un projet qui était génial.
Mais il y avait aussi une raison familiale
qui faisait qu'il fallait que je rentre en France.
Voilà.
Je rentre en France, mes enfants,
pour qu'ils passent un peu de temps avec ma mère et tout.
Mamad, merci pour tes explications.
En tout cas, on te félicite encore.
Et puis, vu qu'on est avec Jean-Michel Larquet,
écoute ça.
Qu'on se gêne un peu.
Varane, la frappe de Evra,
elle est repoussée.
Oh, dans les pieds de Manduna.
Oh non, dans les pieds de Pogba.
Oh non, peut-être dans les pieds de But.
Et le but !
Et voilà !
Le but de Sakho !
Sur la frappe de Ribéry !
Mamadou Sakho !
De la recule !
Il a mis le but,
je ne sais pas comment il a mis.
Heureusement, il n'a pas enlevé son maillot.
Il a failli enlever son maillot.
Auquel cas, il prenait une deuxième carte en jaune.
Il a compris.
On l'a fait suite sur le bord.
Et 1, et 2, et 3-0.
Ah, c'est beau.
Ah, l'émotion.
Des frissons en France ukraine, Mamad.
C'est toute une vie,
comme elle l'a dit,
le truc qu'on a entendu tout à l'heure.
Non, ce n'est pas ça ?
Toute une vie qui défile.
Mais oui, là.
Ce qu'a dit Mamadou.
Non, tout à l'heure.
Ah non, le commentaire.
Oui, oui.
Et toi aussi, ça te fait des émotions
d'entendre ça, Mamad ?
Bien sûr.
Bien sûr que ça fait toujours des frissons.
Non, c'était la rotule, Mamad.
Pardon ?
C'était la rotule,
ou le tibia, ou le quoi ?
Ah, c'était le genou.
