Griezmann, le capitanat, Israël-France... L'essentiel de la conf' d'Ibrahima Konaté

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2 Vues de vidéo·9 oct. 2024
Le défenseur de l'équipe de France a répondu aux médias en conférence de presse, avant d'affronter Israël puis la Belgique, en Ligue des Nations. Revivez les meilleurs moments.
00:00 LA "FASHION WEEK" CLAIREFONTAINE
00:44 : LES "LEADERS" CHEZ LES BLEUS
01:29 LE CAPITANAT
01:43 GRIEZMANN ARRÊTE LES BLEUS
03:11 L'IMPACT MÉDIATIQUE DE MBAPPÉ
04:38 LE CALENDRIER SURCHARGÉ
07:25 LA LOYAUTÉ DANS LE FOOT
08:14 LA SITUATION INTERNATIONALE
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Non, non, je pense que c'est drôle, ça c'est amusant et je sais qu'avec Jules, il a montré de très belles pièces
et moi je lui ai toujours dit, dans tous les cas, moi je suis là pour te concurrencer et ça va être la guerre entre toi et moi.
Donc non, c'est de bonnes guerres et dans tous les cas c'est juste des tenues, on sait pourquoi on vient, on est focalisés sur le football.
Mais lui et moi et tous les joueurs, je pense qu'on est des personnes qui aiment énormément la mode.
Donc on aime bien porter des pièces qui sont cool et dans tous les cas on le fait pour nous et pas pour les gens.
Et on est heureux et c'est des belles photos à la fin qui ressortent.
Donc non, je pense que c'est un plaisir pour tout le monde et je pense que vous aussi vous attendez à tout ça lorsqu'on arrive le lundi.
Déjà pour être un leader, c'est quelque chose, je pense, quelque chose d'inné pour commencer.
C'est quelque chose qui peut s'apprendre mais en général c'est quelque chose qu'on a ou qu'on n'a pas.
Et ensuite, il faut être une personne qui est, entre guillemets, appréciée de tous, que ce soit sur le terrain ou en dehors.
Et le leader c'est quelqu'un qui va souvent être là, pas quand ça se passe super bien, parce que quand ça se passe bien,
le monde, tout est beau, tout est cool, mais c'est surtout lorsque ça se passe pas bien.
Que les leaders ils sont là, que ça se voit ou pas, mais c'est comme les fondations d'une maison
et lorsqu'il y a un peu de turbulence, c'est eux qui sont là pour maintenir la maison et maintenir le groupe pour que tout aille bien et sur les bonnes rails.
Pour moi c'est ça.
La vérité, j'ai deux, trois noms qui me viennent en tête.
Mike, moi, après Jules Aurel peut-être, mais c'est les seuls noms qui me viennent en tête en toute honnêteté.
Griezmann, Griezmann, Griezmann, le fameux Griezou.
Non franchement, ce qui s'est passé, moi ça m'a triste.
Parce qu'un joueur comme lui, un leader comme lui, c'était l'exemple typique d'un leader.
Et je sais que lui aussi il aurait voulu le brassard, mais le jour où l'annonce a été faite, il a été un peu triste, c'est vrai peut-être,
mais après le soir même il était d'attaque et j'arrive pas à comprendre certains journalistes qui disent qu'il était triste ou quoi que ce soit,
parce qu'il l'a jamais montré, il l'a jamais montré.
Et même la relation qu'il avait avec Kylian, il l'appelait capitaine devant nous, devant tout le monde.
Et c'était assez surprenant, mais ça pour moi c'est un vrai, vrai leader.
Et avec tout ce qu'il a fait pour la France, toutes ses sélections enchaînées sans jamais en louper une,
je pense qu'il méritait des adieux extraordinaires.
Après je sais pas s'il nous prépare quelque chose pour la suite ou s'il se fait revenir à un moment donné, j'en ai aucune idée.
Mais la vérité c'est que moi j'aurais préféré, je pense que tout le monde aurait préféré le savoir lors du dernier rassemblement
pour lui faire un adieu ou un au revoir digne de ce nom.
On a pas pu le faire et même carrément quand j'ai vu ça, j'ai même pas commenté ses réseaux sociaux
parce que j'étais trop surpris, j'étais non mais non c'est pas possible, ça peut pas se finir comme ça.
Moi en tout cas j'espère qu'on aura l'occasion que ce soit avec les fans ou même l'équipe en elle-même
de lui faire un au revoir digne de ce nom parce qu'il mérite totalement.
Après c'est Kylian Mbappé, je pense que c'est à la hauteur de tout ce qui se passe autour de lui,
le nombre de personnes qui le suivent, le nombre de fans qu'il a aujourd'hui dans le monde.
C'est clair que Kylian il sensibilise tout autour de lui, dès qu'il arrive dans un endroit c'est Kylian, c'est Kylian, c'est toujours lui.
Je pense que c'est quelque chose qu'il ne montre pas, j'en ai jamais discuté avec lui,
mais je pense que c'est quelque chose de pas facile à vivre parce que c'est quelqu'un qui est jeune,
on a que un an d'écart et encore quelques mois et moi des fois je me mets à sa place, je me dis
si j'aurais tout cet engouement autour de moi, je ne sais pas si j'aurais tenu et il a réussi à le faire et continue à le faire.
Il peut avoir peut-être un craquage psychologique dans sa vie, j'en ai aucune idée,
mais j'aimerais bien en discuter avec lui, mais il faut se mettre à sa place.
Il est arrivé en équipe de France très jeune, il a gagné la coupe du monde très jeune,
il a des nombres de sélections qui sont hallucinantes pour son âge, des nombres de statistiques également.
Tout ce qui gravite autour de lui, c'est qu'il n'a pas de vie et ça doit être dur.
Maintenant en gros, je n'étais pas au courant qu'il s'était sifflé à Lille, mais même ça je ne comprends pas pourquoi.
Mais après ça fait partie du football et je pense qu'il a compris ça et je pense qu'il passe au-dessus de ça,
je pense encore une fois, mais ça ne doit pas être facile de vivre ça dans son pays, c'est bizarre quand même.
En vrai, ça c'est un sujet qu'il faut en parler, il ne faut surtout pas le négliger.
Après à Liverpool, franchement, à ce sujet-là, il n'y a pas de discussion,
parce que je me rappelle le dernier match, on a notre milieu de terrain,
McAllister qui est sorti à la mi-temps à cause d'une douleur,
mais le lendemain il est parti, il a voyagé en Argentine,
donc il n'y a pas de pression du club par rapport à ça à Liverpool.
Mais après, bien sûr qu'on entend, il y a des bruits de couloirs,
comme quoi il y a certains clubs qui préfèrent que leurs joueurs restent,
mais après, en toute honnêteté, il faut comprendre les clubs,
parce qu'il y a tellement de matchs, et au final, les joueurs c'est les salariés du club,
et les clubs veulent leurs joueurs à 100% pour les matchs de compétition,
même si les sélections nationales c'est beaucoup, ou même de la même importance, je dirais.
Et aussi c'est aux joueurs de se poser la question, et je pense qu'il y en a énormément qui se la posent,
c'est comment je vais faire pour tenir toute la saison ?
Car jouer tous les matchs, ok, peut-être je ne vais pas le payer cette saison,
mais peut-être l'année prochaine ou l'année d'après, je vais le payer.
Donc à un moment donné, c'est sûr que chaque joueur pense à une gestion,
si le club ou la sélection ne le fait pas, maintenant comment on fait pour arranger ça ?
C'est choix, jouer, avoir un calendrier au moins surchargé.
Il y a trop de matchs maintenant, le plus important c'est de rester fit toute la saison,
et c'est très compliqué avec les blessures des joueurs qu'on a vues qui ont communiqué sur ça.
C'est dur, maintenant ça nous dépasse, nous on peut en parler,
mais la vraie question c'est, peut-être vous l'avez la réponse,
mais qu'est-ce qu'on doit faire pour jouer moins ou pour tenir toute une saison, toute notre carrière ?
Si ça continue sur cette dynamique-là, avec des calendriers de ce type-là,
bien sûr que si demain tous les joueurs et les leaders dans le monde du football actuel
se décident à taper du poing sur la table et qu'on soit tous ensemble,
parce qu'au final on est tous dans le même bateau,
l'objectif c'est qu'on joue tous et que tout le monde soit content,
tout le monde soit heureux, tout le monde soit fit,
pour donner du plaisir à tous les fans et tous les téléspectateurs qui nous regardent,
parce que la vérité c'est qu'aujourd'hui si on enchaîne les matchs,
et qu'on joue tout et qu'au final on se blesse,
c'est qui qui en paye les conséquences ? C'est nous.
Parce qu'au final il y a un problème avec notre club parce qu'on ne joue pas,
ça peut peut-être nuire à une prolongation ou à un nouveau contrat
parce qu'on peut dire qu'on est trop blessé.
Ensuite avec les fans qui sont pas heureux parce qu'on ne peut pas les aider sur le terrain
comme on aurait pu le faire,
si demain il y a un mouvement qui peut amener à une compréhension des joueurs et qui doit être faite,
oui bien sûr que je règle la partie.
Tu n'avais pas joué pendant l'Euro, en fin de saison à Liverpool tu jouais moins,
là tu es revenu complètement titulaire,
donc je voulais te demander ce que tu avais appris de cette petite concurrence-là
qui t'a permis de reprendre totalement ta place.
Qu'est-ce que j'ai appris ?
Franchement il y a tellement de choses que j'ai apprises,
je pense que je ne pourrais même pas tous les énumérer aujourd'hui,
mais la vérité je pense que le plus c'est de ne jamais être sûr à 100% de soi,
si ça ne dépend pas que de nous,
et la loyauté et la confiance ce sont des sujets qui sont très compliqués dans le monde du football.
Je vais m'arrêter juste sur ça sans développer,
vous prenez ça comme vous voulez,
mais c'est ces choses-là que je l'ai appris le plus.
Un match comme un autre,
non on ne va pas dire ça,
mais en vrai oui,
parce que nous on est là,
c'est pour jouer au football,
on ne va pas regarder contre qui on joue,
le plus important c'est de gagner,
de prendre les trois points et d'être heureux,
mais c'est sûr que ce qui se passe aujourd'hui dans le monde,
ça ne nous laisse pas insensibles,
ça c'est la vérité.
Ce qu'on voit aujourd'hui sur les réseaux sociaux,
c'est abominable,
je n'ai même pas les mots pour décrire l'horreur qu'on voit,
mais moi les personnes pour lesquelles je m'inquiète le plus,
c'est les jeunes,
la nouvelle génération.
Imaginez des enfants qui ouvrent leur téléphone,
car aujourd'hui on a accès à internet partout,
que ce soit à l'école,
ou sur le téléphone du copain,
imaginez un petit qui,
je ne sais pas,
8 ans, 10 ans,
il tombe sur des vidéos où des enfants,
des adultes,
ils sont décapités,
la tête à droite,
toutes ces choses-là,
mais imaginez l'impact que ça peut avoir psychologiquement sur ces personnes-là,
et ça qu'est-ce que ça peut créer dans les nouvelles générations,
on n'en a aucune idée.
Donc moi je m'inquiète énormément pour eux,
et aussi je m'inquiète énormément pour les personnes qui souffrent aujourd'hui dans le monde,
car bien sûr qu'il y a des personnes qui,
c'est la guerre, d'accord,
il y a eu des choses qui ont fait que ça a mené à ces conséquences,
combattre le terrorisme,
toutes ces choses-là,
c'est une chose,
mais les civils qui n'ont rien à voir avec ça,
qui sont tués en masse,
c'est,
je n'ai pas les mots pour décrire ça,
et ça me fait mal,
ça me fait mal.
Plus important,
ce que moi je souhaite,
et je pense que tous les membres et tous les joueurs de l'équipe de France,
je vais parler au nom de tout le monde,
et je pense que ça ce n'est pas un sujet,
c'est que nous ce qu'on veut c'est juste la paix dans le monde,
juste la paix,
que tout le monde s'entende bien,
c'est quelque chose qui est,
quand je le dis,
quasiment impossible à vivre aujourd'hui,
mais c'est vraiment ce qu'on souhaite.
Si on peut aider à travers notre comportement,
à travers nos paroles,
à travers la bienveillance qu'on peut avoir les uns envers les autres,
juste à calmer le cœur des gens qui sont autour de nous,
si on peut essayer de les re-sensibiliser,
pour leur rappeler qu'avant toute chose,
au-delà de la religion,
au-delà des conflits,
on est des êtres humains,
on a les mêmes membres,
on a des couleurs de peau différentes, d'accord,
mais on a tous du sang une fonctionnalité générale qui est la même,
si seulement on pouvait juste se rappeler de ça,
et se rappeler que,
je l'ai déjà dit à l'Euro,
mais que la vie elle est très courte,
et qu'il faut juste qu'on soit heureux,
et qu'on vive notre vie avec les gens qui sont autour de nous,
je pense qu'on vivrait déjà dans un monde meilleur.
