💭 Une BD pout faire réfléchir sur la masculinité 🎶 La musique adoucit ls petits malades 🗣️ Faites des temps d’échange en famille ! 🥬 Trois recettes pour leur faire aimer le chou-fleur
Présentée par Agathe Lecaron, La Maison des Maternelles est le rendez-vous quotidien consacré à la parentalité et petite enfance. Dans ce magazine, l’animatrice et les spécialistes qui l’entourent ont pour ambition de répondre aux interrogations des jeunes parents, proposant ainsi une émission de service. En toute liberté, de façon positive et décomplexée !
Bonne journée.
...
- A.Lecaron: Bonjour, tout le monde!
Ca sent la fin de la semaine.
On se sent très contents...
2 jours de pause, mais 2 jours sans vous.
On est quand même un peu tristes, sans vous.
On est heureux de partager avec vous ces sujets
qui nous touchent au plus près.
Même si vous êtes grands-parents, ce qui compte le plus,
c'est vos enfants et vos petits-enfants.
On a parfois besoin de se consoler, de se soutenir et de raconter
de belles histoires.
Aurélie est dans le canapé, un peu stressée.
C'est normal.
Un peu de trac, mais elle vient
nous raconter une histoire comme on les aime avec des années
de PMA.
Est-ce qu'il y a eu un bébé miracle?
Est-ce que la vie lui aurait fait un cadeau merveilleux?
Mon petit doigt me dit que ce témoignage
va vous enchanter.
Ce sera dans quelques instants.
M.Perarnau toujours au secours des parents imparfaits
que nous sommes tous.
- M.Perarnau: Nous allons parler des temps d'échange en famille.
Cette idée vient de la discipline positive.
Je la trouve géniale.
On peut s'en inspirer au quotidien pour favoriser la communication
avec nos enfants.
- A.Lecaron: Est-ce que l'odeur de chou-fleur
favorise la communication avec les enfants?
Angèle nous a embaumés.
- H.Loussaief: C'est dommage que ceux qui nous regardent n'aient
pas l'odeur.
- A.Lecaron: Oui ou non car c'est le petit-déjeuner.
Vous allez réussir à nous faire aimer le chou-fleur?
- A.Ferreux-Maeght: A vos enfants et à vos adolescents.
- A.Lecaron: A chaque fois qu'elle vient
dans "La Maison des Maternelles" ou dans "Bel et Bien", elle donne
une idée simple qu'on peut faire jusqu'à la fin des temps.
Elle est venue avec du fenouil, une petite sauce...
J'ai fait ça tout l'été.
A chaque fois que je la servais, tout le monde me disait: "Agathe,
tu es merveilleuse."
Je me suis bien gardée de dire que ça venait de vous.
- H.Loussaief: On va parler de masculinité
avec un grand reporter qui sort sa première BD,
"Etre garçon: la masculinité à contre-courant".
Comment expliquer à ses enfants ce qu'est la masculinité
et où l'esprit masculin prendrait un peu plus le pas.
- A.Lecaron: Ca bascule très tôt.
Je le vois chez les garçons, malheureusement.
Tout de suite, les Actu d'Houss.
- C'est les Actus d'Houss...
- A.Lecaron: J'aime bien celle-là.
- H.Loussaief: On est un peu dans les années 60-70.
On démarre avec une petite actu santé.
L'Inserm nous révèle des chiffres qu'on pourrait oublier
ou ne pas connaître. En France, 550 000 consultations
concernent chaque année des accidents de la vie courante.
C'est aussi la 1re cause de décès chez les enfants de 1 à 4 ans.
On parle d'accidents de la vie courante
lorsqu'il s'agit de noyade, suffocation, brûlure,
chute ou intoxication.
L'Inserm précise les principaux lieux d'accident
dans une étude auprès de 160 généralistes
et une trentaine de pédiatres.
Pour les moins de 10 ans, les 3/4 des accidents
ont lieu à la maison et au sein du foyer.
Ils sont plus nombreux dans la pièce à vivre.
Je pensais que c'était dans la chambre.
Après 10 ans, les lieux de sport et de loisirs occupent la 1re place
des milieux les plus accidentogènes.
Agathe dit qu'il faut arrêter de faire du foot.
- A.Lecaron: Il y a déjà eu des entorses, une élongation,
des bleus, un retour en sang à la maison.
- H.Loussaief: C'est normal.
Ca fait partie de l'apprentissage.
On passe à l'actu superwoman.
- A.Lecaron: Oui, le poteau...
Mon fils s'est pris un poteau au fin fond du Brésil.
Je lui ai demandé si ça allait.
Non, ça n'allait pas, points de suture.
La femme qui raconte sa vie pendant des heures...
- H.Loussaief: Roxane, il y a quelques jours,
dans les Landes, une collégienne de 11 ans a sauvé
son camarade qui s'étouffait à la cantine.
Il était concentré sur son jambon de Bayonne.
Le gras n'est pas passé.
Il est en train de s'essouffler.
A 11 ans, avec sang-froid, elle vient derrière lui et tape
entre ses omoplates à 2 reprises.
La 2e fois, le morceau de jambon est évacué.
Elle lui apporte un verre d'eau, toujours avec sang-froid.
Si elle a pu sauver son camarade, c'est parce que sa maman
est assistante de régulation au Samu.
Elle a mis en pratique ce que sa maman lui
a appris.
C'est très important d'apprendre les gestes de premier secours.
Ca peut sauver des vies, comme dans ce cas.
- A.Lecaron: Je vais le faire faire à mes enfants.
*-Génial!
- A.Lecaron: Je n'en peux plus, de ces bruitages.
- H.Loussaief: On va faire avec.
On finit avec un magnifique geste.
C'est l'actu connectée.
- A.Lecaron: C'est condescendant.
- H.Loussaief: C'est "je n'y crois pas
que c'est génial."
Les réseaux sociaux nous apprennent des choses folles.
Sur TikTok, des vidéos de mères cachant de l'argent
dans des boîtes de lait infantile ou des paquets de couches
ont été vues des millions de fois.
Des influenceuses américaines n'hésitent pas à laisser
un petit message aux mamans.
Les messages sont très variés.
Ca va de "tu es géniale", "tu mérites
quelque chose de spécial"à "tu es une maman formidable".
La mise en scène peut agacer.
C'est comme ça, dans les gestes de générosité.
Le mouvement devient viral.
Ce geste est une manière de montrer la solidarité envers les mamans
et de rappeler que parfois, voire souvent, la charge mentale
des courses est pour les mamans.
Geste magnifique.
Je pense que je vais le faire.
Je vais choisir un petit supermarché
et je vais faire ça.
- A.Lecaron: Il faut que ce soit la maman
qui en a besoin qui tombe dessus.
- H.Loussaief: Une grande partie des courses
sont faites par les mamans.
Vous pensez que c'est qui?
Quelqu'un va fouiller dans les paquets de couches?
- A.Lecaron: Il faudrait être sûrs que c'est des mamans seules,
des mamans dans le besoin.
- H.Loussaief: Je vais écrire "maman solo uniquement".
- A.Lecaron: C'est bizarre.
Merci. C'était passionnant, comme d'habitude.
Passionnant aussi sera le témoignage d'Aurélie,
que je rejoins maintenant.
Je ne sais pas si vous connaissez le délai moyen pour tomber enceinte
en France.
C'est 7 mois.
C'est la moyenne, à peu près.
Pour certains couples, ça peut durer des années.
Parfois, ça n'arrive jamais.
Aurélie, ça a pris du temps.
Vous allez nous raconter ça.
Ca va mieux, le trac?
- Aurélie: Oui.
- A.Lecaron: Il faut oublier.
On est toutes les deux.
Personne ne nous regarde.
En gros, vous avez traversé un long parcours de PMA,
sans succès.
Ca a été très difficile pour vous.
Je n'en dis pas trop, mais disons que la vie vous a réservé
une belle surprise.
Vous êtes en couple avec Alexandre depuis vos 18 ans.
L'année de votre mariage, c'était combien de temps après?
- Aurélie: 8 ans.
- A.Lecaron: Vous décidez de fonder une famille.
Racontez-moi.
Comment vous vient ce besoin, cette envie de devenir maman?
- Aurélie: On voulait concrétiser notre union.
J'ai offert ma pilule dans une petite boîte à Alex
l'année du mariage en disant que j'étais prête,
qu'on allait faire un mini-nous.
On a essayé de faire un bébé.
Au bout de 3 ans, il n'était toujours pas arrivé.
- A.Lecaron: Vous aviez quel âge?
- Aurélie: 26 ans, quand on a décidé...
Alex avait 27 ans quand on a décidé d'avoir un enfant.
- A.Lecaron: Au bout de 3 ans, ça ne marche pas.
Vous vous tournez vers un professionnel?
- Aurélie: Oui.
J'avais un suivi gynéco.
J'en parle.
Je dis que ça fait 3 ans et que ça ne fonctionne pas.
Qu'est-ce qu'on peut faire?
On nous a orientés vers les examens de base, un spermogramme pour Alex
et une batterie d'examens féminins pour moi.
Ca a révélé que j'avais une trompe bouchée et j'avais des cycles
très irréguliers.
Ca allait jusqu'à 50 ou 60 jours.
C'était très irrégulier.
Le spermogramme d'Alex a révélé qu'il était atteint d'une OATS.
Ca veut dire pas beaucoup de spermatozoides.
Le peu de spermatozoides présents ne sont pas fortement mobiles
et ils présentent des anomalies.
Ce n'était pas bon du tout.
- A.Lecaron: Une infime partie de ses spermatozoides
sont dits normaux.
- Aurélie: Vraiment très infime.
- A.Lecaron: Vous êtes très jeune, 26 ans.
J'imagine qu'il a à peu près votre âge.
Ca a dû être très dur à entendre.
Qu'avez-vous ressenti quand vous avez entendu
ces résultats?
- Aurélie: On se doutait un peu qu'il y avait un problème
après 3 ans d'essais, mais ça nous a quand même anéantis,
surtout mon mari.
Ca a été compliqué pour lui.
C'est vrai qu'il était jeune.
Dans sa masculinité, ça n'a pas été évident à digérer,
Comme information.
Il s'en voulait beaucoup.
Il disait: "J'ai l'impression d'être un soldat qu'on a désarmé."
Il s'en voulait beaucoup.
Je l'ai toujours rassuré.
Je ne lui en ai jamais voulu.
- A.Lecaron: Il a culpabilisé?
- Aurélie: Beaucoup, mais je ne lui ai jamais
reproché quoi que ce soit.
De mon côté, ce n'était pas terrible non plus.
On s'est accrochés.
On voulait affronter le parcours à 2, comme beaucoup
de parents, malheureusement.
"On va aller jusqu'au bout."
- A.Lecaron: Vous commencez un parcours PMA.
Ils sont optimistes, dans le centre PMA?
- Aurélie: Optimistes, je ne sais pas.
Ils ne nous l'ont pas fait remarquer, mais ils ont dit
qu'il fallait passer par des FIV avec des injections
intracytoplasmiques.
- A.Lecaron: Vous êtes devenue une pro.
- Aurélie: Oui.
C'était il y a longtemps, mais c'est resté.
On injecte les spermatozoides directement Dans l'ovule
pour les mettre en culture après.
On n'est pas passés par les inséminations artificielles
ni par les FIV classiques.
On savait déjà que c'était FIV ICSI.
Après, en cas d'échec, c'est le don de gamètes
et l'adoption.
- A.Lecaron: On vous explique ce qui va se passer.
Il faut faire la FIV la plus extrême.
Si ça ne marche pas, il n'y aura pas d'autre option que de faire
un don de gamètes ou d'adopter.
Comment s'est passé ce parcours?
Vous avez fait une 1re FIV qui s'est soldée par un échec.
Ensuite, qu'est-ce qui s'est passé?
C'est l'ascenseur ascensionnel.
- Aurélie: C'est compliqué à vivre au quotidien.
Je pense à tous les couples qui passent par cette période.
J'ai eu 5 FIV ICSI.
La 1re, j'ai eu la chance D'avoir un transfert
qui s'est soldé par un échec.
Les 4 suivantes, en fait...
Le médecin a décidé d'une culture prolongée à J5, pour voir s'il
y avait une division cellulaire.
Malheureusement, les 4 FIV suivantes,
il n'y a jamais eu de division cellulaire.
Je n'ai pas eu de nouveau transfert.
A chaque fois, ça a été un échec.
Nous les avons cumulés.
- A.Lecaron: Ca veut dire que les embryons ne se forment pas.
- Aurélie: Il n'y a pas de division.
Ca ne se forme pas.
C'est sans doute pour ça que ça a été un échec
lors du 1er transfert.
Ca ne fonctionnait pas.
Il n'y avait pas de division.
- A.Lecaron: J'imagine que c'est dur à vivre, même pour
le couple.
Comment vous traversez ça, tous les 2?
- Aurélie: Il y a eu des hauts et des bas.
On a la chance d'être un couple soudé.
On s'entend bien.
On s'est soutenus tous les 2,
mais je ne cache pas qu'il y a eu des hauts et des bas.
- A.Lecaron: Forcément, même physiquement.
- Aurélie: Physiquement et moralement.
C'est des injections d'hormones.
Ca n'a pas toujours été facile.
Parfois, c'est fatigant, au quotidien.
On a tout gardé pour nous.
Ca n'a pas toujours été facile, mais on s'est soutenus.
- A.Lecaron: Votre couple était soudé pour affronter ça.
Votre 5e échec, c'était en 2013.
On vous a proposé, de façon classique,
de faire un don de gamètes ou un don d'ovocytes, ou les 2.
Comment avez-vous pris cette option?
- Aurélie: On devait faire les 2 tentatives.
La 1re avec un don d'ovocytes et avec un don de sperme,
pour le 2e.
D'un commun accord, on s'est dit qu'on arrêtait.
On voulait essayer d'avoir un enfant avec mes ovocytes
et son sperme.
Ca ne fonctionnait pas.
Ce sont de belles techniques.
Les dons, c'est bien, mais...
- A.Lecaron: Ce n'était pas pour vous?
- Aurélie: Physiquement, je devais arrêter,
moralement, mais aussi pour notre couple.
On s'est dit qu'on arrêtait.
On voulait faire une pause et essayer de se retrouver.
C'était un peu de l'acharnement.
5 FIV, c'est beaucoup.
On a stoppé.
- A.Lecaron: Après, vous partez aux Etats-Unis.
Ca faisait combien de temps?
9 ans? Non?
Quasiment?
- Aurélie: 2017...
Ca faisait 9 ans, oui.
- A.Lecaron: Ca faisait 9 ans que vous étiez
dans des parcours PMA.
On comprend que vous étiez épuisés.
Vous décidez de partir aux Etats-Unis en amoureux
en vous disant: "C'est pas grave.
On trouvera notre bonheur ailleurs.
On fait une pause."
Quand vous rentrez, en septembre, ce qui n'est pas étonnant
chez vous, vous avez un retard qui vous paraît
ne pas être classique.
- Aurélie: On a fait ce voyage pour se féliciter tous les 2
d'avoir tenu le coup pendant toutes ces années,
de nous être soutenus mutuellement.
C'était très bien.
Au retour, j'ai atteint 64 jours de retard de règles.
Ca m'était déjà arrivé mais j'ai senti quelque chose.
J'ai fait un test.
J'étais seule à la maison.
J'ai fait le test urinaire.
Grande surprise, très grande surprise!
J'ai fait une prise de sang tout de suite.
Je me suis dit que j'étais en train de rêver,
que ce n'était pas possible.
- A.Lecaron: Et votre mari, après le test?
- Aurélie: Je lui ai dit après la prise de sang.
Je voulais être sûre.
- A.Lecaron: Avec la prise de sang, vous voyez que c'est positif.
Comment vous réagissez?
- Aurélie: J'ai eu un tsunami d'émotions.
C'était quelque chose qu'on attendait
depuis presque 10 ans.
On le ressentait enfin.
C'était concret.
J'ai eu la joie, la peur...
- A.Lecaron: Et lui, quand vous lui avez annoncé?
- Aurélie: Je lui ai annoncé le soir.
J'avais acheté un livre, "Le Guide du futur papa".
Je l'avais emballé.
Il a ouvert le livre.
Quand il l'a vu, il a dit: "Non, non, non..."
Ca a duré un moment.
Il était très ému.
- A.Lecaron: C'est des moments inoubliables,
surtout après des années de combat.
On peut vraiment utiliser ce mot.
On a demandé au professeur F.Olivennes,
un gynécologue obstétricien spécialiste de la PMA,
de nous expliquer comment après 5 échecs de PMA,
un spermogramme en berne, des problèmes chez la future maman,
une grossesse était possible.
- Pr F.Olivennes: Oui, même après 9 PMA et un spermogramme en berne,
on peut tomber enceinte.
Le spermogramme en berne, ça veut dire qu'il y a quand même
des spermatozoides.
En théorie, il suffit d'un seul.
La grossesse, c'est complexe.
C'est une question de probabilités.
C'est un peu comme le loto.
Il y a des gens qui jouent toutes les semaines
et qui ne gagnent pas.
Certains jouent une seule fois et gagnent.
On peut avoir joué plein de fois et que ça ne marche pas.
Pour X raisons, la grossesse survient.
Ca peut être après un parcours de PMA prolongé, le fait du hasard.
Il y a sûrement un impact de la psychologie
sur tout ce qui peut aboutir à la grossesse.
- A.Lecaron: Il y a peut-être la psychologie, le lâcher-prise.
Il faut faire attention quand on dit ça
car c'est culpabilisant pour beaucoup de couples qui sont
dans des parcours PMA et qui n'y arrivent pas.
Quand on leur dit "c'est dans ta tête",
c'est compliqué.
C'est comme quand on dit qu'il faut dormir
et qu'on est insomniaque.
On n'y peut rien.
Votre ventre s'arrondit.
La grossesse a continué.
Vous avez réussi à investir facilement cette grossesse?
Vous n'aviez pas peur après autant d'années d'échecs?
- Aurélie: Je n'avais pas peur.
Je me suis sentie maman quand j'ai vu le test urinaire.
J'avais fait le deuil d'être maman mais c'était en moi.
J'ai eu une très belle grossesse.
J'ai adoré être enceinte.
J'ai eu quelques complications.
2 jours après avoir appris la grossesse,
j'ai eu des premiers saignements.
Je suis allée aux urgences gynécologiques.
J'ai appris que j'avais un fibrome utérin
plutôt volumineux.
- A.Lecaron: Vous avez cumulé, quand même.
- Aurélie: 3e mois de grossesse, une hémorragie, mais vraiment
une hémorragie.
J'ai cru perdre mon bébé, mais elle s'était accrochée.
Ma petite warrior était restée là.
"On n'a pas attendu 10 ans pour la perdre aujourd'hui."
J'ai fait confiance à mon corps et à mon bébé.
Je me suis dit qu'on irait au bout.
- A.Lecaron: Et vous êtes allés jusqu'au bout.
- Aurélie: Oui.
- A.Lecaron: Racontez-moi la 1re fois où vous l'avez tenue
dans vos bras.
- Aurélie: La 1re fois, c'est son regard qui m'a perturbée.
Elle m'a regardée droit dans les yeux.
Elle m'a fixée.
Elle était magnifique, avec un regard profond.
Je me suis dit que j'étais maman, qu'Alexandre était papa,
qu'on était des parents, qu'elle était là.
- A.Lecaron: Vous vous êtes sentie maman au plus profond de vous-même
dès le test.
J'imagine que le lien s'est créé rapidement, quand vous l'avez tenue
dans vos bras.
On voit les photos qui défilent, avec la petite Billie
qui est très éveillée.
Elle a 6 ans.
Elle connaît son histoire?
- Aurélie: C'est une fille très intelligente.
Elle dit que c'est elle qui a fait la course
et qu'elle a gagné.
- A.Lecaron: Elle a raison.
Si on regarde les résultats médicaux, on se dit
qu'elles n'étaient pas très nombreuses.
C'est elle qui a gagné la course.
- Aurélie: Oui et elle a vraiment bien gagné.
Ca reste une fillette très gentille et elle est géniale.
- A.Lecaron: Qu'avez-vous envie de dire à toutes les femmes
qui vivent un parcours PMA et qui sont un peu découragées?
- Aurélie: C'est compliqué à dire, mais c'est vrai
que quand on nous dit de lâcher prise, qu'il faut arrêter
d'y penser, que ça finira par arriver, c'est compliqué,
surtout quand on est vraiment dedans.
- A.Lecaron: Parce que ce n'est pas dépendant de notre volonté.
- Aurélie: Il y a une part de vérité.
comme je me suis dit qu'on vivrait une vie différente...
On y est arrivés à ce moment-là.
- A.Lecaron: C'est ce qu'on peut dire.
Parfois, pas toujours, mais il y a parfois la lumière au bout
du tunnel.
Parfois, un bonheur ailleurs.
Peut-être qu'il ne faut pas s'épuiser, ne pas se faire de mal.
Il faut savoir où est sa limite.
Il faut savoir où s'arrêter.
Merci d'être venue nous raconter cette belle histoire
en cette veille de week-end.
Ca fait du bien.
On souhaite une belle vie à votre belle famille.
Une 2e émission arrive, "La Maison des Maternelles à votre service".
On retrouvera M.Perarnau et ses conseils
pour une bonne communication avec ses enfants.
...
- A.Lecaron: Bonjour, tout le monde!
Bienvenue dans "La Maison des Maternelles à votre service",
émission qui porte bien son nom.
Garde-à-vous!
Bien sûr.
Angèle dit qu'elle fait pareil...
On est là pour vous servir, pour répondre à vos questions.
On est super contents de vous avoir, A.Ferreux-Maeght.
Vous avez toujours de bonnes idées.
C'est formidable.
Qu'est-ce que vous nous proposez?
- A.Ferreux-Maeght: Je vous propose un voyage gustatif
et joyeux autour du chou-fleur, qui l'est rarement.
- H.Loussaief: C'est très joliment dit.
- A.Lecaron: Il y a trop d'emphase.
Vous perdez toute crédibilité!
- A.Ferreux-Maeght: Il faut essayer de camoufler l'odeur.
Je sens que tout le monde m'en veut, sur le plateau.
- A.Lecaron: Si les enfants aiment, on ne vous en voudra plus du tout.
C'est une idée pour leur faire manger ce qu'ils n'aiment pas.
Marie?
- M.Perarnau: Je voulais vous présenter un concept.
Pour moi, il y a un grand intérêt de garder le lien
et la communication en famille.
C'est super.
- A.Lecaron: Plus tôt on le fait, mieux c'est.
Vous avez un invité, Houssem?
- H.Loussaief: Journaliste, grand reporter et auteur
qui va nous présenter sa première BD: "Etre garçon:
la masculinité à contre-courant".
Il s'appelle K.Ouaffi.
...
Bonjour. Bienvenue.
Installez-vous.
Je ne vous ai pas mis trop de pression?
- K.Ouaffi: Ca va.
- A.Lecaron: Il a bien aimé.
- H.Loussaief: Très content de vous recevoir.
Vous avez une autre casquette: papa de 2 enfants.
Vous êtes journaliste, reporter et vous présentez
cette première BD: "Etre garçon: la masculinité à contre-courant".
Ca parle de tout ce qui est masculinité.
Quand on regarde dans le livre, c'est un mélange d'histoire,
de narration, mais aussi des infos sourcées.
A chaque fin de chapitre, même si je ne veux pas dire
trop ce qu'il y a dedans...
Pourquoi la masculinité?
C'est la 1re question qui m'est venue
quand j'ai feuilleté le livre.
- K.Ouaffi: Je suis devenu papa il y a une dizaine d'années.
Je me suis posé la question,
quand on se baladait, à la crèche, quel était le comportement
des enfants, ce qu'ils ont droit de faire et de ne pas faire.
Pour les filles, c'est plus dur.
En tant qu'homme, je ne me posais pas la question, avant.
Je n'étais pas du tout concentré.
Je ne m'y intéressais pas, malheureusement.
Quand je deviens papa, je me rends compte que les filles
ont moins d'espace, qu'on les autorise moins à grimper,
à faire le petit singe, alors que les garçons peuvent
se battre.
Les garçons ont plus de possibilités.
On leur offrait plus de choses.
Ca m'a embêté.
Ca m'a amené à réfléchir, à lire et à questionner.
J'ai questionné des femmes autour de moi, beaucoup mes amis.
- H.Loussaief: C'était d'abord dans un cercle privé?
- K.Ouaffi: Oui.
Ces amies me disent à 100 %: "On a toutes été importunées
par un homme, à plus ou moins grande échelle."
100 % des femmes ont été importunées,
une main aux fesses dans le métro, un copain insistant au lit,
un collègue graveleux et dominateur...
Elles ont toutes été dominées à plus ou moins grande échelle.
Je me suis dit que je ne voulais pas que ma fille grandisse...
Je ne veux pas qu'elle ait des hommes toxiques
en face d'elle.
Je me suis renseigné. J'ai beaucoup lu.
- H.Loussaief: Il faut éduquer les enfants face à la masculinité
ou ce sont les parents?
Il faut commencer par les enfants ou les parents?
- K.Ouaffi: Les 2.
On parle de masculinité toxique.
Souvent, dans les manifestations féministes, on dit beaucoup
"éduquez vos fils."
C'est important d'éduquer les enfants.
Ils sont innocents.
On ne peut pas leur en vouloir.
C'est aux parents de se prendre en main
et d'expliquer aux petits garçons qu'il ne faut pas faire du mal,
être tolérant et ouvert d'esprit.
- H.Loussaief: Vous choisissez un angle intéressant
car ce sont les enfants qui trouvent les réponses.
C'est intéressant.
De prime abord, je me suis dit que c'était aux parents...
C'est le frangin qui enseigne, les autres enfants...
Pourquoi avoir choisi cet angle?
- K.Ouaffi: Les enfants, les adolescents, surtout à cet âge,
ils ont du mal à aller parler à l'adulte, des manques,
des faiblesses...
A cet âge, on peut être déconnecté.
C'est important que la réponse vienne
des adolescents entre eux.
Ils passent la journée ensemble.
Ils mangent ensemble.
Ils rigolent ensemble.
Ca vient d'un être qui est comme toi, un autre
adolescent.
C'est difficile de mettre un adulte qui a été éprouvé par la vie.
Il a fait des conneries.
Il a plus de recul.
Si c'est un enfant comme toi, qui est exactement comme toi,
qui te dit qu'il faut être moins méchant, plus tolérant...
Avec les équipes, avec l'illustratrice
et les éditions qui m'ont bien accompagné, on trouvait intéressant
que ce soit les adolescents entre eux.
- H.Loussaief: Il y a un chapitre qui m'a parlé, le premier,
qui parle de la gestion des émotions chez les garçons.
On vous explique qu'on a le droit d'avoir des émotions
quand on est un garçon.
Il y a la perte de quelqu'un de proche.
Je me dis que mon fils, à 3 ans...
Il commence à avoir des signes d'empathie envers les autres.
Je ne sais pas comment le conseiller.
Je ne sais pas s'il a le droit de pleurer...
Il est triste quand les autres enfants
sont tristes.
Vous dites dans le livre qu'il a le droit.
- K.Ouaffi: Je trouve ça génial s'il est triste
pour d'autres personnes.
Il faut pousser à l'empathie.
Le problème chez les garçons, c'est la gestion de la colère
et de la frustration.
Si on leur apprend à verbaliser et à échanger
quand ils sont petits, à ne pas frapper le copain ou la copine...
Juste verbaliser, c'est excellent.
Masato perd un copain dans la BD.
Ca m'est arrivé quand j'étais en 6e.
Un copain est mort d'un cancer.
La CPE me le dit quand je retourne en cours.
Elle me dit juste: "Enterrement de Sébastien cet après-midi."
On ne l'avait pas vu depuis des mois
parce qu'il était à l'hôpital.
Je rentre en cours.
Je me retrouve avec cette information à retourner
en cours, sans parler.
- A.Lecaron: Vous avez caché ce que vous ressentiez?
- K.Ouaffi: On le cache sans en avoir conscience.
On est conditionnés, chez les mecs, à ne pas montrer ses émotions,
à être forts, à ne pas...
- H.Loussaief: A ne pas montrer ses faiblesses.
Malheureusement, les émotions sont considérées
comme une faiblesse, mais ça fait partie de chacun.
On parlait du rapport à l'homosexualité chez les jeunes.
Vous parliez du genre, de plein de choses.
La violence est surmontable?
Il faut être accompagné?
Il faut se faire violence face à la violence?
- K.Ouaffi: On peut être accompagné.
Face à la violence, la réponse la plus simple serait de se battre.
Mais la violence amène la violence.
Ca ne sert à rien.
Il faut essayer de trouver des solutions.
Ca peut être avec un professeur, un grand frère, sa soeur,
une camarade.
Il faut s'opposer à la violence.
Une fois qu'elle s'installe, c'est dur de la faire sortir de nos vies.
Si on a vu son père frapper sa mère, qu'on a été victime
de violences, une fois adulte, on va banaliser et répéter.
- H.Loussaief: Quelle est la meilleure lecture
qu'on puisse faire de votre livre?
- K.Ouaffi: Je l'ai un peu écrit avec le coeur.
On a super bien bossé.
Ca a pris un an de travail.
Rien n'est définitif.
Si des parents, des enseignants, des personnes qui bossent
en bibliothèque peuvent transmettre ce message de la bienveillance...
Avec beaucoup de bienveillance, on peut guérir plein de choses.
C'est super important.
- H.Loussaief: Ca s'appelle "Etre garçon: la masculinité
à contre-courant".
Merci. Je pense que je vais pouvoir l'utiliser
dans les prochaines années.
- A.Lecaron: Merci beaucoup.
Vous êtes lumineux, Karim.
Nous partons à vos côtés.
Nous vous emmenons aux côtés de musiciens formidables
qui interviennent auprès des enfants hospitalisés
dans le sud de la France.
Notre reporter a suivi la troupe
de l'association Phonambule.
- Tu veux qu'on te chante une chanson?
- Une chanson d'escargots.
- Petit escargot porte sur son dos sa maisonnette.
Aussitôt qu'il pleut, il est tout heureux.
Il sort sa tête.
- Ce qui est très important dans la philosophie de Phonambule,
c'est de ne pas proposer un spectacle ficelé, préparé.
Non, on vient et on reçoit ce qui se passe, on réagit
à ce que l'on voit, ce que l'on ressent.
On passe de chambre en chambre.
Si on voit un enfant dans le couloir, on joue
dans le couloir.
Si on voit des soignants qui veulent participer,
on leur dit de participer.
C'est très spontané.
On réagit à l'ambiance du service.
- Je m'appelle Caroline. Enchantée.
- Moi, c'est Thibault.
- Et toi? Louna?
Tu as quel âge?
- 6 ans.
Le petit tambour!
...
- On a toujours eu un chariot avec des instruments à proposer.
Les enfants ont peu l'occasion de manipuler des instruments
et de découvrir le plaisir de créer du son avec un instrument.
Ce sont des instruments très simples.
Ils peuvent vite s'amuser à ce jeu-là.
Ca les sort d'une condition où ils sont passifs.
Ils se saisissent d'un instant de vie et ils sont acteurs, parties
prenantes.
C'est important qu'ils puissent vivre ces moments.
- On a été rejoints par Héléna, avec son violon.
On va aller dans la prochaine chambre.
On est les musiciennes de l'hôpital.
On nous a dit que tu voulais nous entendre et entendre
quelques petites chansons.
...
Viens, mon petit ours, dans mes bras.
La nuit est tombée.
J'ai un peu froid.
Une perle vient de couler sur ma joue.
- On observe des enfants apaisés et des soins qui peuvent
mieux se passer.
Des fois, on peut faire des soins en binôme avec l'association.
Les enfants vont avoir leur attention déviée et,
par conséquent, vont être moins douloureux.
Ca permet des moments de pause dans des journées d'hospitalisation
qui sont longues.
...
Dans le service de pédiatrie, ça apporte une bouffée d'oxygène.
C'est un moment de joie pour les enfants
et un moment de pause dans le quotidien des soignants.
Ca permet de s'apaiser, de diminuer le bruit ambiant et l'anxiété.
Ce sont des enfants qui vont être moins stressés d'être enfermés
dans une chambre d'hôpital et qui vont aller mieux
obligatoirement.
...
- A.Lecaron: Qu'est-ce qui se passe?
- H.Loussaief: Je disais qu'il y a des gens qui ont des vocations
incroyables.
- A.Lecaron: C'est ultra émouvant.
C'est Phonambule.
Ils réalisent près de 300 interventions
chaque année dans 12 établissements hospitaliers
du Sud.
Si vous êtes très ému et que vous voulez les soutenir,
faites un don.
Le lien s'affiche.
Tout de suite, le SAV des parents.
- M.Perarnau: Voici venir les TEF, un outil de communication
très intéressant.
C'est "temps d'échanges en famille".
Jane Nelsen a publié ceci.
C'est pour accompagner au mieux nos enfants.
Je trouve que c'est très important de continuer à communiquer, même
si les enfants grandissent.
Quoi de mieux que de se réunir autour d'une table et de poser
les choses?
Ca va être très formel, ce que je vais vous expliquer.
On va pouvoir s'en inspirer.
Normalement, côté organisationnel, ça doit durer entre
15 et 30 minutes et arriver de manière hebdomadaire
dans nos vies.
Il y a toute une petite organisation
en plusieurs étapes.
On commence par un tour des "merci".
"J'ai trouvé que tes choux-fleurs étaient très bons."
Il y a des familles où il y a un petit cahier
qu'on garde toute l'année.
On note l'ordre du jour.
Il peut y avoir un enfant secrétaire.
On institutionnalise ce moment comme un rendez-vous qu'on met
dans l'agenda.
Il faut que les enfants soient en âge de parler.
Avant 4 ans, ça me semble compliqué.
Le premier truc, c'est le tour des compliments.
Ca peut paraître nunuche, mais c'est très important.
De manière fondamentale, on ne verbalise pas
les compliments.
On a tendance à dire à nos enfants: "Ce n'est pas cool."
Mais pourquoi ne pas dire "c'était super,
tu as rangé ta chambre, ça fait du bien"?
Plus on va faire,
plus on va noter des petites choses qui nous ont plu.
On va développer l'empathie et la bienveillance.
- A.Lecaron: Et eux aussi peuvent dire des mercis pour nous.
- M.Perarnau: L'idée, c'est que les enfants soient acteurs
de la réunion.
Ensuite, il y a un suivi des solutions
qui avaient été choisies la semaine dernière.
Il y a le posage des problèmes qui vont arriver.
Par exemple, le matin, il n'y a qu'une seule salle de bains.
"On tambourine à la porte.
Comment on peut faire?
Est-ce qu'on peut trouver une solution tous ensemble?
"
L'idée est de poser les problèmes devant tout le monde et que chacun
puisse trouver des solutions.
Des fois, ça peut être la petite soeur de 7 ans
qui va trouver des idées.
L'enfant va trouver une solution à un problème d'adulte
et on va l'écouter, comme si on écoutait un adulte.
C'est super. Enfin, on fixe des moments sympas en famille.
On va prendre l'agenda et on va le fixer.
Jane Nelsen dit que si on ne planifie pas
ces événements, il y a de grandes chances qu'ils n'arrivent pas.
On va donc planifier des sorties ciné, les restos,
les balades...
L'idée, c'est de planifier des moments
où on se retrouve tous ensemble.
Les bénéfices sont nombreux.
On améliore les relations familiales.
On donne du positif aux membres de la famille.
Ca permet de mieux organiser le quotidien.
Quand on a une famille nombreuse et qu'on n'est pas forcément là
toujours aux mêmes horaires, c'est un moment
où on va tous se retrouver.
On peut décider de qui ramène qui au foot.
On va trouver des solutions en famille et ça développe
l'autonomie des enfants.
On va les écouter.
On va leur donner une vraie valeur.
Ca instaure un respect mutuel.
Ca permet une meilleure communication.
Ca enrichit les échanges familiaux.
Ca permet aussi de réguler les difficultés qu'on peut avoir.
Ca peut concerner des prochaines vacances.
Si, aux vacances précédentes, vos enfants vous ont saoulés...
"Je ne veux plus de vacances comme ça.
Je veux avoir dans la journée au moins une heure où personne
ne me cause."
Ca peut devenir une règle.
Tout le monde a entendu et le fait.
- A.Lecaron: C'est ce à quoi j'ai pensé...
Une journée.
- M.Perarnau: L'idée, c'était pas forcément de s'inspirer
de manière formelle de ces temps d'échange en famille,
mais dans des familles où ça dysfonctionne un peu, le fait
de dire les choses...
On met un peu de joie dans ces échanges.
On va pouvoir continuer à échanger.
Plus on le fait tôt, plus on va pouvoir le continuer
avec les enfants.
J'ai dégotté des jeux
avec lesquels on peut lancer ces discussions en famille.
Attention, Noël va vous gâter.
Des fois, c'est difficile de lancer des discussions.
C'est très sympa quand vous êtes très nombreux.
Il y a des cartes "notre histoire".
Ca va être une réponse collective.
C'est un truc un peu collectif.
Ensuite...
On va choisir une personne qui va répondre à la question.
- A.Lecaron: J'ai posé la question à mes enfants.
Les réponses sont marrantes.
C'est un peu intime. Ca m'intéressait de voir.
Ils ont mis les amis dedans.
Je trouve ça génial.
- H.Loussaief: Ils les considèrent comme une famille.
- M.Perarnau: Ca fait parler sur la famille et ça permet
de créer un autre lien.
Ca, c'est sympa.
Là, c'est "Dilemme".
...
- H.Loussaief: Hou là là!
J'aime beaucoup le miel.
- M.Perarnau: Il y a plein de petits délires absurdes
comme ça.
L'idée, c'est de créer des moments en famille sympas pour continuer
à bien communiquer.
- A.Lecaron: Je fais des réunions de famille.
C'est le même principe.
Il y a le bâton de parole.
Ils adorent, les enfants.
Ils ont du mal...
On ne leur laisse pas beaucoup la place pour dire ce qui ne va pas
et ce qu'ils nous reprochent.
C'est le moment de le dire.
- H.Loussaief: Il y a des fréquences?
- A.Lecaron: Non.
C'est en moment de crise.
Quand un enfant ne va pas bien...
- A.Ferreux-Maeght: On le fait tous les soirs au dîner.
Même celui qui ne parle pas encore, qui a 2 ans, quand il a le bâton,
il est très fier.
Il fait semblant de parler.
- M.Perarnau: Ca valorise l'enfant.
- A.Lecaron: Ce ne serait pas le moment de faire du chou-fleur?
C'est l'instant tuto.
Je vais rappeler que vous êtes naturopathe
et cheffe, que vous êtes suivie sur vos réseaux sociaux
par 150 000 fidèles sur votre compte Instagram,
La Guinguette d'Angèle.
Vous avez écrit un bouquin...
Restez là. Marie, apportez-le-moi.
On le voit.
Je voulais qu'on le voit à l'antenne.
C'est un sacré défi.
On va cuisiner du chou-fleur.
Pourquoi du chou-fleur?
- A.Ferreux-Maeght: C'est un peu un légume mal-aimé, mal
considéré.
On a l'impression que les enfants détestent ça, mais il y a
des astuces pour le rendre bon.
- A.Lecaron: La naturopathe a dit que c'est bon pour la santé aussi?
- A.Ferreux-Maeght: Il y a énormément de fibres.
On a besoin des fibres pour notre biotope
et notre digestion.
Ca fait baisser la glycémie.
Ca va stabiliser la glycémie.
C'est bourré de vitamine C.
C'est super bon pour la peau pour les ados.
Vitamine B, potassium...
C'est très bon pour la tension artérielle.
C'est un petit nuage de bienfaits.
- A.Lecaron: Vous voulez nous faire une pizza de chou-fleur.
J'aimerais bien comprendre comment vous arrivez à faire ça.
- A.Ferreux-Maeght: C'est très facile.
On prend une râpe à fromage.
On râpe les fleurettes.
- A.Lecaron: Je fais ça pour faire les salades l'été.
- A.Ferreux-Maeght: On remplace la farine
par ces petites fleurettes.
C'est une petite farine de chou-fleur qu'on va mélanger
avec un peu de parmesan.
Vous voulez casser l'oeuf?
- A.Lecaron: Je ne dis jamais non pour casser un oeuf. Dessus?
- A.Ferreux-Maeght: Oui. On a la pâte à pizza.
On mélange.
Ca fait des petites boules.
- A.Lecaron: Ca, c'est la pâte à pizza.
Parmesan, chou-fleur râpé et un oeuf.
- A.Ferreux-Maeght: On peut rajouter du sel, du poivre
et un peu de graines.
Mais ça, c'est la base.
Ensuite, on étale en cercle pour faire la base.
On met au four. On a notre pâte à pizza.
- A.Lecaron: Ca nous a pris 30 secondes.
- A.Ferreux-Maeght: C'est une bombe de bienfaits.
- A.Lecaron: Vous l'avez fait sur une feuille qui va au four.
- A.Ferreux-Maeght: Si vous voulez, vous pouvez remonter
un peu les bords pour faire une quiche.
Ensuite, on met ça au four
pendant 20 à 25 minutes à 180 degrés.
- A.Lecaron: C'est extraordinaire.
- A.Ferreux-Maeght: On a cette base.
- A.Lecaron: Regardez la pâte!
Attendez...
C'est génial!
C'est top.
- A.Ferreux-Maeght: Avec cette pâte, on étale ce qu'on veut
dessus, comme sur une pizza.
Du concentré de tomate.
On peut mettre une bonne sauce tomate maison.
- A.Lecaron: C'est facile de faire réduire des tomates dans une poêle.
A un moment, ça va réduire et vous pouvez faire ça.
- A.Ferreux-Maeght: On peut mettre ce qu'on veut.
Là, je mets des petites tomates rôties.
Il y a de la roquette, un peu de feta.
On peut mettre de la mozzarella.
On peut servir en pizza fraîche, ou alors on la remet au four
avec un peu d'huile d'olive.
- A.Lecaron: On enchaîne.
On n'a plus beaucoup de temps.
Laissez-moi ça!
Je vais goûter!
- A.Ferreux-Maeght: Ensuite, je voulais vous proposer
d'autres recettes, comme le steak.
Pour faire un steak de chou-fleur, on va d'abord le blanchir.
On le plonge dans l'eau à peu près une minute.
Ensuite, on coupe le centre.
- A.Lecaron: C'est pour le ramollir?
- A.Ferreux-Maeght: Oui, qu'il soit bien cuit à coeur.
On va obtenir comme un petit steak qu'on va faire caraméliser
légèrement avec un petit filet d'huile d'olive dans une poêle.
Ca va donner à peu près ça.
Ensuite, on va le servir avec des grenades.
On peut mettre ce qu'on veut.
Je vous propose du beurre de cacahuètes.
Un super aliment.
- A.Lecaron: Antioxydant, formidable.
- A.Ferreux-Maeght: C'est la sauce qui fait que vos ados mangent tout:
beurre de cacahuètes, gingembre...
- A.Lecaron: On n'a pas le temps...
On essaie de vous montrer...
- A.Ferreux-Maeght: Un peu de grenade.
On peut mettre les herbes qu'on veut.
Un peu de verveine.
- A.Lecaron: Verveine fraîche.
Je suis dans mon élément.
- A.Ferreux-Maeght: Je sens qu'on est bien.
- A.Lecaron: C'est ma passion.
- A.Ferreux-Maeght: Ensuite, si vous voulez goûter, on peut
couper...
- A.Lecaron: C'est quoi, cette menthe folle?
- A.Ferreux-Maeght: Du basilic thai.
- A.Lecaron: Je disais que j'étais dans mon élément, mais pas du tout!
- A.Ferreux-Maeght: Dernière petite recette.
Le chou-fleur...
J'ai mis un petit bazar. Désolée.
Il y a une recette qui est très connue depuis
Henri XV.
C'est la recette du chou-fleur du Barry.
C'est avec beaucoup de crème fraîche et un peu
d'échalote.
Du Barry, c'était la favorite.
La recette porte donc son nom.
Il y a plein de légendes géniales autour du chou-fleur.
Là, on fait cuire le chou-fleur.
On mixe.
On réinvente un peu la du Barry.
On rajoute de la crème de coco.
On mélange un peu. Ce que j'aime bien faire...
J'aime bien rajouter à mon bazar...
- A.Lecaron: Mais c'est bien! C'est normal.
Qu'est-ce que vous cherchez?
- A.Ferreux-Maeght: Un bol.
Je veux bien que vous versiez dedans.
On va rajouter des noisettes concassées.
- A.Lecaron: C'est trop beau, ce blanc!
- A.Ferreux-Maeght: On peut même zester un peu de citron vert
et coco, citron vert.
Même les adolescents réfractaires vont se laisser séduire
par ce goût.
On peut mettre des petites herbes, un petit filet d'huile de sésame.
- A.Lecaron: Oh là là!
- A.Ferreux-Maeght: On a notre petite crème.
- A.Lecaron: Vous me plaisez vraiment, décidément!
Je reprends un peu de pâte.
On apporte tout.
M.Perarnau râle.
Je comprends. Ca y est.
On est très chargés.
Voilà, mon petit renardeau:
ça change un peu de la tomme.
Merci, Angèle.
Ce qu'on peut faire en 5 minutes...
On avait quand même préparé un peu avant.
Je parle la bouche pleine pour vous annoncer l'arrivée
du petit bazar.
- H.Loussaief: On reçoit énormément de messages.
Je crois que Marie a un livre...
- M.Perarnau: Un petit livre de Soledad Bravi.
C'est une histoire de crocodile qui va se promener.
Il n'y a personne partout où il va.
Tout le monde se planque.
Il pense que la caissière n'est jamais là dans le magasin.
C'est très rigolo.
Il emmène un petit garçon, son ami, voir sa grand-mère.
Il va rencontrer la grand-mère.
C'est très drôle.
Le crocodile lui fait découvrir la jungle.
Tous les copains de la grand-mère veulent manger l'enfant.
Un très joli livre sur l'amitié.
C'est juste pour rire.
- A.Lecaron: Merci beaucoup.
On a besoin de vous pour les émissions qui arrivent.
...
- H.Loussaief: Ecrivez-nous.
Vous connaissez l'adresse mail.
- M.Perarnau: Le prénom du jour, c'est Lison.
C'est le prénom de ma nièce.
C'est un prénom qui vient de l'hébreu "Elisheba",
qui signifie "Dieu est plénitude".
Ca veut dire "affectueuse, douce et tendre".
C'est une éternelle optimiste, un peu comme moi, qui ne perçoit
que le bon côté des choses.
On l'a fête le 17 novembre.
La Lison célèbre que l'on connaît, c'est L.Daniel,
humoriste.
- A.Lecaron: Elle est sur France 5 dans "C à vous".
Elle a une chronique...
Elle fait des petits sketches...
Merci 1000 fois, Angèle.
Vous revenez quand vous voulez.
On n'a pas de cuillère pour la petite purée...
C'est très difficile à vivre.
Vous voyez le QR code en bas de l'écran.
Vous pouvez le scanner et accéder à france.tv.
Demain, je vous retrouve dans "Bel & Bien".
On parlera de grossesse lundi en direct
dans "La Maison des Maternelles".
Marie, on vous retrouve mercredi.
Houssem, ce sera lundi.
Vous n'avez pas le choix!
Pas de vacances!
Bon week-end.
...