"Il vaut mieux être Socrate insatisfait qu'un imbécile satisfait", Stuart Mill - Les Bons Profs

Les Bons Profs
39 abonnés
33 Vues de vidéo·12 août 2024
Retrouvez TOUTES les vidéos de Philosophie sur notre site https://www.lesbonsprofs.com/ L’inscription est gratuite !
_________
Où nous trouver ?
SITE DE RÉVISIONS LES BONS PROFS ► https://www.lesbonsprofs.com/
CHAÎNE LES BONS PROFS SUPÉRIEUR ► https://www.youtube.com/channel/UCFdxIWBWur1fR_hp30HMKRA
TWITCH ► https://www.twitch.tv/lesbonsprofs
FACEBOOK ► https://www.facebook.com/Les-Bons-Profs-181074061992673/?ref=page_internal
TWITTER ► https://twitter.com/lesbonsprofs?lang=fr
TIPEEE ► https://www.tipeee.com/lesbonsprofs
INSTAGRAM ► https://www.instagram.com/lesbonsprofs/sbonsprofs.com/
il vaut mieux être Socrate insatisfait
qu'un imbécile satisfait citation de
John Stuart Mill philosophe du 19e
siècle pour expliquer cette citation il
convient de commencer par remarquer que
John Stuart Mill était un utilitariste
l'utilitarisme c'est une philosophie
morale qui a été fondée par Jérémy
bentam expliquons ce qu'est
l'utilitarisme comme la philosophie
morale de Kant l'utilitarisme est une
morale de l'autonomie
ça veut dire que dans le cadre de
l'utilitarisme comme dans le cadre de la
philosophie de Kant pour déterminer ce
que je dois faire pour agir moralement
je ne dois pas me référer à une instance
qui serait extérieure à moi par exemple
à un texte sacré mais bien plutôt à ma
raison c'est-à-dire à une instance qui
est intérieure de sorte que je détermine
de manière
autonome ce que je dois faire bon mon
devoir ça c'est le point commun entre la
philosophie morale de Kant et
utilitarisme mais il y a une vraie
différence ensuite entre les deux en
effet pour Kant ce qui fait qu'une
action est jugée bonne ce qui fait
qu'elle est moralement acceptable c'est
toujours l'intention qui préside à sa
réalisation et non pas les conséquence
de cette action c'est ce qu'on appellera
un
déontologisme bon dans le cadre de
l'utilitarisme c'est assez différent en
effet ce qui fait le critère d'une
action bonne ce n'est pas l'intention
qui préside à sa sa réalisation mais
bien plutôt les conséquences de cette
dernière là où pour Kant ces
conséquences n'importent pas si donc une
action est jugé bonne ici c'est parce
que ce qu'elle a permis de faire est
jugé bon si par exemple tenir ses
promesses c'est bien dans le cadre de
l'utilitarisme c'est parce que tenir ses
promesses c'est utile ça a une certaine
utilité bien deuxième différence entre
la philosophie morale de Kant et la
philosophie morale utilitar
on sait que pour Kant agir moralement ne
rend pas nécessairement heureux mais
simplement comme dit Kant digne de
l'être en revanche l'objet de la
philosophie utilitariste c'est de
proposer une philosophie morale qui
permette d'associer vertu et bonheur
d'une certaine manière une bonne
conséquence ce sera en effet une
conséquence qui promeut les conditions
de mon bonheur la question qui se pose
donc désormais est celle de savoir ce
qu'est véritablement une bonne
conséquence une conséquence qui nous
donne du bonheur et bien jéréy bentam
fondateur de l'utilitariste assimile le
bonheur au plaisir conçu en terme
quantitatif cela signifie que une action
sera jugée bonne si elle me procure une
somme de plaisir supérieure à la somme
de peine de peine qu'elle va me procurer
la conséquence de cela c'est que pour
bentam et on va voir que c'est ce à quoi
sose 1000 tous les plaisirs se valent
hein il s'agit simplement avant d'agir
de procéder à un calcul des plaisirs et
des peines et si le plaisir l'emporte
sur la peine alors je peux faire cette
action c'est justement ce que va
critiquer John Stewart m pour 1000 en
effet dire que tous les plaisirs se
valent n'est pas juste pour 1000 il faut
procéder à une discrimination au sein
des plaisirs il faut procéder à une
approche qualitative des plaisirs il y a
une hiérarchie des plaisirs tous
ne sont pas égaux il faut préférer 10000
les plaisirs intellectuels au plaisir du
corps et ceci pour une raison assez
juste remarque-t-il parce que supposons
par exemple que l'on vous fasse la
proposition suivante imaginez que on
vous propose de vous transformer en
animal si on vous transforme en animal
vous aurez ensuite les désirs d'un
animal donc des désirs plutôt liés au
corps bon supposons ensuite qu'on vous
promette après cette transformation de
vous donner un cadre au sein duquel vous
pourrez satisfaire absolument tous ces
désirs animaux en somme ce que vous fait
là c'est une promesse de bonheur on vous
promet un bonheur absolu vous pourrez
satisfaire tous vos désirs donc un
maximum de plaisir quantitatif bien peu
d'hommes remarque John swmill
accepteraient d'être transformé en bête
malgré cette promesse de bonheur en en
effet l'homme a une idée si haute de la
dignité humaine qu'il préfère peut-être
l'insatisfaction qui caractérise la
condition humaine à la satisfaction qui
caractérise la condition animale bien
tous les plaisirs ne se valent donc pas
tous pour John Stuart Mill et il vaut
mieux être un Socrate insatisfait dit-il
qu'un imbécile heureux il vaut mieux
préférer une forme d'insatisfaction qui
serait le lot d'une vie humaine
pleinement accomplie plutôt que la
satisfaction d'un animal ou me d'un
imbécile qui n'est pas enviable quoi
qu'il s'agisse d'une satisfaction
heureuse
