PROTÉGER les ORPHELINS VICTIMES de FÉMINICIDE en BOLIVIE

PROTÉGER les ORPHELINS VICTIMES de FÉMINICIDE en BOLIVIE

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15 Vues de vidéo·21 avr. 2024

L'ASSOCIATION VOIX LIBRES agit pour donner de la visibilité aux enfants ORPHELINS victimes de FÉMINICIDES, soutiens leur avenir et aussi la sortie d'une LOI pour les protéger.

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En BOLIVIE, il y a 788 ORPHELINS dus aux FÉMINICIDES, enregistrés depuis 2016, jusqu'au 10 avril 2024 par l'Observatoire pour l'applicabilité des droits des femmes. Cependant, il n'existe pas de rapports ou de registres pour les années 2013, 2014 et 2015, lorsque la loi 348 était déjà en vigueur. Cependant, selon les projections basées sur le nombre de FÉMINICIDES au cours de ces années, il y a déjà 1 086 ORPHELINS depuis l'entrée en vigueur de la loi jusqu'à aujourd'hui.

En octobre 2023, préoccupés et désespérés par la réalité bolivienne des enfants orphelins à cause des féminicides, une alliance pour les fils et les filles des femmes assassinées par ce crime a vu le jour.

Aujourd'hui, plus de 60 institutions, organisations et activistes composent l'Alliance nationale pour les enfants orphelins de féminicide. Cette croisade, qui a débuté en octobre, s'est concrétisée par des rencontres directes et virtuelles, et a ensuite été entendue par la commission des droits de l'homme de l'assemblée plurinationale, par les députées de la commission des droits de l'homme, qui se sont engagés avec des larmes à faire quelque chose pour ces enfants qui sont invisibles à ce jour.

Ils ont vu leurs mères mourir sous les coups de leurs pères.
Ils ont été témoins d'une violence systématique, ils ont été témoins et victimes directes de cette violence avant le féminicide.

Lorsqu'un homme assassine une femme, se donne la mort, est poursuivi en justice ou finit par s'enfuir. Et la femme, elle est enterrée en deux jours. La presse diffuse de nombreuses informations sur cette question. La presse et l'ensemble de la communauté s'inquiètent aussi longtemps que dure l'histoire.

Ensuite, le choc se dissipe, et qu'advient-il de ces enfants rendus orphelins par le féminicide ?
Qui se souvient d'eux ?
Qui sait s'ils vont bien émotionnellement ?
S'ils ont réussi à surmonter leurs traumatismes ?
S'ils ont cessé de se reprocher les violences qu'ils ont subies, parce qu'ils n'ont pas pu défendre leurs mères ?
Qui sait s'ils font des cauchemars ou s'ils ne sont pas bien traités par leurs proches ?
Ou s'ils se sont retrouvés dans des foyers où il peut y avoir d'autres formes de violence ?
Qui sait si elles ont accès à la santé, à l'éducation, à des conditions de vie décentes ?

Pour l'État, il n'y a que des chiffres sur les féminicides, ils ne sont même pas un chiffre visible.
Il est important de proposer une loi, non seulement pour les rendre visibles, mais aussi pour responsabiliser l’État central. Car ces enfants sont dans ces conditions au niveau national, puisqu'ils sont abandonnés par l’État dans le domaine de la justice.

Ainsi, cette loi propose le versement d'aides économiques, de subventions alimentaires, ainsi qu'un plan de logement, un plan d'éducation, un plan de santé et surtout, un plan de thérapie de rétablissement et de guérison, avec des équipes multidisciplinaires de travailleurs sociaux et de psychologues qui se rendent à leur domicile.

Que chaque enfant orphelin trouve dans cette loi non seulement un refuge, mais aussi l'occasion de grandir, de s'épanouir et de raconter une belle histoire.